Cinéma

My Dubai Life


Projection-rencontre de "  My Dubaï Life  " de Christian Barani

mardi 19 juin  à 20.30

 au Cinéma le Palace à Sète

I. LE FILM
Dubaï, une ville construite par et pour les flux, où rien n’est pensé

pour le corps en mouvement.

Marchant et filmant comme à son habitude au plus près des corps

de longues séquences envoûtantes,

Christian Barani met en scène sa plongée sensorielle dans l’univers

troublant de cette cité.

Il dévoile derrière l’exubérante illusion de cette ville- Etat et de ses paysages,

la réalité d’un monde brutal et sans loi.

Image et son : Christian Barani. Montage : Christian Barani. Sound track :

Bertrand Gauguet.

Production : Khiasma. Aide à la production : Dép. de la Seine Saint Denis

Format de tournage : Full HD. Durée du film : 59’.

La séance sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur et Luc Joulé, co-fondateur

d’image de ville et directeur artistique du festival du film sur l’architecture

et l’espace urbain, modérateur.

II.LE RÉALISATEUR
Christian Barani construit une pratique qui associe le champ

du documentaire à celui des Arts Visuels.

Son processus de réalisation met en place un dispositif performatif

qui va générer des images sans

à priori. Il est question d’expériences engageant un corps/caméra

marchant dans l’espace.

Il définit une règle du jeu qui compose avec le hasard

et l’improvisation. Au terme de l’expérience,

un matériau d’images et de sons est récolté. Il prendra différentes

formes en fonction du projet

à venir et des lieux d’exposition : film en salle,

film déployé dans l’espace d’exposition, installation, performance.

Filmographie :
• Paradis. Production Spectre. 1h15min. 2018
• Des êtres de poussière. 20min. 2018
• Prolégomènes à la lumière. 6min. 2017
• Like a strategy. 45min. 2012
• My Dubaï Life. Production Khiasma. 1h. 2011
• Une horizontale qui se gagne. 35min. 2008
• En 2030 le pays deviendra. Production Atopic/Arte
• La Lucarne. 1h05min. 2008
• Mine de rien. 1h35min. 2005
• Parce que. 58min. 2000
Site de l’artiste : christianbarani.free.fr

Facebook : « POC Passeurs d’OEuvres Contemporaines ».Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Entrée tarif plein : 7 €
Tarif réduit : 4 €
Bénéficiaires : + 65ans, étudiants, -18 ans, demandeurs d’emploi, familles nombreuses, etc.

Jean Gourguet, cinéaste sétois (1902 - 1994)

 

Karim Ghiyati, directeur de Languedoc-Cinéma, avait il y a quelques années, rappelé le nombre important de films tournés à Sète et aussi l’étonnant créateur que fut Jean Gourguet, sétois qui tourna dans les années 40-50, ses films à Sète, souvent dans sa villa de St Clair. Beaucoup de sétois, aujourd’hui âgés, ont figuré dans ses films..

En 1902, naissait à SETE Jean Gourguet, presque en même temps que le cinéma dont il fut l’un des plus fervents serviteurs.
A 7 ans, il découvre le cinéma et sa vocation. Adolescent, il se fait renvoyer du Lycée Henri IV car il consacre plus d’énergie à écrire des scénarios, fréquenter les salles de cinéma et faire même de la figuration qu’à étudier, au grand désespoir de sa mère restée seule à Paris pendant que son mari était parti à la guerre.
Pour gagner sa vie, Jean Gourguet réussit à se faire engager comme reporter à la pige à PARIS-MIDI, puis comme journaliste au journal LE JOURNAL. Cette période lui permettra d’emmagasiner beaucoup d’anecdotes et faits divers qui lui serviront plus tard dans l’écriture de ses scénarios. C’est aussi un choc pour lui, issu d’un milieu privilégié, de découvrir les milieux populaires, la misère. Il épouse la cause des « petites gens » allant jusqu’à dire déclarer « quand on est riche, on n’est pas intéressant parce qu’on a rien à dire ».

 Gourguet avec Rellys


Puis, sous le pseudonyme de Rem de Brandi, il monte une petite troupe de théâtre, loue le théâtre Saint-Georges et crée le Théâtre d’obscurité. Il présente des pièces dont il est l’auteur (et acteur également) qui créent l’événement : certains le portent aux nues et l’appellent « Maître », d’autres le traitent de farceur …
Tous ces chemins détournés n’ont qu’un but : réaliser son premier film. Il réussit enfin à s’acheter une petite caméra « EYEMO » qui fut sa fidèle compagne pendant des années et qu’il conservera toute sa vie. Il arrive à trouver le financement d’UN RAYON de SOLEIL (rebaptisé par un distributeur UN RAYON de SOLEIL SUR PARIS) en 1928. Il dut faire preuve de beaucoup d’astuces pour tenir son budget.
Ce premier documentaire tourné en décors naturels (ce qui est très avant-gardiste pour l’époque) ayant été jugé prometteur, il réussit à tourner à Sète L’ESCALE en 1929. Ce film muet est sonorisé avec un tout nouveau procédé anglais qui se révèle, malheureusement pour lui, ne pas être au point et le met en difficulté financière.

Il rebondit en 1932 et enchaîne sans discontinuer - et malgré la guerre - courts métrages (dont plusieurs primés à l’Exposition universelle de 1937) et grands films.
En 1934, il découvre un jeune chanteur, Tino Rossi qu’il fait jouer dans L’AFFAIRE COQUELET, film malheureusement disparu.

Il réalise en 1941 LE MOUSSAILLON, puis en 1943 MALARIA avec Mireille Balin, Sessue Hayakawa, Jacques Dumesnil, drame colonial pour lequel on reconstitue en studio la forêt vierge. En 1945, c’est SON DERNIER ROLE avec Gaby Morlay, Dalio, Jean Tissier.
Puis, il change complètement de style et décide de s’affranchir des studios en tournant en décors naturels pour plus de réalisme et en imposant un jeu moins théâtral à ses acteurs dont certains ne sont pas des professionnels.

tournage à St Clair


On peut distinguer alors dans ses longs métrages trois périodes :

I - L’époque Mélo juste après guerre (de 1946 à 1951) où il est un précurseur du cinéma néo-réaliste italien. Il tourne avec très peu de moyens avec ses fidèles interprètes, sa fille sous le pseudonyme de la Petite Zizi (puis Zizi Saint-Clair) et son chien Gundo (le Rintintin français). Certains le raillèrent en parlant du « cirque Gourguet », sa femme étant également son assistante. Cela ne le vexait pas, car , disait-il, « les gens du cirque sont des artistes véritables qui travaillent avec courage, souvent méconnus, mais c’est leur vie, ils ont cela dans le sang ».
Ces films rencontrent un franc succès populaire.

 II - L’époque « coquine » (c’est ainsi que l’a qualifiée Frédéric Mitterand lors de l’interview télévisée dans Toiles étoiles) à partir de 1953 où il dépeint la jeunesse des années 50, n’hésitant pas à dénuder un sein (tel celui de Dany Carrel dans MATERNITE CLANDESTINE) . Il s’entoure de nombreux jeunes talents (tels Dany CARREL, Michel Roux, Jean-Pierre Mocky, Françoise Vatel, Maurice Sarfati, Roger Dumas, Annick Bouquet, etc. tout en continuant à faire tourner les anciens acteurs du cinéma (ou du théâtre) français tels Rellys, Jacques Dumesnil, Louis Seigner, Pierre Larquey, Maryse Martin, Robert Vattier, Andrex, etc. Tous ces films ont été tournés à Sète dans sa villa de St Clair
Il est l'ancêtre du cinéma érotique. On sourit aujourd'hui quand on voit certains films actuels . Question de libération des moeurs.
A l’époque, les négociations sont serrées avec la censure pour éviter des interdictions diverses, catastrophiques au plan financier. Il doit faire des concessions et procéder à des coupures.
Malgré tout, le film LES PROMESSES DANGEREUSES se voit initialement interdit à l’exportation car présentant la jeunesse française sous un mauvais jour.
Il rencontre également des problèmes avec la Centrale catholique avec laquelle il doit composer pour ne pas voir attribuer une trop mauvaise cote à ses films dans la fameuse liste des films à destination des paroissiens, affichée à l’entrée des églises.
Toujours dans le même registre, sait-on que Madame de Gaulle, voyant dans la rue une affiche du film "LES FRANGINES" sur laquelle Françoise Vatel dévoilait partiellement un sein, orchestra toute une cabale qui aboutit à l'arrestation du Distributeur du film, Monsieur Brulé (HERAUT FILMS) dont l'adresse figurait, malheureusement pour lui, sur l'affiche. Celui-ci passa une nuit au poste de police et ne décoléra pas pendant plusieurs jours. L'exploitation du film fut même momentanément interrompue. Heureusement, les choses rentrèrent rapidement dans l'ordre.
Ses films sont plus légers et rythmés ; ils sont annonciateurs de la Nouvelle vague. Ils marchent bien ; son public le suit.

III - Nouvelle période avec un film, pour une part autobiographique, sur l’Exode pendant la dernière guerre, période qu’il a vécue. Il y met beaucoup de lui-même, ne sachant d’ailleurs pas que ce serait son dernier film. Le succès n’est pas au rendez-vous bien que le film soit apprécié par les spectateurs qui l’ont vu.
La nouvelle vague est là, il se sent mis sur la touche. De plus sa plus fidèle collaboratrice et épouse, Michelle GOURGUET (connue à l’Ecole Normale de DIJON pendant le tournage de Jeannette BOURGOGNE), co-scénariste et assistante, est atteinte d’une grave maladie.
Il écrit le scénario de ce qu’il pense être son futur film ainsi que des livres et un recueil de poésies (inédits) pour le plaisir de l’écriture.
Il refuse plusieurs propositions du cinéma américain, sachant qu’il y perdrait son indépendance, à laquelle il était tant attaché, et craignant de se faire « broyer » par l’industrie américaine dont il admire néanmoins certaines productions. De plus, il ne parle pas la langue ce qui lui paraît être un obstacle majeur pour diriger les acteurs et techniciens.
Il se retire alors définitivement pour exploiter sa salle de cinéma parisienne « L ‘ESCURIAL » qui deviendra son dernier lien avec le cinéma qu’il a tant aimé.

Il voit et revoit les films des autres – et parfois les siens !- et surtout continue à servir ce public qu’il n’a cessé d’aimer et respecter.
Il donne leur chance à des jeunes cinéphiles, fous du cinéma comme il le fut, en accueillant le ciné-club CINEQUANON dans les années 60 qui inventa la formule de la « dernière séance » dont Eddy Mitchell s’est très certainement inspiré par la suite.
Ce ciné-club fait un malheur : combien de cinéphiles, cinéastes, acteurs, gens de cinéma ne sont-ils pas venus…
Jean Gourguet trouve une seconde jeunesse auprès de ces jeunes qui partagent son enthousiasme et sa passion du 7ème art et qui sont fascinés par toute sa connaissance du premier demi siècle du cinéma.
Il fait également confiance ensuite à une toute nouvelle équipe de passionnés du cinéma qu’il aide à réaliser leur rêve en acceptant de leur confier l’exploitation de sa salle. Il permit ainsi à Jean-Jacques Zilbermann de devenir par la suite metteur en scène de cinéma et de théâtre.
Jean Gourguet s’éteint en 1994, au dessus de « L’ESCURIAL », dans ce petit appartement de fonction qu’il s’est toujours refusé à quitter, tout proche de « son cher public ».

» Pour en savoir plus : le site dédié à Jean Gourguet réalisé par ses enfants

 

DVD encore disponibles dse films de Jean Gourguet

Les premiers outrages (1955)
avec un documentaire sur Jean Gourguet en bonus


Les premiers outrages.
Lorsque le film démarre, on découvre Bichette, la jeune héroïne du film, qui nous conte le récit de son premier amour malheureux. Kiki, fils de l'aubergiste du village bourguignon où elle passe ses vacances estivales avec ses pimpantes cousines, en pince pour une autre. Affreusement jalouse, Bichette s'ingénie à démasquer les jeux séducteurs de Kiki, à le faire surprendre par son père. Mais les machinations de l'adolescente éconduite vont provoquer un accident, qui forcera les révélations amoureuses... 

Jean GOURGET, un artisan du cinéma.
Documentaire de Christophe Bier. Regards croisés sur la carrière et l'oeuvre d'un cinéaste qui a su trouver une voie de production et de distribution hors des circuits classiques. Avec Paul Vecchiali, Jean-Pierre Mocky, Jean-Claude Roy, Maurice Sarfati...

 

Les Sétois au rendez-vous de Candice Renoir

La salle de cinéma de l'espace Le Palace était pleine ce jeudi soir pour l'avant-première de la saison 6 de Candice Renoir en présence du comédien Raphaël Lenglet et de Telfrance, la société de production. La série, tournée à Sète, reviendra sur les écrans à partir du vendredi 27 avril sur France 2. François Commeinhes avait également fait le déplacement.

Pas seulement pour le plaisir de découvrir la suite d'une « aventure qui dure depuis six ans à Sète » mais aussi pour remettre les 1500 euros de sa participation dans un épisode de la série à la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer). « Le sauvetage en mer, vous en faîtes partie » a chaleureusement remercié le président de l'association, Michel Zambrano, à l'adresse du maire.

Une belle soirée pour la SNSM puisque la société Boxeur 7 qui produit la série, a imité l'édile en remettant à son tour un chèque de 1500 euros pour soutenir son action. C'est une première, le maire fera donc une apparition dans cette nouvelle saison de Candice Renoir. « Cochez le 25 mai dans votre calendrier » s'est-il amusé sans en dire plus au risque de gâcher le suspens.

Après une saison 5 tourmentée, le personnage de Candice prendra un nouveau départ pour cette sixième année où l'accent sera mis sur la comédie. En 2017, la série a battu des records d'audience avec une moyenne de 5,4 millions de téléspectateurs. En hausse constante depuis la première diffusion. « Une vitrine pour la ville de Sète » a rappelé François Commeinhes.

http://www.youtube.com/watch?v=XaCqr1DiARs">

Étang de Thau : une nouvelle vie pour vos vieux films !

« Sète agglopôle méditerranée » et l’association des « Amis du Musée de l’étang de Thau » ont lancé en novembre 2017 le site internet http://filmsdethau-agglopole.fr/

CINECapture

Ce projet a été réalisé en collaboration avec l’INA et l’Institut Jean Vigo. Un appel avait été lancé aux habitants du territoire afin de participer à une collecte de photos ou vidéos anciennes, relatives à l’étang de Thau. Ces images sont en effet, des témoins forts de notre culture et de notre histoire.

Ainsi, toute scène de vie filmée au bord ou sur l’étang de Thau peut devenir une pièce de collection numérique. Chaque habitant peut partager son histoire de l’étang en déposant ses films amateurs (8 mm, super 8 mm, VHS) et contribuer ainsi à l’enrichissement du projet.

Pour plus d’infos, contacter les Amis du Musée de l’Étang de Thau au 04 67 78 33 57 ou par mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

SunSète Festival… deuxième !

JE, Agnes Varda et Laetitia Casta

 

C'est à la plage privée Côté Mer, vendredi 7 juillet, qu'a été donné le coup d'envoi de la deuxième édition du SunSète, le festival de cinéma sétois, en présence de François Commeinhes, Sénateur-Maire de Sète, de Laurent Mesguich, directeur du festival et d'Alexandre Arcady, président d'honneur.

Il y avait comme un petit air de Croisette pour le clap de début du SunSète Festival, avec un casting d'invités d'honneur de haut vol : Agnès Varda, J.R, Laetitia Casta, Fanny Cottençon. De quoi rappeler que Sète est une ville de cinéma, plébiscitée par les réalisateurs pour sa lumière, ses couleurs et son authenticité. François Commeinhes a d'ailleurs précisé qu'avec cet engouement pour notre Île Singulière, une délégation est spécifiquement dédiée aux contacts avec le monde du 7e Art. Et ce n'est pas sans humour que l'édile a parlé de L'Oursin d'Or, trophée qui sera remis à l'issue de la compétition, car « si Cannes a sa Palme, Berlin son Ours, Venise son Lion, nous, nous avons l'oursin. ».

Direction ensuite Le Comœdia pour la projection du film d'Agnès Varda et J.R, « Visages, villages » en présence des deux réalisateurs. En introduction, Karim Ghiyati, directeur de Languedoc-Roussillon Cinéma, a présenté « Sète au cinéma », un film de montage compilant 31 extraits de films tournés entre 1954 et aujourd'hui en Île Singulière. Placées sous le thème de « La mer, enchanteresse, généreuse et redoutable », les projections en plein air sur la plage de la Fontaine ont offert des occasions de revoir des films emblématiques. En plus des films en compétition, le public a pu bénéficier de projections au Comœdia et à la Médiathèque, et assister à des tables-rondes et à des Master Class avec Alexandre Arcady, Rémy Julienne, Jean-Pierre Jeunet, Dominique Pinon, Rufus et Jean-Claude Dreyfus…

Loi relative à la liberté de la création

Lettre ouverte du  Président de la Fédération des ciné-clubs de la Méditerranée à Audrey Azoulay, ministre de la culture et de la communication.

    Madame la Ministre,

    La Fédération des ciné-clubs de la Méditerranée (FCCM) compte aujourd’hui 55 ciné-clubs adhérents, soit un grand nombre de bénévoles qui organisent près de 700 séances non commerciales par an et totalisent près de 50 000 spectateurs. La FCCM c’est aussi la Rencontre cinématographique de Pézenas qui en était à sa 55e édition en février dernier (+ de 4000 entrées), le Festival des solidarités et du cinéma qui propose des séances gratuites aux publics des agences médico-sociales de Béziers (+ de 1000 spectateurs), c’est également l'accompagnement des séances École et cinéma dans cette même ville et la coordination d’ateliers auprès des jeunes des quartiers dans le cadre du dispositif Passeurs d'Images. C’est, enfin, 4 salariés en CDI (3 ETP).

    L'ordonnance, qui sera promulguée le 24 avril et qui supprime l'obligation pour les ciné-clubs d'adhérer à une fédération et repousse le délai de programmation des films à 2 ans après leur sortie en salle, condamne à terme la FCCM à la disparition, et menace un des fondements de l'action des ciné-clubs.
Ainsi, le délai de deux ans va annihiler toute stratégie destinée à mixer les publics, développer leur curiosité. En effet, la grande majorité des ciné-clubs conjuguent dans leur programmation films du patrimoine, films consensuels récents (donc pas encore usés par les passages télé et sorties vidéo), films jeune public et films fragiles peu vus et récents. Une adhésion à l'année, donnant l'entrée à toute les séances pour une somme modique, entraîne chacun, quelles que soient ses préférences, à découvrir des œuvres qu'à priori, il ne choisirait pas. Et là, les ciné-clubs jouent leur rôle éducatif en élargissant le public de tous types de films.
Cela sera particulièrement préjudiciable pour les zones rurales, où nos ciné-clubs ne pourront plus compenser l'absence d'offre due au fort éloignement des salles commerciales.
Depuis des dizaines d'années, nous guidons les nouveaux ciné-clubs, les conseillons, les formons, les documentons et menons des actions communes en direction de tous les publics en portant les valeurs de l'éducation populaire.

    Nous sommes le garant du paiement des droits de projection aux bons ayant droits (certaines sociétés notamment référencées sur le site du CNC revendiquent de manière indue les droits vidéo), avançons les fonds et prenons les frais à notre charge en cas de défaillance financière d'un ciné-club. Nous travaillons ainsi de concert avec les distributeurs, dans un cadre de confiance mutuelle : la centralisation des programmations de ciné-clubs par les fédérations permet aux distributeurs, notamment les plus fragiles, de n'être en compte qu'avec une seule structure apte à payer les droits avant la projection, tout en leur garantissant le cadre légal de ces séances. En contre-partie nous négocions pour les ciné-clubs un tarif forfaitaire préférentiel à but incitatif. Chaque année, c'est près de 100 000€ que nous payons aux distributeurs. La libéralisation fait miroiter la baisse des coûts par le jeu de la concurrence, mais entre qui et qui ? Les distributeurs et ceux qui ont aujourd'hui les droits institutionnels ? Ce serait grave car ce serait au détriment des premiers : ceux qui prennent des risques quand ils achètent un film,
 
    Ne faire du cinéma qu'un objet de consommation, même à des fins culturelles, est réducteur et n'offre aucun moyen de répondre aux défis que nous lance la société actuelle : former des citoyens, créer des conditions du vivre ensemble, ce qui de fait favorise la qualité des rapports sociaux.
 
    La FCCM et ses ciné-clubs irriguent le territoire, favorisant la rencontre des publics en allant au plus près de ceux qui pour diverses raisons sont ou se sont éloignés de la chose commune. Il faut une volonté politique pour respecter deux des objectifs de l’article 3 de la loi (voir ci-dessous) en allant au-delà des intérêts égoïstes, alors que la fréquentation en salle ne cesse d'augmenter.

«  7° Garantir, dans le respect de l'équité territoriale, l'égal accès des citoyens à la création artistique et favoriser l'accès du public le plus large aux œuvres de la création, dans une perspective d'émancipation individuelle et collective, et mettre en valeur ces œuvres dans l'espace public par des dispositifs de soutien adaptés, dans le respect des droits des auteurs et des artistes ; »

« 9° Mettre en œuvre, à destination de toutes les personnes, notamment de celles qui sont les plus éloignées de la culture, des publics spécifiques, ainsi que des jeunes, des actions d'éducation artistique et culturelle permettant l'épanouissement des aptitudes individuelles et favorisant l'égalité d'accès à la culture, en veillant notamment à la conception et à la mise en œuvre du parcours d'éducation artistique et culturelle mentionné à l'article L. 121-6 du code de l'éducation et en favorisant l'implication des artistes dans le cadre de leur activité professionnelle ; »

Malheureusement, l'ordonnance en préparation va à l'encontre de ces dispositions car sans opérateur fiable sur le terrain, ce ne sont que vœux pieux. Entraver les ciné-clubs, le travail des bénévoles au quotidien, supprimer les synergies dégagées dans un réseau dont les finalités, les actions sont guidées par les valeurs de l'éducation populaire est un non-sens — alors que le CNC, les rédacteurs des ordonnances devraient faciliter les opérateurs dont les actions répondent aux attentes de ces deux objectifs de l’article 3 de la loi.

Je vous prie de croire, Madame la Ministre, en l'expression de ma plus haute considération.

André Blasco
Président de la Fédération des ciné-clubs de la Méditerranée

Les associations pour la défense des cinémas de proximité

Le cinéma de Sète (le Comœdia) n'a pas pu récupérer son label "art et essai" et sa directrice adjointe, stagiaire, s'en va. Les rumeurs de création d'un multiplexe à Balaruc font par ailleurs craindre l'abandon des projets de "miniplexes" à Frontignan et à Sète...
Inquiètes, les principales associations "utilisatrices" des cinémas de proximité se sont réunies pour lancer une pétition afin de soutenir la démarche qu'elles entreprennent auprès de l'entrepreneur gestionnaire des cinéma et des maires de Sète et Frontignan :

"Quel sera l'avenir de nos cinémas de Centre Ville ?

Nos cinémas de centre-ville, tant à Sète (le Comoedia) qu'à Frontignan (le Cinémistral) connaissent un succès croissant, et cela pour le plus grand plaisir des cinéphiles. Ce sont des lieux de citoyenneté où se tisse un lien social ouvert à tous. Ce succès est dû à la qualité de la programmation et à l'implication continue de la directrice des deux salles, et des associations qui ont participé à l’aventure, par :

  • L’organisation de séances autour de nombreuses projections.
  • L’animation de soirées débats et festives, en présence de nombreux invités (acteurs, réalisateurs , intervenants concernés par les thèmes)

Les séances se sont succédées avec un plaisir partagé : Séances planète Parents, soirées ciné des copines , soirée Halloween, soirée ATTAC, soirée parcours du Goût, Festival International du Roman Noir, Week-end du Cinéma belge , Soirée Collectif des Spectateurs, Soirée Psy , Projection de courts métrages réalisés par des jeunes (pour ce qui est de Frontignan) - Cinéma latino (Sète Amérique Latine SALSA , France Cuba) , cinéma italien Dante Alighieri, Ciné C toi ( ciné club), (pour ce qui est de Sète), et avant premières … Cet "état de grâce" nous paraît fragilisé par la nette insuffisance de moyens financiers et humains dont souffrent les deux cinémas. Nous en ressentons d’autant plus les effets, et en craignons les conséquences éventuelles alors que la directrice se trouve en arrêt maladie et que l'efficace assistante de direction qui la secondait a terminé son stage. Nos associations s’interrogent avec beaucoup d’inquiétude sur le devenir des cinémas de proximité, et de la possibilité de défendre un cinéma d’auteurs.
Il est urgent, si l'on veut pérenniser les cinémas de centre-ville, de les doter de moyens suffisants matériels et humains pour garantir un accueil de qualité auprès du public.
Nous demandons à Monsieur le Sénateur Maire de Sète, Président de Thau Agglo, à Monsieur le Maire de Frontignan, Premier Vice-Président de Thau Agglo et à Monsieur Jacques Font, Directeur de Ciné-Movida une audience en urgence afin que soient évoquées des solutions pérennes à cette situation, d'autant que de nombreux projets sont déjà engagés.

Signé :
Association des Psychologues du Bassin de Thau, ATTAC, Brigade d'Intervention Cinéphile, Ciné C Toi, , Collectif Citoyen des Cinéphiles Inquiets, Collectif des Spectateurs, Collectif Sète en Transition, Dante Alighieri, France Cuba, Pied de Poulpe, Sète Amérique Latine (S.A.L.S.A.)

» télécharger la pétition

Le Dernier trait cartonne

Le dernier film réalisé par Gérard Corporon cartonne partout où il est projeté. LE DERNIER TRAIT, déjà remarqué au festival de Gruissan, de Joyeuse, en Ardèche et d’Agde ( Les Hérault du Cinéma ) était sélectionné pour le festival : RENCONTRES DU COURT de MONTPELLIER  et sera donc projeté au GAUMONT COMEDIE le samedi 26 septembre à partir de 20hrs
« Le dernier trait » est consacré aux pêcheurs sétois. Les principaux comédiens sont Henri Cohen, Luc Sidobre, Veronique Lazzaro, Christian Prat, Kader Bouallaga, Jeanne Corporon, Dominique Ratonnat, Rémy Arché, Richard Ballana, Dominique Pellerin,  Geraldine Sidobre.
Mais la vraie vedette, c’est le monde de la pêche en mer et ses difficultés à survivre. Réalisateur et scénariste de son film, Gerard Corporon restitue à la perfection la vie et les problèmes des pêcheurs sétois, avec de saisissantes images de leur dur travail.

Un sétois méconnu


Jean Gourguet à la Corniche

Le Centre national du cinéma vient de faire réaliser un film sur Jean Gourguet, le cinéaste sétois né à Sète en 1903, sous le titre « Jean Gourguet, l’artisan du cinéma ». Le film retrace la carrière de ce passionné de cinéma qui débuta dans le documentaire animalier avant de se lancer dans les films à scénarios. Son premier grand film fut « Escale à Sète »,(Tino Rossi y faisait ses débuts) entièrement tourné dans sa ville natale, au port et au Quartier-Haut ainsi que dans sa villa de Saint-Clair où il revint tourner de nombreux films dans les années 50 avec comme figurants beaucoup de jeunes sétois, aujourd’hui grands-pères… De nombreux acteurs et des réalisateurs , tel Jean-Pierre Mocky, témoignent sur la personnalité de Gourguet qui tenait à tourner dans une ambiance familiale. La critique voit een lui le pionnier des tournages en décors naturels et un précurseur de la nouvelle vague.
Ce film-hommage repassera jeudi 7 février sur la chaine « Classic » à 7h.
Pour en savoir plus sur Gourguet, retrouvez l’article qui lui a été consacré dans La Lettre de Juin 2012 : http://www.thau-info.fr/index.php/patrimoine/personnalites/47-jean-gourguet-cineaste-setois.

Voir aussi le dossier complet de Thau-info sur Jean Gourguet 

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

voyouIMG_9578

"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

» associations