Balaruc les Bains

Les vœux de la municipalité de Balaruc-les-bains

Ce samedi 9 janvier, la salle Alain Colas était archi-comble pour la traditionnelle cérémonie des vœux du Maire et des élus de Balaruc-les-bains.


Gérard Canovas, Maire de Balaruc-les-bains:
"une année 2016 pleine d’espoir, de fraternité, de joie et de solidarité"

La cérémonie a débuté avec les vœux des élus du Conseil Municipal des Enfants qui représente le futur de la commune.
Gérard Canovas, Maire de Balaruc-les-bains, entouré de son conseil municipal, de personnalités des communes voisines et de Thau Agglo, a ensuite pris la parole pour exprimer sa satisfaction de présenter pour la 8ème année consécutive, ses meilleurs voeux à tous les balarucois.
Il a également évoqué les tragiques événements qui ont atteint la république de plein fouet en 2015 pour rappeler l'importance de la solidarité nationale et la nécessité de continuer à vivre normalement.

En ce qui concerne l'année 2015, Gérard Canovas a retenu les points marquants suivants :

  • 2015 fut encore une année difficile au plan national, la crise économique étant toujours bien présente même si l'ajustement de la parité de l'euro et d'autres petits signes positifs laissent entrevoir un léger mieux. Dans ce contexte, Balaruc-les-bains a pu néanmoins connaître une année satisfaisante grâce en particulier à la médecine thermale dont l'essor soutient l'emploi et l'activité économique de la ville. Une situation enviable qui résulte des choix de la ville pour développer le thermalisme de qualité, une stratégie qui s'avère payante.

  • 2015 est aussi l'année de l'ouverture du nouvel établissement thermal, le 2 mars. Le nombre de curistes a progressé de 12 % par rapport à l'année 2014 d'où une croissance du chiffre d'affaire de la SPLETH et de l'emploi sur la ville. Le lancement du nouvel Etablissement Thermal peut donc être considéré comme une réussite. L'ouverture pour la prochaine saison est prévues au 8 février après quelques travaux d'aménagement. A noter que le 19 mai 2015 la station thermale a été lauréate du trophée européen du thermalisme (Alain Minard l'a reçu en Pologne) pour l'innovation de l'invention du lit de diffusion de peloïde (baignoire de boue thermale).

En 2016, le grand projet d'embellissement de la ville démarrera dans le but d'accroître sopn attrait et d'assurer son futur. Un budget de 10 millions d'euros y sera consacré : la construction de la gendarmerie, la réalisation d'un nouveau complexe sportif et culturelà Pech Meja polyculturelle, la réhabilitation de l’école George Sand et de la Maison du Peuple, le réaménagement de l’avenue du bassin de Thau .

Enfin le Le Maire n'a pas manqué de remercier le personnel de l'établissement thermal, les employés municipaux, le CCAS, l'office du tourisme, toutes les Associations balarucoises, l'Office Municipal de la Culture, le Comité des Fêtes qui œuvrent pour la cause publique, sans oublier les indispensables soldats du feu, les collègues élus et adjoints municipaux. "Merci du fond du cœur de servir l'intérêt général" leur a-t-il dit avant de conclure en affirmant sa "confiance en l'avenir avec optimisme pour vous tous Balarucois.

Une épave de plus dans l'étang de Thau...

Depuis plusieurs mois, à proximité de la route qui relie Sète à Balaruc, en face de l'hôtel d'agglo, il y a un bateau de 7 m environ (genre pêche/promenade) qui est en train de couler dans l'étang. Comme personne ne fait rien et qu'il ne sera bientôt plus visible, il pourra alors polluer en toute discrétion en laissant fuir son gas-oil et ses autres contenus qui ne sont certainement pas très indiqués pour la conchyliculture et la pêche.
A une époque où les moules de l'étang sont régulièrement interdites à la consommation, il sera bien de rechercher le propriétaire, de le contraindre venir récupérer l'épave et de faire intervenir son assurance pour les dommages occasionnés...
source : Christine Racana (Sète) - photo : Régis Zaia

Balaruc-les-bains a reçu l'Arago

André Lubrano, conseiller régional:"L'entraineur est un sorcier"

 

A l'occasion de la présentation officielle des nouveaux maillots de l'Arago,  l'équipe de volley-ball de Sète, René Game, le président du club et toute l'équipe sportive ont été reçus par Gérard Canaovas le maire de Balaruc dans l'enceinte du Nouvel Etablissement Thermal, une structure moderne qui s'ouvre aussi aux sportifs de haut niveau pour leur préparation en vue des compétitions.

Gérard Canovas et René Game

Magali Ferrier, maire de Vic-la-gardiole et vice-présidente de Thau agglo, déléguée à la politique sportive, Gérard Castan, adjoint en charge des sports à la mairie de Sète, Véronique Caluéba-Rizzolo conseillère départementale représentant avec François Liberti le canton de Sète et André Lubrano, conseiller régional étaient également présents. Ils ont tous rappelé l'attachement pour les sports des élus de Sète et de l'ensemble de l'agglomération. Ils ont également mentionné l'importance et le rôle actif des amateurs dans la vie sportive du bassin de Thau.

les élus et l'équipe avec l'entraineur Patrick Duflot
et son adjoint Fabrien Dugrip

 

L'équipe de l'Arago

Les thermes de Balaruc, de l'Antiquité à nos jours

Vendredi 9 octobre, le docteur Régis Ayats a présenté, de manière particulièrement vivante, l’histoire des Thermes de Balaruc, de l’Antiquité à nos jours. Cette conférence était à l’initiative de l’APCP, dans le cadre de son activité « Culture autour de… », animée par Danielle Gasparoux.

La salle des conférences du pavillon Sévigné a difficilement pu accueillir près d’une centaine d’auditeurs, très intéressés si l’on en juge par les nombreuses questions auxquelles de docteur Ayats a répondu avec la simplicité érudite qui sied à la qualité d’historien confirmé qu’on lui reconnaît depuis longtemps.
Grâce au montage photographique réalisé à partir de documents historiques, le docteur Ayats a retracé l’évolution des Thermes (étymologiquement « eaux chaudes »), du 1er siècle de notre ère jusqu’à nos jours en insistant sur la continuité de leur développement depuis la période gallo-romaine, en passant par les XVIIème et XVIIIème siècles, périodes de nouvel essor.
Après l’évocation de noms célèbres qui ont eu recours à la médecine thermale à Balaruc, (Monsieur de Grignan, gendre de la marquise de Sévigné, le maréchal de Saxe, Joseph Montgolfier, le grand violoniste Nicolo Paganini), la conférence s’est terminée, sous les applaudissements de l’assistance, sur des vues du XIXème siècle ou, plus récentes, du XXème siècle (Thermes Athéna et Hespérides) et du XXIème siècle avec le magnifique établissement ouvert récemment.

Puisse cette conférence réveiller l’intérêt pour l’histoire de Balaruc et son riche patrimoine archéologique (par exemple l’aqueduc gallo-romain d’Issanka, La chapelle Notre Dame des Eaux entre autres) afin d’animer la recherche de leur mise en valeur.

Les poissons du soleil ont ouvert leurs portes

Les Poissons du soleil ont ouvert exceptionnellement leurs portes lors d'ORA MARITIMA, les 1ères assises du territoire de Thau organisées par le Syndicat Mixte du Bassin de Thau sur le thème de l'eau. Une occasion de faire connaître le savoir-faire de l'établissement de Balaruc-les-bains de cette entreprise dynamique. 

 

Le Groupe Aqualande en chiffres

  • chiffre d'affaires : 86 M€
  • effectif : 600 personnes
  • 2 usines de transformation et de conditionnement (Roquefort et Sarbazan dans les Landes) ;
  • près de 3 truites fumées sur 4 vendues en France ;
  • 2 centres de sélection et reproduction (Pissos et Casteljaloux), plus 2 en partenariat en Espagne pour une production totale de 450 millions d'oeufs embryonnés ; 3
  • 30 piscicultures de grossissement de truites (essentiellement dans le sud-ouest)  :
  • 2 écloseries de poissons marins (Ile d'Oléron et Balaruc) pour une production de 69 millions d'alevins ;
  • 3 sites de pré-grossissement de poissons marins (Vendée et Roussillon) ;
  • 350 tonnes de bars (élevés dans les Pyrénées Orientales) sur le site d'Extramer à Salses (66).
   

Gilles Maingon, le responsable de la nurserie, recevait les personnes intéressées avec gentillesse et compétence.

 Gilles Maingon pendant la visite

La société "Les Poissons du Soleil" a été fondée en 1975 par un ostréiculteur Georges Balma. Au départ, elle était axée sur l’élevage mais rapidement elle s'est orientée vers l’écloserie pour se démarquer de la concurrence des pays du sud.
L'entreprise a été reprise en 2003 par le groupe coopératif Aqualande, leader européen de l'aquaculture (voir encadré).

L'écosystème du Bassin de Thau présente plus de 400 espèces végétales et animales et une qualité d'eau naturellement favorable à la reproduction et à l'élevage d'alevins. Dans cet environnement exceptionnel, l'entreprise développe une stratégie de recherche, d'innovation et de diversification lui donnant un statut de pionnière et d'experte en biotechnologie marine. Elle a été « Coup de Coeur » des « Grands Prix » du magazine économique Objectif LR en 2011. Certifiée Label rouge et "Charte Qualité Aquaculture", cette plus ancienne écloserie privée de la Méditerranée est aussi engagée dans la démarche collective "3D Coop de France" focalisée sur le développement durable.

Plus de 15 millions d'alevins de bars, de daurades royales et de maigres y sont produits chaque année :

LE BAR (Dicentrarchus labrax)
Le bar commun, surnommé loup  en méditerranée, est la première espèce de poissons marins élevée en captivité. Il est devenu depuis un produit majeur sur le marché européen. La reproduction est assurée grâce à des géniteurs issus d'un programme drastique de sélection pluriannuel. L'expérience acquise pendant plusieurs décennies, la localisation de l'écloserie en zone indemne de pollution et le contrôle régulier des laboratoires et vétérinaires garantissent l'absence de toute pathologie et de malformations.

   

Les femelles bar, dans un bassin spécial pour la reproduction (20 % renouvelées par an), vont donner 7 générations d'alevins. Durant sa période de reproduction, une femelle pond environ un demi million d'oeufs, elle est détruite après ses bons et loyaux services !

LE MAIGRE (Argyrosomus regius)
Le maigre est une espèce prometteuse, particulièrement dans le développement de nouveaux produits de transformation : c'est une espèce à croissance rapide (3 à 4 fois celle du loup et de la daurade royale) et la qualité de chair du poisson (faible taux de lipides, taux élevé d'acides gras poly-insaturés) ont conduit les Poissons du Soleil à choisir cette espèce.

LA DAURADE ROYALE (Sparus aurata),
La daurade est l'espèce de poissons marins la plus produite en méditerranée et la plus commercialisée en Europe : grâce à la situation géographique exceptionnelle du site de production en bord de l'Etang de Thau, les alevins de Daurade Royale sont exempts de toutes les pathologies habituelles présentes dans des centres de production similaires.


filtrage de l'eau de l'Etang
 
Maigres au microscope
 
Daurades au microscope
 
 

calibrage des alevins

Tous les alevins sont primo-vaccinés contre la vibriose, avec un rappel par autovaccin et, sur demande, contre la pasteurellose. Des tris par taille permettent de proposer aux clients des lots très homogènes et garantis en nombre. Pour l'élevage de ces alevins, la température optimale est entre 18 et 24° ( minimum : 4° pour le bar,  10° pour le maigre ou la daurade - maximum : 32 °).

Annick Pratlong

 

Les Poissons du Soleil sont aussi à Frontignan

Les Poissons du Soleil viennent d'ouvrir cette année une ferme de pré-grossissement d'alevins de poissons marins (bars, daurades et maigres) sur une parcelle de 9 000 m2 du port de pêche de Sète-Frontignan, propriété de la Région Languedoc-Roussillon.
Entièrement automatisée, l'unité permet le prégrossissement d'alevins jusqu'au stade 2-10 grammes. Ils sont expédiés ensuite par bateau vivier aux clients : des stations d'élevage de Méditerranée.

« Le port de Sète-Frontignan, sa qualité en eau, est une place assez idéale, explique Philippe Balma, le dirigeant des Poissons du Soleil et fils du fondateur de l'entreprise.  Nous avons déjà une ferme à Salses-le-Château où grossissent 10 des 30 millions d’alevins produits dans l’écloserie de Balaruc. Mais nos clients demandent plus de volumes. À Frontignan, nous mènerons jusqu’à six mois 10 millions d’alevins supplémentaires. Le site génèrera 6 à 8 emplois. Si le marché est au rendez-vous, nous lancerons une seconde phase de taille et d’investissement équivalents. »

 

Eclipse de lune vue de Balaruc-les-Bains

C'est magnifique ! Grandiose !
Les temps de poses pour les clichés ci-dessous sont de trois à quatre secondes pendant la totalité. Au début quelques cirus étaient gênants, puis le ciel est devenu plus clair .On peut voir sur ces photos le bord de la lune en bas et à gauche la coloration nettement plus claire c'est que le soleil éclaire la terre et projette un cône d'ombre dans l'espace ; la lune ne passe pas au centre, mais près du bord. La lumière solaire passe par l'atmosphère de la terre ce qui provoque la différence de couleurs.
Propos recueillis par Annick Pratlong auprès de Bernard Prieto, grand spécialiste du ciel.

Classes de découvertes au Belvédère : triple bénéfice

Situé dans le massif de la Chartreuse en Isère, Le Belvédère, qui appartient à la ville de Balaruc les Bains, est un lieu  magique pour les  classes de découvertes.

Pour Cécile Dürr, la directrice du centre de vacances Le Belvédère "si les bienfaits pour les élèves sont incontestables, il y en a aussi pour les enseignants et pour les parents qui se détachent de leurs enfants. Partir en classe de découverte c'est grandir...
Pour les enfants : plus d'autonomie, de connaissance de soi, de confiance... Ils apprennent à se détacher des parents et surtout à vivre ensemble et dans un autre contexte. Ce n'est pas toujours facile quand on part la première fois, mais c'est là qu'intervient l'équipe du centre de vacances.
C'est aussi une vraie expédition pour certains enfants qui n'ont pas l'habitude ou les moyens de partir de chez eux. Certains découvrent la montagne pour la première fois.
Pour les enseignants : les classes de découvertes sont une vraie mise en pratique de l'enseignement. Pour vous, c'est l'occasion de mieux faire comprendre certaines notions du socle commun de connaissances et de compétences.

  •  Comment se situer dans un nouvel environnement ? Vous pourrez aborder les notions d'orientation sur votre lieu de séjour.
  • Quels sont les principaux caractères du relief ? Une lecture de carte face Aau paysage sera un bon support à votre apprentissage.
  • Comment comprendre les axes de rotation et les transmissions de mouvements ? Illustration dans une scierie.

Pour la classe : suivant le moment de l'année où vous partez, les bénéfices ne sont pas forcément les mêmes : en début de cycle, la classe en ressortira soudée. les élèves apprennent à se connaître, des affinités se créent... C'est aussi souvent l'occasion de débloquer des situations qui peuvent vite devenir ingérables : un enfant dur ou turbulent, une mésentente entre deux élèves... dans un autre contexte, ils peuvent se révéler autrement. Pour un séjour au printemps, c'est un moment important et structurant de votre classe. Une classe de découvertes sert de support pour donner du sens aux apprentissages."

Le Belvédère : en toutes saisons

Les curistes apprécient Balaruc-les-bains

Si les estivants sont repartis, les curistes sont toujours là.  Thau-info a rencontré trois dames venues découvrir la première cité thermale de France. Radieuses et ravies d'être ici, elles ont accepté de nous livrer leurs impressions.

 

 

Les collectivités publiques associées
à la démarche économique

Les thermes sont gérés depuis le 1er janvier 2012 par la Société Publique Locale d'Exploitation des Thermes de Balaruc-les-Bains (SPLETH) dont les trois actionnaires publics sont : la Mairie de Balaruc-les-Bains (85 % du capital), Thau Agglo (14 %) et le Conseil Général (1 %).
La SPLETH est la première SPL en France a avoir été créée pour une activité thermale. Cette société a pour objet la gestion et l’exploitation des thermes et de toutes activités accessoires, annexes ou complémentaires, ainsi que la mise en oeuvre d’actions de promotion et de développement économique par la conception, la réalisation et la commercialisation de produits et services dérivés dans ce domaine.

Une société bien gérée

En 2013 La SPLETH a réalisé un chiffre d’affaires de 27,3 million d’euros. Elle a dégagé un bénéfice de 1,7 millions d’euros. Ses fonds propres s’élevaient à 29,7 millions d’euros. Sa trésorerie était de 9,6 millions d'euros et elle dégageait ainsi 80.000 euros de produits financiers. Les chiffres de 2014 qui seront bientôt publiés devraient confirmer l’excellente gestion de l’entreprise malgré les dépenses liées à la préparation du démarrage du nouvel établissement thermal.
A noter que La SPLETH ne verse aucun dividende à ses actionnaires. Elle garde ses bénéfices en réserve pour son développement et la diversification de ses activités.
Par ailleurs la SPLETH paye à la ville de Balaruc un loyer pour les équipements et installations mis à sa disposition. Ce loyer se retrouve dans les comptes de la ville. D’une part, dans le budget annexe « thermes », il permet ainsi de rembourser l’emprunt initial de 28 millions d’euros contacté par Balaruc pour la modernisation de la station. D’autre part, dans le budget principal, où il contribue au fonctionnement de la commune. Ainsi non seulement le nouvel établissement thermal ne coûte rien aux balarucois mais de plus la société qui l’exploite permet de leur faire payer moins d’impôts.

   

Nos curistes  sont toutes  les trois originaires de la région Lyonnaise. Blandine et Renée font une cure de phlébologie, Arlette fait une cure de rhumatologie.

Blandine :  "La ville est accueillante, avec des parcs arborés et des espaces verts fleuris, elle est agréable et moderne. Elle offre aux vacanciers et aux curistes un cadre exceptionnel avec sa proximité de l'Etang. Nous profitons de la promenade du "tour de Balaruc" pour découvrir les bords de l'Etang de Thau avec ses rochers, ses vagues et sa vue notamment sur les parcs à huitres. Encore ce matin nous sommes passées près de la cabane à Lolo avec sa fresque pittoresque dédiée à Georges Brassens. Nous avons trouvé une ville dynamique qui propose des activités et des spectacles réguliers et attractifs. Nous sommes heureuses d'avoir choisi Balaruc-les-Bains comme lieu de cure, pour les soins mais aussi pour le cadre qu'offre la station."

Sur la promenade, la fresque Laurent Spinosi, pêcheur et peintre.
Brassens venait souvent rendre visite à son copain Lolo dans sa "cabane"

A leur arrivée, c'est d'abord l'établissement thermal lui-même qui les a impressionné. "Bien que nous n'ayons pas connu les deux autres, nous pouvons vous dire que le nouvel établissement thermal est splendide, il ressemble à un paquebot en bordure de l'Etang et la vue sur le Mont Saint-Clair et Sète est époustouflante ! L'entrée est majestueuse avec son "puits de lumière" et elle ne laisse pas indifférent. Le personnel à l'accueil est agréable, souriant, sympathique et professionnel. Les 4 étages desservis par des ascenseurs sont lumineux et la priorité est donnée à la vue sur l'Etang. La première impression : on a vraiment envie de faire la cure tout de suite !"

Blandine raconte les petites péripéties du premier jour où elle a "coincé" le système du vestiaire... en voulant récupérer son sac de cure. Le "modernisme" est un peu difficile quelquefois, mais le personnel, attentif, veillait et les soins ont pu commencer allègrement pour nos trois curistes.
Renée, elle, a beaucoup apprécié les salles de repos avec la vue sur l'Etang, les soins de phlébologie dispensés avec beaucoup de professionnalisme et de gentillesse par les soignants et s'est facilement "liée" avec les gens autour d'elle.
Arlette, sans ses deux copines, en rhumatologie, s'est laissée "porter" par les soins appropriés et dit avoir été bien soignée et même "dorlotée" par les soignantes lors des "bains de boue" dans la nouvelle baignoire.

"J'avais, dans le passé, fait des cures de phlébologie qui ne m'ont pas laissé de grands souvenirs de bienfaits" confie Blandine. "Ici, j'ai beaucoup apprécié  les soins prodigués ; notamment les compresses, le couloir de marche, l'hydrojet des jambes, la douche à pulvérisations etc. Je suis en 3ème semaine de cure et, déjà, le périmètre de mes jambes et chevilles a diminué de plusieurs centimètres (5 cms) ce qui est inespéré, j'ai "presque" retrouvé mes jambes d'avant mes problèmes veineux et j'en suis ravie !"
"Soins extras, cure agréable", poursuit Renée, "j'ai les jambes moins lourdes, je pense passer un bon hiver avec moins de douleurs. J'aurai certainement une diminution de ma consommation médicale et ce sera appréciable."
Quant à Arlette "très contente des soins tout au long de la cure de rhumatologie", elle avoue quand même être fatiguée après sa troisème semaine mais elle espère que durant cet hiver elle aura moins de douleurs. "La chaleur du mois d'août m'a un peu contrariée et, la prochaine fois, je viendrai à une autre saison."

propos recueillis par Annick Pratlong

 

Le thermalisme à Balaruc remonte à l'antiquité

Attirés par les vertus curatives des eaux thermales balarucoises, Phéniciens, Carthaginois et Romains s'établirent successivement sur la presqu'île pour y bâtir une importante cité. Cette période faste fut malheureusement anéantie par les invasions barbares des 5ème et 6ème siècles.
Ce n'est qu'en 1532, avec la parution du Pantagruel de François Rabelais, citant les sources de Balaruc, que la ville retrouva enfin ses lettres de noblesse. L'efficacité des soins thermaux dispensés à Balaruc-les-Bains fut alors notamment confirmée par Nicolas Dortoman, illustre médecin du 16ème siècle, auteur du plus ancien document scientifique français dans lequel il décrit avec précision les thermes de Balaruc. La station traversa les siècles suivants avec tout autant de succès et de prospérité, et ce jusqu'au 19ème siècle, où l'on déplore un net recul de la fréquentation touristique. Après avoir connu la faillite, les thermes balarucois deviennent propriété de la Ville le 10 novembre 1936.

La croisée des chemins

La station est relancée dans les années 1950. Avec la construction des thermes Athena en 1969 puis celle des Hespérides en 1983, la fréquentation augmente significativement pour atteindre, en saison, quelque 2.000 curistes par jour au début des années 2000.
La station souffre alors de sur-exploitation avec des équipements vieillissants conçus pour accueillir tout au plus 900 personnes par jour. Les conditions de travail se détériorent et la qualité des soins se dégrade. Les normes sanitaires de plus en plus rigoureuses exigent une modernisation des installations mais l'exploitation en régie municipale ne permet pas les investissements nécessaires. Plus grave encore, ce fonctionnement en régie empêche toute gestion moderne de l'activité. La station est de nouveau au bord du gouffre, techniquement et financièrement.

Les laveuses des années 1950/60.
Source: Robert Bertrand

Le renouveau

En 2008 quand Gérard Canovas est élu maire, les thermes sont à la limite de la rupture. Des travaux sont nécessaires pour maintenir l'activité mais aucun projet de reconstruction n'existe. Des centaines d'emplois directs et indirects sont en en jeu. Seul O'balia peut présenter une piste d'avenir mais sans piscine couverte et sans infrastructure hôtelière son développement est problématique.

Un projet ambitieux est alors étudié puis mis en oeuvre. La première étape consiste à élargir l'offre thermale en obtenant l'agrément "phlébologie" (lympho-oedèmes, jambes lourdes, séquelles de phlébites, varices, insuffisance veinolymphatique...) pour compléter l'activité traditionnelle de rhumatologie (affections dégénératives articulaires, ostéopathies, algodystrophies, séquelles ostéoarticulaires post-traumatiques...). Cet agrément obtenu, il en résulte un accroissement du nombre de curistes et 113 emplois supplémentaires sont créés en 3 ans. En 2015 l'établissement emploie à ce jour environ 400 personnes.
La deuxième étape consiste à moderniser de fond en comble les installations. La création du Nouvel Etablissement Thermal est décidée. Avec les annexes et les aménagements complémentaires, c'est un budget de 60 millions d'euros qui doit être mobilisé. Cet investissement est réalisé par la commune de Balaruc-les-bains qui apporte 30 millions d'euros (dont 28 millions d'euros empruntés) et reçoit 30 millions d'euros de subventions d
es autres collectivités territoriales (Région LR, Département de l'Hérault, Thau agglo). Pierre Bouldoire, à l'époque président de Thau agglo et conseiller général au département, joue alors un rôle clé pour obtenir l'apport des collectivités territoriales sans lesquelles le projet n'aurait pas vu le jour. La première pierre est posée en 2012.

Gérard Canovas était aux côtés de Pierre Bouldoire, à l'époque Président de Thau agglo, d’André Vezinhet, Président du Conseil général de l’Hérault et de Christian Assaf, Député du canton, pour poser la première pierre du nouvel établissement thermal en octobre 2012.

L'investissement est une chose, bien gérer en est une autre. Une solution innovante est choisie: déléguer la gestion des thermes à une structure spécifique inspirée du modèle allemand : la société publique locale d'exploitation, une société anonyme comparable à n'importe quelle autre entreprise privée mais dont les actionnaires sont des institutions publiques. La Société Publique Locale d'Exploitation des Thermes (SPLETH) est créée avec pour actionnaires, la ville de Balaruc-les-bains, Thau agglo et le département. Elle gère les installations qui restent la propriété de la ville. Elle paye un loyer à la ville et applique la politique des actionnaires pour l'affectation des bénéfices. Comme toute entreprise elle paye également ses impôts (voir encadré en colonne à gauche).
La SPLETH emploie directement 400 personnes et fait vivre environ 2.000 personnes dans les activités liées aux soins, à l'hébergement des curistes (hôtels, campings, villages vacances, locations saisonnières, etc.) ou à la maintenance des équipements. Les retombées concernent aussi les communes des environs : la blanchisserie des thermes vient par exemple d'être délocalisée à Gigean sur le parc d'activité communautaire de la Clau. "Sans les thermes, le picpoul de Pinet n'aurait pas une telle notoriété" affirme en souriant Gérard Canovas.

Balaruc-les-bains, première station thermale de France

En 2014, la station a reçu un peu plus de 46.000 curistes. Elle s'impose comme la première station thermale de France avec des retombées considérables pour l'économie locale. En langage hôtelier, ce sont 1,5 million de nuitées, davantage que Montpellier ! Le nouvel établissement thermal qui est déjà en rodage, accueille ses premiers clients avant même l'ouverture officielle du 2 mars. Gérard Canovas en espère 48.000 sur l'année 2015.
Dans le futur, o
utre les activités liées à la rhumatologie et à la phlébologie, les cures libres de bien-être seront développées ainsi que les stages de sportifs de haut niveau, en cohérence avec le projet de création d'un stade sur la zone du Fiau à l'entrée de la commune et le développement des activités thermoludiques.

 

"Belcantissimo" à Balaruc-les-bains

Avec Mathieu Sempéré, le ténor du groupe connu et réputé de chanteurs d’opéra Les Stentors créé en 2010 par Sébastien Lemoine (label TF1 Musique).

 

Mathieu Sempéré

Originaire de Montpellier, boucles brunes en cascade, sourire tendre ou insolent, regard noir et perçant, Mathieu Sempéré a séduit le public Balarucois, curistes et vacanciers par son charme et sa grande voix de ténor claire, agile et puissante, un timbre unique ! La pureté de sa voix touche le connaisseur comme le public moins averti. Premier prix de conservatoire, titulaire d’une maîtrise de musicologie, chef de chœur, la musique est sa vie depuis toujours, et c’est bien sûr cet engagement total qui lui permet aujourd’hui de nous proposer des interprétations musicales subtiles et maîtrisées.


Mathieu avec son père,
très fier de la carrière de son fils

   

Dans le parc Charles-de-Gaulle noir de monde, Mathieu Sempéré présentait ce 10 août «Belcantissimo», un spectacle qui réunit les plus beaux chants sacrés et les grandes chansons d'amour universelles.
Accompagné des musiciens qui suivent également Mireille Mathieu en concert, Mathieu Sempéré a décliné tous les airs les plus marquants et les plus aimés du répertoire de ténor : Verdi (la Traviata, Rigoletto), Mozart, Haendel, la chanson napolitaine et la variété italienne (Con te partiro – Parla più piano) ainsi que la grande variété française (Brel, Bécaud, l'hymne à l'amour de Piaf), etc.
Jean-Jacques Lafon - auteur-compositeur-interprète - a ravi également le public avec quelques unes de ses chansons, notamment le géant de papier classé au top 50 dans les années 80, reprise en chœur par un public déchainé !

de gauche à droite : Jacques Lafon et Mathieu Sempéré

Mathieu Sempéré est déjà bien connu avec les Stentors et pour ses interprétations remarquées de grands rôles d'opéra et d'opérette. Avec ce spectacle, il marque un véritable tournant dans sa carrière en allant à la rencontre d’un plus large public. Il apporte cette musique connue de tous à tous ceux qui veulent partager et écouter avec leur cœur. Son spectacle est un feu d'artifice avec une présence sur scène phénoménale , une émotion et une énergie débordante !

A l'issue du concert, la ville a offert un cocktail à l'invitation de Gérard Canovas, le Maire de Balaruc-les-Bains. Un moment très agréable dans le parc en présence d'Irénée Cathala, adjoint au maire, délégué à la Culture et de Catherine Logeart, adjointe à la communication. Mathieu Sempéré y était entouré de sa famille venue tout spécialement de Montpellier et de ses musiciens : Nicolas (piano), Jérémy (accordéon), J.B. (contrebasse), Jeff (percussions) et Antoine (violon).

Une belle soirée!

Annick Pratlong

Maxime Molto a "mis au Bains" tous ses adversaires

Samedi 15 août - tournoi de joutes dans la cité thermale

Maxime Molto (APSM) a "mis au Bains" tous ses adversaires et remporté le challenge du tournoi "moyens-lourds" à Balaruc-les-Bains

Balarucois, Curistes, Vacanciers et curieux étaient à la fête pour le tournoi de joutes. Une ambiance musicale, amicale et beaucoup de suspens autour des participants.
Maxime MOLTO, sociétaire des pêcheurs, a balayé ses 3 adversaires en un coup de lance, Romain Rega (LAS) le premier, puis Anthony Bondon et Jean-Louis Montels (SNJA).
Au dernier combat de la journée Jonathan Boyer (AJS) aurait aimé une victoire en lourds mais Maxime Molto s'est montré le plus fort.

Classement du jour : 1 - Maxime Molto (APSM) / 2 -JonathanBoyer (AJS) / 3 - Anthony Bondon (JLSM) / 4 - Fabien Rojas (LSS)

A.P

Vidéo-surveillance à Balaruc-les-bains

 

Caméras ou policiers ?

Il y a quelques années, le Ministère de l'Intérieur affirmait dans un rapport que la vidéosurveillance était l’outil essentiel pour résoudre les problèmes de l’insécurité. Tout récemment encore, un sondage BVA montrait que 75% des Français étaient favorables à la vidéosurveillance,
Est-ce à dire que la technologie est la meilleure réponse pour garantir notre sécurité ?
La réponse n'est pas aussi évidente d’après les experts et les scientifiques qui ont étudié et analysé le problème.
Si la vidéosurveillance apparaît utile dans les lieux fermés ou privés (parking, banques, magasins, etc.) elle n'est pas la panacée en matière de lutte contre la délinquance dans l’espace urbain. Dans ce cas, son impact serait très limité.
En Angleterre, pays le plus vidéo-surveillé au monde, un haut responsable de Scottland Yard n’hésite pas à parler de « fiasco total » à propos des résultats réels obtenus par les milliers de caméras installée dans les communes du royaume. Chez nous, tout récemment, la commission des finances du Sénat qualifie "d’investissement à fonds perdus" les sommes considérables dépensées par les pouvoirs public pour développer la vidéo-surveillance dans l’espace urbain.
Malheureusement, malgré ces constats, les intérêts, financiers ou politiques, sont tels que l’installation de caméras de surveillance continue de se banaliser au détriment de la réflexion sur leur utilité.
En pays de Thau, les villes y succombent les unes après les autres, même les plus petites : Agde, Sète, Poussan, Gigean, Mèze, Marseillan, Balaruc le vieux et maintenant Balaruc-les-bains.
Quand on sait que la cour des comptes estime que l'installation de caméras par les communes pourrait financer la création de 6.500 postes de policiers municipaux, il est légitime de s’interroger sur la pertinence du recours à la technologie fut-elle très sophistiquée au détriment des moyens humains.

J.C

   

 Balaruc-les bains succombe à son tour à la vidéo-surveillance.

Depuis quelques jours une trentaine de caméras ont été installées en ville (quartier des bains, centre nautique, thermes, coeur de ville...). Ce réseau de caméras est relié au centre de contrôle municipal sécurisé.

Les enregistrements, conservés pendant une durée de 15 jours ne pourront être visionnés et exploités que "sur saisine des forces de Gendarmerie, a posteriori et uniquement en cas d’infraction avérée".

La ville précise que "l’objectif de ce dispositif n’est nullement de contrôler les individus ou encore les stationnements gênants, mais bien de surveiller la voie publique."

L'extension du réseau  de surveillance est prévu pour mailler l'ensemble du territoire de la commune. En 2017, une soixantaine de caméras seront ainsi opérationnelles à travers la ville.

De quoi rassurer la population, les curistes et les touristes. Mais, pour assurer la sécurité et la tranquillité, la technologie peut-elle vraiment remplacer la présence du policier?