Mèze

Ma poule…

Bonjour ! Je m'appelle Picoti, j'habite à Mèze. Je suis une Bantam de Pékin. En cette période de confinement mes maîtres sortent à peine le bout de leur nez. Chaque matin, ils m'ouvrent le poulailler, où, en ce moment, Picota ma copine, pond. Moi aussi, je ponds et parfois je chante "comme un coq" : tant pis pour les touristes. Nous sommes chouchoutées et quelquefois (le rêve) le jardin est à notre disposition… Cet après midi, je suis passée devant la caméra. Je fais concurrence au feuilleton "Demain nous appartient" ! Qu'en pensez-vous ?

Covid-19: les conseillers du pouvoir face aux conflits d’intérêts

Le Care (comité analyse, recherche et expertise) mis en place par le gouvernement français le 10 mars 2020 a été renforcé le 24 mars… le jour où Didier Raoult (chloroquine), seul membre du conseil scientifique sans lien d’intérêts déclaré par l’industrie pharmaceutique, ni dans sa DPI, ni sur transparence.sante.gouv., a "claqué la porte"… (Source Médiapart : détails ICI)

Voici quelques extraits de l'article écrit ce 31 mars par et :

« Est-ce que le conseil peut être impliqué dans des problématiques de conflits d’intérêts ? », reprend à haute voix Jean-François Delfraissy, le président du conseil scientifique. « Je dirais oui et non, répond-il à Mediapart. Non, parce que nos échanges portent sur des grandes orientations stratégiques. On ne se prononce pas, par exemple, sur le choix de telle ou telle molécule. Par contre, il y a forcément des interactions avec des industriels. On parle de l’industrie pharmaceutique mais il y a aussi des enjeux pour l’industrie des tests ou avec l’industrie numérique », admet l’immunologiste

… La seule médecin membre qui apparaît comme vierge de tout lien d’intérêts est sa présidente, Françoise Barré-Sinoussi. Les quatre autres ont été défrayés ou rémunérés par l’industrie pharmaceutique. Cette dernière a même dépensé jusqu’à 325 406 euros pour l’un d’entre eux, d’après les recherches de Mediapart.

Parmi ces financeurs, des entreprises qui fabriquent des tests de dépistage ou planchent sur des traitements pour soigner le Covid-19. Or, le Care a pour rôle d’aider l’exécutif à définir sa stratégie sur les tests, essais de nouveaux traitements et pistes vers un futur vaccin : trois enjeux essentiels pour les entreprises pharmaceutiques.

Le Care pourrait par exemple recommander la réquisition de l’outil industriel pharmaceutique, comme Donald Trump l’a annoncé aux États-Unis avec General Motors pour produire des respirateurs artificiels. Une hypothèse qui a pour l’instant été écartée par la France, comme l’a confirmé Édouard Philippe lors de la conférence de presse du 29 mars…

… Le Care va-t-il seulement mettre en place des règles pour éviter toute collusion dans le processus de ses décisions aux enjeux considérables ? On ne le sait pas. Sa présidente, la professeure Françoise Barré-Sinoussi, n’ayant pas répondu à nos sollicitations. « Compte tenu de la situation actuelle, elle est très sollicitée et débordée », nous a fait savoir son assistante. Interrogé, l’Élysée n’a pas retourné nos demandes d’explications.

Cette absence de réponse, sans que la moindre mesure visant à prévenir les conflits d’intérêts ait été annoncée publiquement, ne peut qu’alimenter la suspicion sur l’absence de contrôle…

Entre rémunérations et participations des laboratoires…

Le membre de ces conseils au cœur de la décision gouvernementale le plus lié à l’industrie pharmaceutique est Jean-Philippe Spano, chef du service d’oncologie médicale de l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière et expert au sein du tout nouveau Care. Depuis 2012, les laboratoires ont dépensé 325 406 euros pour lui, selon l’outil EurosForDocs, annuaire des liens d’intérêts entre les professionnels de santé et les firmes pharmaceutiques qui reprend les données publiques du site transparence.sante.gouv.fr.…

Il a directement perçu en huit ans 177 081 euros pour des contrats d’expertise, soit 1 844 euros par mois en plus de sa rémunération de chef de service de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, dont 62 861 euros de la part du laboratoire Roche (*). Le dernier contrat, d’un montant de 6 000 euros, date du 16 avril 2019. Ses missions ne sont pas détaillées et Jean-Philippe Spano n’a pas répondu aux sollicitations de Mediapart, contrairement à plusieurs de ses collègues…

(*) … le 16 mars, Roche a très solennellement annoncé l’arrivée sur le marché français de son nouveau test express avec robot intégré, exigeant l’investissement dans des plateformes parmi les plus chères du marché. Ce serait la solution salvatrice relayée par le gouvernement dans le but de pallier dans l’immédiat le manque criant de tests en France et monter en charge pour être en mesure de réaliser en juin jusqu’à 100 000 tests rapides par jour, objectif annoncé le 29 mars.

Le laboratoire a aussi payé à Jean-Philippe Spano pour 53 343 euros d’invitations à des colloques, d’hébergement, de transport, d’hôtel et de repas. En tout, en huit ans, le médecin s’est fait inviter par l’industrie pharmaceutique pour un montant de 148 325 euros…

… Vient ensuite Yazdan Yazdanpanah, infectiologue-épidémiologiste à l’hôpital Bichat, à Paris, membre du Care mais aussi du conseil scientifique : c’est un pilier des conseillers de l’exécutif puisqu’il lui revient de jouer le rôle de trait d’union entre les deux groupes. En tout, depuis 2012, les laboratoires ont dépensé pour lui 134 773 euros.

Jusque en 2017, il a directement perçu 38 342 euros. « Depuis 2017, j’ai arrêté mes liens avec les laboratoires. Les seuls liens restants, ce sont les essais cliniques à l’hôpital Bichat pour lesquels je peux être investigateur. Je ne perçois pas de rémunération personnelle »

… En revanche, il a continué à se faire inviter à des congrès scientifiques sponsorisés par l’industrie pharmaceutique jusqu’au 3 octobre 2019, une pratique très courante dans le milieu des blouses blanches.

L’État ayant quasi déserté le champ de la formation continue, l’industrie pharmaceutique a tout intérêt à prendre le relais pour mettre en avant ses solutions thérapeutiques. En tout, les laboratoires ont dépensé 96 431 euros en invitations pour lui en huit ans, principalement MSD et AbbVie. Or, ce dernier laboratoire s’est lancé dans la course aux traitements du Covid-19 …

… En troisième position sur le podium des experts Covid-19 de l’exécutif les plus liés à l’industrie pharmaceutique, le pneumologue Dominique Valeyre, pour qui les laboratoires ont déclaré avoir dépensé 120 584 euros en huit ans : pour des contrats d’expertise dont les missions ne sont pas précisées à hauteur de 51 114 euros, dont trois avec Roche en 2016 et 2017 pour un montant total de 2 500 euros. Il a aussi été invité à des colloques, tous frais payés, pour 69 470 euros en tout, dont 10 668 euros aux frais de Roche. Lui non plus n’a pas répondu aux demandes d’interview de Mediapart…

… « Dès le troisième ou le quatrième jour après la création du conseil scientifique, j’ai demandé à ce que chacun d’entre nous dépose une DPI (déclaration publique d’intérêts) Santé », explique Jean-François Delfraissy, président de ce comité. Lui-même a rempli une DPI, alors qu’il répondait avant, en tant que président du Comité consultatif national d’éthique, aux exigences du contrôle de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP)… sa déclaration publique d’intérêts, comme celles de tous les autres membres du conseil scientifique, a finalement été publiée sur le site dédié du ministère de la santé, à sa demande. « Il y a normalement une période de 14 jours pendant laquelle les déclarations ne sont pas rendues publiques. J’ai appelé pour qu’on les publie immédiatement », justifie le président. Les DPI actualisées des membres du Care ne sont, elles, toujours pas en ligne.

Depuis 2005, Jean-François Delfraissy a consacré sa carrière à la recherche. Or les purs chercheurs sont moins approchés par les firmes pharmaceutiques que les praticiens, puisqu’ils ne sont pas prescripteurs de médicaments. Sur sa DPI apparaît seulement une fonction de membre non rémunéré du conseil d’administration de la Fondation Mérieux, sponsorisée par le laboratoire lyonnais BioMérieux.

Arnaud Fontanet, chercheur à l’Institut Pasteur, a eu un seul lien d’intérêts avec les laboratoires : EurosForDocs fait uniquement mention de sa participation non rémunérée à un congrès organisé par Johnson & Johnson. Il participe aussi à une chaire sur les nouveaux risques du Cnam, qui est financée par l’assureur Allianz. « Il n’y a pas de situation où la question de mon déport s’est posée », explique le chercheur. « Au conseil scientifique, on n’aborde pas les questions politiques et économiques. Nous rendons un avis scientifique sur les questions sanitaires. On est vraiment dans le champ sanitaire, et à aucun moment on évalue l’impact économique », justifie-t-il…

… L’industrie pharmaceutique a dépensé des montants inférieurs à 900 euros pour le président du conseil scientifique et le chercheur Franck Chauvin ; 1 703 euros pour la réanimatrice Lila Bouadma et 3 207 euros pour le médecin généraliste Pierre-Louis Druais, ce qui est infime pour le secteur…

La déclaration d’un autre médecin du conseil, le virologue Bruno Lina, fait aussi mention du financement de l’activité de recherche du laboratoire qu’il dirige au sein des Hospices civils de Lyon, à hauteur de 15 000 euros et jusqu’à la fin 2020, par le laboratoire BioMérieux. L’arrivée de ses tests de dépistage fin mars a aussi été annoncée avec grand espoir par la Direction générale de la santé. Une partie de ses liens passés avec Roche apparaissent, ainsi qu’avec Seegene, un fabricant concurrent de tests de dépistage Covid-19 coréen. En huit ans, l’industrie pharmaceutique a dépensé pour lui 23 892 euros. Mais aucune rémunération directe… ces montants correspondent à des invitations à des colloques financés par l’industrie pharmaceutique et surtout de la part de Sanofi, mobilisé sur tous les fronts du Covid-19, qui a déboursé pour lui 17 521 euros. Des liens qui n’apparaissent pas dans la DPI de Bruno Lina…

… Enfin, les laboratoires ont aussi dépensé 28 709 euros pour Denis Malvyexpert infectiologue au CHU de Bordeaux, depuis 2012. Ils lui ont versé 9 000 euros, essentiellement en sa qualité de membre du conseil scientifique du laboratoire Alfasigma « qui ne se positionne pas du tout sur le Covid-19 », précise le membre du conseil scientifique. Les 19 709 euros restants concernent des frais d’invitations concernant des colloques organisés par Big Pharma.

Si les qualités scientifiques de ces experts sont louées par beaucoup, la question de leurs liens d’intérêts a-t-elle été prise en compte au moment de leur sélection ? L’Élysée ne nous a pas dit si le sujet avait été anticipé…

Nous avons pensé que nos lecteurs avaient besoin de savoir : merci aux journalistes de Mediapart.

À propos du virus - Témoignage transmis par Michel Negrell.

Michel Negrell, philosophe Mézois, nous transmet l'analyse d'Olivia Zémor (CAPJPO-EuroPalestine) sur la crise sanitaire actuelle :

Chères amies, Chers amis,

 

Nous espérons que vous allez bien, en tout cas le mieux possible.

Si nous sommes, pour un grand nombre d’entre nous, confinés, nous ne sommes pas pour autant inconscients et muets.

Et certainement pas d’accord avec ceux qui clament « L’heure n’est pas à la polémique ».

 

Si, justement. C’est le moment ou jamais de s’informer, de réfléchir et d’analyser ce qu'il se passe en France et dans le reste du monde dans ce moment de crise sanitaire.

 

Et de continuer à échanger avec nos amis Palestiniens, confinés depuis plus de 13 ans à Gaza dans une situation dramatique, ou harcelés et contaminés en Cisjordanie occupée par le régime israélien qui, tout en généralisant l’espionnage téléphonique à l’ensemble de sa population, pour soi-disant « lutter contre le coronavirus », persécute encore plus les Palestiniens. (Cf. les infos sur notre site).

 

Et on se doute que des gouvernements qui n’ont actuellement que le mot de « solidarité » à la bouche, et qui ne sont pas choqués par cette situation, ni par celles des Iraniens dont l’épidémie est aggravée par leur embargo, ne sont pas crédibles quand ils se présentent comme nos sauveurs face au covid-19.

 

D’ailleurs la longue liste de leurs mensonges prouve le mépris dans lequel ils tiennent ceux qui ne sont pas « les premiers de cordée ».

Macron & Co nous ont en effet affirmé tout d’abord de manière péremptoire que les masques ne manquaient pas, mais qu’ils n’avaient pas la moindre utilité, tout comme les tests de dépistage...

 

Et quand ils nous citent l’exemple du confinement très strict en Chine, c’est en omettant soigneusement de dire que la mesure de confinement a été appliquée à la région la plus contaminée (quelque 50 millions d’habitants dans la province de Hubei) et qu’elle s’est aussitôt accompagnée de dépistages massifs et de moyens de protection adéquats (masques pour toute la population notamment).

 

Pourquoi le Pr. Didier Raoult, un spécialiste des maladies infectieuses à Marseille, a-t-il d’abord été méprisé, voire ridiculisé, alors que ses essais cliniques montrent depuis 2 semaines l’efficacité du dépistage, puis d’un traitement à base d'hydroxychloroquine et d’un antibiotique, deux médicaments anciens et disponibles ?

 

Puis le gouvernement Macron a annoncé que toute la production « non indispensable » devait s’arrêter, mais a demandé aux travailleurs de l’automobile ou du bâtiment de continuer à se rendre à leur travail… y compris en l’absence de moyens de se protéger contre la contamination ??

 

Enfin, et c’est encore plus scandaleux, le gouvernement qui tente de culpabiliser au maximum la population et de la diviser en essayant de faire porter le chapeau aux « indisciplinés », est directement responsable de l’engorgement des hôpitaux, du manque de personnel, de respirateurs, et même de moyens de protection aussi basiques que les masques.

 

Il n’a cessé de réduire les moyens de la santé publique, taillant sans cesse dans les effectifs, les lits, et refusant d’assurer un salaire décent au personnel soignant en nombre toujours plus restreint, et aujourd’hui épuisé, contaminé, et comptant un nombre croissant de malades (on ne sait même pas combien de personnes sont décédées parmi les infirmières, aides-soignantes, et personnel des EPADS).

 

Plus de 100.000 lits d’hôpitaux ont été supprimés en France en 15 ans, alors que la population augmentait. En Italie, 46 500 emplois dans le secteur de la santé ont été supprimés entre 2009 et 2017. 70 000 lits d’hôpital ont disparu. L’Italie disposait de 10,6 lits en hôpital pour 1 000 habitants en 1975 : il n’y en a maintenant plus que 2,6 ! La Grande-Bretagne a suivi la même voie : de 10,7 lits pour 1000 habitants en 1960 à 2,8 en 2013.

 

Et ceci alors que depuis 2003, les épidémies se multiplient: SRAS, MERS, H5N1, grippe porcine ou aviaire, Ebola…, et que les experts de l’OMS, appellent à la mise en place d'un système de veille à l’égard du risque de pandémie, afin de contenir celle-ci avant qu’elle ne déclenche une réaction en chaîne.

 

Les risques de pandémie par des infections bactériennes ou virales ne sont pas une surprise. Ils font des dégâts aujourd’hui et en feront d’autres demain, peut-être encore plus graves. Tous les scientifiques s’accordent pour dire que la capacité des virus à franchir la barrière humaine est liée à la déforestation, ainsi qu’aux élevages industriels gigantesques et à l'exploitation industrialisée de soja, d’huile de palme, de maïs, etc. C’est donc la transformation de la nature par l’activité humaine, fondée sur l’accumulation de profits, qui produit de nouveaux virus, ou déclenche des mutations qui n’avaient pas lieu d’être auparavant.

"La pandémie que nous devons affronter à l’échelle mondiale fait partie intégrante de la crise écologique. Elle est la conséquence d’une course aux profits et d’une croissance qui ignorent royalement les limites de notre écosystème. Le capitalisme tend non seulement à épuiser toutes les ressources (naturelles et humaines) mais il impose à la nature une métabolisation qui lui est spécifique. Le maïs génétiquement transformé produit des maladies nouvelles qui requièrent de nouvelles manipulations. Les pesticides transforment la métabolisation de nos corps de la même manière que les stéroïdes le font avec nos muscles", écrit Stephen Bouquin. "La logique de rentabilité explique également pourquoi de nombreuses maladies tropicales ont été négligées pendant longtemps. Même si un milliard de personnes humaines souffrent ou sont exposées à ces pathologies, il n’y a pas de « marché », souligne-t-il.

 

Alors les remerciements, hommages, minutes de silence ou applaudissements ne peuvent compenser une telle gestion lamentable de la société, de la nature, et du système de santé. Et rien ne dit que la santé cessera, après la crise, d’être laissée pour compte car non « rentable. »

 

De même que la recherche scientifique. Car le coronavirus n’est pas nouveau. Le Covid-19 fait partie de la famille des Corona, connus depuis plus de 15 ans, mais pour lesquels la recherche a été stoppée car « non rentable », elle aussi,  puisqu’il n’y avait pas de marché.

 

Donc à part terroriser les Français, tout en leur demandant « de ne pas paniquer », et distribuer des amendes, la « guerre » décrétée par Macron est un leurre. C’est surtout un appel à une « unité nationale » avec des inégalités criantes entre les familles confinées dans de tout petits logements et les plus aisés dans de larges espaces avec davantage de moyens et de possibilités de télétravail. Savez-vous que dans une famille nombreuse où l’un des enfants a atteint 18 ans, les deux parents sont obligés d’aller au travail. Le père est conducteur de bus, la mère travaille dans la grande distribution. Et celui de 18 ans doit s’occuper des petits… Ce n’est qu’un des nombreux exemples de ce que vivent les « derniers de cordée ».

 

Quant au feu vert donné aux entreprises pour imposer les dates de vacances et de RTT à tous les salariés, il préfigure de nouvelles mesures de « flexibilité », qui risquent d’être maintenues à la fin de l’épidémie, et qui là encore toucheront essentiellement les couches populaires. Et on est loin d’être rassurés quand on entend le ministre de l’économie déclarer : « La croissance pourra reprendre à condition de prendre les bonnes mesures »... en se gardant bien de dire lesquelles.

Même craintes en ce qui concerne le renforcement de l’arsenal répressif et de surveillance, censé être justifié par l’ « urgence ».

 

Nous ne pouvons manifester aujourd’hui. Le confinement est bien pratique de ce point de vue. Nous ne pouvons que croiser les doigts pour que la casse humaine soit la plus réduite possible, pour nos proches et pour tous les pays à commencer par l’Afrique et d’autres régions particulièrement vulnérables.

Mais cette crise est une nouvelle preuve qu’on ne peut pas faire confiance aux gouvernants et à tous ceux qui leur obéissent, comme l’indique la pétition de 600 médecins français en colère.

 

Tout reste pourtant possible quand on voit le vaste mouvement de solidarité spontané et les systèmes d’entraide pour assister les plus fragiles, les personnes âgées ou malades, qui se créent de manière bénévole, qu’il s’agisse de plateformes numériques de solidarité, de systèmes alternatifs d’approvisionnement et de soutien, fondés sur la coopération. Ils montrent qu’un autre monde est possible.

Humeur (mauvaise)

Jean de LA FONTAINE
1621 - 1695

Les Animaux malades de la peste

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Eh bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Étant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'Âne vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

MSFC : fin de saison en queue de poisson ?

Le monde du sport, et c'est là maintenant que l'on s'aperçoit de son importance, subit de plein fouet la pandémie du Coronavirus Covid-19. Du côté du football amateur et plus précisément de celui qui nous concerne, le déroulement de fin de la saison 2019-2020 est dans le flou le plus complet : reports, classements en l'état, montées, descentes, maintiens… ? Les instances régionales sont liées aux décisions gouvernementales et surtout à l'évolution préoccupante d'une épidémie qui fait des victimes. Vous direz : la santé de nos concitoyen.ne.s passe avant tout le reste et c'est essentiel !

Du confinement vital, nous allons ici vous donner les classements "bloqués" à ce jour des différentes équipes du Mèze Stade Football Club dirigé par Ghislain Guirao et son équipe :

 

Festival de Thau 2020 : quelques modifications…

Communiqué de l'organisation :

Dans le contexte actuel, nous avons pris la décision de repousser l'annonce de la programmation du 30e Festival de Thau à une date encore non définie. Nous vous tiendrons informés bien sûr. Nous sommes impatients de partager avec vous notre enthousiasme pour le programme de cette belle édition anniversaire qui se prépare malgré tout ! Nous restons positifs et espérons bien vous retrouver pour les prochains rendez-vous, prêts à profiter de la vie et à partager de belles soirées musicales et festives ! Toute l'équipe est passée au télétravail et le bureau du festival à Mèze est fermé. Mais nous demeurons joignables par email, à nos adresses habituelles ou à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Les prochains rendez-vous :

★ Soirée de présentation du 30e Festival de Thau - Vendredi 22 mai 2020 - Mèze (château de Girard)

 Concert de restitution des ateliers de Walid Ben Selim et des élèves du collège de Mèze - Jeudi 28 mai 2020 - Mèze (médiathèque de Mèze)
 
★ Parcours artistique et culturel dans des lieux patrimoniaux du bassin de Thau les 10, 19, 25 juin 2020 :
 
  1. Éco-dialogue avec Stéphane Ghiotti, géographe spécialiste de la gestion territoriale de l’eau autour du bassin méditerranéen - mercredi 10 juin - 18h30 - Musée de l’Étang de Thau - Bouzigues
  2. Concert "Walid Ben Selim invite Marie-Marguerite Cano", duo harpe/voix - vendredi 19 juin - 18h30 - Musée Villa-Loupian
  3. Concert Expressions végétales "Et si nous donnions la parole aux plantes ?" - jeudi 25 juin - 18h30 - Jardin antique méditerranéen - Balaruc-les-Bains

Municipales 2020 à Mèze : 3 listes, 99 candidats

Avertissement : les listes sont affichées dans l'ordre de réception à Thau Infos Mèze (à gauche 1ère liste). Légende : EMS = élu municipal sortant ; CC = candidat au conseil communautaire ; ED = élu départemental.

AGIR pour MÈZE ENSEMBLE vers 2026

UNION des DROITES pour

le Rassemblement MÉZOIS

Thierry BAËZA, 56 ans - EMS, CC.

Viticulteur, apiculteur.

Henry FRICOU, 63 ans - EMS, CC.

Retraité du Ministère des Armées.

Joël ARMENTIER, 45 ans - CC.

Ostréiculteur.

Audrey IMBERT, 41 ans - ED.

Ostréicultrice

Marie-Lilian MALAVIOLLE, 65 ans.

Directrice hôpital honoraire.

Marie-France JUNIET, 59 ans - EMS, CC.

DRH & Communication

Jean-Christophe DALBIGOT, 57 ans.

Directeur territorial

Patrick OLOMBEL, 68 ans - EMS.

Médecin retraité.

Yvan GARCIA, 55 ans - EMS, CC.

Chef d'entreprise.

Annick GALIBERT, 54 ans.

Animatrice sociale & maintien de l'autonomie.

Lysiane ESTRADA CALUEBA, 47 ans.

Responsable communication EPCI.

Aurélie FONT, 41 ans - CC.

Consultante en projet formation, ingénierie

Philippe CURÉ, 66 ans.

Metteur en scène, retraité Éducation Nationale

Benoît SOL, 41 ans.

Professeur EPS.

Michel BOYA, 66 ans - CC.

Proviseur honoraire.

Josepha GARCIA, 55 ans - CC.

Ostréicultrice.

Nathalie CABROL, 51 ans - EMS.

Sans profession

Edwige TESSEREAU, 46 ans - CC.

Chargée relation clientèle.

Marcel GRAINE, 71 ans - EMS, CC.

Colonel du Génie.

Daniel RODRIGUEZ, 68 ans - EMS.

Retraité cadre industrie.

Régis COLLIGNON, 51 ans - CC.

Ingénieur des Mines.

Ève GIMENEZ SILVA, 42 ans - EMS, CC.

Artiste danseuse.

Chantal FALCON DE LUCA, 50 ans.

Agent immobilier.

Sabine DAVIN, 39 ans.

Ostréicultrice.

Numa NICOLAS, 42 ans - CC.

Artisan plombier.

Bernard CHARBONNIER, 54 ans - EMS.

Directeur d'école.

Roland GALIANA, 59 ans.

Gendarme honoraire.

Marie-Hélène PELAIN, 44 ans.

Ingénieure INRA.

Pascaline DARDÉ, 37 ans - CC.

Mère au foyer.

Lydie BARCIET, 67 ans.

Retraitée chef de service comptabilité.

Séraphin PARRA, 67 ans.

Commissaire divisionnaire Police Municipale.

Nicolas GOUDARD, 46 ans - CC.

Conchyliculteur.

Frédéric JALABERT, 47 ans.

Artisan plaquiste.

Dominique MUNOZ, 63 ans - EMS.

Retraitée cadre chargée clientèle.

Karine LOUPY, 45 ans - CC.

Assistante technique, administrative du bâtiment.

Laetitia TEYSSOT, 37 ans.

Infographiste.

Nicolas ARCHIMBEAU, 38 ans.

Ostréiculteur.

Didier ASPA, 57 ans - EMS, CC.

Conchyliculteur.

Frédéric FERRARA, 45 ans.

Responsable centrale de distribution.

Sandrine GALAMBAUD, 45 ans - CC.

Infirmière.

Catherine BORIE, 57 ans - CC.

Commerçante.

Yamina MEZIANE, 70 ans.

Retraitée fonction publique.

Christian AUGÉ, 40 ans.

Responsable clientèle, sapeur-pompier.

William ALRIC, 47 ans - EMS, CC.

Agent administratif.

Nicolas DÉJEAN, 37 ans.

Responsable de production ostréicole.

Emmanuelle BOUDET, 51 ans.

Chargée d'activité en comptabilité.

Marie-Claude DEPAULE, 70 ans - EMS.

Retraitée artisane confection.

Anne-Marie CHASSANG, 69 ans.

Infirmière retraitée.

Roger PREUX, 73 ans - EMS, CC.

Retraité cadre commercial.

Aïssa DOULAT, 49 ans - EMS.

Professeur Sciences Physiques

Yohann LAURENS, 27 ans.

Commerçant ostréicole.

Vanessa CARUSO, 49 ans.

Chef de cabine Air France.

Marina MASSABIAU, 20 ans.

Coiffeuse.

Florence COMBRISSON, 48 ans.

Assistante vie scolaire.

David LAURENT, 48 ans.

Artisan plaquiste.

Jean-Marc LLOPIS, 65 ans - EMS.

Retraité commerçant.

Bernard GUYON, 61 ans.

Cadre éducatif.

Delphine AKNIN, 42 ans.

Conseillère en gestion formation hospitalière.

Véronique BERNAL, 46 ans - EMS.

Comptable.

Laetitia SOUCHE, 35 ans.

Demandeur d'emploi.

Bruno BOUDJEMA, 46 ans.

Médecin urgentiste.

Jacques MASINI, 73 ans

Militaire retraité.

Dimitry VICENTE, 28 ans.

Ostréiculteur.

Patricia LEROY, 65 ans.

Retraitée immobilier.

Monique DEMICHEL, 74 ans.

Retraitée Éducation Nationale.

Laurline SEBBANE, 23 ans.

Hôtesse de caisse.

Mickael WOLFF, 24 ans.

Chauffeur-Livreur.

Frédéric PEREZ, 38 ans.

Responsable marchés publics.

Robert GUYON, 80 ans.

Ingénieur retraité.

Charline BOISNEL, 61 ans.

Gestionnaire Collège de Mèze.

Aline REMEIZE, 68 ans.

Retraitée.

Angélique MARTINEZ, 29 ans.

Auxiliaire de vie.

Jean-Luc TARILLON, 57 ans.

Ingénieur informatique.

Philippe GARCÈS, 50 ans.

Conchyliculteur.

Paul MARIN, 77 ans.

Cadre industriel retraité.

Fleur CARAYON, 41 ans.

Conchylicultrice commerçante.

Nérima BENDRIA, 30 ans.

Mère au foyer.

Viviane LACOUR, 69 ans.

Fonctionnaire territoriale retraitée.

Romain PRADELLES, 26 ans.

Organisateur évènements et production.

François BORREL, 54 ans - EMS.

Clerc d'huissier de justice.

Théodore TOLEDO PIZA, 29 ans.

Responsable d'affrètement.

Valérie VARO, 47 ans.

Dessinatrice industrielle.

Sylvie TARIN, 55 ans.

Employée ostréicole.

Christiane MOUNIER, 74 ans.

Hôtesse d'accueil retraitée.

Christian DELAGRANGE, 72 ans.

Artiste, président-fondateur de AHI.

Joël DURA, 70 ans.

Directeur logistique retraité.

Jean-Paul BESSE, 70 ans.

Ancien cadre France Telecom.

Kelly FERLUS, 25 ans.

Infirmière.

Sophie GRANIER-BRESSY, 45 ans.

Responsable administrative export.

Audrey HARLE, 35 ans.

Ouvrière qualifiée bijouterie.

Jean-Claude GUTAPFEL, 73 ans.

Retraité.

Frédéric GANIGAL, 44 ans.

Conchyliculteur.

Jérôme ASENCIO, 40 ans.

Gestionnaire clientèle TP

Muriel VANDINGENEN, 65 ans.

Retraitée Conseil Régional.

Mireille LOURDOU, 76 ans - EMS.

Retraitée clerc de notaire.

Pierrette LABADIE, 77 ans.

Télexiste retraitée.

Philippe GAVEN, 54 ans.

Gérant d'hôtel.

Morgan CAUMEL, 18 ans.

Étudiant sécurité & prévention.

Jean-Pierre CACACE, 73 ans.

Responsable de laboratoire retraité

Nicole TOURNON, suppléante, 71 ans.

Retraitée inspecteur comptable.

   

Abbès BOUKHATEM, suppléant, 60 ans.

Conducteur poids lourds.

   

Ouvrages sur Mèze

Alain Cambon
Depuis un demi-siècle, Alain Cambon collectionne avec passion des clichés de sa terre natale. Après une sélection rigoureuse parmi ses très nombreuses photographies et cartes postales anciennes, précieux témoignages historiques, l'auteur révèle dans ce troisième volume la remarquable métamorphose de Mèze durant le XXe siècle. C'est l'occasion pour Alain Cambon d'aborder notamment l'après-seconde guerre mondiale, période pendant laquelle les Mézois, débordant de courage et d'opiniâtreté, valorisèrent les nombreux atouts terrestres et maritimes que la nature avait bien voulu leur donner. Et dans ces pages, le développement de la conchyliculture dès 1960, l'arrivée des rapatriés d'Algérie et la reprise de l'exploitation des mines de bauxite par la compagnie Péchiney, qui relancèrent l'activité économique de la cité, ne sont pas oubliés. Cette rétrospective devrait raviver les mémoires et faire resurgir, peut-être avec un brin de nostalgie, de nombreux souvenirs.