Mèze

Municipales 2020 : Marcel Graine rejoint la liste de Thierry Baëza

Marcel Graine déclare :

Les conditions ne sont pas réunies pour que je puisse conduire seul une liste lors des prochaines élections municipales. L’intérêt général me conduit à renoncer.

En tant qu’élu d’opposition, j’ai appris à connaître Thierry BAËZA. J’ai pu apprécier l’homme « vrai » qu’il est, son engagement sans faille au service des Mézois, son courage physique et moral, sa force de travail, sa capacité à traiter des dossiers complexes avec intelligence et circonspection, tout comme les idéaux qui l’animent, en particulier pour la défense de l’environnement.

Partageant les mêmes valeurs éthiques et politiques, ayant une conception similaire de la vie démocratique locale et du bien commun, j’ai décidé de m’engager à ses côtés pour vivre l’aventure d’une nouvelle mandature, lui apporter un soutien total et porter avec lui le projet ambitieux et réaliste que les femmes et les hommes rassemblés autour de lui ont élaboré.

J’appelle toutes celles et tous ceux :

  • qui se reconnaissent dans les valeurs que doit incarner le futur Maire de Mèze,
  • qui réprouvent les mensonges et les petits arrangements entre amis de la majorité municipale sortante,
  • qui sont convaincus qu’une autre gouvernance doit être instaurée,
  • qui considèrent que l’honnêteté est la première des vertus d’un Maire,

à rejoindre Thierry BAËZA pour redonner à notre Cité la place qui est la sienne au sein de l’agglomération, du département et de la région.

Marcel GRAINE

Conseiller Municipal sortant.

Le Bouclier de La Calendreta

"Le Rugby à 5, nouvelle discipline, facile d'accès, se joue avec un minimum de 5 joueurs par équipe et permet de découvrir le rugby sans contact, mixte, sur des espaces peu exploités (gymnase, cour d’école….).

Cette pratique s'accompagne d'une dimension festive et conviviale, que l'on peut retrouver lors d’évènements particuliers (fête du club, journée des associations …).

Elle est un formidable support pédagogique et ouvre la pratique du rugby à un large public, qu’il soit sportif ou non… (FFR)."

Le Rugby Club Mézois a parfaitement "enregistré" le message de sa fédération. Restait à convaincre les établissements scolaires, les enseignants et les parents des enfants. Le mot "RUGBY" véhiculant malheureusement des images violentes, cela n'a pas été facile d'acquérir la confiance de chacun. C'est La Calendreta Mézoise qui "a sauté" la première sur le partenariat proposé : un cycle de 6 semaines (rugby sans plaquage ni mêlée) pour les CM1-CM2.

Cet aprés-midi, au terrain du Campotel, 40 enfants (filles et garçons) en ont décousu pour ce premier tournoi parfaitement orchestré par l'équipe des présidents Jean-Louis et Stéphane. Caroline et Cyril, impliqués côté éducation ; Alexandre, Mickaël et Nicolas, soit à l'arbitrage, soit aux explications ont fait que cette compétition se déroule de manière irréprochable.

Balayées les idées reçues d'un rugby rugueux et place à un jeu qui n'est pas sans nous rappeler une certaine "trapette" pratiquée dans les cours d'école.

Tout le monde a été récompensé et le Bouclier de La Calendreta trônera désormais dans l'établissement. Quant au Trophée Occitan, il se rajoutera aux nombreuses coupes d'un RCM au club house flambant neuf.

Ce 13 janvier, pour les curieux, les parents et les promeneurs des Sesquiers, le bonheur était sur le pré !

Et comme une réussite en appelle souvent une autre, on apprenait que le prochain cycle s'adresserait à 56 élèves de l'école Clemenceau (25 février au 31 mars)… Pas beau ça ?

Le RCM prend de l'ampleur et s'adresse de plus prés aux enfants.

 


 

Les Panthères Blanches

Saint-Vincent à Mèze : un cru de plus de 10 ans…

"Goûter aux millésimes locaux et partager des rendez-vous culturels ! Depuis janvier 2009, la ville de Mèze revisite la fête des régions viticoles en rassemblant des producteurs autour d’une programmation sur le thème de la vigne et de son fruit. Chaque rencontre, cinématographique, musicale... est agrémentée d’une dégustation de vins. Une parenthèse riche en émotions et en découvertes qui, dans la bonne humeur et la convivialité, offre une re-connaissance des produits du terroir !"

Le service culturel de la ville de Mèze attache une grande importance à une manifestation qui prend largement toute la deuxième partie du mois de janvier. Économiquement, il faut avouer que la vigne est un atout majeur dans l'environnement local. Jouerons le jeu cette année les domaines de : Belle Mare, Creyssels, Farlet, Félines Jourdan, La Briffaude, La Croix Gratiot, Les Yeuses, Mas Saint-Laurent et Morin-Langaran.

Les animations choisies avec goût et discernement se succéderont du 14 au 31 janvier, de la médiathèque de Mèze à la Cave (ancienne coopérative) en passant par le cinéma Le Taurus et la place des Micocouliers… Culture et dégustation ont toujours fait "bon ménage" !

Voici, succinctement, le panoramique de la Saint-Vincent version 2020 (VinVin) :

 

Melkan Bassil, photographe montpelliérain présentera du 14 au 31 janvier l'exposition :

"Les caves coopératives"

À découvrir la diversité et la richesse d'une architecture et d'un patrimoine fortement identitaires - Médiathèque de Mèze.

   

Toujours à la médiathèque de Mèze, mardi 21 janvier à 18h, lecture musicale des :

"Variations vigneronnes"

… dégustation des vins locaux avec Claude Maurice et Eric Coulonges |durée 45 minutes |texte et direction : Colas Valat |D’après une étude de Zoé Valat, ethnologue, Sylvie Goussopoulos, photographe, pour le Pays Haut Languedoc et Vignobles.

Quatre générations, quatre saisons, quatre heures dans la journée. Quatre moments de vie. Passe le temps de planter, de tailler, celui de labourer puis vient le temps des vendanges...

   

Au cinéma "Le Taurus", mercredi 22 novembre à 18h, ciné-rencontre :

"L'âme du vin"

de Marie-Ange Gorbanevsy.

Les vins naissent de la rencontre de la terre, du ciel, et de l’homme… Chaque année en Bourgogne, le travail de la vigne et de la cave au fil des saisons aboutit à la création de vins exceptionnels, vivants, recherchés et adulés dans le monde entier : Romanée-Conti, Gevrey-Chambertin, Chambolle-Musigny, Meursault, Volnay…


Entrée : 3 & 4 €

* 20h30 concert « Les Balochiens font leur bal pop »

L’orchestre de bal populaire vous transporte du Paris de la môme Piaf jusqu’au Bayou du Limousin, en passant par la Havane du Social Club et la Place Rouge aux 100 000 volts...

…Autant d’airs et de rythmes d’hier et d’aujourd’hui pour une musique du monde d’ici et d’ailleurs.

 

 À "La Cave", vendredi 24 à partir de 18h et jusqu'à…plus :

entrée libre |bar à vins, huitres, assiettes gourmandes et du terroir dès 20h.
Dégustations jusqu’à 20h de vins des domaines Belle Mare, Creyssels, Farlet, Félines
Jourdan, La Briffaude, La Croix Gratiot, Les Yeuses, Mas Saint-Laurent et Morin-Langaran.
 
* 22h D.J. « Guy Lamour »
Du rock rebelle à la moiteur du funk, en
passant par la puissance techno, difficile de rester de marbre ! L’incontournable animateur
de platines des soirées du littoral languedocien,
aime à se définir comme un agitateur culturel.
Connu et reconnu sur la scène sétoise, Guy
Lamour surprend toujours par son éclectisme
musical, ses tenues extravagantes et son exubérance fédératrice.

 

   

À la médiathèque de Mèze, samedi 25 de 10h30 à 12h :

 

"Goût et saveurs"

 

Un temps animé par l’association Homo Ludens afin de découvrir les jeux de société.

 

   

Sur la place des Micocouliers, dimanche 26, de 10h à 13h :

 

"Marché des vignerons"


Dégustation-vente autour des chalets. Une variété de crus à savourer avec

« Les Mobil’Hommes », un duo de variété joyeux, festif et coloré.

 


5€ le verre et 3 dégustations.

L'ACEM offre Capt'ain CABOCHE aux enfants

 

Féérie, rêves, sourires, étincelles dans les yeux : l'heure gratuite de spectacle proposée aux petits et aux grands a rempli d'allégresse les cœurs présents sur l'Esplanade ce 23 décembre.

Capitaine CABOCHE, chasseur de trésors, est parti à l'aventure pour un show participatif. Même les plus "anciens" se sont laisser prendre par l'ambiance. Comédie, danse, jeux, énigmes, humour, musique… l'ACEM a, une nouvelle fois, marqué de son empreinte les festivités de fin d'année. Bravo et félicitations à l'équipe de Corinne Di-Rago Petit !

Un concert de Noël spécial

Guillaume Cazal, grand patron !

Pourquoi spécial ? D'abord par sa qualité (ça on savait) mais ensuite parce qu'il s'agit d'une dixième édition qui marque le passage de l'École Locale (EMMM) à une "antenne" du Conservatoire à Rayonnement Intercommunal de Sète Agglopôle Méditerranée (CRISAM, faudra se rappeler !)

Ensuite, l'organisation aura réussi l'exploit de faire participer des musicien.ne.s présent.e.s lors du premier concert en 2009.

La salle Bernard Jeu était comble (plus de 500 personnes) pour cet évènement où compétence et talent ne peuvent laisser insensible. Même les habitué.e.s ont à un moment ou à un autre une corde intérieure qui vibre…

Guillaume Cazal et son équipe : Marion Amouroux, Élisabeth Assens, Anne Balloy, Matthieu Chédeville, Nicolas Delrox, Martine Devillers, Christelle Esteban, Christophe Grimalt, Christine Laquerbe, Mattias Levrero, Armand Marco, Frédéric Ruiz, Bruno Sentou, Thierry Varupenne ont su partager leur passion à leurs élèves. Le mélange des générations, le choix des morceaux, l'imagination des concepteurs nous a offert un concert détonnant : un très, très grand spectacle.

14 morceaux au programme : The Muppet Show (S. Pottle), Ekev Schel Shoshanim (Y. Hadar), Le Monde est Stone (M. Berger), Gammes (P. Morino), Marche Impériale de Star Wars (J. Williams), Milonga Del Angel (A. Piazolla), Sarabande (GF Haendel), Ain't No Sunshine (B. Withers), Surfin' (E. Ranglin), Live And Let Die (P. Mc Cartney), Mori Riso (Trad. Bulgare), Thème du fabuleux destin d'Amélie Poulain, L'étrange Noël de Mr. Jack (D. Elfman), Final (P. Morino) pour deux heures de musique !

Cliquez sur une image pour l'agrandir.

Vittoria Renard : la jeunesse flamboyante.

En publiant "Le meilleur devant nous", l'écrivaine Mézoise et Européenne par ses origines nous invite à vivre son premier roman d'amour.

Banal, direz-vous ! Sauf que le triangle névrotique proposé par Vittoria est celui de pré-adultes "tiraillés" entre amitié, confidence, trahison, abandon… L'amour est bien là, mais le pas à franchir vers le bonheur est soumis au doute et à la peur de se déclarer. C'est le maillon faible de ce fameux triangle qui sera le détonateur du "meilleur"…

Extrait :

"… Je me calmai peu à peu et pus reprendre une respiration quasi-normale. Mais j'eus le souffle coupé quand Carter souleva mon menton, ne me lâcha pas du regard et, doucement, posa ses lèvres sur les miennes. Aussitôt, je sentis une boule gronder en moi…"

Vittoria, du haut de ses 20 ans, se glisse dans ses deux personnages principaux : Megan (Elle) et Carter (Lui)… Le style est direct : "Je me projette dans le personnage…"

On est tenté de dire que cette manière d'écrire est issue des réseaux sociaux sauf que le langage de communication se situe entre le courant et le soutenu…

Vittoria nous a confié qu'elle écrivait depuis ses 14 ans. Elle qualifie son roman d'imparfait et il s'adresse à "tout le monde". Personnellement, il nous a ému avec l'impression d'être "le voyeur" d'une intimité parfaitement décrite : quelle maturité !

Bien que scientifique professionnellement, cette jeune dame continuera à écrire "pour elle" des romans. Inspirée par l'auteure américo-coréenne Jenny Han elle a fait sienne cette phrase de J-Y Leloup :

"Chaque matin, cherche l'étincelle, l'éclair, qui allume en toi le jour !"


Le meilleur devant nous - Vittoria RENARD, aux Éditions MAÏA - Garance - ISBN: 978-2-37916-195-7

Le Club Benett était présent au Marché de Noël de Balaruc-les-Bains

15ème édition du Marché de Noël de Balaruc-les-Bains, marché délocalisé au Camping des Bains et magnifiquement organisé par l'ACB (Association des commerçants et Artisans de Balaruc-les-Bains)… Gérée de "main de maître" par Cathy Dumas, la manifestation au Village du Père Noël s'est déroulée durant 3 jours grâce à la municipalité de Balaruc-les-Bains, la CCI de Sète et plusieurs enseignes commerciales partenaires. 40 chalets aux stands attractifs ont accueilli une foule impressionnante de visiteurs.

La présence "surprise" d'Ingrid Chauvin (Demain nous appartient) a été l'évènement "phare" de la cérémonie d'ouverture.

Parmi les attractions entièrement gratuites pour les enfants, les manèges, les promenades à dromadaire… nous avons retenu les démonstrations de Country et de Line Dance du Club Benett Mézois, invité pour l'occasion. Le groupe, présent sur deux jours, a proposé une quinzaine de chorégraphies aux petits et grands de l'assemblée.

La vidéo qui suit vous donnera une idée plus précise d'un week-end de qualité…

DM

Critérium Fédéral de Tennis de Table : à Mèze évidemment…

Ça peut paraître simple et "normal" mais pour organiser un tel évènement, il faut avoir "sous la raquette" les structures adéquates… Mèze, encore une fois et depuis les jeux Méditerranéens de 1993, sous le mandat d'Yves Piétrasanta, possède l'outil idéal (40 tables installées). Maintes fois utilisé, le gymnase Bernard Jeu (philosophe et théoricien du sport, président de la Fédération française de tennis de table de 1982 à 1991) a servi à la discipline du niveau local au niveau international. La ville de Mèze peut s'enorgueillir de posséder et d'avoir su conserver aux normes ce formidable outil sportif…

Revenons à la compétition régionale de ce week-end qui a vu les clubs de l'Occitanie en découdre individuellement, dans les catégories masculines seniors, moins de 18, moins de 15, moins de 13 et moins de 11 ans (les féminines étaient à Blagnac). Se jouaient, entre autres, les accessions de pré-national en Nationale II.

Sous la houlette de Johnny Salvetat (Castelnaudary), juge-arbitre national, et de son équipe très rodée, les parties de ce 2ème tour se sont parfaitement déroulées. De Cugnaux (31) à Saint-Chély d'Apcher (48), en passant par Sommières (30), les associations concernées ne se sont pas fait de cadeau pour atteindre le Graal (ce dimanche matin, 24 juniors, 24 cadets et 24 seniors).

Pas de représentant de l'AMTT (Association Mézoise de Tennis de Table) à ce niveau. Le club local (30 ans d'existence) fort de 80 licencié.e.s nous a été présenté par son entraîneur Julien Bibal. Les objectifs sont clairs : maintenir au moins l'effectif à son niveau actuel mais aussi laisser la place à un Tennis de Table Loisirs pour tous et ensuite créer un lien "Ping" avec le milieu scolaire… Maintenant, avec le Thalassa juste à côté, une base arrière des J.O. de 2024 à Paris… serait une aubaine !

Le pongiste de droite a, semble-t-il, pris une option…

Un 11 novembre particulier

101ème anniversaire d'un armistice qui mit fin à la première guerre mondiale… un guerre d'usure atroce, inutile (comme toutes), la guerre préférée de Georges Brassens :

" Moi, mon colon, cell' que j' préfère,
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit ! "

Extrait du JDD (5/11/11) :

À 8 h 30 arrivait une dépêche ainsi conçue : "L’armistice est signé, il commence à 11 heures." Jamais aucun être humain n’a mieux connu la joie de vivre que le soldat à cette minute inoubliable, jamais il n’a autant souhaité échapper à la mort pour parvenir à cette heure de calme tant désirée, tant attendue et toujours retardée. […] Sur la ligne de feu, les hommes se terrent, il ne s’agit plus que de vivre encore quelques quarts d’heure et puis c’est le salut ! Seule la mitrailleuse salue ceux qui bougent et le temps s’écoule lentement. […]

10 h 45, l’artillerie lourde allemande continue son œuvre de destruction et un obus démolit une maison à quelques mètres de l’église.

10 h 55, la mitrailleuse tire toujours.

11 heures, un clairon sonne "Cessez le feu ! Levez-vous !" Le refrain se propage le long de la ligne mais personne ne lève le nez.

Le silence plane sur le champ de bataille. Soudain l’admirable sonnerie "Au Drapeau !" traverse les airs. La dernière note s’est à peine perdue dans la vallée que, de la prairie rase où le régiment a disparu dans les trous pour mieux tenir, monte le chant de la Marseillaise. Indécis au début, il s’enfle peu à peu et le refrain est hurlé à pleine gorge par les 1.200 braves dont la mort n’a pas voulu et qui chantent à cette heure beaucoup plus leur joie de vivre que la fierté de leur triomphe. […] À la première minute, la bête humaine avait triomphé et le sentiment qui dominait cette foule était la joie intense d’avoir échappé à l’enfer du combat, de vivre ! Oui, de vivre, car à cet instant, ce mot résumait tout ! Mais quand, après avoir contemplé le ciel, nos yeux se reportèrent sur le terrain que nous avions conquis et gardé, nous vîmes combien nous l’avions payé cher. Les morts crispés dans leurs dernières convulsions jonchaient le sol.

"Mourir le dernier jour de la guerre, c’est mourir deux fois !"

Les autorités civiles et militaires se sont donc retrouvées au Monument aux Morts de la Ville de Mèze. Silences, émotions tues, respect et pensées lointaines… On n'oublie pas : posés de gerbes, drapeaux en berne… les discours semblent anodins par rapport aux images qui défilent, aux images racontées…

Ce 11 novembre ne ressemblera pas toutefois aux autres. Le président de la République inaugurera le premier monument national dédié aux morts pour la France en opérations extérieures pour défendre la liberté. La ville de Mèze a hélas donné. Monsieur Le Maire, le Souvenir Français… ont tenu à marquer la disparition du Sergent-Chef Jean-Louis NAVARRO le 7 juin 1992, à 18h en Croatie (ex-Yougoslavie)… Le Mézois, le Français, ce jour-là, a donné sa vie pour la PAIX, lors d'une attaque terroriste serbe à Sarajevo… Le rosier du Souvenir Français a été déposé sur la tombe familiale après les discours émouvants des autorités et de la famille…

Hommage émouvant…

 

Éco-dialogue - Geneviève Azam met les points sur les i…

Qui dit éco-dialogue, dit Festival de Thau et qui dit Festival de Thau dit JAZZAMEZE ! En cet automne 2019, l'association de la présidente Monique Teyssier n'a pas laissé passer l'occasion de lier ses objectifs à l'opération "Sème ta résistance 2019"… En regardant de plus près les deux animations, il n'y a pas l'ombre d'un doute : on parle le même langage et n'en déplaise à certain.e.s, les problèmes soulevés dans tous les cas viennent de l'Homme !

 

Une affluence record pour écouter Geneviève Azam…

Avec Geneviève AZAM, économiste française, maître de conférences, chercheuse à l’université Toulouse-Jean-Jaurès, par ailleurs militante écologiste et altermondialiste au sein de l’organisation Attac France, on savait d'ores et déjà le centre de la discussion. Savamment orchestré par Thierry Salomon, le débat, avec comme support "Lettre à la Terre" le dernier livre de Geneviève (Éditions du Seuil), a été fructueux par son contenu et par la sérénité affichée de l'auteure.

Elle va mettre l'accent sur la responsabilité de l'être humain, "locataire" de la Terre-mère cette dernière lui disant :

" Vous faîtes partie des autres espèces vivantes mais vous avez une caractéristique particulière, c'est vous seuls qui pratiquez l'action politique, ce ne sont pas les fourmis, ce ne sont pas les éléphants, ce ne sont pas les plantes… du fait que vous ayez ce libre arbitre, cette liberté dont ne dispose pas les autres espèces… loin de vous donner des droits sur ces dernières, vous donnent des devoirs. Alors que jusque là vous avez divisé cette spécificité d'humains que vous avez revendiquée, c'est vous seuls qui pouvez modifier certaines règles d'organisation de la société… vous avez des responsabilités et pas de supériorité particulière mais des obligations extrêmement importantes… "

Geneviève précise alors :

"Là, toutes les résistances de la société moderne occidentale et de tout ordre se dressent car on a coupé les liens organiques avec la Terre-mère… chez certaines féministes cette notion qui renvoie les femmes à une fonction nourricière peut être mal comprise… bien que déjà dans les textes Grecs ou Romains, mais aussi dans ceux du XIXe siècle… Cela choque car nous sommes éduqués.e. à minimiser le rôle nourricier voire à le mépriser comme si c'était un rôle secondaire… le système actuel (capitalisme) considère que la tâche noble c'est la production, c'est la figure du producteur (souvent un homme)… Hors aujourd'hui, nous savons qu'avec la pression imposée à la Terre, nous allons dans le mur… donc les fonctions "dévalorisées" d'entretien, de réparation (des écosystèmes, des sociétés…), d'éducation, de soin… vont devenir des valeurs majeures pour l'avenir commun des hommes et des femmes et la possibilité d'un renversement extraordinaire de responsabilités…"

L'altermondialiste fait également siennes les paroles de jeunes militant.e.s pour le climat :

"Nous sommes la nature qui se déforme !" … et explique que nous ne sommes pas de grands sauveurs auto-programmés de l'humanité… (ça abonde) mais que nous faisons partie de cette nature et que c'est avec et pour elle que nous ferons changer les choses !! Un peu d'humilité donc…

Afin d'étayer ses affirmations Geneviève Azam prend pour exemples :

  • l'invasion de l'amarante dans les champs de soja transgénique traités à coup de Round Up (Monsanto).
  • la présence des tritons crêtés, des grenouilles agiles… a provoqué des enquêtes longues qui ont retardé (annulé à notre connaissance) la construction de l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes (biodiversité menacée).

Les dés sont donc jetés, il va falloir reposer les pieds sur cette Terre nourricière, la respecter, en faire son alliée… Cela passe par des remises en question politiques… Agir rapidement est une nécessité !

 

Toutes les générations sont concernées…

Précieuses graines…

Il y a déjà 10 ans, les "semeurs volontaires" prêchaient pour la biodiversité à Mèze, sur l'Esplanade… c'était un dimanche de janvier 2009. Depuis ce temps, les choses ont-elles évolué ? Rien de moins sûr !

Un grain d'histoire :

"Fin des années 90, les contaminations induites par l'autorisation des OGM transgéniques ainsi que les évolutions réglementaires confortant toujours plus le monopole des semences industrielles mettent en effet en lumière le verrouillage à l’œuvre dans le secteur semencier. Les variétés dites « locales», « de pays » ou encore « anciennes », non inscrites au Catalogue officiel, sont en passe de devenir inaccessibles et la majorité des agriculteurs ont d'ailleurs abandonné la pratique de conserver leurs semences à la ferme : après-guerre, c'est d'abord l'État puis les entreprises privées qui assurent la production de semences standardisées pour une agriculture productiviste…

… Une étude de la Confédération Paysanne et de la FNAB présentant un état des lieux des projets individuels et collectifs de conservation / multiplication / sélection de semences à la ferme est alors réalisée. Elle est présentée devant 350 personnes au lycée agricole d’Auzeville en 2003 dans le cadre des premières rencontres « Semences Paysannes, cultivons la biodiversité dans les fermes ». Une déclaration solennelle engage à cette occasion l'ensemble des participants et les structures organisatrices à défendre les droits fondamentaux des paysans sur leurs semences et à construire une alternative collective aux variétés industrielles. Le Réseau Semences Paysannes (RSP) est né quelques mois plus tard pour mettre en œuvre cet engagement…"

La ville de Mèze a été choisie une nouvelle fois pour l’organisation des rencontres internationales 2019. Le RSP qui regroupe 92 organisations membres (groupements nationaux et locaux d'agriculture biologique, biodynamique et paysanne, associations de préservation de la biodiversité cultivée, artisans semenciers et ONG) a posé "ses graines" au Château de Girard et au foyer municipal. Une affluence record a répondu à l'appel et certainement pas "que pour le plaisir".

Cette manifestation a permis de retrouver les connaissances et les savoir-faire associés aux semences trop souvent perdues dans les pays industrialisés, de construire des liens, des alliances et des projets entre les praticien·ne·s de la biodiversité cultivée des différentes régions du monde engagées dans une agriculture paysanne, écologique et solidaire. Elle sera suivie de bien d'autres actions du même genre : il est certainement grand temps de se réveiller et de "stopper le hors-sol"… Atterrissons !

Ouvrages sur Mèze

Alain Cambon
Depuis un demi-siècle, Alain Cambon collectionne avec passion des clichés de sa terre natale. Après une sélection rigoureuse parmi ses très nombreuses photographies et cartes postales anciennes, précieux témoignages historiques, l'auteur révèle dans ce troisième volume la remarquable métamorphose de Mèze durant le XXe siècle. C'est l'occasion pour Alain Cambon d'aborder notamment l'après-seconde guerre mondiale, période pendant laquelle les Mézois, débordant de courage et d'opiniâtreté, valorisèrent les nombreux atouts terrestres et maritimes que la nature avait bien voulu leur donner. Et dans ces pages, le développement de la conchyliculture dès 1960, l'arrivée des rapatriés d'Algérie et la reprise de l'exploitation des mines de bauxite par la compagnie Péchiney, qui relancèrent l'activité économique de la cité, ne sont pas oubliés. Cette rétrospective devrait raviver les mémoires et faire resurgir, peut-être avec un brin de nostalgie, de nombreux souvenirs.