Mèze

Et revoilà les percussions pour tous !

Organisé par l’antenne de Mèze du CRI de Sète Agglopôle et dans la continuité des éditions précédentes, le but de ce 10ème stage est de guider un public varié vers une découverte des cultures, rythmes et percussions de différentes régions du monde.
Ce stage est ouvert à tous, quel que soit le niveau de pratique ; débutant ou avancé.
Pour cette édition, le stage propose de découvrir ou redécouvrir plusieurs destinations et univers musicaux.
Quatre ateliers sont proposés :
les claviers et instruments de Batucada brésiliens, les steel-drums des Caraïbes, les « kodo » du Japon et les curieux « Boomwhackers » !
Le stage est animé par le collectif PURKWAPA : Guillaume Cazal, Nicolas Del-Rox, Jean-Pierre Lannez, Benjamin Magnan et Florian Solles.

Ce stage est limité à 50 personnes : quatre groupes permutant chaque jour sur un atelier différent, constitués en fonction des âges des participants, des plus petits (à partir de 9 ans) aux plus grands (adultes).
Tarif (forfait unique pour la semaine) :
60 Euros (élèves du CRI) - 130 Euros (extérieurs)
Réduction pour le 2e me membre d’une même famille :
50 Euros (élèves du CRI) - 110 Euros (extérieurs)


 LES STAGIAIRES SE PRODUIRONT À SÈTE LE SAMEDI 24 JUILLET DANS LE CADRE DU CENTENAIRE BRASSENS POUR UN CONCERT EXCEPTIONNEL EN COMPAGNIE DE PURKWAPA !


 Inscrivez-vous rapidement ICI

Notre Dame du Sourire, communiqué d'Yvon Quissargues, curé de la paroisse

Notre Dame du Sourire, communiqué d'Yvon Quissargues, curé de la paroisse :

 

 Lumières De Thé, Bougies, Chandelles

 

"Tout le monde sait à présent que je quitterai la paroisse à la fin du mois d’août. Cela induit la question : « Qui prendra la suite ? » . La situation de l’Eglise aujourd’hui provoque une autre question plus angoissante : « Y aura-t-il quelqu’un ? »"

 

"Eh bien, il y aura quelqu’un et nous savons qui. J’ai pu l’annoncer jeudi au Conseil pastoral. L’évêque confie la charge de curé à Bogdan Lesko. Bogdan est polonais, prêtre du diocèse de Montpellier, membre de la communauté Synodia. Certains le connaissent déjà puisqu’il est curé de la paroisse voisine Bon Pasteur en Gigeannais. Il reste curé de cette paroisse et continuera d’habiter Sète. Il est, de plus , reponsable du secteur Bassin de Thau. Jean-Gabriel Moyon est nommé vicaire paroissial. Prêtre du diocèse d’Albi, il rentre de Chine où il a passé 20 ans au service des lépreux. Il habitera le presbytère de Mèze."

"Tous deux viendront rencontrer le Conseil pastoral début juin et prendront leurs fonctions à partir de septembre. On peut se réjouir et rendre grâce pour cette occasion de renouvellement offerte à la paroisse. « Je vous appelle mes amis car tout ce que j’ai entendu de mon Père je vous l’ai fait connaître. » Jean 15, 15 "

Yvon Quissargues, prêtre

21ème et dernier courrier de Spinoza

Tout d'abord merci à Michel Negrell de nous avoir abreuvé de ses pensées spinoziennes pendant près de 6 mois. Peut-être allons-nous aborder le monde de demain autrement… ? Une remise en question est certainement nécessaire par le bas mais également par le haut de l'échelle. Qui fera le premier pas ?


Le corps politique …

Qu’est-ce qui fait société ? Une composition d’affects [1] individuels. Cette composition procède par homogénéisation des affects.  

Comment, dans une société, les affects s’homogénéisent-ils ? Par imitation. « Du fait que nous nous imaginons qu’un objet semblable à nous et pour lequel nous n’éprouvons aucun affect, est quant à lui affecté d’un certain affect, nous sommes par là même affectés d’un affect semblable. » Ainsi du pauvre que nous secourons pour nous placer dans sa situation. Le spectacle d’un affect touchant un semblable suffit à être importé en nous. Le mécanisme d’imitation des affects est dirigé par le principe d’affinité par similitude. Ainsi se constituent des groupes sociaux affinitaires. Ces groupes distincts par leurs affects communs possèdent chacun une manière de sentir et de juger propre. Ceci explique la diversité de la multitude.  

Il n’y a aucune hiérarchie de nature ni entre membres de la société, ni entre groupes affinitaires. 

Un corps politique : l’État.

Par manque de sagesse, les humains ne parviennent pas se gouverner par la seule raison. Ils doivent avoir recours à un corps de contraintes : l’Éat. Le régime démocratique permet de réduire au maximum la distance entre le sujet et l’objet de la loi. En démocratie, les hommes sont les auteurs de la loi et ils se l’appliquent. Dans les autres régimes les hommes consentent aux lois définies par d’autres. Dans tous les régimes ils procèdent par auto-affectation (lire lettre 20). En démocratie le pouvoir est largement réparti et de nombreux contre-pouvoirs sont instaurés. J’ai essayé de créer une théorie rationnelle de l’État. A défaut d’une multitude rationnelle, concevoir un État rationnel. Tel est mon programme.

L’État rationnel est un «  individu composite » fait de citoyens. L’État est une « personne sociale », un corps donc doté d’un Conatus propre, d’un effort pour persévérer dans l’existence.

Les États comme les êtres humains sont soumis aux affects. J’ai jadis d’énoncer des États « avides d’argent et d’honneurs » qui conduisaient à l’anxiété et la ruine. Il ne manque pas d’ambitieux sans scrupules parmi les personnels politiques de l’État.

L’État a pour fonction de permettre aux individus de s’assembler (la multitude) autour d’un affect commun (la liberté, par exemple), de conserver une unité propre à persister dans l’existence. L’État doit assurer l’équilibre, l’homéostasie du corps social. L’État doit être capable de se maintenir (Nature naturée), de se régénérer, de s’inventer (Nature naturante) en fonction du renouvellement de ses composants. L’État doit permettre à tous et à toutes de vivre ensemble pour que chacun soit utile à lui-même. L’État n’a qu’un souci, l’unité au service de tous. Le danger, pour la stabilité de l’État, sont  les mécontents et les désœuvrés. Ne pensant qu’à eux, ils conspirent contre l’ordre juridique. Je pense à ceux qui gouvernent effectivement, aux grands seigneurs et non aux travailleurs du commerce, de l’artisanat et de l’agriculture. L’État doit veiller, avant tout, sur la compatibilité des affects de la multitude.

Par ses membres l’État a une origine passionnelle et intéressée qu’elle doit rationaliser. L’obéissance requis par l’État n’est pas obéissance aux gouvernants, mais à mon utile passant nécessairement par autrui.

L’autonomie personnelle octroyée par le recours à la raison (à la connaissance du 2ème genre) est soutenue par l’autonomie collective garantie octroyée par l’État en charge de la distinction du juste et de l’injuste. Cette distinction favorise la nécessaire coexistence et la nécessaire collaboration. L’État organise la communauté des « affects ordinaires » et les citoyens soutiennent l’État par « les vertus civiques ».

Il importe que la multitude « cultive la vie » et soit libre. La confiance est la vertu civique essentielle. L’État ne saurait gouverner par la coercition et par la crainte. Personne ne veut un pouvoir autoritaire, un État absolu, forçant les individus à renoncer à leur puissance propre. La mission de l’État est de faciliter l’accroissement de la puissance d’exister de chacun en amplitude et intensité en matière de pensée et d’agir. L’adhésion à l’Éat doit être volontaire résultant d’affects joyeux. Le pouvoir d’État doit être minime. Sa raison d’être est la liberté. J’ai écrit : « La fin [la finalité] de l’État n’est pas de dominer l’homme ou de le tenir par la crainte […]. La fin de l’État est donc en réalité la liberté. » Bienveillance et tolérance doivent régner. La sécurité doit permettre à chacun – chacune de mener une vie conduite par la raison.

La liberté d’opinions et de cultes est requise, sans donner la prééminence à aucun. Église et État doivent être séparés. Une « religion civile » est possible pour renforcer la cohésion sociale comme vous avez connu en 1794 avec le culte de l’Être suprême ou du culte de la  Raison [2]. C’est ma conception de ce que vous appelez aujourd’hui la laïcité.

Si l’État ne respecte pas ses propres lois et sa mission  il justifie la rébellion. L’insurrection est alors nécessairement un droit, comme l’a reconnu la constitution révolutionnaire de 1793 [3].

Si les citoyens dépendent de l’État, l’État dépend des citoyens. Le citoyen n’est ni soumis ni passif. Il veille à la défense des droits, des libertés et du bien commun. L’État doit pouvoir compter sur les citoyens qui défendant en armes leurs libertés, plutôt que de les confier à des militaires professionnels ou à des mercenaires.

Il importe que tout pouvoir soit assorti de contre-pouvoir pour assurer la souveraineté à la communauté des citoyens. Cette souveraineté citoyenne doit être absolue quel que soit le régime, monarchique, aristocratique, démocratique. En dernier ressort c’est la multitude qui gouverne activement ou passivement. Le danger est l’accaparement de la direction de l’État par une fraction de la multitude ou par certains de ses membres. L’autorité politique de la multitude est autonome, non-assujettie aux dictats du droit divin ou des privilèges conférés à un groupe ou à un individu.

Les pouvoirs d’État sont divisés entre exécutif, législatif, judiciaire et décentralisés en trois niveaux (municipal, provincial, fédéral).

Les grandes décisions doivent être prises non par majorité mais par consensus avec droit de véto.

L’activité de l’État doit être transparente et supervisée pour éviter les abus et la corruption. Les élections requièrent une surveillance spéciale et les charges doivent être renouvelées.

Je suis partisan d’un « État proportionné » c’est-à-dire équilibré entre ses diverses parties, en divers niveaux, sous le contrôle de la multitude. Les secrets d’État et la raison n’ont pas lieu d’être. La torture non plus. Les accusés ont droit à être défendus. L’arrogance, le cynisme et l’impunité des puissants qui profitent du travail des autres et de leur ignorance ne doivent pas être acceptés.

Le peuple peut avoir des réactions primaires, il peut  manquer de discernement et de pondération mais il n’a souvent pas d’autres options. Il est parfois excessif pour être juste. Ni crainte de la multitude ni mépris pour gens de peu.

On l’aura compris, la démocratie a ma préférence. Dans le Traité théologico-politique j’écrivais ceci :

« Par ce qui précède, je pense avoir assez montré les fondements de la démocratie, duquel j’ai parlé de préférence à tous les autres, par ce qu’il semblait le plus naturel et celui qui est le moins éloigné de la liberté que la Nature reconnaît à chacun. »

Je dis « de préférence à tous les autres », c’est-à-dire le meilleur par rapport aux deux autres : aristocratie et monarchie. C’est comparatif.

 J’ajoutais :

« Dans cet État [démocratique], en effet, nul ne transfère son droit naturel à un autre de telle sorte qu’il n’ait plus ensuite à être consulté, il le transfert à la majorité, à la majorité de la Société dont lui-même fait partie ; et dans ces conditions tous demeurent égaux, comme ils l’étaient auparavant dans l’état de nature. 

En second lieu j’ai voulu parler expressément de ce seul gouvernement parce qu’il est celui qui se prête le mieux à mon objet : montrer l’utilité de la liberté dans l’État. »

Ma préférence pour la démocratie se justifie en deux points : « en second lieu » dis-je la liberté, ou plus précisément l’utilité de la liberté pour vivre en rapport avec sa puissance propre, singulière, à exister, et en premier lieu « tous demeurent égaux ». En premier lieu, l’égalité ; en second lieu la liberté.

Donc, la démocratie a ma préférence. Elle permet d’instituer une grande égalité entre les hommes [4] et « une multitude libre ». Tous participent au pouvoir d’État, sans privilège de lignage ou de caste. De tous les régimes politiques, la démocratie permet le mieux de composer les puissances individuelles [5] tout en respectant leur fécondité et leur autonomie.

Je n’ai pas développé tous les aspects et conditions pour une démocratie intégrale. La mort interrompit mon œuvre en ce point. Cela est une raison suffisante. Cependant il y en a bien une  autre. J’étais dans l’embarras. Plus j’avançais dans la description de la démocratie, plus je dessinais une organisation de la multitude proche d’un parlement décentralisé de la raison (« Tous sages ! ») rendant vain la démocratie ordinaire et son État rationnel [6]. Je vois bien qu’ainsi l’éthique prend le dessus sur la politique. L’organisation de la société se satisfait alors d’une éthique du corps social.  La politique devient superfétatoire.

Comment un « gouvernement » de la multitude par la multitude conduite par la raison peut-il apparaître ? Par imitation de la sagesse, de la passion « raison ». Imitation incitée par la joie que provoque l’usage surdéterminant de la passion raison sur toutes les autres passions. La passion raison est passion active, toutes les autres sont passives. Seule la raison conduit à la félicité, à la béatitude, en nous accordant l’optimum (autant que faire se peut) de la puissance d’exister. Les autres conduisent au mieux (par l’amour) à la joie et au pire (par la haine) à la tristesse. Le gouvernement de la multitude par la multitude selon la Raison tend à l’abolition de l’État. La Sagesse rend la verticalité du corps politique inutile. Tout se règle à l’horizontalité du corps social. La sagesse collective consistant à mettre en œuvre le 2ème genre connaissance par la délibération de tous. Certes, nous n’en sommes pas là !


Notes du secrétaire.

[1] Le concept d’affect est un concept crucial de la philosophie spinozienne. Notre présence au monde suffit pour que nous touchions et que nous soyons touchés par moult choses (de pensée ou de corps) nous entourant. Le terme d’affect peut être entendu comme « pression » ou mieux comme « impression », comme « pulsion » ou mieux encore comme « impulsion »). L’affect est intellectuel ou sensoriel. Il active sensation, émotion, sentiment, humeur, idées, gestes, postures. L’affect est passionnel. L’affect est le seul lien au monde, au Réel en sa Substance et en ses choses. Certains réduisent et d’autres augmentent notre puissance à agir et à penser c’est-à-dire à exister. Les premiers portent à la tristesse ou mélancolie, les seconds à la joie ou jubilation. Pour Spinoza, les affects positifs majeurs sont d’abord l’amour (et l’admiration), la sympathie (inclination), puis en mineur la fermeté, la générosité, l’honnêteté, l’audace, la bienveillance, la gratitude. Les affects négatifs majeurs sont d’abord la haine (et le mépris), l’antipathie (aversion) puis en mineur l’intempérance, l’avarice, la luxure, la lâcheté, la colère, la vengeance.

2] Le culte de l'être suprême n'est pas une religion (Décret du 18 floréal an II) mais un ensemble de cérémonies et de fêtes destinées à la demande du peuple, à prendre conscience qu'il est souverain dans son pays. Le préambule de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 stipule : « L'Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Être suprême, les droits suivants de l'homme et du citoyen ». Les Hébertistes opposèrent le culte de la Raison au culte de l’Être suprême des Robespierristes.

[3] La déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793 énonce en son article 35 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

[4] Spinoza n’accorde pas aux femmes et enfants le droit de vote. Il considère que par leur dépendance aux hommes, femmes et enfants sont manipulables. Il y a donc bien une hiérarchie dans l’ordre politique. Seuls les hommes (de sexe masculin) sont citoyens.

[5] « Puissance » à exister en ampleur et en intensité.

[6] Ici s’ouvre à Spinoza une perspective d’une multitude rationnelle (de sages) se gouvernant sans État. Ouverture non empruntée par notre philosophe.  

Voilà que se termine cette correspondance de 21 lettres.

Elle a permis de ressusciter Spinoza et, peut-être, de susciter en vous un désir de philosophie.

Hegel disait : « Voulez-vous être philosophe ? Commencez par être spinoziste. »

J’imagine que Baruch Spinoza a été particulièrement sensible à ce verset de la Thora formulé dans le Deutéronome (30. 19.) :

« J’ai placé devant toi la vie et la mort, dit l’Éternel [le Réel]. Tu choisiras la vie. »

Mathilde et Véronique fin prêtes pour la saison

Ce samedi, du côté du Mas de Garric, à Mèze, la Jeune Lance Sportive Mézoise avait rendez-vous pour soigner et embellir Mathilde et Véronique porte-drapeaux de l'association. Le monde des joutes frappé par la crise sanitaire entend bien, avec les nouvelles directives, participer aux épreuves 2021.

La JLSM du président Yannick Baëza, une belle et grande famille, a entrepris donc de dépoussiérer et rafraîchir tout leur matériel. Évidemment, Mathilde et Véronique, les deux égéries ont profité avec joie et en priorité de toute l'attention qui leur est due. Seule ombre au tableau, un robinet d'eau (peut-être un compteur) récalcitrant a retardé les soins des intervenant.e.s. Oui, il y avait des dames, même des jouteuses…

La passion n'a pas de genre, n'a pas d'âge et aucun complexe. Les joutes languedociennes, patrimoine régional essentiel, ont de beaux étés devant elles. La population locale et touristique attend avec impatience du côté des quais Descournut, Guitard et de la place Camille Vidal. Les tintaines trépignent d'impatience tout comme les lances et les pavois. Côté jouteurs on a affiné ou solidifié (selon la nature) la silhouette… En attendant le programme prochain, voici déjà une ébauche bien avancée d'un calendrier :

 

27 juin : déplacement à Argelès-sur-mer

2 juillet, 18h30 : Tournois féminines et juniors

4 juillet, 15h : Tournoi seniors

6 août, 15h : Critérium des Écoles de Joutes

19 août, 21h : Nuitée des Petitous

22 août, 15h : Tournoi Lourds

 

Cliquez sur une image pour l'agrandir.

Pour bien dormir…

 

 

Rendez-vous présentés par la Ville de Mèze.

 

Samedi 12 juin de 10h à 18h :

Foire aux livres  & thématique « Bandes Dessinées - Livres pour enfants (Enfantina) - Science-Fiction » dans le parc du château de Girard

Accès gratuit dans le respect des gestes barrière et conformément aux mesures sanitaires du moment. Renseignements : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et www.lescompagnonsdulivre.fr

(Spectacle reporté)

Mercredi 16 juin 16h au Carré d'art Louis-Jeanjean, rue Sadi Carnot

Théâtre d’images en partenariat avec le Théâtre Molière-Sète-Scène Nationale archipel de Thau

« Pour bien dormir » par la Cie MECANIkA |Tout public dès 4 ans |durée 30 min.

Renseignements, billetterie : T.M.S. 04 67 74 02 02 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. |tarifs de 8€ à 14€

Un univers intense et suggestif, évocateur du monde de la nuit et des ombres. La galerie de ces personnages en noir et blanc intrigue par l’étrangeté particulière qu’ils dégagent. Ils font appel aux peurs infantiles, quand la lumière s’éteint le soir et, que tout s’anime dans la chambre. Comme dans un rêve, les êtres fantastiques qui peuplent notre imaginaire prennent vie. Comme un récit visuel, l’histoire ici se déploie dans un jeu amusant et poétique pour questionner ces peurs ancestrales. Comment affronter les peurs de la nuit, des ombres, du clair-obscur et de ces personnages ambigus, tout droit sortis des contes ?

 

Commerçants, artisans, producteurs : tous en ligne !

Vous êtes commerçant, artisan, producteur ?

Sète agglopôle mobilité vous offre la possibilité d’ouvrir gratuitement votre boutique numérique sur la plateforme locale de vente en ligne, qu'elle lancera le 15 juin prochain.espaCapture

Cet outil, idéal pour booster vos ventes, va vous permettre de présenter vos produits, générer des commandes et organiser les retraits. Un accompagnement complet est prévu pour vous et vous pourrez suivre le détail de votre activité (facturation automatique, gestion des stocks, comptabilité…). A terme, le consommateur pourra se connecter via le site internet de l’agglo ou ceux des 14 communes du territoire pour soutenir le commerce local en quelques clics seulement.

Alors, intéressé(e) ? Inscrivez-vous directement sur https://app.yepform.com/register/

Pour plus de renseignements, contactez le service Développement économique de l’agglopôle, par téléphone (04 67 46 47 78) ou par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Cofee-TSK, graffeur muraliste à l'Arbre de Jade

 

La Galerie de Jade, un lieu d'art et de culture essentiel pour la ville et ses habitants…

À visiter absolument !

À notre connaissance, Cofee-TSK, est le premier graffeur muraliste à présenter son art à Mèze. Martine Reynaud de la galerie d'art "L'arbre de Jade" a déniché (elle sait faire) l'artiste Auvergnat du côté d'une filature désaffectée (voir notre vidéo). Encore du nouveau dans la rue du port ! Cela est une habitude et une obsession chez cette grande dame de l'Art qui est en quête perpétuelle de talents cachés. Donner leur chance aux jeunes créateurs tout en innovant est son maître mot. La cité du Bœuf a la chance unique d'avoir dans ses murs cette instigatrice amoureuse des belles choses. Avec la venue et la réalisation de Cofee sur la devanture de sa galerie d'art, un nouveau pas est franchi. La nouvelle saison est ouverte ! C'est toujours beau et ça reste beau ! Chapeau !

Cofee-TSK, Guillaume pour les intimes, possède un talent incroyable. Ses toiles, ses portraits, ses murs, ses façades, ses portes… enfin tous les supports possibles sont prétextes à représentations. Difficile de rester insensible à tant de talent… Le graffeur adepte de calligraphie et de "light painting", avec ses amis dont Rino (attendu à Mèze) et Topaz a couvert les murs du village de Gouttières. L'association Louma est née et les projets ont afflué… ainsi que les fresques. En posant ses pinceaux au bord de la lagune de Thau, Cofee va très certainement jeter une ancre dans le coin, d'autant plus qu'il a déjà "sévi" dans la jungle des animaux totémiques… Tiens donc !

20ème courrier de Spinoza : "Le corps social…"

"Chers tous et toutes,

La politique est l’art de vivre ensemble en grand nombre. Ceci admis, des questions se posent : Qui possède cet art ? Au nom de quoi l’exerce-t-il ? Comment s’y prendre ? Peut-on acquérir cet art ? Repose-t-il sur une science ? Et bien d’autres questions encore. J’ai essayé d’y répondre dans le Traité théologico-politique, dans l’Éthique et dans le dernier ouvrage le Traité politique.  

Sur ces questions, je suis parti, contrairement à mes habitudes philosophiques, d’observations. Elles m’ont apprises que les humains sont des êtres sociaux et que leurs relations sont, le plus souvent, conflictuelles, mais aussi qu’il y a des situations de paix et même parfois d’amitié.

Il convient de scruter les désirs et les craintes des humains pour comprendre comment ils pensent et agissent. Les humains veulent la paix, mais plus encore la liberté. La liberté est d’échapper principalement aux passions tristes mais aussi à toute passion nous déterminant de l’extérieur [1]. Comment cela peut-il être ? À la liberté il y a une dimension individuelle et une dimension sociale. La dimension individuelle a été traitée dans mes nombreux courriers précédents concernant les savoirs de corps et d’esprit. Maintenant, envisageons la dimension sociale. La vie sociale est incontournable. Elle n’est pas contingente (facultative) mais nécessaire (obligatoire). Elle ne peut d’aucune manière être évitée (lire lettre 19). Comment la vie sociale peut-elle, donc, contribuer à la sérénité et surtout à la liberté individuelle [2] ? C’est une question de souveraineté, une question de pouvoir. Pour traiter de cela examinons le corps social lui-même en rapport avec la question du pouvoir.

Le corps social est multitude et puissance (« Impérium »).

La multitude n’est pas tant une collection d’individus avec leurs singularités qu’un collectif. Elle est la source de la puissance sociale et s’exerce sur elle-même. La multitude agit sur elle-même. Elle s’affecte, elle-même. Elle agit sur elle-même par une médiation. Médiation des princes, du roi, de l’assemblée élue. La Boétie le dit très bien. Le peuple se gouverne lui-même simplement en consentant (plus ou moins), de fait, à l’ordre politique.   

La multitude se constitue par un auto-affect. J’écrivais : « La multitude vient à s’assembler non sous l’effet de la raison mais de quelque affect commun. » À l’ordinaire la multitude tient sa consistance de passions communes.

La multitude se constitue en force politique, devient consistant par l’affect commun produit par auto-affectation. C’est cette consistance qui fait « corps ». Aujourd’hui comme de mon temps, aujourd’hui plus même que de mon temps, cet affect est la liberté, une liberté déclinée de mille façons de la liberté d’expression à la liberté de propriété.

Ce corps, comme tout corps, est doté d’un Conatus, d’un effort pour persévérer dans l’être. La multitude est mue par une énergie consacrée à son existence. Elle peut être vive ou en sommeil. Les mouvements de multitude, que vous nommeriez « mouvements de masse » en fournissent la preuve.

Ce corps, comme tout corps, est une union de parties se composant sous un certain rapport. Ce qui importe n’est pas tant les parties du corps que leurs rapports. Vous parlez de « convergences de luttes » sociales, féministes, écologiques ou de divergences de luttes entre Gilets jaunes et les syndicats ouvriers.

L’unité des rapports sociaux caractérisent chaque société particulière. L’histoire a connu divers rapports sociaux celle de la tribu, de la cité, de la seigneurie, de la royauté. S’y est ajoutée la république, l’empire, l’État libéral, l’État autoritaire. Ce sont des singularités correspondant à des rapports particuliers entre parties de la multitude. Les sociétés sont des formations politiques composant des puissances sous certains rapports caractéristiques.

Ces rapports entre parties de la multitude sont à la fois collaborationnistes et conflictuelles, les deux selon un certain degré d’intensité et sous une certaine ampleur et sous domination de l’un ou de l’autre. 

C’est l’affect commun qui tient ensemble la multitude et c’est également des affects particuliers qui tiennent la multitude fractionnée. L’affect de la liberté nous rassemble et nous divise. Toute liberté est-elle légitime ? Par exemple la libre propriété privée des brevets des « vaccins » contre le Covid. Les forces passionnelles centrifuges (les intérêts personnels ou de groupes) sont maintenues ensemble par la force passionnelle commune centripète. Aujourd’hui, par exemple, en France, la passion commune (ou quasi) est le capitalisme libéral c’est-à-dire la propriété lucrative (ou privée) des moyens de production. Tout le monde en veut, que ce soit dans sa version extrême, dans sa version autoritaire, dans sa version intégrale, dans sa version humanitaire, dans sa version réformée, dans sa version révisée écolo, dans sa version sociale. Seul s’y oppose, en très petit nombre, les authentiques communistes qui ne partagent pas la passion libérale commune. Les communistes privilégient l’égalité sur la liberté.

La primauté des convergences par passion commune sur les divergences sont à l’ordinaire de fragiles négociations ou de violentes impositions. À l’égard de la partie qui ne partage pas la passion commune, il y a mépris, haine, violence.

La convergence est toujours provisoire. Les corps politiques se défont par la crise sociale ou par la guerre civile ou encore par sécession (rupture du contrat tacite, séparation). Peut-on concevoir une « force cohésive » suffisante ? Non. Pour deux raisons :

1) l’union des parties repose sur une passion pas sur la raison,

2)  chaque partie possède son propre Conatus, son propre effort à persévérer dans l’existence.

Le corps politique est en conflit passionnel interne activé par deux affects primaires : l’amour et la haine. Les humains conviennent en certains rapports et disconviennent en d’autres.

J’écrivais : « En tant que les hommes sont sujets aux passions on ne peut pas dire qu’ils conviennent en nature [*les uns les autres]. » Aussi les formations politiques (associations, partis, mouvements, sociétés) sont fragiles. Les humains y sont assemblés et associés (horizontalement) de manière contingente. Si globalement la disconvenance ne l’emporte pas, si les forces centrifuges ne gagnent pas toujours c’est par la constitution d’une transcendance (d’une verticalité) dont l’État en est la figure de proue. J’appelle « Impérium » cette puissance centripète, ce pouvoir central garant de la paix sociale par son unification usant plus ou moins de violence physique et idéologique.

J’écrivais : « Si la nature humaine était ainsi faites que les hommes désirassent le plus ce qui leur est le plus utile [à savoir la vie sous la conduite de la raison], il serait besoin d’aucun art pour que règnent la concorde et loyauté ». Aucun art, c’est-à-dire aucune politique institutionnelle. « En tant qu’ils vivent sous la conduite de la raison […] les hommes nécessairement conviennent toujours en nature. » La cité des sages n’a besoin ni d’État, ni d’institutions, ni de lois. Nous pouvons dire alors que cette cité est, en quelque sorte, hors-politique.

L’accommodation de la disconvenance passionnelle ne se pose plus par la surdétermination de la passion de savoir en vérité ce qu’est utile aux hommes. Pour cela, il convient que les humains prennent les décisions concernant la vie publique (respublica), la vie collective, par la tenue d’assemblées d’analyse concrète de la situation concrète. L’état de sagesse est un état social sans État. Mais, avant d’en arriver à la suprématie collective de la passion de savoir sur les autres passions, l’existence d’un État et de ses institutions est néanmoins requis. Parmi mes meilleurs commentateurs du moment, d’aujourd’hui, se trouvent les partisans de l’incontournable État  minimal (Frédéric Lordon et les marxistes) incroyants en la cité des sages et les partisans de l’abolition de l’État (Tony Negri et les anarchistes – libertaires). Sans compter tous ceux (les plus nombreux) qui se réjouissent de la nécessité de l’État au nom de sa prétendue naturalité [3]. Tous utilisent adroitement ma réflexion.

Pour ma part je considère qu’en politique il faut impérativement consulter le plus grand nombre et débattre car seule l’intelligence collective trouve des solutions aux grands problèmes. « Nul ne sait ce qu’un corps est capable », ai-je proclamé. Placer les affects - passions - sous la direction de la passion raison n’est pas impossible pour un Réel (Dieu ou la Nature) absolument fécond. La multitude n’est pas étrangère à la sagesse. J’ai pu écrire que les humains « ne naissent pas mais se font » sages. La sagesse est ouverte à tous les hommes. Certes la sagesse est difficile mais praticable, d’autant qu’elle est Joyeuse. La Béatitude de la sagesse est une puissante incitation. La résolution pacifique et « gagnant/gagnant » des conflits est plus satisfaisante que la guerre dans l’effort de persévérer dans une existence féconde. La paix par l’égalité est préférable à la paix par l’oppression. Question de puissance, question d’intensité  existentielle. La démocratie est l’ébauche d’un corps politique, d’une multitude raisonnante.

Mon prochain courrier, qui sera le dernier, portera sur le corps politique. J’y aborderai l’État en régime démocratique.

                                   Salutation philosophique,                  Baruch."


Notes du secrétaire

 *Les entre [] dans le texte de Spinoza sont du secrétaire.

[1] Il y a bien une passion qui libère, la passion de savoir (par connaissance et par résonnance). Passion qui nous détermine de l’intérieur. Toutes les autres passions nous font réagir et non agir.  

[2] C’est moi qui souligne. Nous sommes dans une perspective libérale déclarée. Ce n’est pas le « commun » qui est visé en politique mais le particulier. Le particulier principalement dans sa liberté de pensée et dans sa liberté d’expression. La liberté est nettement définie explicitement comme liberté de l’esprit. En cela, il préfigure les philosophes des Lumières (XVIIIème siècle). Il importe de garder en mémoire la référence à l’individualité quand Spinoza développera le concept de « multitude ».  

[3] « naturalité » démenti par le paléolithique et discutable pour les régimes tribaux

Gracchus Babeuf, perle des nacelles

Mise à l'eau de la belle nacelle à Mèze

crédit photos : dm

Inscrite à l'inventaire des Monuments historiques, l'embarcation de Bruno Matalon fait partie du patrimoine local, un patrimoine sauvegardé par une poignée de passionné.e.s regroupé.e.s dans l'association Voile Latine. Ce samedi 15 mai, après une deuxième restauration plus que nécessaire, Gracchus Babeuf a retouché l'eau du port des Nacelles, à Mèze. Cérémonie discrète mais avec tous les ingrédients dus à la célébrité marine, la manifestation marque une nouvelle fois l'importance d'un passé qui s'oublie vite. Si le plastique, l'énergie fossile ou la fée électricité ont remplacé largement l'attrait du matériau naturel et l'art de construire avec les moyens du bord, l'admiration de la réalisation unique reste ancrée et reconnue… L'artisanat, qui malheureusement s'effrite, renaît à sa juste valeur. Gracchus Babeuf, réalisée par Joseph Buonomo, est ainsi à nouveau sur les eaux de la lagune grâce à André, fils du dernier nommé et charpentier naval Mézois. Bruno Matalon, patron de la barque, les sociétaires de la Voile Latine, la Drac et le conseil départemental, plus quelques bonnes gouttes de sueur, ont fait que, crânement, l'embarcation a rejoint, sans bruit, son port d'attache à Bouzigues près de ses congénères, toutes aussi belles qu'exceptionnelles… Oui, on peut encore naviguer simplement et durablement…

Bruno Matalon nous explique…

 


Michel, lecteur assidu de notre journal, complète l'information quant à l'identité de la nacelle… merci !

"À la mi-mai la lagune de Thau accueillit dans ses eaux « la perle des nacelles », cette déjà célèbre barque traditionnelle à fond plat naviguant à la voile et à la rame. Tout le monde se réjouit de son retour après une profonde restauration par des artisans de valeurs. Cette voile latine (à voile triangulaire) a pour nom « Gracchus Babeuf ». Ce nom redouble le prestige de la nacelle. En effet : Qui est Gracchus Babeuf ? Un révolutionnaire (1760 – 1790) de la trempe d’un Saint Just ou d’un Robespierre. Et même mieux, ou pire, ça dépend pour qui ! 

Cet homme est rare ! Le but de la Société est le bonheur commun. Les citoyens ont des droits civiques mais aussi des droits sociaux. Les fonctionnaires, les juges, les députés sont élus et révocables par le peuple assemblé. La démocratie doit être la plus directe possible. « Les malheureux sont les puissances de la terre, ils ont droit de parler en maîtres aux gouvernements qui les négligent. » C’est de Robespierre, mais soufflé par Babeuf. Babeuf est un révolutionnaire prônant  l’égalité. C’est un « partageux ». Il n’y a pas d’opposition entre liberté et égalité si l’égalité est première. Voilà qui est dit ! 

Les eaux de la lagune portent aujourd’hui en une frêle et courageuse nacelle le souvenir des petites gens de la pêche d’hier et des gens de peu de tous les temps. Célébrons !"

L'histoire est un éternel recommencement…

Ouvrages sur Mèze

Alain Cambon
Depuis un demi-siècle, Alain Cambon collectionne avec passion des clichés de sa terre natale. Après une sélection rigoureuse parmi ses très nombreuses photographies et cartes postales anciennes, précieux témoignages historiques, l'auteur révèle dans ce troisième volume la remarquable métamorphose de Mèze durant le XXe siècle. C'est l'occasion pour Alain Cambon d'aborder notamment l'après-seconde guerre mondiale, période pendant laquelle les Mézois, débordant de courage et d'opiniâtreté, valorisèrent les nombreux atouts terrestres et maritimes que la nature avait bien voulu leur donner. Et dans ces pages, le développement de la conchyliculture dès 1960, l'arrivée des rapatriés d'Algérie et la reprise de l'exploitation des mines de bauxite par la compagnie Péchiney, qui relancèrent l'activité économique de la cité, ne sont pas oubliés. Cette rétrospective devrait raviver les mémoires et faire resurgir, peut-être avec un brin de nostalgie, de nombreux souvenirs.