Occitanie

Sud de France, une marque pour gagner collectif

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La marque de reconnaissance des produits d’Occitanie

Créée par la Région pour promouvoir les produits régionaux, « Sud de France » est une marque collective qui rassemble sous la même bannière des productions agricoles, viticoles, agroalimentaires et de la pêche, issues des territoires de la région Occitanie. C’est pour le consommateur le gage d’un achat local respectant des cahiers des charges exigeants, élaborés par des professionnels des filières concernées.

Portraits de producteurs

Ils sont d’ici et, pour leurs produits, ils ont fait le choix de Sud de France !

Le Chai des Vignerons, l’authenticité avant tout

Notre coopérative « Le chai des Vignerons » est la 2ème coopérative la plus ancienne de France. Nous comptons 104 adhérents qui produisent entre 20 à 25 000 hectolitres dont 2/3 en Indication Géographique Protégé.

La marque Sud de France est une idée ambitieuse. C’est la marque d’un territoire reconnaissable avec des exigences au niveau des cahiers des charges. C’est un plus notamment pour la vente directe en caveau comme nous et pour l’export. Je suis partisan de pas trop de labels et marques diverses parce que les gens s’y perdent et tous ne se valent pas. Il faut en garder 2 ou 3 et Sud de France fait partie des marques qui font la différence.

En savoir plus
 

Notre charcuterie est une affaire de famille depuis 6 générations. Nous fabriquons sans conservateurs ni colorants, selon des recettes très anciennes à partir de porc de noust comme on dit en bigourdan. Ça veut dire du porc de chez nous, du Sud-Ouest exclusivement. En 2016, nous avons obtenu un référencement prestigieux par le Collège culinaire de France fondé par les 15 plus grands chefs français.

Notre récente adhésion à Sud de France est la suite logique. Notre ambition est de promouvoir des produits traditionnels de grande qualité et locaux qui respectent les normes de fabrication exigeantes d’aujourd’hui. La marque Sud de France respire l’Occitanie, comme nous. Y adhérer allait de soi.JPEG - 134.8 ko

Le MOOC cuisine d'Occitanie : 4 semaines de prolongation et un défi

Le MOOC cuisine d'Occitanie : 4 semaines de prolongation 

et un défi pour les participants   

La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, en collaboration avec l'Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA), propose depuis le 11 mars un MOOC (Massive Open Online Course). Cette formation de cuisine en ligne, inédite, permet d'apprendre à réaliser un ensemble de recettes mettant à l'honneur le patrimoine culinaire et les produits d'Occitanie.

Ouverte à tous et gratuite, cette formation remporte un vif succès avec déjà plus de 10 000 inscrits. C'est pourquoi sa durée a été prolongée de 4 semaines : désormais, les participants peuvent s'inscrire jusqu'au 5 mai 2019 !

Une recette par jour sera proposée et les participants seront guidés par Blaise Bretonnet, formateur à l'AFPA de Rivesaltes et compagnon d'Escoffier.

16 recettes emblématiques des 13 départements d'Occitanie seront réalisées, dont le confit de canard, le cassoulet, la brandade de Nîmes ou encore la croustade aux pommes !

4 chefs de la région proposent également 4 recettes de leurs spécialités conçues avec des produits régionaux, filmées au sein de leur établissement. 

Le défi, innovation pédagogique majeure de cette saison

Le MOOC Occitanie propose, outre les recettes, un défi ouvert à tous : les participants sont invités à imaginer une recette à base de produits du territoire.

Le challenge : inventer une nouvelle spécialité d'Occitanie, une recette originale qui réalise la fusion des ingrédients et des traditions de l'ensemble des territoires et terroirs de la région.

Deux conditions :

  • L'originalité : il doit s'agir d'une création personnelle que le participant souhaite partager.
  • Le recours à des produits, et/ou des techniques ou traditions représentatives de la région.  

Le gagnant aura l'opportunité de réaliser sa recette avec Blaise Bretonnet et d'être filmé dans les conditions du Mooc. Sa recette sera dévoilée début juin, à l'occasion d'un événement régional sur l'alimentation durable. Le lauréat deviendra ainsi le cinquième chef du Mooc Cuisine de l'Occitanie.

 Pour participer, il suffit de rejoindre le Forum « Le Défi » de ce Mooc et de proposer sa recette. Les créations non totalement abouties sont les bienvenues, Blaise et les autres participants proposeront leurs idées pour les améliorer !

Pour l'Afpa, qui forme chaque année plus de 2000 professionnels de la restauration, ce MOOC est le 4ème réalisé sur le thème de la cuisine. Selon Christophe Sadok, directeur de la formation, de la qualité et l'ingénierie pédagogique, « ces innovations pédagogiques et numériques, renforcent l'expérience des apprenants dans leur formation, mais ont aussi permis à plus de 130 000 participants à travers 154 pays de mieux connaître les métiers, de se former ou de se perfectionner aux techniques associées ».

La Région Occitanie, qui a fait de l'alimentation sa grande cause régionale, a lancé cette initiative dans le cadre de sa politique en faveur de la formation professionnelle. « L'alimentation est un sujet qui nous rassemble tous. Elle est le symbole de notre identité régionale : authentique, simple et généreuse, a déclaré Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée. » 

Les inscriptions sont ouvertes à tous et gratuites jusqu'au 5 mai sur mooc.afpa.fr

Maisons de santé pluriprofessionnelles en Occitanie

13 nouveaux projets MSP en Occitanie

Dans le cadre du Plan national d’accès aux soins, l'Agence régionale de santé soutient le développement de ces maisons de santé qui facilitent l’accès aux soins dans nos territoires et qui créent des conditions d’exercice plus attractives pour les professionnels de santé.

A ce jour, 142 maisons de santé pluriprofessionnelles sont en activité partout en Occitanie. Leur développement s’est fortement accéléré ces dernières années : il y en avait moins de 10 en 2010 dans la région. Actuellement, 28 maisons de santé supplémentaires sont en cours de déploiement dans la région. Avec les 13 nouveaux projets qui viennent d’être validés, la région Occitanie devrait compter 183 maisons de santé ouvertes d’ici 2020-2021.

Une maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) c’est avant tout une équipe de professionnels médicaux et paramédicaux qui portent ensemble un même projet de santé au service de la population locale. Au sein d’une maison de santé, la coordination des activités de soins permet d’améliorer la qualité de prise en charge des patients. Les tâches administratives y sont mutualisées. Ces atouts concrets favorisent l’accès aux soins partout dans nos territoires.

Les professionnels de santé qui exercent  au sein de ces équipes de soins répondent chaque jour aux besoins de santé quotidiens des usagers, mais ils déploient aussi des actions de prévention et de nouveaux services de santé. Au sein de ces nouvelles structures, des dispositifs de consultations avancées sont par exemple voués à se développer, pour faciliter l’accès à certains soins spécialisés.

L’Agence Régionale de Santé accompagne les professionnels de santé et les élus porteurs de ces nouveaux projets dans chaque territoire, notamment avec les équipes de ses 13 délégations départementales.

183 maisons de santé en Occitanie ouvertes d'ici 2020-2021

En Occitanie, les nouveaux projets de Maisons de santé sont d’abord étudiés par les acteurs locaux, dans chaque département. Ils sont ensuite soumis à un Comité régional de sélection piloté par l'Agence régionale de santé en associant la Préfecture de région, les représentants des professionnels de santé et des usagers, le Conseil régional, les Facultés de médecine de Montpellier et Toulouse. Cette instance de concertation.

Carte des maisons de santé pluriprofessionnelles - avril 2019régionale s’assure de la pertinence des projets, et de leur cohérence avec les orientations du Projet régional de santé, feuille de route de la politique de santé en région...

Mobilité : les pôles d’échanges multimodaux irriguent l’Occitanie

Encourager la mobilité, favoriser la proximité : c’est la vocation des pôles d’échanges multimodaux ferroviaires. Lancés par des dizaines de territoires, ils sont fortement soutenus par la Région. Samedi 6 avril a été inaugurée la première tranche des travaux du PEM Occitanie Pays de Lunel.

Le nouveau PEM de Lunel (34) prévoit l'aménagement d'espaces piétonniers.
Le nouveau PEM de Lunel (34) prévoit l’aménagement d’espaces piétonniers.

Un million de voyageurs fréquente annuellement la gare de Lunel, à un quart d’heure de Montpellier, desservie aujourd’hui par 58 TER les jours ouvrables. Samedi 6 avril, la première tranche de travaux du futur pôle d’échange multimodal (PEM) Occitanie Pays de Lunel, porté par la communauté de communes du Pays de Lunel, a été inaugurée. Elle porte sur les parvis et le parking Nord de 145 places. Les travaux de la seconde tranche viennent de débuter et s’achèveront début 2020 : elle créera une halte routière avec six quais pour les bus, une zone de stationnement sud de 355 places, des parcs à vélos sécurisés… Le PEM achevé, cette gare sera l’une des mieux équipées d’Occitanie, entièrement accessible, avec des liaisons fluides et sécurisées entre modes de transports, et rapprochera le Pays de Lunel des grands centres de Montpellier et Nîmes. Ses travaux vont coûter au total 9,3 M€ et la Région apporte 40 % du financement, en associant fonds régionaux et fonds européen Feder.

La Région prend toute sa part, aux côtés des territoires, pour mettre en musique le plan régional PEM doté de 25 M€ jusqu’en 2030, assure Carole Delga. Nous voulons que chaque citoyen d’Occitanie bénéficie d’un service public régional de transports de proximité, durable et innovant.
 
Pour encourager les pôles d’échanges multimodaux sur toute l’Occitanie, la Région les accompagne via le « Plan régional PEM ». Une centaine de projets sont recensés en zones urbaines, en périphérie de villes ou en zones rurales, à Carcassonne, Muret, Lourdes, Figeac, Vauvert, Ax-les-Thermes… Depuis mars 2018, une trentaine ont déjà été retenus par la Région qui contribuera jusqu’à 40%, voire 50 % du financement. Sur l’axe ferroviaire majeur entre Nîmes et Béziers, 7 pôles multimodaux ferroviaires sont en études ou réalisation à Vergèze, Lunel, Baillargues, Frontignan, Sète, Agde et Béziers.

A noter : pour améliorer la mobilité, la Région mène aussi depuis juin 2018 un accompagnement de pôles d’échanges multimodaux routiers, comme à Gignac, Saint-Affrique, Sommières…

Plus de trains sur l’axe Lunel-Sète dès la fin 2019

Douze trains supplémentaires passeront à Lunel à partir de la fin 2019, soit un total de 70 TER quotidiens. Une volonté de la Région pour augmenter la fréquence des liaisons sur l’axe littoral Lune-Sète très fréquenté et saturé aujourd’hui. Cette croissance des fréquences* sera permise grâce à l’ouverture de la future gare TGV de Nîmes-Pont du Gard. Les contournements ferroviaires de Nîmes et de Montpellier libèreront des créneaux de circulation pour les « trains du quotidien ».

En savoir plus

> C’est parti pour la 2e phase de travaux

> Le chantier en images

Tous les ans, 22 millions de voyageurs empruntent les TER d’Occitanie.

Occitanie : au sujet de la problématique du changement climatique

 L'Assemblée des territoires, instance de concertation unique en France, poursuivra ses travaux lors d'une nouvelle réunion plénière le 11 avril prochain à Carcassonne. A cette occasion, la présidente de Région Carole Delga rencontrera les 158 membres de l'Assemblée pour un temps d'échange et de travail consacré au développement partagé des territoires et axé sur la thématique du changement climatique.

 Mise en place en 2016 dans le cadre de l'animation territoriale déployée par la Région, cette instance de concertation est dédiée à l'expérimentation et à l'innovation dans la mise en œuvre des politiques publiques, dans une démarche de construction collective et de partage d'expériences.

 Depuis plus de 2 ans, les 158 membres, représentant l'ensemble de la région, ont formulé de nombreuses propositions venues enrichir le projet régional en matière d'aménagement et de développement des territoires.

 Lors de la dernière session d'octobre 2018 organisée à Sorèze dans le Tarn, les élus membres de l'Assemblée des Territoires, ont choisi de consacrer cette nouvelle réunion aux enjeux liés au changement climatique. 4 ateliers seront menés pendant cette journée afin de travailler concrètement sur les pratiques et actions à mener à l'échelle des territoires pour répondre aux nouveaux enjeux posés par cette problématique.

 

 « La République des territoires que je défends se construit ici, au cœur de cette Assemblée unique en France. A la fois espace de concertation, de dialogue et de proposition, cette instance est au plus près des enjeux du terrain et nous permet d'apporter un accompagnement adapté à chaque territoire. Le mouvement des gilets jaunes, symbole d'une fracture territoriale profonde, démontre que les modèles de gouvernance classiques sont dépassés. Il est temps de prendre conscience que la solution se trouve là, aux côtés des acteurs qui chaque jour œuvrent au développement de leur territoire », a notamment déclaré Carole Delga à quelques jours de la nouvelle réunion de l'Assemblée des Territoires.

En Occitanie, la culture ne fait pas de la figuration !

La Région soutient toutes les créations artistiques car la culture est une valeur forte de notre territoire
La Région soutient toutes les créations artistiques car la culture est une valeur forte de notre territoire

Ouvrir les portes de l’art à l’ensemble de ses habitants, c’est l’objectif de la Région qui apporte son soutien aux projets et animations sur tout le territoire. L’Occitanie est une terre de festivals, elle valorise la diffusion des artistes locaux, et met également à l’honneur les cultures occitanes et catalanes avec l’événement Total Festum qui irrigue 130 communes d’Occitanie.

La création artistique est une chance pour l’animation de nos territoires affirme Carole Delga. Elle représente un véritable atout pour notre économie et notre attractivité, et est l’un des secteurs plus fertiles en termes de création d’emplois. En l’accompagnant, c’est toute l’économie régionale que nous soutenons.

Des équipements culturels qui irriguent le territoire

Les musées et cinémas occupent une place essentielle dans le maillage culturel du territoire. La Région finance les projets de rénovation et d’extension des musées et est sensible à l’enrichissement du patrimoine culturel. Elle accompagne la création de nouvelles salles de cinéma structurantes à Cahors (46) et Bédarieux (34). L’Occitanie compte 233 cinémas, dont 150 classés Art & Essai. Complémentaires des salles obscures, les cinémas itinérants garantissent à chacun un accès à la culture dans des zones rurales et de montagne.

 Pour favoriser le rapprochement du public avec les artistes, la Région a organisé en 2018 les journées Portes Ouvertes des ateliers d’artistes d’Occitanie, qui ont rencontré un grand succès auprès du public. En Occitanie, l’art s’invite également dans des monuments historiques. La manifestation IN SITU fait découvrir le temps d’un été des œuvres d’art dans des lieux emblématiques en Occitanie. En 2019, 15 à 18 lieux seront à nouveau investis.

La Région favorise le rayonnement des artistes régionaux à l’international

Créative et solidaire, la politique culturelle régionale se déploie autour de plusieurs axes prioritaires : favoriser l’innovation et la création artistique en Occitanie, conforter les métiers et l’emploi local, encourager les connaissances culturelle et patrimoniale, soutenir la présence des artistes et favoriser la diffusion de leurs œuvres. Le budget de la Région s’élève à 96 M€.

Le « Monde nouveau » se construit à Perpignan

Ouvert par la présidente de Région, le 1er forum « Le Monde Nouveau » attend 3 000 personnes au Palais des Congrès de Perpignan du 29 au 31 mars, autour de grands débats, d’ateliers et d’innovations sur le développement durable. Parce que la formation est l’une des armes les plus efficaces pour construire l’avenir, la Région a signé le Pacte d’Investissement dans les Compétences (PIC) et visité l’école d’ingénieurs Sup’ENR, unique en France.

OCCICapture

« Une planète bleue plus verte », c’est l’accroche du forum de trois jours du groupe La Dépêche et de la Fondation Akuo au Palais des congrès de Perpignan, de vendredi 29 au dimanche 31 mars. Baptisé Le Monde nouveau, il propose un «  laboratoire géant de solutions » à travers 6 grands débats, 6 masters classes, 12 présentations de métiers, une vitrine de 14 innovations nées à Perpignan et en Occitanie, 15 ateliers de réflexion, des formations, un fablab

Les thèmes abordés sont majeurs pour l’avenir : énergies renouvelables et climat, aménagement du territoire, habitat et mobilités, protection de l’environnement, santé et bien-être, agriculture et alimentation, nouvelles citoyennetés. Ouvert à tous, le forum propose aussi une programmation pour les enfants, des documentaires au cinéma Le Castillet, un « tribunal des générations futures » samedi au théâtre de l’Archipel, un marché locavore et solidaire le dimanche.  Nous sommes dans l’action pour construire ce monde nouveau, assure Carole Delga, en faisant de la transition écologique et énergétique un enjeu transversal. Nous voulons faire de l’Occitanie, à l’horizon 2050, la 1ère région d’Europe à énergie positive.
Le Nouveau Monde se construit aussi grâce à la formation aux métiers d’avenir. Avant d’ouvrir le forum, la présidente de Région a signé le Pacte d’Investissement dans les Compétences (PIC) avec la ministre du Travail. Le contrat, qui porte jusqu’en 2022, va financer 20 000 formations supplémentaires chaque année pour les demandeurs d’emploi et les jeunes sans qualification, via un budget de 568 M€. 80 000 places sont programmées en 2019.
L’emploi est le premier de nos combats. Parce que la formation est l’arme la plus efficace, la Région y consacre des moyens importants. Notre ambition : faire du PIC un levier efficace pour relever les défis de l’emploi et de l’apprentissage.

Ce n’est pas un hasard si la signature du PIC a eu lieu à l’Ecole Régionale de la 2e Chance de Perpignan. Onze écoles ER2C jalonnent l’Occitanie.

Plus de 10 000 élèves ont été accueillis. 55 % accèdent à l’emploi ou à une formation qualifiante. Autant de parcours qui se construisent, d’avenirs qui se dessinent et de jeunes qui reprennent confiance, souligne Carole Delga.

Dans l’après-midi, la présidente s’est rendue sur le terrain du futur bâtiment de l’école d’ingénieurs Sup’ENR de l’Université Perpignan Via Domitia, dont la construction est soutenue par la Région. Sup’EnR est l’unique école d’ingénieurs en France dédiée au génie énergétique et aux énergies renouvelables. Carole Delga a rencontré des élèves-ingénieurs, visité le laboratoire Promes qui gère le four solaire d’Odeillo et la centrale solaire de Thémis, découvert les installations de la plateforme technologique EnR Mat de l’UPVD…

LA RÉGION INVESTIT ET SOUTIENT LE DÉVELOPPEMENT ET L’ATTRACTIVITÉ DU TERRITOIRE DE LA METROPOLE DE MONTPELLIER

AVEC OCCITANIE EVENTS : UNE NOUVELLE AMBITION POUR LA SUD DE FRANCE ARENA ET LE PARC DES EXPOSITIONS

Avec la création de cette SPL la Région traduit une ambition claire : donner les moyens à ses infrastructures de se positionner sur un marché concurrentiel en pleine évolution. Créée le 15 novembre 2018, la Société Publique Locale (SPL) Occitanie Events est gérée par la Région Occitanie aux côtés de 4 autres actionnaires : le département de l’Hérault, la Communauté d’Agglomération du Pays de l’Or, la ville de Pérols, et Montpellier Méditerranée Métropole.

Au sein de la SPL sont gérés le Parc des expositions de Montpellier et la Sud de France Arena. La création d’Occitanie Events s’accompagne d’un nouveau contrat de délégation de service public d’une durée de 8 ans (2019-2026) ainsi que de la définition d’un programme d’investissements pour l’ensemble du site.

Par la création de cette nouvelle structure, la Région Occitanie affirme sa volonté de développer l’attractivité et la promotion de son territoire tout en veillant à conforter sa place dans le milieu événementiel au niveau régional, national et international. L’accueil de nouveaux événements est en effet une opportunité pour la Région de valoriser son territoire ainsi que ses filières régionales d’excellence (agricole, industrielle et tertiaire).

Le site du Parc expo – Sud de France Arena présente aujourd’hui de nombreux atouts, grâce notamment à la diversité des équipements qui le composent. Cependant, dans un contexte national et international marqué par des investissements croissants pour la création ou la modernisation de sites, la Région Occitanie a choisi de porter un plan de restructuration massif de 80 M€.4 objectifs majeurs sont poursuivis à travers ce plan :

•Améliorer «l’expérience usager ». Pour cela la Région souhaite proposer des conditions d’accueil et de confort renouvelées : Wifi haut débit sur tous les halls, amélioration des espaces verts existants, création de chemins piétonniers, installation de zone de recharge pour véhicules électriques, espaces de co-working, etc ;

•En faire un vrai lieu de vie par le biais de la création d’espaces événementiels extérieurs, une arche d’entrée avec hôtellerie, restauration, accueil d’entreprises innovantes dans le sport et l’entertainment.reguCapture

La création d’un parking silo (transformable ensuite en logements et/ou bureaux) est également à l’étude ; •Augmenter les capacités d’accueil de manifestations et d’événements plus diversifiésen développant notamment un fonctionnement autonome des équipements, tout en assurant une plus grande flexibilité dans leur utilisation.

Ce plan va permettre la restructuration de 81% des espaces actuels et passer la surface commerciale de 54 à 58 000 m² ;

•Développer l’attractivité de la Région et de Montpellier en faisant de ce site une vitrine de l’ambition de la Région en matière de développement durable et de développement des filières régionales d’excellence.

Le Pex Montpellier pourrait ainsi devenir le premier Parc des expositions à énergie positive en Europe, autosuffisant énergétiquement grâce au photovoltaïque.Le choix de la Région s’est porté sur un plan de transformation large, proposant une refonte globale du Parc des expositions qui prévoit notamment :- L’extension de la capacité d’accueil du Parc via la démolition de cinq halls et la construction d’un hall de 21 000m², composé de 3 espaces de 7000m² pouvant fonctionner en autonomie ;

- L’aménagement d’un mail piéton végétalisé Nord / Sud pour faciliter la circulation entre les différents espaces ;

- Accompagner ces aménagements par le développement de systèmes de production d’énergie renouvelable, La Région a également identifié la question des accès aux infrastructures comme condition essentielle de leur développement.

Un courrier a été adressé en ce sens à la Métropole de Montpellier afin d’engager dans les meilleurs délais les aménagements nécessaires.Un comité de développement adossé à Occitanie Events avec des membres de la société civile.

Toujours soucieuse de fédérer le tissu économique du territoire, Carole Delga a décidé la création d’un Comité d’Orientation et de Développement, adossé au CA d’Occitanie Events. Sa mission : identifier et proposer des axes de développement stratégiques afin d’accroitre l’attractivité et le rayonnement du Parc des Expositions de Montpellier et de la Sud de France Arena.Les réflexions, analyses, synthèses, propositions et recommandations résultant des travaux du Comité auront pour vocation d’orienter le conseil d’administration dans ses choix stratégiques.Ce comité sera présidé par Christophe Carniel, président de l’entreprise Vogo.

Calendrier des travaux :Début des travaux : premier trimestre 2020.

- Phase 1 : extension des surfaces d’exposition du hall B2 - Livraison prévue en août 2020

;- Phase 2 : déconstruction des halls A5, A6 et la moitié du hall 4 et construction d’un premier module de 7000 m² - Livraison prévue en août 2022 ;

- Phase 3 : déconstruction du hall A3 et de la seconde partie du hall A4, et construction d’un second module de 7000 m² - Livraison prévue en août 2024 ;

- Phase 4 : déconstruction du hall B3 et construction d’un dernier module de 7000 m² connecté aux deux premiers, et finalisation de l’esplanade végétalisée - Livraison prévue en aout 2024

Afin de répondre aux enjeux posés par la concurrence nationale et internationale, et se positionner comme un moteur de l’attractivité du territoire, Occitanie Events a construit sa programmation autour de 3 axes fondateurs :

- Construire une offre de qualité, diversifiée et exclusive, qui puisse à la fois répondre aux exigences des entreprises qui programment des opérations de relations publiques, et à celles du grand public, attirées par une offre unique.

En 2019, la Sud de France Arena a notamment accueilli récemment l’artiste Shawn Mendes pour l’une de ses deux dates exceptionnelles en France. Montpellier fera par ailleurs partie des 3 villes hôtes de l’Euro de volley, une grande première à la Sud de France Arena ;

- Fidéliser le public et les clients « historiques » qui grâce à l’organisation de leurs évènements contribuent à créer des retombées économiques importantes sur le territoire. De la même manière, consolider l’organisation des évènements porteurs tels que la Foire Internationale de Montpellier ou le Forum EnerGaïa, par de nouveaux investissements et une organisation sans cesse repensée ;

- Miser sur la nouveauté en se nourrissant des nouvelles tendances pour attirer un public plus large. A titre d’exemple, l’organisation en 2019 des salons Natur@venture, Adaptaviemais ou d’Art Montpellier

- la foire Méditerranéenne des arts contemporains

- les finales de la 9ème saison de l’ESL Pro League CS :GO (21, 22 et 23 juin), sont autant d’évènements qui participent à assurer l’avenir d’Occitanie Events.

En 2019, la Sud de France Arena et le Parc des expositions accueilleront près de 100 manifestations, pour plus de 600 000 spectateurs, enregistrant ainsi une hausse de fréquentation de plus de 4% par rapport à la période 2016-2018. Parc des expositions et la Sud de France Arena

 

LES TEMPS FORTS 2019

• Près de 100 évènements accueillis dont :- 30 salons et 18 concours, dont 3 salons majeurs : Millésime Bio, SITEVI, Salon des équipements et techniques du tourisme (Sett), représentant plus de 70 000 exposants et visiteurs professionnels sur 9 jours ;

- 18 évènements sportifs, dont 3 majeurs représentant plus de 84 000 spectateurs sur 22 jours : l’Open Sud de France, le Jumping International de Montpellier Occitanie et l’Euro de Volley. Mais également l’accueil des matchs du MHB (8 minimum), ainsi que l’accueil de la 2nd édition de l’Occitanie E-Sports avec une finale mondiale ESL Pro League ;

• 7 Salons autoproduits, représentant plus de 180 000 visiteurs et exposants dont :- Les salons EnerGaïa, Nature@Venture,Creativa ou Art Montpellier.

• 11 évènements culturels d’envergure, avec des têtes d’affiches internationales dont Patrick Bruel, -M-, ou Maître Gims. La foire internationale de Montpellier (11 au 21 octobre) en quelques chiffres clefs : • 48 000 m² de surface commerciale

• 3 nocturnes Festives les 15,18 et 19 octobre

• 1 thématique : New York, et 4 univers

Depuis 2016, la Région investit largement sur l’ensemble du territoire avec plus de 440 M€ votés sur 3M, dont 315 M€ sur Montpellier :

• Construction de la Faculté de Médecine (45M€)

• Construction du lycée de Cournonterral (45M€)

• Création d’un équipement multisports et aménagements divers au CREPS de Montpellier (6.5M€)

• Contournement Ouest de Montpellier (4,6 M€) • Restructuration de la restauration scolaire Champollion Lattes (4M€)

• Restructuration des locaux d’enseignement professionnel du CFA Languedoc Roussillon (2.8 M€)• Construction du Conservatoire à Rayonnement Régional (2.4 M€)

• RN113 déviation de Baillargues St Brès (2 M€)

• Déviation de Castries (1.9 M€)

• Réhabilitation de la résidence Lou Cap Dou Mail (1.7 M€)

• Réhabilitations pour la transition et l’efficacité énergétique de l’IUT Montpellier/Sète et IUT de Nîmes (1.1 M€)

• Extension et réhabilitation du Palais des sports de Castelnau le Lez (1 M€)

• Réhabilitation de la résidence Le Trident à Montpellier (1M€)La Région finance par ailleurs à hauteur de 10% le TRAM de Montpellier

Transports régionaux : embarquement pour la mobilité verte

C’est un car liO roulant au bioéthanol qui assurera dès lundi 1er avril la nouvelle ligne régulière régionale entre les gares de Vauvert et Vergèze.

Autre originalité : l’éthanol est produit à partir de marc de raisin à la distillerie Raisinor de… Vauvert. Bioéthanol, GNV, train hydrogène… : la Région Occitanie multiplie les innovations pour mener la transition énergétique et assurer des mobilités durables.

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À partir de lundi 1er avril, une nouvelle ligne liO reliera par autocar Vauvert et Vergèze via deux allers-retours quotidiens*. Près de 200 voyageurs par jour devraient l’emprunter. Voilà qui réjouit le maire de Vauvert et conseiller régional Jean Denat : « La Région crée un service public demandé par la population. Des centaines d’habitants vont travailler à Nîmes, Vergèze, Montpellier…  ».
Originalité : cet autocar consomme du biocarburant, un éthanol fabriqué à partir de marc de raisin, homologué et baptisé ED95, à la fois meilleur pour l’environnement et moins cher.

Double originalité : le marc de raisin, collecté auprès des viticulteurs locaux, est transformé par la distillerie UDM des Costières à Vauvert, à seulement quelques centaines de mètres du dépôt d’autocars et de la gare routière. Un circuit très, très court ! La distillerie UDM des Costières fait partie du réseau coopératif Raisinor France, qui vend du bioéthanol de 25 distilleries, dont 12 en Occitanie.

À Vauvert, Jean-Luc Gibelin, vice-président de la Région en charge des Mobilités et infrastructures transports, a déclaré :

Cette première en Occitanie d’un carburant propre en circuit court s’inscrit dans la dynamique engagée par la Région pour développer des solutions de mobilité innovantes et de proximité. Nous sommes convaincus qu’il y a matière à le faire ailleurs.

L’ambition de devenir la première Région d’Europe à énergie positive passe par l’adoption d’initiatives innovantes dans les transports, à l’image de l’éco-chèque mobilité. La Région multiplie aussi les expérimentations sur les énergies alternatives aux carburants fossiles. Le 9 avril, elle présentera en gare de Toulouse les résultats de l’expérimentation menée du 19 mars au 12 avril d’un car liO roulant au bioGNV entre Castres et Toulouse. La société publique locale tarnaise qui exploite cette ligne pour la Région, renouvellera une partie de sa flotte en GNV fin 2019.
«  Nous travaillons aussi sur le train à hydrogène, pour lequel je souhaite engager une expérimentation sur la ligne Montréjeau-Luchon à l’horizon 2022}  », souligne enfin la présidente Carole Delga.

(*) la ligne C37 fonctionne en semaine, avec arrêts à Aimargues et au Cailar. Budget annuel de 53 000 €.

Assemblée plénière de la Région Occitanie. Discours de Carole Delga

 

Les 158 conseillers régionaux de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée se réunissent aujourd'hui  jeudi 28 mars en assemblée plénière au Parc des expositions de Montpellier, à Pérols.

En ouverture de cette assemblée plénière, la présidente de Région a rappelé la forte attente des concitoyens sur les propositions qui ressortiront du grand débat national.

« Des réponses concrètes qui doivent porter sur ce qui remonte du terrain avec 5 grands enjeux et réponses fortes à apporter sur la justice fiscale, un nouvel acte de décentralisation et un renouveau démocratique, des services publics efficaces et une transition écologique assumée ».

Carole Delga : "

Seul le prononcé fait foi

Mesdames Messieurs, Chers collègues,
Cette Assemblée Plénière se tient au moment où s’achève le grand débat national décidé par le Président de la République Emmanuel Macron, suite à un mouvement social sans précédent. Depuis près de six mois maintenant, notre pays connait en effet une mobilisation inédite à bien des égards, dans son expression, dans sa forme, et aussi hélas dans des dérives inacceptables.


Ce mouvement a été particulièrement suivi en Occitanie. Et c’est peu de dire que les habitants de notre région attendent avec impatience les propositions qui vont en sortir. Cette impatience est également de mise, je le constate dans chacune de mes rencontres, chez tous les élus du territoire. Parce qu’ici, et parfois plus qu’ailleurs, l’injustice sociale, territoriale, économique est durement ressentie, et depuis longtemps. C’est à l’aune des propositions qui vont être faites que nous verrons si ce débat a été lucide et sincère. Il faut le souhaiter pour l’avenir de notre territoire et la vie de nos concitoyens.

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I/ LA SOLUTION VIENT DES TERRITOIRES

Vous le savez je pense que la solution vient des territoires et beaucoup d’élus, et j’en suis, n’ont pas attendu le mouvement des gilets jaunes pour comprendre que notre pacte républicain doit trouver un nouveau souffle, à partir d’un constat clair.

Ce constat, c’est notamment celui de la disparition brutale ou l’éloignement aux services publics, véritable colonne vertébrale de notre République, qui s’est proportionnellement doublé d’un écart toujours plus grand entre les couches modestes et les plus riches de la population.

Un effet ciseau qui a pris de l’ampleur avec une mondialisation vécue de façon accélérée sans garde-fou, sans limite, qui fait que la plupart de nos concitoyens estiment que leurs enfants vivront moins bien qu’eux et que le sentiment de déclassement est de plus en plus violent. Cet « en même temps », pour le coup bien réel, lui, a amené nombre de nos compatriotes à se détourner de la chose publique, considérant que « là-haut, rien n’était fait pour eux ».

A ce mouvement des gilets jaunes, s’est additionnée une prise de conscience et donc une mobilisation citoyenne massive et inédite, pour le climat, pour le changement de notre modèle de développement, avec des marches le vendredi et une pétition signée à ce jour par plus de 2 millions de personnes pour demander que l’Etat soit assigné devant la justice pour « inaction ».

Dos au mur, il n’y a qu’un chemin à reprendre : celui de la volonté politique abandonnée aux profits du tout comptable. De remettre la notion de « progrès » qui a disparu du vocabulaire politique, au cœur de ce volontarisme public et citoyen.

Depuis six mois, au fond, de quoi parlons-nous ? De ce qui touche, de ce qui fonde, notre destin collectif, et plus précisément de l’organisation de l’Etat, de ses buts et de ses moyens ; de notre rapport à la démocratie qu’elle soit représentative ou directe.

Sur le premier point, notre maturité démocratique et notre expérience de plus de 35 ans de décentralisation, devraient permettre à l’Etat, et surtout à celles et ceux qui le dirigent, de considérer que les territoires sont les mieux à même de décider, et donc de réaliser, ce qui est bon pour eux.

La preuve par un chiffre : 70% de l’investissement public de ce pays est généré par les collectivités locales. Au fond, le bon sens voudrait que les collectivités locales s’occupent et gèrent la proximité, que l’Etat se concentre sur le régalien. Un partage des tâches efficace, gage de réactivité, qui permettrait de supprimer ces insupportables doublons administratifs qui freinent tant de projets…

Oui, la République des territoires que j’appelle de mes vœux est une voie pour fortifier notre République une et indivisible. Elle nécessite d’en finir avec la recentralisation à l’œuvre depuis 20 mois pour faire place à une véritable nouvelle décentralisation, pleinement assumée tant au niveau national que local.

Les réponses au Grand débat doivent porter sur ce qui est remonté du terrain. Nous en connaissons les contours. Il y a, à mon sens, 5 enjeux, 5 défis, 5 réponses fortes à apporter :

1/ Une véritable réforme fiscale, basée sur la justice qui doit demain plus favoriser l’emploi, les salariés, l’efficacité économique et non protéger l’épargne et les produits financiers.

2/ Un nouvel acte de décentralisation pour garantir une réponse plus rapide aux besoins, aux projets de nos territoires et des habitants.

3/ Un renouveau démocratiqueen actes par la mise en place de jury citoyen ou de collectifs citoyens, je préfère ce terme, à chaque échelon, en lien constant avec la démocratie représentative, pour élaborer et évaluer les projets et les politiques publiques.

4/ Un service public efficace et régénéré. Il mériterait à lui seul un grand débat national. Et cette question, essentielle, ne doit plus être seulement traitée depuis Paris à partir de lignes comptables. La preuve, par l’actuelle politique de la SNCF. Notre constat est clair et sans appel : il faut que cette entreprise qui appartient à la Nation retrouve une vision, redéfinisse son rôle, au-delà du transport des voyageurs ou des marchandises, dans le développement des territoires. Je propose que nous organisions des Etats nationaux du Rail, comme nous avons fait voici trois ans les Etats Généraux du Rail, au-delà de la loi LOM actuellement en discussion. C’est aussi notre proposition, sans défaire le réseau national ferroviaire, que la Région soit demain maître d’ouvrage des travaux qu’elle paie déjà à plus de 90% sur la rénovation des voies, pour accélérer les travaux. D’autre part, je constate que le Sénat, et je m’en félicite, a adopté l’amendement sur la création des sociétés de projets que nous avions proposé pour financer les deux LGV. Il reste à la majorité parlementaire de le voter. Ce sera l’occasion de vérifier si les actes suivent les paroles.

Le rapport « Mobilités II » confirme notre volonté avec Jean-Luc Gibelin d’investir massivement dans les transports en commun, mais aussi de soutenir, notamment avec la mise en place de l’éco-chèque, des mobilités individuelles partout sur le territoire, plus soucieuses de l’environnement. Ce souci de réduire les déplacements conduit notre collectivité à s’investir aussi dans le télé-travail et le covoiturage.

5/ Et puis bien sûr une transition énergétique assumée et territorialisée. L’urgence climatique est là. Si nous croyons en une Banque européenne du climat, indispensable pour investir dans des infrastructures majeures à l’échelle du continent, nous devons prendre également nos responsabilités aux niveaux national et régional. Le gouvernement doit revoir la Programmation Pluriannuelle de l’Energie afin d’être au rendez-vous de l’Histoire, notamment au niveau de l’éolien flottant. Hier, les six Régions littorales françaises, dont l’Occitanie, ont fait des contre-propositions concrètes au gouvernement pour revoir à la hausse l’ambition générale sur ce sujet.


Et parce que nous estimons que la justice sociale est désormais liée à la justice environnementale, chaque euro collecté via la fiscalité écologique doit bénéficier prioritairement aux ménages et aux territoires les plus vulnérables.

Là aussi, nous accélérons. Après l’éco-chèque logement, nous allons mettre en place le service public de la performance énergétique et de l’habitat pour multiplier les rénovations chez les particuliers et ainsi baisser leurs factures énergétiques. Idem pour notre plan bois dont l’objectif est de valoriser beaucoup plus la ressource locale. Ou notre signature, ce jour, de la charte sur les perturbateurs endocriniens qui va nous permettre d’être encore plus exemplaire. Les exemples je pourrais les multiplier, de nos lycées avec le zéro plastique, au développement accru d’une agriculture bio et durable avec une politique forte de transformation des produits dans les exploitations.

Les Régions constituent une bonne échelle, nous en sommes convaincus avec Agnès Langevine. Nous vous proposerons d’ailleurs à notre prochaine AP de juin de voter la création d’une Mission d’Information et d’Evaluation sur « l’impact du changement climatique sur l’économie de l’Occitanie » afin de travailler de façon plus transversale sur cette question majeure. On le ressent déjà : les différentes catastrophes climatiques comme dans l’Aude l’an dernier, l’avenir de l’usine diesel Bosch à Rodez et son millier de salariés, le devenir de notre agriculture et de notre viticulture, l’impact sur le tourisme… sont autant de signaux avant-coureurs. Par ce travail d’ampleur et sans précédent, nous voulons construire, avec les acteurs du territoire, un nouveau modèle de développement propre à notre région, dans la droite ligne de notre ambition d’être la première région à énergie positive d’Europe.

 

II/ Et puis nous allons continuer et amplifier le dialogue constant et direct avec la population.


Depuis que cette Région est née, voici trois ans, nous avons beaucoup consulté pour mettre en place des politiques publiques justes et adaptées à chaque situation.

Aujourd’hui, dans ce moment décisif que nous traversons, notre majorité a souhaité amplifier cette action. Aller encore plus en proximité en lançant une tournée citoyenne sur tous les territoires : « La Région est à vous ». Pour que chacun puisse s’exprimer librement sur notre action, exprimer ses idées, échanger avec les élus, les services, les Maisons de la Région.

Le temps où les collectivités, les élus, décidaient seuls dans leur coin, c’est terminé et c’est tant mieux. Nos concitoyens ont non seulement des avis, mais aussi des idées. « La Région est à vous » doit leur permettre de les exprimer librement, de recueillir leurs avis, d’entendre ce qu’ils souhaitent améliorer pour que ça fonctionne mieux au niveau du territoire régional, mais aussi partager les bonnes pratiques, mettre en avant les initiatives positives, valoriser les belles histoires, les réussites car il y en a, et plus qu’on ne le pense ! Je rappelle que cette consultation est inédite à l’échelle d’une Région.

Nous y allons en mode « modeste », « simplicité », à l’écoute et nous allons directement sur les lieux de vie des gens. L’idée est bien d’en finir avec les réunions publiques classiques où l’on voit toujours les mêmes : nous voulons donner la parole à ceux qui ne la prennent pas.

Nous avons commencé le 19 mars à la gare de Colomiers, nous allons continuer avec plus de 100 dates organisées sur les 13 départements entre le 18 mars et le 31 juillet, avec une pause en mai lors de la campagne des élections européennes.

Une restitution sera organisée auprès des participants à l’issue de cette tournée régionale, à la rentrée.

 

Cette démarche est inédite dans la forme mais elle s’inscrit dans le droit fil des orientations que nous avons décidées et de notre engagement.

 


Ce n’est pas pour rien que l’Occitanie est régulièrement citée comme un laboratoire de la citoyenneté active. 30 concertations thématiques déjà lancées : Nom de la Région, Etats Généraux du rail et de l’intermodalité, Lycée de demain, Concertation Alimentation, qui a enregistré 100.000 participations.

Nous avons développé aussi des instances de dialogue et de concertation innovantes : l’Assemblée des Territoires, les Parlements de la Mer et de la Montagne, le Conseil Régional des Jeunes…

Nous sommes aussi allés plus loin avec notre charte citoyenne. Et il faut le rappeler : en Occitanie, le référendum régional existe déjà ! Bien avant les revendications du mouvement des gilets jaunes pour un Référendum d’Initiative Citoyenne, nous avons voté il y a de cela 11 mois, le principe d’une Votation d’Initiative Citoyenne, un dispositif piloté par le Bureau de l’Assemblée et Gérard Onesta, et cela a été aussi au travers d’une boite à outil sur laregioncitoyenne.fr
Ces actions de citoyenneté active vont toutes dans le même sens.

Elles témoignent de notre volonté d’envisager de nouveaux modes de démocratie participative et directe, de nouvelles instances de concertation et de bousculer notre manière de construire les politiques régionales avec un seul objectif : être utile aux habitants d’Occitanie

Nous avons tenu également à impliquer la jeunesse. Nous serons accompagnés lors de ces rencontres de 32 jeunes du service civique, symbole fort, c’est très important dans une région où 1/3 des habitants a moins de 30 ans. C’est la jeunesse qui nous donne une sacrée leçon notamment sur la transition écologique et énergétique et c’est une adolescente de 16 ans qui nous dit : « Réveillez-vous ! Il faut passer à une autre échelle ». Cette même jeunesse qui nous dit : « Ne cassez pas l’Europe », celle qui a défilé récemment au cœur d’une marée humaine à Londres.


III/ Parce que oui, l’Occitanie a besoin de l’Europe

 

Car si l’échelle régionale est la bonne pour répondre aux défis du quotidien, celle de l’Europe est primordiale. L’Europe est aujourd’hui malmenée, fracturée. Elle est surtout interpellée. Là aussi, elle demande un volontarisme politique sans précédent dans l’Histoire.

 

Le rapport que nous présentons aujourd’hui sur les conséquences du Brexit sur notre économie régionale démontre que notre destin, ici même, est intrinsèquement lié à l’Europe. Il ne s’agit pas d’une envolée lyrique, mais de faits.

 

Ce sont près de 8.000 entreprises de notre territoire qui ont des liens commerciaux avec le Royaume Uni, dont 2.000 qui n’ont jamais exporté au-delà de l’Union Européenne. Le volume d’exports avec ce pays représente 1,6 milliards d’euros, notamment dans l’aéronautique, l’industrie agroalimentaire, les produits agricoles, le tourisme…

 

A celles et ceux qui ont présenté le Brexit comme la Panacée ou comme une formalité, voilà une réalité brutale pour nos entreprises et leurs salariés : formalités douanières à revoir, chaîne logistique entravée, nouvelles règles de certification et danger, oui danger, pour nos produits sous indication géographique et je veux rappeler à ce propos que 23% des vins exportés au Royaume Uni proviennent d’Occitanie.

 

Nous ne pouvons rester les bras croisés alors que nos entreprises et leurs salariés sur tous les territoires peuvent être mis en difficulté, d’où notre volonté de les accompagner et de renforcer, pour elles et avec elles, notre prospection.


Ce rapport nous donne l’occasion de redire cette vérité à nos concitoyens : non, l’Europe n’est pas l’ennemie de notre pays ou de l’Occitanie, bien au contraire.

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Car l’Europe dans notre région, ce sont des réalisations concrètes

C’est grâce à l’Europe que l’on crée des écoles de la 2ème chance régionales, permettant à des habitants de la région en grande difficulté de se former et de retrouver une place dans la société, que l’on met en place la Carte Jeune avec ses aides concrètes au pouvoir d’achat des familles.


C’est aussi grâce à l’Europe que nous renforçons les capacités d’innovation de nos PME, que nous avons mis sur pied le Fonds Foster de 143 millions d’euros, imaginé avec l’Europe, permettant d’accompagner près de 6.000 entreprises agroalimentaires et exploitations agricoles d’Occitanie.

Certains diront que tout cela reste bien vague. Eh bien, allons dans le concret, au cœur de chaque territoire :


C’est grâce à l’Europe que des grands projets voient le jour comme la centrale solaire de la Découverte à Decazeville-Aubin, un quai de 470 m sur le Port de Sète, la construction d’un centre de recherche à Tarbes…

 

C’est aussi grâce à l’Europe, que la LGV, après le contournement Nîmes-Montpellier, ira jusqu’à Béziers puis à Perpignan.

 

C’est grâce à l’Europe que nous pouvons renforcer l’attractivité de notre secteur touristique si vital pour des dizaines de milliers de salariés.


Au total, ce sont 3 milliards de fonds européens investis dans l’économie régionale et les territoires.


Mais l’Europe, ce n’est pas seulement un guichet, c’est une ambition, une certaine idée de société.


L’Europe, il y a celles et ceux qui la dénoncent mais qui en profitent sans vergogne.

Et puis, il y a celles et ceux qui la font. Jour après jour, inlassablement. En étant lucides sur ce qui va et sur ce qui ne va pas, et surtout, d’avoir la volonté politique pour la changer.
 

Je ne suis pas une Européenne béate, mais une Européenne passionnée, exigeante comme tous les européens. Le Monde tel qu’il est aujourd’hui et si nous voulons le changer, nous oblige à mettre en œuvre une Europe plus sociale, humaniste, avec des règles sociales communes et une fiscalité proportionnelle aux richesses.


Je crois que l’Europe est plus que jamais une solution pour des questions cruciales, vitales, comme la transition énergétique et écologique, les mobilités, le rapport à la mondialisation, la sécurité, la paix. Qui peut croire aujourd’hui que notre pays peut mener ces défis seul ? Il faut arrêter de tromper les gens car ils méritent mieux que cette démagogie qui nous mène au bord du précipice.

 

CONCLUSION

En Occitanie, que ce soit sur le Pacte républicain ou l’Europe, nous croyons que les territoires sont la solution, pas le problème. Que ce sont de ces territoires, de nos habitants, que peut venir cette étincelle indispensable pour régénérer notre collectif. La clé, et notamment de la citoyenneté, reste l’éducation et la formation, notamment des plus jeunes de nos concitoyens. Voilà pourquoi nous sommes la première Région à investir sur ce sujet majeur ou que l’Occitanie est aussi la région où la rentrée scolaire est la moins chère de France. Preuve en est également l’adoption ce jour du Programme d’Investissement dans les Compétences (PIC) proposé par Emmanuelle Gazel : la croissance de notre économie reste bonne mais le fléau du chômage et de la précarité reste présent dans de nombreux territoires. Notre réponse passe par plus de formation pour pouvoir faire baisser le nombre de 15 000 emplois non pourvus.  

C’est le chemin résolu que nous avons pris depuis trois ans. C’est le chemin que nous entendons poursuivre, avec détermination et volontarisme, dans les prochaines années, avec tous les citoyens d’Occitanie.

Soyons conquérants et soyons fiers de notre Région."

Énergies marines renouvelables dans la PPE

  • Les Régions littorales élaborent une contre-proposition

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À l'occasion du Conseil des Présidents de Régions de France, les élus ont rappelé qu'ils jugeaient le projet de décret concernant la Programmation Pluriannuelle de l'Énergie (PPE) particulièrement insuffisant sur le volet énergies marines. Les 6 régions littorales métropolitaines présentent aujourd'hui une contre-proposition plus ambitieuse pour répondre aux attentes des territoires en matière de transition énergétique.
 
En novembre dernier, les Présidents des Régions littorales avaient réagi au projet de Programmation Pluriannuelle de l'Energie (PPE) en jugeant particulièrement insuffisant le volet énergies marines.  La faiblesse des volumes programmés, l'irrégularité des calendriers d'appels d'offres proposés et l'absence de l'hydrolien parmi les filières énergies marines identifiées, sont autant d'éléments susceptibles de compromettre l'avenir de la filière française, et plus particulièrement celle de l'éolien en mer.
 
Paradoxalement, la France se positionne en tête des nations dont la lutte contre le changement climatique.
 
Les Régions littorales ont fait le choix, depuis plusieurs années déjà, d'accompagner le développement de la filière, en engageant des investissements portuaires massifs et en mobilisant leurs écosystèmes d'entreprises.
 
Dans la continuité de leur action, les Présidents de Régions littorales proposent donc de :  
 
- Permettre un développement harmonisé de la filière en ne mettant pas en concurrence éolien posé et flottant, les façades entre elles et les Régions entre elles ;
- Revoir à la hausse l'ambition générale pour le développement de l'éolien offshore en faisant le choix d'un rythme annuel plus ambitieux d'au moins 1 GW par an pour la programmation d'appel d'offres posé et flottant ;
-  S'engager sur des appels d'offres réguliers pour que les modèles économiques s'équilibrent et que les investissements portuaires s'amortissent dans les meilleures conditions.
-  Poursuivre le développement de la filière hydrolienne en lui permettant de poursuivre la démonstration de baisse des coûts.
 
Les Présidents des Régions littorales sont pleinement conscients de la nécessité de baisser les coûts de production de l'électricité produite par ces filières mais considèrent que les volumes actuels ne permettent pas pour autant d'engager les transitions dont la France a besoin.
Au moment où la France signe avec la Chine un méga contrat pour un projet de parc éolien offshore en Chine pour environ un milliard d'euros, le Gouvernement doit faire un choix pour ses territoires et son économie.
La France, et les Régions françaises littorales qui la composent ne peuvent manquer une nouvelle fois l'occasion qui leur est donnée d'engager durablement le territoire et les entreprises régionales dans la dynamique des énergies marines renouvelables.
Cette contre-proposition fera maintenant l'objet d'échanges avec les industriels de la filière, qui ont, de leur côté, engagé une réflexion de même nature.