Vigne

Les vendanges d’autrefois

Dans les années soixante, c’était une fête, on les préparait longtemps à l’avance.

Le tracteur gagne du terrain

Je vous parle d’un temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître.

Il y avait d’abord la foire des vendanges fin août, on s’équipait, bottes, chapeau, sécateur. On sortait les comportes, il fallait les arroser pour les rendre étanches, les plus abîmées étaient amenées chez le tonnelier pour changer une douelle ou une cornaillère.

Elles pouvaient contenir 80 kg de raisins environ.

Pour les évacuer de la rangée, le moyen le plus utilisé était le pal - technique du sémaillé - barres de bois tenues par les porteurs de la comporte. Certains utilisaient la brouette, mais il ne fallait pas que le terrain soit détrempé, rocailleux, ou à fort dénivelé.

C’est à la fin de la décennie que les bennes vont faire leur apparition. 

Les vendanges de 1942

Les petits propriétaires vendangeaient à la journée alors que les grandes propriétés le faisait à forfait, on payait le raisin au kilo, plus on en ramassait et plus on était rémunéré; dans ce cas, il n’y avait pas de place pour le folklore. De la vigne à la cave, tout était bruyant, tracteurs, motoculteurs, camionnettes et même quelques chevaux qui faisaient de la résistance. La colle se composait de 8 coupeurs dont la meneuse, un videur de seaux et deux porteurs.

Le travail était dur en cette période, le matin il faisait frais pour ne pas dire plus, parfois avec la rosée on était trempé Au fur et à mesure que l’heure avançait, on enlevait le ciré, puis le gilet pour finir vers 11 heurs torse nu, les hommes bien évidemment ! Malgré tout, le soir on trouvait le temps de se rencontrer, de boire un verre, dans les villages on dansait avec un électrophone, une simple guitare.

A la fin de la vendange il y avait la capounade qui consistait à barbouiller le visage d’un vendangeur, et enfin le non moins traditionnel repas de fin de vendange. La main d’œuvre venait d’Espagne, les polonais, des mines de Cransac, les aveyronnais et même des italiens. 

Mécanisation de la vendange

Aujourd’hui tout est mécanisé, les entreprises viennent avec machines à vendanger, tracteurs et bennes. De plus on travaille souvent de nuit, donc cette activité passe inaperçue car il n’y a plus de caves particulières dans le village qui répandaient cette odeur de fermentation et où régnait une certaine agitation. 

Bernard Bals

La Grange de Berlou

La Grange de Berlou.

A Berlou (au nord de Saint Chinian), au 3 rue de Caladou, sont situées les installations du domaine viticole "La Grange Léon". C'est là que sont vinifiées et vendues les récoltes des vignes de cette zone particulière des Hauts Cantons. Véronique et Joël Fernandez y élaborent des nectars bien propres à réjouir les palais régionaux et internationaux.

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Comme disait Brassens, Joël Fernandez a dû "naître au pied d'une souche". Une de ces souches bien racinées qui vont chercher dans les schistes nourriture, chaleur et saveurs. Depuis des siècles, les hommes ont su, avec le jus des fruits de la vigne, élaborer des liquides que les anciens Grecs trouvaient dignes des dieux. Mais, élaborer ces boissons, c'est tout un art et n'est pas vigneron – un vrai selon J. Fernandez – qui veut.

Il faut tenir compte de l'exposition des parcelles, de l'ensoleillement. Savoir quel raisin se récolte "le matin très tôt", quel est son degré de maturation. Pour cela, le maître de La Grange Léon a recours à un œnologue, son "toubib". Et les prescriptions de celui qui veille sur la maturation tous les 2 jours permettent de produire des vins blancs à 12°, dont le "Petit Marcel", léger, rafraîchissant. Caque cépage a ses exigences, telle la Syrah ou le Mourvèdre.

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Ce dernier doit subir une sorte de pré-vendange. Il faut couper une grappe sur deux pour que les grains n'entrent pas en contact. Sinon, la pourriture gagne. Cela ne peut être fait qu'à la main, comme d'ailleurs toute la récolte. Certes, les nouvelles machines sont plus sélectives et le coût de la main d'œuvre est élevé.

A La Grange Léon, même cueillie à la main, la récolte est triée sur un tapis roulant ! Bien sûr, en cette année pluvieuse, il a fallu traiter. Mais M. Fernandez pratique une agriculture raisonnée. Il serait tenté de passer en "bio".

Il n'a pas pu le faire cette année, devant surmonter deux terribles épreuves de santé et ne pouvant s'impliquer autant qu'il le faudrait.

L'envie est là pourtant. Cette envie qui lui a fait quitter la coopérative (fondée par son grand-père au milieu des années 60) et lui a permis de faire face à d'importantes difficultés en 2008.

On ressentait alors la crise économique et la récolte était payée non plus en AOC, mais comme vin de table. L'exploitation de 6 ha permettrait-elle de s'en sortir ? Arracher ? Autant s'arracher les tripes ! Et puis, ce fut le début d'une nouvelle aventure : récolter, vinifier, commercialiser sur 20 ha.

Et aujourd'hui, 19 cuves de 10 à 50 hl (selon les besoins de la vinification) alimentent la vente des blancs, rosés et rouges du domaine. Au total, une vraie PME familiale qui commercialise 27 000 cols par an. Alors, M. Fernandez démarche les particuliers, fréquente les salons.

Et il exporte : au Luxembourg, en Belgique, en Allemagne, en Ecosse. Ses vins, plusieurs fois primés, figurent au guide Hachette. Nous nous en sommes entretenus en pleine vendange.

Et M. Fernandez a parlé aux gens de la ville de schistes et de soleil, de terroirs et de racines, et de passion.

H. Le Blanche.

(Avec le portrait du grand-père à l'arrière plan des photographies)

Des vendanges conviviales pour Jeannot et sa « colle » d’amis

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Ce vendredi matin, vendanges manuelles sur une parcelle de Jeannot Gil-Catala, en allant vers Gigean à Ria avec une « colle » motivée, une équipe de vendangeurs composée d’amis (es)… Odette, Ginette, Pierre, Gilbert, Arlette….. Une dizaine de Poussannais à la manoeuvre.

Dans une bonne ambiance, à l’ancienne car la superficie du terrain s’y prêtait, Jeannot et ses amis ont coupé des grappes de merlot (15°). Une récolte qui partait directement à la cave coopérative : à peu près, une tonne 180 kg, soit 200kg de plus que l’an dernier.

 

Le merlot est un cépage rouge, aux petites baies noires, apparu à la fin du 18ème siècle.

« De couleur sombre et dense, avec des arômes de fruits rouges et noirs et une superbe palette aromatique, le merlot se transforme au cours de son vieillissement pour laisser place à des notes de pruneaux, de sous-bois, d’épices. »

 

Du plaisir, de la camaraderie et des gestes qui rappellent le bon vieux temps.

Et le plaisir est toujours le même pour ces vendangeurs heureux de partager une matinée dans l’effort mais aussi dans le réconfort.

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+ Colle : groupe de vendangeurs de 8 coupeurs, 2 hommes transporteurs de comportes, 1 homme presseur de raisin dans la comporte, 1 videur de seaux.

Agenda d'automne de Vignes en Transition

Une Actualité riche pour Vignes en Transition cet automne.
 
Vignes en Transition
 
 
D'abord un site web avec toutes les infos et bulletins.
 
 
  • 2 formations à venir 
Module 1 :  Faire (re)vivre son sol – les 22 et 23 octobre 2018
 
Module 2 : Diversifier son vignoble méditerranéen - les 19 et 20 novembre 2018
  • La 1ere rencontre annuelle des actrices et acteurs des vignes en transition - le 10 novembre 2018
  • le portrait d'un "transitionneur" xavier BOUCHER

La démarche VIGNES EN TRANSITION est un projet interdisciplinaire de diversification fruitière et agro-environnementale des vignes méditerranéennes.

Pourquoi une telle démarche ?

Les modes de culture actuels de la vigne (monoculture) engendrent le plus souvent les conséquences suivantes : Dégradation et érosion des sols (disparition de la matière organique).

Perte de biodiversité, naturelle et cultivée due à la monoculture.

Pollutions des nappes phréatiques et du bassin versant (fleuves, lagunes et littoral) par les biocides. Problèmes de santé humaine, liés aux traitements et à la proximité des zones viticoles et zones d’habitations.

Aggravation des phénomènes de crue par la disparition de la porosité biologique des sols (tassement donc ruissellement) Augmentation des phénomènes de sécheresse des sols (tassement, évaporation…).

Perte de qualité de la production alors que le consommateur recherche des produits sains.

Dépendance à d’autres régions ou pays pour l’approvisionnement de produits alimentaires de base pouvant être produit sur place.

De plus le dérèglement climatique, avec l’intensification de périodes de sécheresse et d’événements pluvieux, impacte lourdement le vignoble méditerranéen. Ces deux problématiques conjuguées (monoculture plus climat) mettent en péril l’avenir écologique donc économique des territoires viticoles.

Malgré un nombre croissant d’exploitation en AB, des usages restreints de biocides, et un intérêt certain des vigneron-ne-s vers une diversification des pratiques, une proportion encore trop faible de producteurs-trices met en œuvre de nouveaux modes de culture sur les 347 000 ha de vignoble méditerranéen français (Occitanie, PACA, Corse).

Pour en savoir plus : http://www.vignesentransition.org/

Vin : la production en France remontera de 25% cette année

class="htitle txt36 txtblack mb2 ">Après un cru 2017 catastrophique

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La production de vin en France devrait s'élever en 2018 à 46,1 millions d'hectolitres, en hausse de 25% par rapport à la terrible année 2017, marquée notamment par une vague de gel qui avait touché l'ensemble des bassins viticoles, a annoncé vendredi le ministère de l'Agriculture.

Si le mildiou a occasionné des pertes, "en revanche la canicule ne semble pas avoir affecté le potentiel de production au 20 août", indique dans un communiqué Agreste, le service de statistiques du ministère, qui table donc sur le retour d'une production conforme à la normale.

https://www.afp.com/fr/infos/334/vin-la-production-en-france-remontera-de-25-cette-annee-apres-un-cru-2017-catastrophique-doc-18k4bq6

A Poussan, de bien belles vendanges

  gniP1130529Des conditions idéales en ce moment pour des vendanges qui sont correctes en quantité, mais exceptionnelles au niveau du degré.

« Que cela continue », précisent les viticulteurs poussannais, du moins ceux qui ont pu grâce à des traitements raisonnés passer au travers du mildiou qui a été galopant cette année.

gniP1130522« Pluie du printemps et humidité ensuite, conjuguées avec chaleur » ont donné un résultat bien satisfaisant, et si l’on ne peut comparer avec la récolte de l’an dernier (gel), celle de 2018 s’annonce bien satisfaisante avec des « Merlot » et des « Syrah » qui oscillent entre 14° et 15° et qui ont produit un maximum du côté de l’Olivette.

D’excellentes conditions qui motivent les viticulteurs. Si à partir du 10 septembre, avec l’ouverture générale de la cave des Terroirs de la Voie Domitienne, chacun pourra vendanger en fonction de la maturité de la vigne dans ses parcelles, pour l’instant l’on suit un programme établi.

Vendredi ce sera une matinée spéciale pour le « Rosé » avec la récolte des « Cinsault, grenaches et Caladoc », ce dernier étant un croisement obtenu en 1958 entre le grenache noir et le côt ou malbec.

« Le Caladoc donne un vin de garde très corsé et typé, rond, chaleureux, avec une couleur intense et une structure tannique très intéressante : les tanins très présents sont à la fois souples sans amertume et fins. Il permet également d’obtenir des vins rosés, fruités et équilibrés. Propension toutefois a une acidité volatile. Arômes de framboise, épices, … »gniP1130527

Que le temps se maintienne et tout ira très bien…

Vendanges : c’est parti depuis quelques jours

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En fonction des prélèvements effectués par des viticulteurs coopérateurs dans leurs vignes, la cave coopérative des Terroirs de la Voie Domitienne, comme les autres, établit un programme pour les vendanges. C’est donc en fonction de ceux-ci que Lionel, Guilhem, Régis, Frédéric et d’autres viticulteurs de Poussan ont entamé les opérations.

Screen Shot 09-03-16 at 07.22 AMAprès une première ouverture pour certains blancs, c’est au tour des « Sauvignon » depuis mercredi, jusqu’à vendredi.

Tout a commencé par les « Chardonnay » ce lundi, avec un degré de l’ordre de 14° et des quantités satisfaisantes.

Grâce à l’humidité, et aux dernières chaleurs, si aucun élément majeur ne vient troubler cette période, pour ceux qui ont réussi à contrôler le mildiou ce devrait être une bonne année.

Ce  vendredi, les « Merlot » pourront être aussi cueillis : Le Merlot fait partie de la famille des Carmenets. Il pourrait venir du vignoble du Libournais où il est cité pour la première fois en tant que « merlot ». Son nom pourrait provenir du merle (en occitan, le merlòt est un petit merle) de par sa couleur noire comme les merles, ou du goût de ces derniers pour le raisin.

Il n’est formellement identifié comme cépage qu’au XVIIIe siècle. Il apparaît en 1789 dans la collection du jardin du Luxembourg sous le nom de bigney rouge.

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Sa sensibilité vis-à-vis de la coulure en fait un cépage de seconde catégorie. C’est le phylloxéra qui va provoquer son essor. Le greffage du malbec N donne une grosse production de raisins, aqueux et très sensible à la pourriture. C’est donc le merlot N qui va lui succéder pour apporter rondeur, finesse et complexité au cabernet-sauvignon N. La sélection clonale va améliorer sa régularité de production dans les années 60. Il devient alors un cépage facile à cultiver et à vinifier, donnant un vin complexe, facile à boire et qui ne nécessite pas de long vieillissement, même s’il se conserve longtemps.

Si pour la cave des Terroirs de la Voie Domitienne, l’ouverture générale sera le 10 septembre comme pour la plupart des caves de la Région, dès le 3,  les « Syrah » aussi seront concernées : la Syrah de France est le cépage puissant et épicé par excellence. « Il rapproche avec style les femmes et les hommes »  car il donne un vin envoûtant aux arômes, de mûre, poivre et violette…

En attendant quelques observations par Lionel : « degrés et quantités sont satisfaisants. Toujours en fonction de la gestion du mildiou, ce devrait être correct si nous continuons à vendanger dans de bonnes conditions météorologiques. »

Bonnes vendanges.

Ils font chanter le vin




Verres de vin
 

Sébastien Durand et Franck Rudelle deux hommes à la base d’un projet innovant ont participé  au dernier Vinisud, le salon International des Vins et Spiritueux Méditerranéens à Montpellier. Pourtant ils n’ont pas de caves, ne sont pas vignerons mais ils mettent à la disposition de ces derniers un outil permettant d’innover, de diversifier leur production et de se différencier. Ainsi une cave pourra monter en gamme, valoriser son image et marquer sa notoriété grâce à leur technique, si elle le souhaite.

Il y a 5 ans, Sébastien et Franck, ont eu l’idée de tenter une expérience au fond de leur garage avec quelques hectolitres de vin, dans deux cuves, une équipée de musique, l’autre non. S’apercevant qu’après fermentation, le vin obtenu était bonifié par la musique, ils ont tenté l’expérience à plus grande échelle à la Cave des Terroirs de la Voie Domitienne à Cournonsec, puis au Domaine de l’Octroi en Agde.

Parallèlement, ils ont fondé leur société, « Swing it », pour lancer cette vinification musicale, avec un protocole effectif durant la fermentation (3 semaines) afin d’agir sur les organismes vivants, les levures, qui contribuent à révéler les arômes et qui apportent une plus grande typicité ainsi qu’une structure gustative plus complexe et plus riche. "Dans de nombreuses régions, la Musique est connue pour ses effets bénéfiques sur le monde animal et végétal. Il nous fallait l’essayer sur les fameuses levures. Et le constat fut à la hauteur des espérances car les qualités organoleptiques du vin obtenu étaient supérieures à celles des autres vins" précisent-ils.

Un procédé scientifique

Comme chacun sait, la musique comme tous les sons est constituée d'énergie acoustique due aux vibrations du milieu parcouru. La fréquence des sons audibles par l'oreille humaine va de 16 hertz (son très grave) à 16 000 hertz (son très aigu) en dehors de cette plage, on trouve les infra-sons et les ultra-sons qui eux aussi peuvent être émis par les instruments de musiques mais ne sont pas perçus par l'homme. Le son se propage particulièrement bien en milieu aqueux et donc dans le vin. L'atténuation due à l'absorption et à la diffusion est beaucoup plus faible pour les ondes acoustiques que pour les ondes électromagnétiques. Chaque musique est donc associée à un ensemble de fréquences de vibration dont les effets sur le milieu traversé sont spécifiques.
Une mystérieuse alchimie des ondes se superpose ainsi à l'alchimie de la vinification, l'art de la musique bonifiant l'art du vigneron. Une mystérieuse alchimie des ondes se superpose ainsi à l'alchimie de la vinification, l'art de la musique bonifiant l'art du vigneron. A musique différente, ondes et effet différents. Si la musique classique a été concluante à Cournonsec (Quatre saisons de Vivaldi), en Agde ce fut du Jazz.

Un procédé breveté

Beaucoup de personnes ont encore du mal à admettre l'impact de la musique sur la qualité du vin. Pourtant des tests de dégustation menés en aveugle et des analyses organoleptiques le prouvent.
Travaillant avec des chercheurs et des spécialistes dans les domaines musical et scientifique, Swing-it a pu déposé un brevet sur la base d'un solide dossier, étayé par des expériences concluantes. La jeune société pionnière désire maintenant aller plus loin, elle optimise son procédé avec des moyens techniques très élaborés et des capteurs connectés pour mesurer les paramètres à contrôler.

Un procédé innovant à fort potentiel

Certains voient déjà dans le procédé Swing-it une innovation aussi porteuse de développement en terme de qualité et de marketing que ne le fut il y a quelques années celle du conchyliculteur Tarbouriech avec le procédé d'exondation des huîtres.

« Nous recherchons donc des partenaires pour continuer" précisent les dirigeants de la start-up ajoutant que "si certains sont prêts à tenter l’aventure avec nous, dans la Région que nous aimons, nous sommes prêts, car cette technique a de l’avenir. "

L'aventure commence mais le parcours sera difficile. De même que Tarbouriech à ses débuts a eu du mal à être crédible auprès des conchyliculteurs, Swing-it rencontre encore beaucoup de scepticisme chez les viticulteurs.

Pourtant, comme pour Tarbouriech, il y a gros à parier qu'une fois encore, et presque par définition, les modernes l'emporteront sur les anciens. Sébastien et Franck, ces précurseurs qui font chanter le vin, finiront par être reconnus.

Pour en savoir plus :
Facebook : Swing it - Le vin qui chante
Tel : 06.84.11.77.45

Beauvignac : grande brasucade des coopérateurs

A l'occasion de la fête de Mèze rassemblant de nombreux autochtones et des visiteurs ou des amateurs de bons vins, ou encore les 2, les Vignerons Coopérateurs de Pomerols, Mèze, Castelnau, organisaient comme chaque année ce mercredi 15 août, une grande brasucade dans le parc du château de Girard avec une animation musicale bien entraînante.

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L'occasion de se mettre en forme dès ce 15 août pour la fête de Mèze et de partager une bonne soirée conviviale.

Une belle participation et une piste rapidement envahie par des danseurs bien motivés.

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Les vendanges au Domaine de Roquemale.

Le Domaine de Roquemale s'étend à Villeveyrac, au pied des éoliennes, entre l'ancienne mine de bauxite et les garrigues lus au nord. Un site magnifique. Le fameux viaduc qui caractérise le site vous montre le chemin à suivre. La Nature est reine à cet endroit : entre les figues de barbarie, les plantes de la garrigue toute proche, le fenouil, les olives et la vigne, tous les sens sont en éveil et surtout au petit matin.

   Pour Valérie et Dominique, les jeunes vignerons de Villeveyrac propriétaires de Roquemale, depuis début septembre c'est le temps des vendanges. En plus condensé cette année, les maturations avançant très vite. Des matinées, et souvent à partir de 5 h, surtout pour les Blancs, à la lumière des frontales. Un total de 13 jours.
Si leur production de vin est labellisée Agriculture biologique c'est bien parce qu'ils acceptent toutes les contraintes relatives à ce genre de production. Mais quelle récompense avec des vins qualifiés de structurés et élégants, très frais, digestes !
Les Terrasses, Sans Filet ou le Roq Blanc seront excellents pour l'apéritif ou sur de petits plats, tandis que les rouges plus structurés Les Grès, Lema ou Mâle, s'associeront parfaitement avec une pièce de viande.


Que de travail en amont :   si les cépages du domaine sont la Syrah, le Grenache, le Cinsault, l’Alicante, le Mourvèdre, la Marsanne, la Roussanne, le Vermentino, le Grenache Blanc, le Viognier et le Servant, Roquemale ou "Mauvaise Roche", est un berceau idéal pour des vignes qui produisent peu de raisins mais avec une très bonne maturité.
Valérie nous précise que ce qui compte ce n'est pas spécialement le degré au moment de la cueillette manuelle, mais les conditions dans lesquelles l'on procède, plutôt avec de la fraîcheur, la nuit ou au petit matin en surveillant la maturité phénolique. Ainsi, ils pourront conserver l’intégrité des baies et apporter à leur vin le maximum d’arômes. Souvent chaque parcelle est vinifiée séparément.

Avec leurs 12 cépages, Dominique et Valérie sauront tirer le meilleur du Millésime grâce à des assemblages.Mais auparavant il faut égrapper, légèrement fouler, tester, piper. Après, entre la durée des macérations en cuve et les élevages en cuve ou tonneau, une longue alchimie s'opèrera pour donner aux vins la structure souhaitée. Nos vignerons sont de vrais artistes qui grâce à la palette de leurs cépages sauront créer des oeuvres qui de plus, pour notre plaisir, pourront être appréciées par nos papilles.
Cette année,  grâce au micro-climat qui caractérise leurs 10 Ha, Valérie et Dominique sont confiants quant à la qualité de la récolte.

 

 

Pour en savoir plus : DOMAINE DE ROQUEMALE

http://www.notrecave.com/41_domaine-de-roquemale?gclid=CLD42tjrgc8CFQaNGwod_00Jow

Dominique IBANEZ & Valérie TABARIES

34560 VILLEVEYRAC – France