Sète

Hérault : mieux contrôler les paillotes

L'Etat par l'intermédiaire du Préfet de l'Hérault a réuni, ce vendredi 27 avril 2018, l’ensemble des 13 maires des communes littorales pour s’assurer du bon usage et de la protection des 90 kilomètres de plage du domaine public maritime de l’Hérault durant la saison 2018. 

"En France, l’État est propriétaire du Domaine Public Maritime (DPM) naturel dont il veille à préserver l'usage libre et gratuit pour le public. Pendant les 6 mois hors saison, celui-ci doit être intégralement remis dans son état naturel. 

Chaque année, cet espace, fragile et convoité, fait l’objet, d’une part d’une surveillance particulière, et d’autre part du relevé de nombreuses occupations illégales ou infractions pour lesquelles les services de l’État doivent intervenir pour faire respecter la réglementation. 

Depuis cinq ans, les services de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) ont entrepris une vaste stratégie de reconquête du DPM pour lutter tout au long de l’année contre sa privatisation, les dépassements de surface des établissements de plage, les soirées non-autorisées, les atteintes à l’environnement... 

Durant l’été, dans le cadre de l’Opération Interministérielle Vacances, des opérations de contrôles conjointes mobilisant l’ensemble des différents services (la Direction Départementale de la Protection des Populations, la Police, la Gendarmerie et la Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l'Emploi) viennent renforcer cette action.

► Pour en savoir plus sur la réglementation des concessions de plage :http://www.herault.gouv.fr/Politiques-publiques/Mer-littoral-et-securite-maritime/Reglementation-des-concessions-de-plage

En 2017, le préfet de l’Hérault avait demandé pour la première fois aux communes de mener une campagne de contrôle sur chacun des établissements de plage, afin de veiller au respect de la convention d’exploitation signée entre le maire et l’exploitant. Les communes devaient notamment vérifier les périodes de montage et démontage, le cahier des charges des activités autorisées, l’absence de dépassements de surface, le respect du libre passage sur le rivage de la mer ou encore la mise à disposition au public des sanitaires et des douches.

Le bilan de ces contrôles fait état de 59 établissements contrôlés par les communes sur les 89 présentes dans le département, soit 66 %. 

Les services de l’État, et notamment le service du littoral et de la mer de la DDTM, ciblent leur politique de contrôle sur les établissements de plages les moins vertueux ou les nouveaux exploitants, et sur le respect des termes des concessions de plages passées entre l’État et les communes. En 2017, 38 lots de plages ont ainsi été contrôlés par la DDTM. 

Les dépassements de superficie diminuent d’année en année : 4 544 m² cumulés sur tout le département en 2015, 3 326m² en 2016 et 958 m² en 2017. Les procès-verbaux dressés sont en légère diminution : 20 en 2016 et 17 en 2017. 

Le préfet de l’Hérault se félicite de cette mise en œuvre et demande aux maires de poursuivre ces campagnes de contrôles pour aboutir à 100 % d’établissements contrôlés au moins une fois pendant la saison 2018.

Le Préfet « appelle tous les acteurs à la mobilisation pour préserver ses espaces qui constituent une richesse pour l’Hérault, vitrine touristique de notre territoire. Cet espace de liberté, milieu naturel remarquable d’une grande beauté, mais aussi dont la grande fragilité impose à tous une grande responsabilité. » 

Quelques chiffres dans l’Hérault en 2017

- 90 kilomètres de côtes

- 13 communes littorales

- 13 concessions de plages

- 89 lots de plage exploités

- 38 lots de plage contrôlés par la DDTM

- 8 PV dressés par la DDTM : principalement pour dépassement de surface (4), non-respect du libre passage du public le long du rivage (2), date de montage non respectée (1) et date de démontage non respectée (1).

- 9 procédures dressées par les communes (PV ou application de pénalités financières) : dépassement de surface (1), non-respect des ratios de superficie entre partie balnéaire et partie restauration (3), date de montage non respectée (3) et date de démontage non respectée (2).

- A force de contrôles, les dépassements de superficie diminuent d’année en année : 4 544 m² cumulés sur tout le département en 2015, 3 326m² en 2016 et 958 m² en 2017. 

Aventure singulière

Le dixième festival de la  photographie -documentaire Images Singulières avait commencé depuis la veille quand ce jeudi Valéry Laquittant , André Lubrano, François Commeinhes   et Gilles Favier l’ont officiellement inauguré devant un public nombreux. Le directeur artistique et co-fondateur du festival qui a parlé en dernier a remarqué avec humour que "Monsieur le maire avait marché sur ses plates-bandes" en présentant les photographes. François  Commeinhes  a, il est vrai, dit quelques mots des artistes, mais aussi, à propos de la thématique de cette année Mai 68, " un mois de mai emblématique et des images iconiques", et rappelé que,  selon lui,   les questions qui furent posées à l’époque sont toujours d'actualité. A propos d’Images Singulières,  il a évoqué un succès critique et populaire -  adjectif que l’on retrouva quelques minutes plus tard sur les lèvres d’André Lubrano, lequel a souligné la place qu’avait réussi à trouver  l’évènement sétois entre ses deux grands frères payants que sont les festivals d' Arles et de Perpignan.

En  effet, Images Singulières, sans renoncer à une grande exigence artistique se caractérise par sa gratuité. La présidente,   qui a rappelé le désir des organisateurs de continuer sur cette voie de la démocratisation culturelle,  a souligné qu’elle n’était envisageable qu’avec la participation enthousiaste et dynamique des très nombreux bénévoles qu’elle a fait applaudir. Et il est  vrai qu’on ne rappellera jamais assez à quel point cet aspect est essentiel. Pouvoir voir,  revoir et revoir... Revenir sur la trace de ses impressions. Déambuler à sa guise d’un lieu à l’autre dont Gilles Favier a dit qu’ils étaient des contraintes et des atouts,  car il fallait à chaque fois s’adapter, se renouveler. Images sSngulières est une promenade réjouissante, fascinante, déroutante et enrichissante avec cette première semaine projections de photos,  de films, et ses tables rondes durant lesquelles les artistes,  semblent,  comme les fidèles visiteurs,  baigner dans une atmosphère de douceur et de tranquillité qui favorise  l’échange et le partage.

Hier,  par exemple,  avait lieu le vernissage d’une incroyable exposition sur les "yakusa" réalisée par une jeune photographe. Chloé Jaffé avait expliqué quelques heures auparavant dans le détail cette périlleuse   immersion de quatre ans qui lui a permis finalement de produire ces clichés saisissants de femmes et d’hommes dont les tatouages impressionnants ont, contrairement à nos sociétés,  une signification précise et valeur d’appartenance à un clan étroitement scellé.

Et pourtant la jeune femme,  que la prise de conscience de son propre courage au fil des questions qui lui furent posées,  amusa,  raconta comment elle avait changé son nom, (pour celui d’Anne) comment elle s’était rajeunie (27 ans), était devenue hôtesse (ce qui ne veut pas dire prostituée a-t-elle cru bon de préciser ). Mais a-t-elle eu peur ? Oui, quelques fois...

On lui a volé son sac, un chef l'a plaqué contre un mur et lui a laissé comme seule alternative à se voir la gorge tranchée qu’elle le suive dans sa chambre.

Elle n'a pas voulu bouger . Chloé n’a aucun stigmate physique de cette plongée  au sein de cette mafia avec laquelle elle est encore en contact.

"Ils savent qu’en ce moment je suis là, que je vous parle", affirme-t-elle, et on dirait que cette  certitude est un jeu pour elle dont les règles lui étaient connues dès le départ, avant ces quatre années durant lesquelles elle s'est fondue dans cet univers singulier et a appris le japonais . Dans l’espace qui est consacré à ces photographies de femmes (les maîtresses des yakusa) dévêtues et laissant voir   leurs magnifiques tatouages sont écrits ces quelques mots: nous mangeons vite, nous buvons vite, nous faisons l’amour vite… il s’agit de la devise de ce clan. Cette fascination revendiquée  pour la vitesse paraît  ironique lorsque l’on sait le temps qu’il a fallu à la photographe pour se faire accepter et pouvoir nous livrer ces portrait intimes , parfois retouchés par ses soins, agrémentés de bleu ou d’ocre, rendant ces corps en noir et blanc  à la fois sensuels et  sacrés, tout à fait précieux. Comme la vie.

J.B.S

Digue d’enclôture dans la darse ZIFMAR, ça avance

Réalisation d’une digue d’enclôture dans la darse ZIFMAR : Les travaux ont débuté vers le 10 mars 2018 et ils se prolongeront jusqu'à début juillet :

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Port de Sète – Frontignan 

Le projet de réalisation d’une digue d’enclôture dans la darse ZIFMAR a été étudié par la région Occitanie, en soutien au projet de sécurisation de la manutention des hydrocarbures au port de Sète voulue par le groupe BP/GDH gestionnaire du dépôt de produits pétroliers de Frontignan. Ce projet prévoit l’aménagement d’un nouveau pipeline entre le nouveau poste pétrolier à construire en darse 2, et le dépôt de GDH à Frontignan.

Cette nouvelle canalisation remplacera le pipeline sous -marin (ou sealine) existant dont l’obsolescence implique son remplacement. La nouvelle canalisation sera installée entre le dépôt GDH et la darse 2 du port de Sète dans laquelle sera posé le tronçon immergé terminé par le nouveau poste de déchargement.

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Les travaux à réaliser par le groupe BP/GDH comprennent donc :

- La création d’un poste pétrolier en darse 2 par l’aménagement d’une plateforme de manutention ; - La mise en place de la nouvelle canalisation en partie terrestre et maritime ;

- Les modifications à l’intérieur du dépôt pétrolier de Frontignan pour raccorder le nouveau pipeline.

La réalisation de la digue d’enclôture qui avance rapidement doit faciliter la création du nouveau poste pétrolier en darse 2, et notamment pour permettre le stockage et la valorisation des 860 000 m 3 de sable à extraire du TOC de la darse 2 pour permettre l’accès des navires pétroliers de 70 000 t.

Pour en savoir beaucoup plus sur le projet :

http://www.herault.gouv.fr/content/download/24131/174476/file/170328%20-%20ZIFMAR%20-%20RnT.pdf

"The Marcel", ouverture officielle

 

. Didier THOMAS-RADUX (Photo : A.Rodriguez)

L'ETOILE FABIEN FAGE A QUITTE LE GARD POUR SETE

 

Si les fondateurs de 'The Marcel' Yves Faurie et Betty Rouzaud ont rendu leurs tabliers, ça n'en est pas fini du célèbre restaurant de la rive droite de Sète.

C'est le groupe Nova Consulting qui a racheté les lieux, pour y installer Fabien Fage, 42 ans. Arlésien d'origine, formé chez Loiseau, Passard, Ducasse et dans de grands palaces comme le Ritz et le Meurice, le jeune quadragénaire a fait une grande partie de sa carrière au sein du groupe Les Maisons de Baumanière (la Cabro d'Or, l'Oustau de Baumanière, la Place et la Table du Strato) où depuis 10 ans il était chef de cuisine du Prieuré à Villeneuve-les-Avignon, dans le Gard.

Avec à son palmarès une étoile Michelin décrochée - et toujours reconduite - en 2010. Ayant un peu fait le tour, Fabien a décidé de changer d'aventure et a donné sa démission voilà quelques mois, le temps d'achever son préavis. Les fondateurs de la société parisienne Nova Consulting, amoureux de Sète et fan de gastronomie, sont venus le chercher pour lui proposer de reprendre la direction de The Marcel. Avec comme ambition d'avoir un outil moderne mais de ne pas toucher à la salle de 40 couverts à l'ambiance Art Déco, pour créer un vrai concept gastronomique.

« On est en train de refaire la cuisine qui sera ultra-moderne. Mon second que je connais depuis dix ans, nous suis. L'idée c'est vraiment de garder la même ambiance mais de proposer des plats plus attractifs et moins chers qu'au Prieuré. Et surtout de me concentrer sur les produits sétois. Sète a une histoire avec la gastronomie. Il y a de très bons produits, la criée n'est pas loin et il y a tout ce qu'il faut pour se faire plaisir », confie le chef, dont le but affiché est d'aller voir les fournisseurs et les producteurs pour partager, échanger et mieux connaître cette ville singulière qui fascine tant Guy Savoy et les frères Pourcel notamment.

 Bref, Fabien Fage et son équipe de 5 personnes à l'office va faire de la cuisine sétoise de haute volée avec le soutien de ses actionnaires Julien Bernard et Garance Schelcher, véritables épicuriens.

Si du fait de son départ du Prieuré son étoile est suspendue, le chef compte bien la ramener au bord de l'étang de Thau dès l'édition 2019 du guide rouge, et pourquoi pas aller encore plus loin. Ouverture officielle  avec ce vendredi 11 mai,reçu la venue des frères Pourcel pour l’inauguration du Comptoir attenant au restaurant dont la salle déjà ouverte, sera officiellement "lancée" le samedi 19 mai.

RCF Maguelone Hérault était à Sète

La Radio RCF Maguelone Hérault  était ce vendredi 11  présente à Sète, place Aristide Briand   avec le school-buzz, un authentique autocar scolaire américain ,  à bord duquel se trouvait un studio mobile d'enregistrement ainsi qu' une exposition retraçant l'histoire de la radio.

 RCF Maguelone Hérault fête en effet en 2018,  35 ans de radio. C’est l’occasion pour la radio de partir en tournée à la rencontre de ses auditeurs et de leurs talents, dans les villes qui hébergent ses émetteurs. Après Béziers, c’est  au tour de Sète, qui reçoit RCF Maguelone Hérault sur la fréquence 98.5,  d’accueillir la tournée «  RCF 35 ans de joie et de partage ». schCapture

 Les Sétois étaient invités à venir découvrir la radio et partager leurs talents.

" Au lendemain de la loi du 9 novembre 1981 qui porte dérogation  au monopole d’État de la radiodiffusion, le Père Doumairon a été le premier à comprendre qu’ une radio chrétienne devait prendre place sur les ondes et utiliser  toutes les possibilités offertes par la modernité et les techniques nouvelles. Il s’est battu  avec une obstination sans faille, pour la création de «  Radio Maguelone », devenu par la suite RCF Maguelone Hérault  lorsque radio Maguelone a intégré le réseau RCF, radio chrétienne Francophone."

Aujourd’hui avec 6 fréquences et 7 émetteurs, RCF Maguelone Hérault diffuse sur la totalité de l’Hérault Avec un auditoire global de 99.300 auditeurs, elle est écoutée par 10,3 % de la population  de plus de 13 ans.

 

Un stage d’initiation à la tarentelle

Dans le cadre des “Rencontres Italiennes” qui se tiendront du 22 au 27 mai, Luciole atelier C3 en partenariat avec la Dante Alighieri, propose un stage d’initiation à la tarentelle adultes, animé par Luisa Velotto :

Le samedi 26 mai de 9 h 30 à 12 h 30, dans les locaux de Luciole.

Informations et inscriptions au  06 18 18 61 18 

Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Œufs de gabians : 10 ans de stérilisation, 50 % de réduction des nuisances

Cette année, la Ville vient d’effectuer sa 10e campagne de stérilisation des œufs de goélands. C’est en effet en 2009 qu’ont été effectuées les premières opérations pour stériliser les œufs de notre gabian souvent détesté pour ses hurlements à l’aube, ses attaques sur les hommes mais aussi sur les sacs poubelles.

S’agissant d’une espèce protégée en Europe, et sans prédateur, seule la stérilisation des œufs permet d’éviter sa prolifération dans les villes. Son nom scientifique : le goéland leucophée. Chaque année, les agents du service PCHS grimpent les toits d’environ 200 immeubles et bâtiments publics, traitent 200 à 250 nids, le plus souvent composés de trois œufs chacun. En 10 ans, 6 300 ont été stérilisés !

Après 10 ans de campagne, les résultats deviennent visibles : moins de nids, moins d’œufs et bien sûr moins de gabians ! Dans les années 2011-2014, la Ville stérilisait chaque année environ 750 œufs à partir de 300 nids trouvés sur 100 à 130 toits. En 2018, seuls  535 œufs ont été traités sur 211 nids alors que le nombre de toits contrôlés est passé à 177.

Par le passé, rien que sur l’Ile de Thau, la Ville trouvait, durant les premières campagnes, 80 à 90 nids et stérilisait un peu plus de 200 œufs chaque année. En 2018, on passe à 101 œufs stérilisés et 41 nids trouvés. C’est donc 50 % de réduction des nids, et 50 % de réduction des nuisances, après 10 ans d’effort.

Comme pour fêter ces 10 ans, la Ville a récemment accueilli une étudiante qui prépare un doctorat pour comparer les actions de stérilisation menées à Sète et à Lorient. Les conclusions de son étude seront connues l’an prochain.

 

Cuisine secrète du Languedoc

Cuisine secrète du Languedoc-Roussillon

"Totalement sublime ! Un livre de recette que je recommande rien que pour la poésie des recettes et les commentaires authentiques.

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