échos

Les Trophées 2017 Vincœurs et Saveurs d'Hérault

 


Bertrand Wendling pour Sathoan, coopérative des pêcheurs de Sète môle, heureux lauréat dans la catégorie Marketing

Déjà six ans que le Département valorise les professionnels qui cultivent les bons goûts caractéristiques de l'Hérault. Ce jeudi 6 juillet, cinq lauréats ont été primés dans les jardins du domaine d'Alco à Montpellier.

Le Département, en la présence de Kléber Mesquida, récompensait  en ce début de juillet  les lauréats d'une sélection minutieuse, avec cette année, une nouvelle formule du concours qui valorise les productions agricoles de la terre de la vigne jusqu'à la mer, en accueillant la pêche et l'ostréiculture en 2017.

Bertrand Wendling (en photo) de  la coopérative SATHOAN  remporte avec brio le Trophée marketing en promouvant une pêche artisanale et durable du thon rouge de ligne tant apprécié. "Le thon rouge est précieux, nous le pêchons sur nos côtes avec respect ", déclare-t-il.

Raphael et Elisabeth Colicci sont récompensés pour leur audace dans la valorisation de produits cosmétiques issus de l'olivier. Enfin, la Compagnie du Bassin de Thau,  "Thau'Thenticité" est citée dans la catégorie agrotourisme de faire découvrir de manière innovante  leur métier et leurs pratiques aux visiteurs.  Les vignerons de Florensac, avec Pascal Raynaud - ils ont créé une cuvée « Mademoiselle Florensac » - et Pinparasol – François Silve, pour ses boissons apéritives artisanales et naturelles  ont reçu le prix spécial du jury.

Après la remise des prix s'ensuivit une soirée dégustation exceptionnelle autour des fontaines et allées de l'Hotel du Département .

Autant dire que nous attendrons la sélection Vincœurs et Saveurs d'Hérault 2018 avec impatience !

Exodus en débat

 Pour clore cette très belle commémoration du 70ème anniversaire de l'Exodes 47 à Sète, devant les deux salles combles du cinéma Le Palace, la Société d'Etudes Historique de Sète a présenté un brillant diaporama intitulé « L'espoir au bout du Môle Saint Louis » lequel a été suivi avec beaucoup d'attention, par un public venu nombreux, de conférences historiques et géopolitiques soutenues par Philippe Boukara, Historien au mémorial de la Shoa, Frédéric Encel, Docteur en géopolitique et Maître de conférences à Science Po et Jean-Claude Santerre, Historien. et le public conquis a beaucoup participé en nourrissant les débats de nombreuses questions.

Exodus : le temps de la mémoire

Ce dimanche 9 juillet, à partir de 10h30, « Le temps de la mémoire », réunissait sur la môle Saint-Louis de Sète des personnalités de la communauté israélite, dont Michèle Hassoun, la co-scénariste du film, mais aussi des témoins et des passagers, particulièrement, le Sétois Joseph Nicoulet qui a assisté à l’embarquement et M. Misrachi, le transporteur ayant fourni dans l'urgence, les 147 camions ayant acheminé les 4 554 passagers de Portbou à Sète.

Beaucoup de choses et presque tout a été dit sur l'épopée de l'Exodus et sur l'histoire de ses passagers, qui ont vécu dans le doute et la souffrance pendant plusieurs mois.

Cependant, deux personnes ayant connu, enfants, ces moments douloureux et une autre l'ayant vécu dans le ventre de sa maman, témoignaient, en faisant émerger chez de de nombreuses spectateurs des souvenirs. Pas de haine, mais au contraire l'envie de remercier ceux qui les ont aidés, les Sétois et les Français, à accéder à la "Terre Promise" en pouvant quitter Sète : "Ils sont la démonstration que ceux qui ont énormément soufferts peuvent tenir et résister jusqu'au bout."

Pour leurs gestes et leur aide, Joseph Nicoulet, M. Misrachi et M Laversat qui a réalisé les couchettes dans l'Exodus étaient longuement applaudis.

Lecture de texte, "Ils sont partis et liste de schindler" chantés par Jean-Michel Ballester accompagné par un Violon allait introduire la cérémonie officielle alors qu'arrivaient, le Recteur de la Synagogue de Montpellier, M Kalfa, Président du CRIF national, M J Mergui, Président du Consistoire central de France et le Grand Rabin de France, Mr H Korsia.

De nombreuses personnalités élues ou religieuses les attendaient sur le Môle où était rassemblée un public nombreux autour de la communauté Israélite du Bassin de Thau.

Si pour la commune de Sète l'on notait de nombreux élus autour de François Commeinhes, le Père Frioux et le Pasteur, l'on remarquait la présence de Philippe Saurel, maire de Montpellier et Président de Montpellier Métropole Agglomération, de l'Iman de Montpellier, d'André Lubrano, Vice Président de la Région qui représentait Carole Delga, du sous-Préfet et du Député de la 7ème circonscription; Christophe Euzet avec Jean-Claude Gayssot, Président du Port de Sète-Frontignan Méditerranée...Ancien Ministre qui avait fait en sorte étant ministre, qu'une loi soit voté contre le Négationnisme...

Ils remerciaient tous les membres des associations et de la communauté Israélite sétoise qui ont préparé depuis 6 ans ces 3 jours d'anniversaire : "Un devoir de mémoire pour que l'aventure de l'Exodus ne rentre pas dans l'histoire, car y entrer, ce serait un peu oublié. D'ailleurs pour qu'elle se perpétue il est possible qu'une cérémonie ait lieu bientôt à Saint Jean d'Acre." De la Mairie de Sète avec ses personnels aux organisateurs locaux, ce ne fut que des félicitations. Cette rencontre, 70 ans après l’événement, ne pouvait être qu’exceptionnelle. Elle réunissait des Sétois et des Israéliens ou des Français ayant vécu des moments communs il y a 70 ans. Si un anniversaire avait été fêté il y a 20 ans, celui-ci était empreint d'émotion avec la disparition récente de Simone Veil à qui François Commeinhes dédiait cette journée.

Une minute de silence poignante et remplie d'émotion se faisait alors porter par le bruit des vagues venues la saisir, pour que la mer soit associée à la cérémonie. Les discours allaient s'enchaîner : " S'il faut se souvenir du Mal absolu, des morts planifiés, de l'horreur et des souffrances, il faut rester très vigilant face à des excès et des discours qui remontent actuellement. Nous devons être les garants du respect des valeurs humaines et refuser l'indifférence. C'est notre devoir de soutenir ceux qui sont à la recherche de pays pour accueillir hommes et femmes opprimés." Mr Mergui revenait sur les passagers de l'Exodus qui "sont eux aussi allés jusqu'au bout en suivant leur objectif collectif et en ne se donnant pas le droit de céder devant les pressions de toutes sortes."

Pour lui, il est nécessaire d'être toujours un combattant de la vie et de le rester en permanence pour survivre comme eux face à ces pressions qui restent nombreuses et d'actualité.

Tandis que la Ministre plénipotentiaire des affaires cultures d'Israël revenait sur l'aide que la France a apportée aux passagers durant l'aventure, qui a pu plus tard les mener en Israël, la cérémonie se terminait avec le découvrement d'une plaque commémorative dont le texte était lu par une petit fille. Hymnes Nationaux, chants et retrouvailles permettaient à tous de partager une même ferveur et à certains de se retrouver avec beaucoup de plaisir.

Les rafraîchissements étaient les bienvenus pour tous, le soleil estival s'étant invité lui aussi pour cette cérémonie empreinte de dignité et de courage, de souffrances mais aussi d'espoir. Une exposition de photographies permettra aux promeneurs de mieux comprendre ou de découvrir ce que les passagers de l'Exodus ont vécu il y a 70 ans. Pour les spécialistes, ou passionnés, en fin d’après-midi, à l’espace Palace, la SEHSSR présentait un rappel historique en diaporama, suivi d’une table ronde avec Philippe Boukara, historien au Mémorial de la Shoa, Frédéric Encel, docteur en géopolitique maître de conférence à Science Po, et Jean-Claude Santerre, historien.

L'histoire de l'Exodus à Sète en 1947

À Chypre, qui est la seconde destination pour les immigrés clandestins juifs qui n’ont pu atteindre la Palestine après la guerre, les volontaires à l’exode affluent dans le camp d’internement. Les Britanniques, qui ne veulent pas faire face à une réaction armée des Arabes, limitent l’immigration juive en Palestine et sont pour cela de plus en plus vigilants. Le Mossad veut élaborer un projet plus grand qui échapperait à la surveillance anglaise. Il prévoit de faire partir plusieurs bateaux pour qu’ils arrivent en même temps en Palestine et submergent ainsi les Britanniques. Saul Meyerov a en tête un bateau précis et fait appel à Ike Aronowicz qui finit ses études d’officier. Ike devient officiellement le capitaine du President Warfield le 10 avril 1947. Ce navire est le 90e bâtiment affecté par l'Aliyah Bet depuis la création du Mossad et le 59e depuis la fin de la guerre, il n’est donc pas le premier mais est le plus gros de ces bâtiments et ce voyage peut devenir le plus important de l'histoire de l'immigration illégale.

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Les préparatifs et le départ difficile :

Le 10 avril, sur le quai du port de la Joliette à Marseille, des agents du Mossad attendent les passagers de l’Exodus mais ils ne sont pas les seuls, les agents anglais surveillent les préparatifs. Le 21 avril, le President Warfield quitte Port-de-Bouc officiellement à destination d'Alexandrie. Le 25, il jette l'ancre à Portovenere en Italie. C’est là que sera fini l'aménagement du bateau et la fabrication de couchettes, de simples planches sur lesquelles les passagers devront s'allonger tête bèche. Yossi Hamburge, dit « Harel », rejoint le navire et est désigné commandant et responsable des opérations militaires. En 1946, il a servi au sein du Mossad, chargé de rapatrier 3 000 réfugiés de Yougoslavie à bord du Knesset Israël. Le plan est de feindre de mettre le cap sur Haïfa, au nord, puis à 3 ou 4 milles de Tel-Aviv, de virer brusquement et de pousser les machines au maximum et ainsi semer les destroyers britanniques.

L’embarquement terminé (à 11 h 35 le jeudi 10 juillet 1947), 4 554 passagers dont 1 282 femmes et 1 672 enfants ont pris place à bord du S/S President Warfield. Le bateau était conçu pour seulement 700 passagers et plus de 400 femmes sont enceintes.

Le départ du navire a été bien plus compliqué que prévu. En effet, le capitaine n’a pas produit le certificat de sécurité exigé par les conventions internationales et par la loi française. Il n’a donc pas l’autorisation de prendre de passagers à son bord. Mais Vénya Pomeranz — second du Mossad — explique que le meilleur moyen d’éviter les complications diplomatiques et un conflit politique entre la France et la Grande-Bretagne est de laisser partir le bateau sans autorisation.

Georges Bidault intervient directement auprès du cabinet de Jules Moch — ministre de l’Intérieur — pour empêcher le départ du President Warfield. De plus, l’administrateur de la marine a refusé d’accorder le pilote, les bateliers et le remorqueur prévus et demande à la police d’assurer la garde des six amarres du President Warfield.

Yossi et Ike font le point avec les responsables locaux du Mossad. L’inspecteur Pouilly donne l’autorisation de départ : « Le S/S President Warfield, de 1 814 tonnes de jauge brute, de nationalité hondurienne, a pris à Sète des passagers pour un voyage international de courte durée […] la capacité du sauvetage dépasserait 4 300 personnes […] Le navire effectue le transport de passagers spéciaux. Départ autorisé. Sète, le 10 juillet 1947. L’inspection de la Navigation. Signé : Pouilly ».

Dernier problème : le navire n’est autorisé à lever l’ancre que de l’emplacement qui lui a été assigné. Il doit en effet être transféré le lendemain dans le bassin intérieur d’où il ne peut sortir sans feu vert. Le chef suprême du Mossad, Saul Meyerov, demande alors à Yossi de partir par leurs propres moyens. À quatre heures du matin, le navire quitte lentement son appontement et, après des manœuvres rendues compliquées par la nuit et le peu de fond, prend finalement le large. Il met le cap sud-ouest en direction de l’Espagne.

De Sète à Tel-Aviv : six jours de traversée risquée

« L’état d’esprit de ces gens est merveilleux. Le but du voyage parait suffire à leur faire accepter tout ce qui pourrait arriver. » Pasteur Grauel, passager à bord du President Warfield.

La composition de l’équipage[

Les passagers, tous rescapés de la Shoah, viennent de partout. Il y a des Juifs de Sibérie, de Russie, de Pologne, de Tchécoslovaquie, de Bulgarie, de Hongrie, de Roumanie, d’Autriche, d’Allemagne, de France, de Belgique, du Luxembourg, de Hollande, de Suède, d’Angleterre, des Amériques, de l’Afrique du Nord, de Suisse, de Chine, de Birmanie… Ils sont de tous les partis, de toutes les convictions mais ce qui les rassemble est l’espoir d’atteindre les côtes de la Terre promise.exo

Les conditions et l’organisation à bord

Le ravitaillement est suffisant, les passagers ont de quoi manger et boire. En revanche, les conditions sanitaires sont plus précaires : il est difficile de se laver complètement ; de plus, les couchettes sont étroites et entassées dans un endroit où la chaleur est très grande. L’organisation est parfaite : les ordres et les instructions sont diffusés par des haut-parleurs dans les quatre langues courantes (hébreu, yiddish, hongrois et polonais). Des chefs de groupes (appelés chef de « trentaine ») s’occupent de former des sections ravitaillement, hygiène et service d’ordre.

À bord, infirmières et médecins s’occupent des malades mais rapidement le mal de mer gagne les passagers qui vomissent ou s’évanouissent et les infirmières refusent de travailler dans des conditions aussi difficiles. L’infirmerie ne repose plus que sur le docteur Josué Cohen et la pédiatre russe Dvora Zukerfein. Cohen s’est occupé de la sélection physique des émigrants, du recrutement du personnel médical parmi les réfugiés et de l’aménagement des installations sanitaires. Dvora est une passagère enceinte qui a été recrutée pour suivre les plus jeunes enfants.

Une commission « culturelle » met en place l’édition quotidienne d’un journal mural en trois langues (yiddish, roumain, hongrois) et un programme radiophonique de musique, d’informations, de cours d’hébreu. La station de radio clandestine Alef, installée à Magenta, permet au navire de reprendre contact avec le Mossad. Il peut ainsi donner sa position le lendemain de son départ.

Le déroulement de la traversée[

Un destroyer britannique suit le navire à environ deux milles ; tous les jours, il s’approche du bateau clandestin et demande s’il transporte des immigrants illégaux pour la Palestine. La question demeure sans réponse. De même, des avions le survolent tout en prenant des photos.

Lundi 14 juillet, une première panne de machine survient ; les conditions se font plus dures à bord : les rations d’eau sont passées à un demi litre par personne et par jour, la chaleur est toujours insupportable. Après 5 jours de navigation, et hors des eaux territoriales françaises, le President Warfield devient l’Exodus 47 (en hébreu : Yetziath Europa 5707), le drapeau d'Israël remplace le pavillon panaméen. Le President Warfield lance un message pour la Haganah à Tel-Aviv : « 4 515 passagers, 36 hommes d’équipages, 4 canots de 37 passagers, 3 grands radeaux, 43 chaloupes de 25, 10 canots pneumatiques de 10. Bon état. Arriverons jeudi à onze heures du matin. Débarquerons en dépit de la flotte anglaise. »

L’arrivée en Palestine

Le mercredi 16 juillet, cinq contre-torpilleurs sont désormais dans le sillage de l’Exodus. Leur message est clair : faire demi-tour avant d’arriver en eaux territoriales de la Palestine mandataire.

Yossi communique aux émigrants le plan arrêté par le commandement en accord avec le QG de la Haganah : compte tenu de la vitesse maximale (22 nœuds) et du faible tirant d’eau du navire, celui-ci pourra échouer sur la berge, près de Tel-Aviv. Lances d’arrosage, vapeur et jets d’huile seront utilisés pour repousser les attaques des destroyers. Les messages entre Tel-Aviv et le navire se multiplient ; l’arrivée est finalement prévue pour le vendredi 18 à huit ou neuf heures. À vingt-deux heures le 17 juillet, un message est transmis aux passagers de l’Exodus, en anglais et en français : « Ici la voix de la Résistance juive à bord de l’Exodus 47 en route vers la Terre promise. Sur ce navire de la Haganah, il y a 1 600 hommes, 1 282 femmes, 1 017 jeunes gens et 655 enfants. La flotte britannique a repéré le bateau : nous sommes encerclés par six bâtiments de guerre, à cent kilomètres des côtes du pays. […] Rien n’empêchera le courant de l’immigration de grossir. Rien n’empêchera ces Juifs sans patrie de monter en Israël. » 

L’Exodus 1947 à Haifa, le 20 juillet 1947.

Vers minuit, un des destroyers s’approche de l’Exodus et lance un dernier message : « Vous avez tout juste le temps de faire demi-tour. Nous ne voulons pas faire la guerre à des réfugiés. […] Si vous entrez dans les eaux territoriales de Palestine, vous devrez vous arrêter et mettre le cap à 5 heures sur Haïfa, où nous vous escorterons. » Sur ce, les drapeaux sionistes sont hissés en haut des mâts du navire. À 2 h 30, un destroyer britannique clame qu’il faut arrêter le navire car il a atteint les eaux palestiniennes alors que d’après l’équipage de l’Exodus ce n’est pas encore le cas. À Tel-Aviv, Davidka Nameri, un chef de la Haganah, a mobilisé toutes les embarcations possibles pour aller au devant de l’Exodus et en débarquer les passagers.

À bord, la lutte commence. Deux destroyers prennent l’Exodus en sandwich et éperonnent son avant dans le but d’arraisonner le navire. Un commando composé d’une vingtaine d’hommes rejoint le pont de l’Exodus. Sur 2 milles, le navire est éperonné sept fois. Une brèche s’ouvre sur le bateau, fait monter l’eau et provoque ainsi un mouvement de panique. Le bilan est de trois morts, vingt blessés graves et une centaine de blessés légers. Ike met le cap sur le nord-est, direction Haïfa. À son bord, une quarantaine de marines sont pratiquement maîtres du pont supérieur et de la passerelle. Les bâtiments anglais se tiennent à distance. Après deux heures trente de bataille, l’Exodus envoie un message : « Le moral est bon. Bateau très endommagé : l’eau entre dans la salle des machines. La passerelle a été perdue […] Avons 30 prisonniers anglais sur le pont. »

L’Exodus n’a plus le choix, il faut parlementer. Yossi décide finalement d’arrêter le navire. Il obtient que le bateau soit conduit jusqu’à Haïfa. À six heures du matin, une chaloupe de la Croix Rouge se range le long de l’Exodus. À 16 h 30, le navire accoste en Palestine39. Les morts et les blessés sont débarqués sur le quai mais les autres doivent descendre sans résistance et prendre place à bord de bateaux pour Chypre. À 5 h 30 le samedi matin, le transbordement est terminé avec le remplissage du Runnymede Park. 4 493 émigrés vont être transférés. Samedi 19 vers six heures, les bateaux partent pour Chypre. Les conditions à bord sont déplorables (pas de couchettes, les émigrés dorment dans la cale ou dans deux cages).

Une quinzaine d’émigrés, dont Ike et Yossi, se sont cachés dans le navire. Ils sont restés trente-six heures avant de pouvoir sortir, libérés par des ouvriers. Ike et Yossi ont fait leur rapport au siège de l’état-major du Mossad et ont dénoncé à la radio les « crimes des Anglais ».

L’espoir de la Terre promise envolé : le rapatriement des Juifs.

L’échec du débarquement à Port-de-Bouc[

Avec l'affaire de l’Exodus 47 et le problème de l'immigration clandestine, l'affaire prend une autre tournure et, au lieu d'interner les prisonniers à Chypre, la Grande-Bretagne décide de les renvoyer à leur point de départ43. Les passagers prisonniers sont embarqués sur trois navires britanniques, l’Océan Vigour, l’Empire rival, et le Runnymede Park, véritables bateaux-cages où les passagers étaient enfermés, hormis deux passagers tués lors de l'abordage et le capitaine emprisonné.

Le mercredi 23 juillet, le conseil des ministres du gouvernement français se réunit au château de Rambouillet, et ajoutent au dernier moment à l’ordre du jour l’affaire de l’Exodus dont la discussion durera deux heures. À la fin de cette réunion, le porte-parole du gouvernement, François Mitterrand fait la déclaration suivante : « Dans le cas douloureux, simple du point de vue du droit international, mais compliqué si l’on s’en réfère à l’enchevêtrement des faits, la France a l’intention d’adopter une attitude d’humanité. Si les navires qui transportent les émigrants touchent à nouveau un de ses ports, la France n’a pas l’intention de leur fermer ses portes, mais elle ne les contraindra pas non plus à descendre sur terre. Elle adoptera à leur égard une position humaine en fournissant des secours immédiats à ceux qui voudront demeurer sur son sol. »

Le 29 juillet dans la matinée, les bateaux stoppent devant Port-de-Bouc, mais devant le refus des prisonniers de débarquer et les pourparlers franco-britanniques qui s'éternisent, ceux-ci demeurent inertes jusqu'au 23 août. Le gouvernement français communique : « Le gouvernement français fait savoir aux immigrants de l’Exodus 47 qu'avec leur consentement, il leur sera donné asile sur le sol français où ils jouiront de toutes leurs libertés. » Une commission d’enquête internationale de l’ONU est alors mise en place. Le nombre d’émigrants qui ont débarqué sur le sol français en près de 4 semaines s’élève à 138. Les autres refusent catégoriquement et répliquent : « Nous sommes sensibles à l’offre de la France mais nous désirons nous rendre en Palestine, on ne nous débarquera ici que morts. »

Malgré la sympathie croissante suscitée par la cause sioniste, le 30 juillet, une dépêche de l’United Press annonce la découverte des corps des deux sergents britanniques enlevés par l’Irgoun le 12 juillet à Nathanya. C’est un renversement de la situation et le gouvernement britannique durcit sa position dans « l’affaire Port-de-Bouc ». L’attitude de la presse parisienne, notamment, a causé en Grande-Bretagne une déplorable impression. Cette affaire devient une question de politique générale et menace l’entente franco-anglaise. Les fonctionnaires français sont représentés comme n’ayant rien fait pour encourager le débarquement de nombreuses familles. Apparaît également un problème d’état civil avec le nombre élevé de naissances à bord de l’Exodus. En effet, la loi anglaise accorde la citoyenneté britannique à toute personne née à bord d’un bateau battant pavillon de l’Union Jack.

Les passagers ont commencé une grève de la faim après 138 jours à Port-de-Bouc pour protester contre leur détention prolongée. Les banderoles se dressent dans les bateaux, « Angleterre, souviens toi le peuple juif ne se laissera pas abattre », « Rendez nous notre terre de Palestine, notre seul espoir ». Face à cette situation prolongée, les britanniques posent un ultimatum, si les passagers refusent de débarquer en France le jeudi 21 août avant 18 h, le lendemain, les navires appareilleront pour la zone britannique d’Allemagne. La décision a un effet de boomerang sur l’opinion britannique. Ainsi le Manchester Guardian écrit « Les arguments du Foreign Office pour justifier l’envoi des Juifs en Allemagne sont méprisables. […] Il est grand temps que MM. Attlee et Bevin interviennent pour arrêter cette folie… La faute de la Grande-Bretagne est surtout d’avoir sous-estimé le courage des Juifs. En outre, plus que tout autre chose encore, le gouvernement a sous-estimé la sympathie que le monde entier éprouve à l’égard des Juifs qui ont survécu à la barbarie nazie. Les renvoyer en Allemagne soulèvera l’horreur de milliers de gens. »

L’escale à Gibraltar[

Le gouvernement de sa Majesté donne l'ordre aux trois navires de rallier Hambourg dans la zone britannique d’Allemagne où les passagers seront immédiatement débarqués et seront internés dans des camps, via Gibraltar où ils feront une escale de trois jours. La Grande-Bretagne précise qu’en aucun cas il sera fait appel aux policiers allemands. La flottille appareille le 22 août à 18 h et le premier navire à quitter Port-de-bouc est le Runnymede Park à 18 h, à 18 h 10 c’est au tour de l’Ocean Vigour et à 18 h 20 de l’Empire Rival.

Le 26 août, c’est l’arrivée à Gibraltar mais les passagers refusent tous de descendre pour recevoir des soins de la part des autorités locales. Ils espèrent que les Anglais renoncent au dernier moment au débarquement à Hambourg pour les transporter en Colombie, lieu légal de leur destination et ainsi gagner du temps en attendant le débat prévu aux Nations Unies sur la question de la Palestine.

Le gouverneur britannique Sir Anderson annonce qu’il est prêt à faire un geste pour les femmes enceintes dont l’accouchement est prévu dans la quinzaine ou celles ayant des enfants de moins de quatorze ans. Il leur offre de se faire hospitaliser à Gibraltar et de les envoyer ensuite en Palestine à la condition que leurs maris et leurs enfants de plus de quatorze ans restent à bord. Cette offre vise 57 femmes mais elles la rejettent toutes.

Le débarquement à Hambourg et le début des convois[

Le 29 août entre 7 et 9 h du matin, les trois bateaux cages appareillent et aperçoivent l'estuaire de l'Elbe le 6 septembre dans la soirée. L’Ocean Vigour accoste le dimanche 7 septembre au soir au quai 29 à Hambourg mais le débarquement ne commence que le lendemain à 6 h du matin. Tout est prévu sur le quai no 29 pour accueillir les prisonniers : forces militaires et policières, lances à incendie, grenades lacrymogènes, ambulances de la Croix-Rouge et présence de l’office internationale des réfugiés, cette opération est baptisée Oasis.

Le gouvernement français offre aux émigrants l’hospitalité de la France en attendant l’admission légale en Palestine mais sous trois conditions : qu’ils y reviennent volontairement, que leur admission ne constitue pas un précédent pour l’admission ultérieure d’autres personnes déplacées venant d’Allemagne et que le chiffre des réfugiés accueillis reste dans les limites du contingent de 8 000 immigrants acceptés par la France.

Le 8 septembre à 17 h, l’Empire Rival s’amarre à son tour devant le dock 29. Le lendemain, le débarquement de l’Empire Rival se déroule presque sans difficulté, il n’y a pas de résistance de la part des migrants, ils refusent juste la nourriture au débarquement. Cette résignation semble désemparer les autorités qui s’attendaient à une vive opposition, mais une bombe à retardement prévue au quartier général de la Royal Navy avait été placée dans le navire pour éclater l'après-midi. Certains de l’Empire Rival savaient qu’une bombe avait été déposée dans le fond de la cale et c’était la raison de leur débarquement sans résistance.

Au débarquement du troisième navire, le Runnymede Park, les immigrants refusent de descendre et se retranchent dans les cales. Un ultimatum leur est communiqué mais en vain, ceux-ci démolissent les derniers escaliers d’accès. Le plan Oasis est alors appliqué, les soldats chargent sous des projectiles de toutes sortes et les prisonniers s'organisent dans le refus et le combat. Les passagers sont tout de même débarqués, à 13 h 30, c’est le dernier départ, l’opération Oasis est terminée61, mais le bilan s'est soldé par 27 blessés, dix sept hommes et sept femmes dont trois soldats britanniques et une cinquantaine d’arrestations.

Les trains bondés d'immigrants se dirigent vers les camps allemands de Poppendorf et d'Amstau, près de Lübeck. Les émigrants de l’Empire Rival sont envoyés dans le camp d’Amstau pour leur « bonne conduite » lors du débarquement. Les convois ferroviaires organisés pour le transfert aux camps de la région de Lubeck sont de véritables wagons prisons.

Les internés déclarent des identités de fantaisie et le recensement se heurte à leur résistance passive. Les Anglais renoncent alors à établir un fichier et font appel une nouvelle fois à la France. Le jeudi 25 septembre, visite du consul général de France en zone britannique nord pour renouveler l’invitation du gouvernement français. Les Anglais affirment alors que si les Juifs refusent de se rendre en France, il sera entendu qu’ils restent en Allemagne de leur plein gré, ils verront alors leurs rations réduites. Pourtant seules quatre demandes sont enregistrées. La semaine suivante, la nourriture est diminuée de moitié et les internés n’ont ni chauffage, ni vêtements d’hiver. La presse du monde entier et en particulier britannique se déchaîne en termes violents, en faisant le parallèle avec les camps allemands66 et s’indigne du traitement infligé aux Juifs de l’Exodus. Le Manchester Guardian écrit le 10 septembre : « On ne s'attendait pas à une telle conduite de la part d'un gouvernement britannique encore moins d'un gouvernement travailliste. »

Conclusion

L'affaire Exodus 47 bouleverse l'opinion mondiale, de fortes vagues de contestations sont observées ainsi qu’une indignation mondiale. Beaucoup d'émigrants gagnèrent finalement Israël après la création de l'État ainsi, à la déclaration d’indépendance d’Israël, le 14 mai67, les camps se vidèrent pendant la nuit. Cette affaire aura un poids considérable dans le partage de la Palestine vers la fin de l'année 1947. Le 30 novembre, l’Assemblée générale de l’ONU approuve le partage de la Palestine entre Juifs et Arabes par 33 voix contre 13 et 10 abstentions.

Finalement, quelques mois plus tard, tous les passagers de l’Exodus pourront atteindre la Terre Sainte. Certains reçoivent des visas légaux qui leur permettent de franchir la frontière à Strasbourg et d’embarquer au titre du quota d’immigration, à bord du paquebot Transylvania à destination d’Haïfa. D’autres embarquent à bord d’un caboteur, le Haportzin et 10 jours plus tard arrivent en Palestine. De plus, les internés de l’Exodus, ayant refusé de se faire faire des documents, commencèrent à s’évader et de nouveaux réfugiés, souvent venus de l’Est, s’installèrent à leur place dans les camps. C’est ainsi que la presque totalité des émigrants de l’Exodus quitta l’Allemagne. Par exemple, le 28 juillet, le New York Herald Tribune faisait paraître un reportage intitulé : Les Juifs de l’Exodus « sont chez eux », le reporter précise que « S’il reste encore en Allemagne quelques réfugiés de l’Exodus, il est impossible de les déceler. Les protestations anglaises sont mal et surtout tard venues ». Le 7 septembre, les derniers immigrants de l’Exodus ont été sortis d’Allemagne avec la montée des soixante-dix passagers du bateau Kadimah. Quant au bateau lui-même, en août 1952 il sombra à Haïfa, détruit par un incendie. Le capitaine du navire, Ike Aronowicz, né en 1923, est mort le 23 décembre 2009. La loi du Retour est votée le 5 juillet 1950 par le Parlement de Jérusalem : « Tout Juif, où qu’il se trouve dans le monde, a le droit d’immigrer dans la patrie historique du peuple d’Israël »

Les Britanniques et les Sionistes sont, d’une certaine manière, tous les deux vainqueurs de ces évènements. D’une part, Londres a réussi à empêcher l’arrivée massive de survivants de la Shoah en Palestine avant la création de l’État d’Israël et évite ainsi un soulèvement arabe. D’autre part, l’immoralité et l’inhumanité des politiques d’immigration anglaise, relayées par la presse, octroie aux Juifs une victoire politique.

 source : wikipedia et archives B. Barraillé
Un site web est par ailleurs dédié à l'histoire d’Exodus et  le roman historique Exodus de Leon Uris paru en 1958, a été à l'origine du film Exodus d'Otto Preminger sorti en 1960.

 

Les produits de la Mer excellents pour la santé

Ce samedi 8 février avait lieu à la salle Georges Brassens de Sète une conférence débat prévention santé inédite et en avant-première à Sète par le professeur Henri Joyeux et Mme Bouguet-joyeux.

A l'ordre du jour "Les produits de la mer pour la santé."

"Tous les produits de la Mer sont bons pour la santé. Les protéines marines, les acides gras omégas 3, les minéraux et oligoéléments de la mer dont nous sommes issus, sont nécessaires à tous les âges de la vie. De nombreuses études scientifiques démontrent et valorisent les ressources marines pour la santé du plus grand nombre."

Cette conférence inédite et en avant-première à Sète, guidait le nombreux public vers une alimentation saine et bénéfique pour la santé.

Monsieur Henri JOYEUX, professeur honoraire de chirurgie et de cancérologie et Madame Christine Bouguet-Joyeux, nutritionniste répondaient à toutes les interrogations sur les produits de la mer. Et Mme Bouguet-joyeux allait expliquer comment les consommer, quels sont les meilleurs modes de cuisson pour éliminer les métaux lourds, les polluants et toutes sortes de perturbateurs venus de la pollution de nos mers et océans ?"

Pour lui : "Soigner la mer, c'est aussi soigner l'homme."

Pour le professeur, les produits de la pêche et bien sur les poissons mais aussi les coquillages ou mollusques comme les moules, les huîtres ou la seiche mais aussi les crustacés sont bons pour la santé. Ces produits de la mer présentent une composition d’un grand intérêt nutritionnel car ils sont : - riches en protéines d’excellente qualité qui équivalent à la qualité de celles des viandes, - riches en minéraux notamment en calcium, en sodium, en iode et en fer (ce sont les coquillages comme les moules ou les huîtres qui sont riches en fer), - riches en vitamine B et en vitamine A, D et E pour certains poissons, - Ils contiennent quasiment pas de glucides c’est-à-dire de sucres, - Ils contiennent peu de lipides donc de graisses.

Et si le professeur conseille de consommer des fruits de mer, 3 fois par semaine, la star était tout de même l'huître (creuse de préférence). Bon cholestérol, hormones sexuelles, protéines marines, pas de risques d'obésité, des omégas 3, des oligoéléments pour la régénération, du calcium... Et en plus des vitamines très utiles. Que du bon. "Absolument tout ce qu'il faut." Le Professeur avait auparavant remercié Philippe Ortin, président du comité régional de la conchyliculture en Méditerranée et membre du comité national de la conchyliculture pour ses efforts dans ce domaine ainsi que Florent Tarbouriech, pour son excellent travail sur les coquillages.

Mais il continuait en précisant que moules et coquilles Saint Jacques, autres produits de la mer et poissons étaient à ranger dans la même catégorie avec une nécessité, celle d'informer les consommateurs sur tous ces bienfaits alimentaires pour que leur consommation se développe.

 Les deux conférenciers poursuivaient dans ce sens avant que le public ne pose des questions. Et avec une bonne dégustation de coquillages et jus de fruits ainsi que de légumes frais le public allait se faire plaisir tout en sachant que cette dégustation ne faisait qu'améliorer sa santé.

Quoi de plus naturel pour le professeur que d'avoir réservé cette 1ère conférence pour l'Ile singulière entre mer et lagune de Thau.

Thau Vu de HauT s'expose à la Pointe Courte

La première exposition Thau Vu de HauT sur supports CarttooN a lieu au Foyer de l'Amitié de la Pointe Courte du vendredi 7 au dimanche 9 juillet 2017 avec le soutien de la Ville de Sète. Le vernissage de cette magnifique exposition avait donc lieu ce 7 au soir avec des précisions données par Claude Cruells sur Thau vu de haut 2018.thau 17 7 17DSC_0261 (33)

Accompagnée par une projection vidéo qui permettait au nombreux public venu de la Pointe Courte, de Sète ou du Bassin de Thau, de mieux apprécier les photographies ainsi que le travail réalisé, la présentation de l'exposition se voulait aussi un moyen de sensibiliser le public au respect de notre beau territoire. Christophe Morgo, Maire de Villeveyrac et Conseiller départemental, vice-Président de la commission de l'environnement Agenda 21 - tourisme, soucieux de préserver l'environnement mettait en avant ces magnifiques témoignages visuels qui témoignent de la beauté de nos espaces afin que nous puissions en profiter le plus longtemps possible.

Au moment des discours Claude Cruells a tenu à remercier les personnalités présentes, ses amis et collaborateurs mais aussi plus particulièrement Pierre Zambrano le président de l’AJPC (l’Amicale des Jouteurs Pointe Courte) pour son soutien quant la réalisation de cette exposition.

Et il rajoutait : « L’histoire de Thau vu de Haut est née d’un constat, le constat que notre lagune est fragile. On en est je pense tous amoureux et aujourd’hui c’est un petit cri d’alarme qui est poussé à travers des images d’art. Je pars d’un principe simple c’est que quand on aime, on protège. Et l’idée de réaliser de belles images de notre étang ça peut inciter les gens à le protéger. Aujourd’hui je suis d’autant plus content qu’il y ait un écho à cette exposition puisqu’on est un petit peu des colibris et on essaie par des petites gouttes d’eau de faire une mission qui nous est confiée. Je n’ai pas une grande prétention quant à l’étendue de tout ça mais je sais que notre rôle à nous, en tant que photographes et en tant que témoins, c’est de planter des graines ».thau cruCapture

La couverture du calendrier Thau Vu de HauT 2017 sublime la rencontre entre le Canal du midi et l'Etang de Thau, deux trésors de notre région. Vous êtes nombreux à être émus par l'approche esthétique et environnementale de cette première création de la marque collection Thau Vu de HauT. Les pages tournent, dévoilent les beautés de la lagune, mais notre équipe, en collaboration avec son partenaire Hélisud, n’a guère le temps de s’y attarder et s’attèle à identifier les zones d’intérêt et à préparer soigneusement de nouvelles scènes pour la parution 2018. Afin d’offrir à son large public le plaisir de l’ouvrir sur le mois de janvier prochain, le calendrier se doit d’être garni en images au fil des saisons. Ainsi, les reportages de l’automne, de l’hiver et du printemps sont-ils déjà bouclés, que celui de l'été est en cours de réalisation." Précisait Claude Cruells.

Si Thau Vu de HauT 2017 fut la genèse d’un projet pas comme les autres, Thau Vu de HauT 2018 aura pour objectif d'innover et d'agir pour notre territoire.

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"C'est en janvier 2016 que quelques fervents défenseurs et acteurs de l'étang suggèrent à Claude Cruells, notre photographe, d'élaborer un calendrier sur le thème de la lagune. Il s’agit ensuite de trouver les différentes ressources pour permettre sa réalisation. Très vite, deux partenaires majeurs du projet s’engagent : Florent Tarbouriech, conchyliculteur, et Régis Godard, de la société Hélisud. L’aventure commence et il faut faire vite et bien compte tenu des contraintes de saisonnalité, ainsi que du niveau d’exigences des acteurs de cette mission. Il est entendu que plusieurs heures de vol par saison seront nécessaires pour obtenir les 13 photos. Claude propose à son amie Laurence Crinquant, d’en élaborer les textes, après lui avoir dévoilé les premières images. Cette dernière accepte et propose d’écrire des haïkus, courts poèmes d'inspiration japonaise, ancrés dans l’émotion et la temporalité."

"Les mois passent et la lagune dévoile ses charmes et ses mystères, sources d’émerveillement et d’inspiration pour ses réalisateurs. Elle révèle son fragile équilibre et sa cohabitation sensible avec les hommes qui la sillonnent."

En 2018, quelques innovations en terme de format et de contenus verront le jour. Le calendrier, d'un format 40x40, se transforme en un format A3 horizontal, plus adapté aux envois postaux.

En outre, vous pouvez d'ores et déjà passer commande car le calendrier sort début juillet, et, inédit, il sera enrichi d'un lot de 6 cartes postales panoramiques. Enfin, le prix unitaire a baissé, 15 euros au lieu de 20 euros!

Afin de protéger et valoriser notre territoire, l'équipe Thau Vu de HauT souhaite également aller à la rencontre du public et présenter sa vision grand format de l'étang au-delà de la création d'imprimables (calendriers, cartes postales, affiches...).

Ce qui justifie cette belle exposition. L'équipe vous invite à suivre attentivement ses actualités sur Thau Infos et la page  https://www.facebook.com/thauvudehaut

Ces dernières vous informeront des différents évènements à venir !

Du côté de Marseillan, ce seront les Etablissements Noilly-Prat qui accueilleront une superbe exposition lumineuse Thau Vu de HauT dans le courant de l'été.

L'équipe Thau Vu de HauT et Thau-Infos se tiennent à votre disposition pour vos commandes et répondre à vos questions !

contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou 06 71 73 54 80

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Top départ pour les Estivales !

 

Dans la communauté d'agglomération du bassin de Thau, du 6 juillet au 17 août, les jeudis soirs seront rythmés par l'ambiance des Estivales.

 

Chaque jeudi, les Estivales se dérouleront dans une des villes de l'agglomération :

      le 13 juillet à Sète sur la place Aristide Briand

      le 20 juillet à Mèze sur le parking de la Capitainerie

      le 27 juillet à Vic-la-Gardiole sur la place du centre-ville

      le 3 août à Sète sur la place Aristide Briand

      le 10 août à Frontignan sur le port de la rive est

      le 17 août à Bouzigues sur la promenade des Beauces

 

Un anniversaire en mémoire de 4554 passagers

Ce jeudi après-midi, 1er acte du 70ème anniversaire du départ de l'Exodus de Sète avec le vernissage de l’Exposition « Exodus : une aventure humaine » dans le hall de la mairie. Des témoignages sur l'un des actes fondateurs de l'état d'Israël car, il y a 70 ans, l' « Exodus » quittait le port de Sète en direction de la Palestine, avec à son bord plus de 4500 rescapés des camps de concentration nazis venus de toute l'Europe. Un départ clandestin sans doute, mais le début d'une véritable épopée. Et ces témoignages sont beaucoup plus explicités dans le livre 'L'Exodus", proposé par, en vente pour ce grand événement.

Cette 1ère cérémonie avait lieu dans Salle des Mariages de l'Hôtel de Ville, présidée par François Commeinhes, entouré par de nombreux adjoints, devant un public nombreux.

Messieurs Brugidou, président dirigeant la Société d'études Historiques de Sète et Dran, Président de la Communauté Israèlite de Sète après avoir remercié tous ceux qui ont permis la réalisation de cet anniversaire dédié au souvenir, revenait sur ce qui s'est passé il y a 70 ans, discrètement, à Sète. L'« Exodus » quittait le port de Sète en direction de la Palestine qui est à cette époque sous protectorat britannique. Et les Anglais ont fixé un quota pour contenir l'immigration. Arraisonné par les soldats, l'Exodus sera délesté sans ménagement de ses passagers qui seront ramenés en France et en Allemagne.

Le « oui » de la France concernant l'adoption d'une résolution permettant le partage de la Palestine fait pencher la balance en faveur de la création de 2 états, l'un palestinien, l'autre juif. Le 14 mai 1948, les Britanniques mettent fin à leur mandat en Palestine. C'est aussi la date de la naissance de l'Etat d'Israël. Au mois de septembre suivant, les derniers immigrants poseront enfin le pied sur la « terre promise ». Raviver l'histoire et le devoir de mémoire.

François Commeinhes souhaitait, après être revenu sur ces moments douloureux, que cet anniversaire soit une belle réussite "en souvenir de ces 4554 passagers (Enfants, femmes et hommes) qui grâce à la solidarité de certains ont pu embarquer sur un bateau prévu pour 500 personnes. Un anniversaire exceptionnel qui permettra à tous de comprendre ce que fut cette aventure."

A 18 heures avec la projection du film Nous étions l’EXODUS, au Palace, précédée d’une présentation donnée par Jean Claude Santerre, les spectateurs qui utilisaient les deux salles pouvaient mieux ressentir ce que fut la vie et l'aventure de ces passagers et leur départ de Sète.

Pour revenir sur le passé et aller plus loin dans le souvenir, ce vendredi 7 Juillet à 15h30, rencontre des Témoins et de la presse à l’Orque Bleue à 16h.

Madame Nicoulet, scripte du film, « Nous étions l’Exodus » (projeté la veille) qui a réunit 80 anciens passagers pour ce projet, Madame Le Boutet, femme du Commissaire qui avait avantagé le départ de l’Exodus, ainsi que 2 anciens passagers raconteront leur expérience.

Le dimanche 9 juillet, à partir de 10h30, « Le temps de la mémoire », réunira sur la môle Saint-Louis des personnalités de la communauté israélite, dont Michèle Hassoun, la co-scénariste du film, mais aussi des témoins et des passagers, particulièrement le Sétois Joseph Nicoulet qui a assisté à l’embarquement et M. Misrachi, le transporteur ayant fourni les 147 camions ayant acheminé les 4 500 passagers de Portbou à Sète.

Une rencontre qui, 70 ans après l’événement, ne peut être qu’exceptionnelle.  Pose d’une plaque, chorale d’enfants sous la direction du baryton Jean-Michel Ballester, et exposition ponctueront cette journée riche en émotion. 

En fin d’après-midi, à l’espace Palace, la SEHSSR présentera un rappel historique en diaporama, suivi d’une table ronde avec Philippe Boukara, historien au Mémorial de la Shoa, Frédéric Encel, docteur en géopolitique maître de conférence à Science Po, et Jean-Claude Santerre, historien.

Les survivants de l'Exodus

 

Il reste 3 survivants des passagerts de l'Exodus. Ils sont venusà Sète participer aux cérémonies d'anniversaire : Yossi Bayot, Daniel Levi et Isthak Roman

Le groupe des survivants avec André Aversa et Joseph Nicoulet pour les Sétois qui aidèrent à l'embarquement.

16 enfants d’Arnaud de Villeneuve prennent le large à Sète.

L’association ASTRID MRCPI mûrissait une projet depuis quelques mois, l’objectif étant de sortir des enfants de l’environnement hospitalier et de les aider dans leur lutte contre la maladie.

Parce que les enfants malades sont aussi des aventuriers... une mini croisière est apparue comme une évidence.

C’est ainsi que ce projet socio-sportif apportant un soutien psychologique et moral à des enfants vivant habituellement entre les murs blancs de l'hôpital a vu le jour.

L’association ASTRID MRCPI a loué deux voiliers adaptés aux personnes handicapées C’est CAP AU LARGE à SETE qui a été sollicité pour cette opération qui a mis 2 navires à disposition.

Le Laisse Dire qui est capable de faire le tour du monde, équipé pour accueillir des jeunes en insertion et L'Ali Baba qui est un Sélection 37, ancien bateau du tour de France à la voile, capable de supporter tous types de météo.

Ce jeudi 06 juillet, à 9h30 l’association a accueilli 16 enfants avec de lourdes pathologies ainsi que leur personnel soignant et le médecin en charge du service à la Base Tabarly au bout du Mole Saint Louis.

Les enfants ont été repartis sur les bateaux, pour une sortie en mer au large de Sète de 3h30,  ces enfants se devaient d’être de retour à Arnaud de Villeneuve, pour certains à 15 h pour les dialyses et pour d’autres à 17 h pour les « chimiothérapies ».

Si à l’origine l’hôpital souhaitait que les parents accompagnent les enfants, l’association estimait que le personnel soignant, qui est confronté à la maladie et à la mort de ces petits au quotidien, profite de cette sortie qui fera oublier quelques instants les tracas et les souffrances subies.

Et pour clore cette belle journée qui restera assurément dans toutes les têtes, le personnel médical a organisé un petit pique nique avant de s’en retourner sur Montpellier avec des enfants aux yeux émerveillés et des souvenirs à foison.

L'Association est très fière que ce projet ait enfin abouti, et se réjouit d’avoir pu procurer un moment d'évasion à ces enfants en souffrance.

« L’association Astrid MRCPI, ne fonctionne qu’avec les dons que nous recueillons et grâce à eux, nous avons pu mettre sur pied cette sortie.  Si certains sont réticents pensant que l'argent est mal employé pourront constater que c'est utilisé à bon escient. » Précisera la représentante d’ASTRID MRCPI.

A . Sanfilippo

L'affiche de la Saint Louis 2017

Une affiche inspirée par Agnès Varda et signée Christophe Vallaux

Chaque année, la ville de Sète confie la réalisation de l’affiche de la Saint-Louis à un artiste.

Cette année, c’est un complice d’Agnès Varda qui a été chargé d’illustrer ce 275e opus, sous la direction artistique de la réalisatrice. S’il est inconnu du grand public, Christophe Vallaux ne l’est pas des grands noms du théâtre et de l’opéra.louis 2017Capture

Né à Brest, il débute une carrière de décorateur en 1976 dans le domaine du dessin animé. C’est en réalisant des courts métrages d’animation projetés sur scène qu’il découvre en 1980 le monde de l’opéra. Il devient l’assistant de Petrika Ionesco de 1982 à 1987, notamment pour Robert le diable à l’Opéra National de Paris. En 1987, Maguy Marin lui confie les décors d’Otello à l’Opéra de Nancy. Et c’est là qu’il rencontre Antoine Bourseiller, le directeur de l’opéra-théâtre, qui n’est autre que le père de Rosalie Varda. Le lien est fait avec la famille. C’est en 2006 qu’une véritable collaboration avec Agnès Varda s’installe. Il créé pour elle à la Fondation Cartier la scénographie de L’île est Elle, une série d’installations en majorité réalisées pour l’occasion, ayant toutes, comme point de départ, l’île de Noirmoutier. Entrelacs de textes, photographies, maquettes et images collectionnées, qu’il enrichit de croquis de la plasticienne en plein travail, créant la petite caricature si réussie de la cinéaste. Plus tard, il prêtera son crayon à l’affiche des Plages d’Agnès, et cette année, à celle de la Saint-Louis… avant d’autres collaborations à venir, notamment un petit film d’animation à Noirmoutier.

L’affiche de la Saint-Louis, selon les vœux d’Agnès Varda, a été conçue sur le ton de la caricature. “À partir de ce souhait, précise Christophe Vallaux, elle m’a fournie une photo de rudes gaillards - aux cœurs tendres, sûrement ! - assis sur une tintaine. Après, c’était mon travail avec sa caricature “aux commandes”. Il m’est venu tout naturellement l’idée de leur mettre à tous une coiffure “AgnèsV”, en “échange” du maillot marin qu'elle porte… À cela s'ajoutent les mouettes qui racontent de leur côté leur histoire. Prendre la coiffure d’Agnès Varda pour un nid m’a amusé. Un chat (elle adore les chats), un horizon avec la mer et une silhouette de la ville de Sète, qui est rouge depuis toujours dans mon imaginaire (ne me demandez pas pourquoi)... et le tour était joué ! C’est simple finalement…"

Brocante - les conseils d'un pro

Brocante - les conseils d'un pro

LA PASSION DE LA DÉCOUVERTE

Pourquoi ce titre : la passion de la découverte ? Parce que la découverte est une passion tout comme la chine, tout comme la collection. Parce que chiner c'est conjuguer le passé au présent, ressusciter un objet endormi, répondre à la question du poète : objets inanimés vous avez bien une âme. Parce que chiner, c'est agir de manière écologique.

LES CHINEURS : UNE GRANDE FAMILLE

Amateurs ou professionnels, chineurs ou collectionneurs, tous ont un point commun, la passion. Chaque semaine vous irez avec eux chiner dans les foires et les marchés aux puces, dans les brocantes et les salons, les braderies et les vide-greniers, dans toute la France et même au-delà. Et bientôt, sans vous connaître, vous vous reconnaîtrez comme faisant partie de la même famille.

LA CHINE : UNE ÉCOLE DE PATIENCE

Chiner ce n'est pas aller en famille dans un magasin, pour y acheter un secrétaire de 1,12 m de large, afin qu'il trouve exactement sa place entre la cheminée et la fenêtre du salon.
Ce n'est pas aller chercher dans le vide-greniers qui se tiendra le samedi suivant, au coin de la rue, la série complète des boîtes Banania pour égayer une étagère de la cuisine ; même si vous avez lu la veille, dans un magazine de décoration, gue les objets publicitaires sont à la mode.
Dans les deux cas, vous risqueriez de vous exposer à une désagréable déconvenue car chiner, ce n'est pas trouver, à coup sûr, un meuble ou un objet des siècles passés, comme on achète un article vu dans un catalogue ou sur une publicité. Au contraire, la chine est une preuve, et non pas une épreuve, de patience et de pugnacité, comparable à celle d'un chercheur ou d'un explorateur. Et plus l'objet sera ancien, fragile, délicat, plus il sera rare mais plus la trouvaille prendra pour son découvreur une valeur inestimable. 
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