ECONOMIE

588 millions d’euros pour la pêche française

Hausse significative de l’enveloppe financière attribuée à la France au titre du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP), obtenue à l’issue de discussions constructives avec la Commission européenne. Frédéric Cuvillier, secrétaire d’Etat chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, s'en félicite.

369 millions d’euros seront disponibles pour le développement durable de la pêche, de l’aquaculture et des zones côtières dépendantes de ces activités, sur la période de programmation 2014-2020. Pour mémoire, l’enveloppe disponible pour le fonds européen pour la pêche (FEP) sur la période 2007-2013 était de 216 millions d’euros.
Dans le cadre du régime de compensation des surcoûts additionnels supportés par les pêcheurs et aquaculteurs ultramarins en raison de leur éloignement, des moyens financiers sont également prévus en augmentation et étendus à tous les départements d’outre-mer français, à hauteur de 86,45 millions d’euros sur la période 2014-2020.
La France bénéficiera au total d’une enveloppe globale de 588 millions d’euros de crédits du FEAMP pour la période 2014-2020, qui permettra de financer la mise en œuvre de la réforme de la Politique commune de la pêche dans ses différentes composantes : développement durable de la pêche, de l’aquaculture et des zones côtières dépendantes de ces activités (369 millions), collecte de données (66 millions), contrôle des pêches (56 millions), compensation des surcoûts supportés par les Régions ultrapériphériques du fait de leur éloignement (86.45 millions), aide au stockage (4.7 millions) et politique maritime intégrée (5.3 millions).
Frédéric Cuvillier indique : « les montants attribués à la France sur la période 2014 - 2020 viennent reconnaître l’importance de notre secteur pêche et aquaculture au sein de l’UE, et intègrent la place de nos outre mer. Le FEAMP permettra d’accompagner, dans toutes ses composantes, les évolutions du secteur de la pêche et de l’aquaculture, dans une démarche de durabilité pour atteindre les objectifs ambitieux de cette réforme, tout en veillant au maintien du tissu économique de la filière, essentiel pour nos territoires».
Les prochains mois seront consacrés à la poursuite de la mise en œuvre du FEAMP. C’est un exercice important, afin de définir la stratégie pour la pêche française et l’aquaculture à l’horizon 2020 et la mobilisation des soutiens financiers européens et nationaux pour accompagner cette stratégie. Cette préparation est conduite en pleine concertation avec les Régions, qui seront autorités de gestion déléguées pour de nombreuses mesures, et avec l’ensemble des acteurs socio-économiques. Elle associe également, au titre du partenariat, les scientifiques et la société civile. Ce travail doit permettre la transmission à la Commission européenne du programme opérationnel français à l’automne.
Frédéric Cuvillier co-présidera avec Pierrick Massiot, président de la région Bretagne et référent pêche au sein de l’Association des régions de France (ARF), le 9 juillet prochain, le premier Comité Etat-Régions pour débattre et valider les premières orientations stratégiques du FEAMP.

Une monnaie singulière pour le Pays de Thau?

 

L'expérience de Wörgl 

L'expérience de Wörgl qui fut conduite de juillet 1932 à novembre 1933 est un exemple classique de l'efficacité potentielle des monnaies locales. Wörgl est une petite ville d'Autriche de 4 000 habitants qui introduisit un système de bon local durant la Grande Dépression. En 1932, la taux de chômage à Wörgl avait augmenté de 30 %. Le gouvernement local avait accumulé des dettes d'une montant d'1,3 million de schillings autrichiens (ATS) alors que les réserves en liquidité correspondaient à 40 000 ATS. La construction locale et l'entretien municipal étaient au point mort.
A l'initiative du maire de la ville, Michael Unterguggenberger, le gouvernement local imprima 32 000 bons-travail portant un taux d'intérêt négatif de 1 % par mois (monnaie fondante), et pouvant être convertis en schillings pour 98 % de leur valeur faciale. Un montant équivalent en schilling était déposé à la banque locale pour couvrir les bons en cas de rachat en masse et de réclamation des intérêts par le gouvernement. Les bons circulèrent si rapidement, que seuls 12 000 d'entre eux furent en fait mis en circulation. Selon les rapports du maire et d'économistes d'alors qui étudièrent cette expérience, le système de bons fut facilement accepté par des marchands locaux et la population locale. Les bons permirent de réaliser pour 100 000 ATS de projets de travaux publics incluant la construction et la réparation de routes, de ponts, de réservoirs, de systèmes de drainage, d'usines et de bâtiments. Le bon eut également cours légal pour le paiement des taxes locales. Pendant l'année où la monnaie fut en circulation, elle circula 13 fois plus vite que le shilling officiel[réf. souhaitée] et servit de catalyseur à l'économie locale. Les lourds arriérés en impôts locaux se réduisirent de façon significative. Les recettes du gouvernement local s'élevèrent de 2 400 ATS en 1931, à 20 400 en 1932. Le chômage fut éliminé, alors qu'il demeura très élevé dans le reste du pays. Aucune hausse des prix ne fut observée. S'appuyant sur le succès significatif de l'expérience de Wörgl, plusieurs autres communautés introduisirent des systèmes de bons similaires.
En dépit des bénéfices tangibles du programme, il se heurta à l'opposition de la banque centrale autrichienne, qui y vit une violation de ses pouvoirs sur la monnaie. Il en résulta une suspension du programme, le chômage se développa à nouveau, et l'économie locale dégénéra bientôt au niveau d'autres communautés du pays
source : wikipedia

   

Si l'euro est une avancée dans la construction européenne, la disparition des monnaies nationales a néanmoins des effets pervers dans un continent où les hétérogénéités restent fortes entres les pays.

Le capital étant totalement libre de circuler et les risques de change ayant disparus, les sites de production se concentrent inexorablement dans les zones où le prix de la main d'oeuvre est le plus faible : en Roumanie, en Pologne ou ailleurs.
Seul un niveau d'instruction élevé, des infrastructures de communication et un environnement culturel riche retiennent encore les centres de décision et les emplois qualifiés dans nos pays occidentaux. Mais pour combien de temps?

Si un retour au franc est aujourd'hui irréaliste, la création de monnaies locales complémentaires de l'euro semble par contre crédible à beaucoup.
Dans un monde globalisé favorable aux puissants, cette idée, loin d'être farfelue, pourrait même être une arme efficace pour stimuler les échanges au travers d'une relocalisation de l'économie.

Le concept de monnaie locale n'est d'ailleurs pas nouveau. Dès 1932, la ville de Wörgl, en Autriche, pendant la grande dépression, en fit l'expérience. Ce fut une réussite. En moins de deux ans la nouvelle monnaie locale relança l'économie de la région et résorba le chômage. L'expérience fut malgré tout stoppée par la banque centrale autrichienne qui y voyait une atteinte à son monopole.
Le flambeau fut repris en 1934 sous une autre forme par quelques artisans suisses qui s'associent pour créer leur propre monnaie le "wir" ("nous" en allemand) . Le wir existe toujours en 2014 et 60.000 PME ont encore un compte "wir". Le wir n'est pas convertible en franc suisse ni ne peut être capitalisé, c'est une monnaie d'échange qui circule entrent les membres de la communauté travaillant solidairement.

Dans le début des années 2000, un système à grande échelle de monnaie locale fut aussi mis en place en Argentine et contribua à sauver le pays de la débâcle. Depuis les expériences se succèdent partout dans le monde. Elles montrent le potentiel du concept. Elles font prendre conscience de l'importance des échanges locaux, sauvegarde l'emploi et renforcent le lien social entre les citoyens.

Pour réussir, un projet de monnaie locale ne doit cependant pas devenir un enjeu idéologique. Au contraire, il doit faire consensus autour d'objectifs concrets et pragmatiques. C'est la condition première pour que les utilisateurs fassent confiance au système.

La volonté affichée par nos responsable politiques locaux d'aligner les efforts de tous dans le même sens, pour le bien commun, constitue un terreau favorable pour innover en ce sens.
Alors pourquoi pas une monnaie complémentaire de l'euro dans un pays singulier qui a toujours su faire preuve de créativité?

Jacques Carles 

 

 

Les monnaies locales complémentaires dans le monde d'aujourd'jui

En 2014, plus de 2.500 systèmes de monnaie locale sont utilisés à travers le monde.

L'un des plus en vue est le LETS (Local Exchange Trading System), un réseau d'échange supporté par sa propre monnaie interne. Démarré à l'origine à Vancouver, au Canada, plus de 30 systèmes LETS sont aujourd'hui actifs au Canada et 400 autres dans le monde.

En Angleterre, la ville de Lewes, capitale de l'East Sussex, fut une des premières en 2008 à battre sa propre monnaie. Ses quelque 16.000 habitants peuvent l'utiliser dans les commerces locaux.Plus de soixante-dix sociétés ou magasins acceptent cette devise, valant autant que la livre sterling. D'autres petites villes ont suivi, avec une certaine réussite : Stroud, Totnes, Brixton, etc.
A plus grande échelle, Bristol, un ville de 400.000 habitants encourage depuis 2012 l'usage de la livre de Bristol ("Bristol pound"). L'investissement de la ville est très faible (5000£) mais son effet de levier est déterminant. Selon Guy Poultney, conseiller municipal à la vie communautaire à Bristol, "dans un contexte économique difficile, les habitants sont incités à acheter local... Cela encourage également la diversification de l’économie locale pour aider à la création d’emplois de qualité. Nous avons atteint des millions de personnes. Il est important de souligner  une accélération de la consommation puisque cet argent est fait pour être être dépensé et non économisé, stimulant ainsi le secteur indépendant.
Il y a sept espaces d’échange répartis dans la ville. Les gens peuvent aussi simplement recevoir des Bristol pounds lorsqu’on leur rend la monnaie. Nous avons également commencé à faire la promotion du Bristol pound sur les salaires. À noter que vous pouvez payer un autre membre du réseau en ligne ou via un simple texto.
Le réseau du Bristol pound est très large afin d’inclure toute entreprise indépendante locale. Nous nous réservons cependant le droit de refuser un membre si nous estimons que son activité sape la réputation et le fonctionnement du projet."

En Allemagne le Chiemgauer créé à Prien am Chiemsee en 2003, similaire au LETS anglais, a fait tâche d’huile en Bavière et prend une dimension de monnaie d’échange régionale. D’autres monnaies complémentaires ont également vues le jour comme le Berliner, ou les Tauschringe plus ou moins specialisés sur un type de troc ou de produits.

Partout dans le monde le système se développe : l'Italie, le Brésil, le Japon, les Etats-Unis, le Mexique, le Sénégal,la Lettonie, pour ne citer qu'eux, ont des expériences en cours de monnaies locales.

En France , de nombreuses initiatives de monnaies locales ont été lancées depuis 2010. Parmi ells on peut citer le SEL (Système d'échange local) l’équivalent diu LETS anglais ou encore le projet SOL avec sa monnaie “solidaire dématérialisée” . A Toulouse le Sol-Violette, est une "monnaie de territoire, un outil de cohésion sociale, un vecteur de création de richesses mais également d'emplois, un instrument d'échange au service du Bien ". De fait la mairie de Toulouse distribue une petite partie des prestations sociales en Sol Violette.
Comme le Chiemgauer en Allemagne, le Sol Violette de Toulouse, est une monnaie fondante. Elle perde peu à peu de leur valeur au fil des mois ce qui incite à l'utiliser et à faire tourner l'économie locale.
Au total une vingtaine
 de monnaies locales ont été crée en France : l’eusko en pays basque, le MIEL (Monnaie d'Intérêt Economique Local) à Libourne, le Bou’Sol à Boulogne sur mer, l’Elef à Chambéry, etc. Dans l'Hérault, les commerçants de Pézenas ont lancé l'Occitan, une monnaie alternative, moyen de paiement légal au même titre que les chèques déjeuners.

 

Concours « Coup de Pousse » 2014 : les inscriptions sont ouvertes !

Les « Graines d’entrepreneurs » (porteurs de projets), les « Espoirs » (sociétés de moins de 2 ans) et les « Jeunes pousses » (2 à 5 ans) innovantes et à potentiel ont jusqu’au 8 septembre 2014 minuit pour déposer un dossier complet et argumenté.  En accord avec les axes du Schéma Régional de Développement Economique (SRDE) 2014-2020, les candidats devront s'inscrire soit dans l'économie de proximité soit dans l'économie productive.

» En savoir plus 

Florent Tarbouriech implante en Espagne son procédé d'"huîtres solaires"

Après avoir conquis les plus grandes tables de France avec ses huîtres d'exception, Florent Tarbouriech créé la société "Ostras del Sol" en Espagne.
Le but : produire, dans le Parc naturel du Delta de L'Ebre, des huîtres selon son procédé solaire exclusif.

Une méthode d'élevage innovante et brevetée : la marée solaire.
En 2006, Florent Tarbouriech, patron et Fondateur de Médithau, située à Marseillan sur le bassin de Thau et leader des coquillages en Méditerranée, met au point un procédé permettant de reproduire les marées. Mues par l'énergie solaire produite par des panneaux photovoltaïques, les huitres sortent chaque jour de l’eau, selon un rythme contrôlé. Plus charnues, plus douces ces huîtres sont très vite à la carte des plus grands chefs.

Tarbouriech Espana : une nouvelle frontière.
La rencontre de deux passionnés César Gomez Arbués et Florent Tarbouriech autour d'un même amour du produit, de la similitude d'un écosystème lagunaire Méditerranéen et de la richesse des eaux du Delta de l'Ebre donnent corps à un projet : produire en Espagne des "spéciales Tarbouriech" destinées au marché espagnol. Au terme de trois ans ans d'études et d'expériences, ce partenariat prend la forme d'une société commune : Ostras del Sol unissant à parts égales les deux entrepreneurs. Les premières Tarbouriech Espana sont attendues pour octobre prochain.

La synthèse entre écologie et économie.
Au delà de ses promesses de nouveaux débouchés pour les deux partenaires, ce projet s'inscrit dans la démarche de développement durable que Florent Tarbouriech poursuit depuis plus de dix ans à la tête de Médithau.

  • Produire localement limite les transports inutiles et l'empreinte carbone de nos activités, c'est la logique des "circuits courts" pilier d'une approche raisonnée de l'alimentation. - N'oublions pas l'incontestable atout environnemental apporté à la fois par la richesse biologique du delta de L'Ebre et par la beauté du site - Partager un procéder innovant donne accès à un public plus large à ces produits d'exception.
  • Permet de développer notre entreprise dans le respect de nos valeurs.


Le laboratoire de futurs développements ?

Si ce partenariat prouve son efficacité, pourquoi ne pas le dupliquer vers d'autres lagunes méditerranéennes ?

cliquer l'image pour accéder à la vidéo

» voir aussi le site de Medithau: www.medithau.com

Fin de conflit entre les mareyeurs et le port de Sète

La criée de Sète retrouve son activité après la signature d’un accord qui limite la hausse des taxes de criée à 075% quelque soit le type de poisson. Cet accord conclu entre l’E.P.R Port Sud de France et les mareyeurs marque la fin d’un conflit qui paralysait la criée du port de Sète depuis six jours.
A l'origine du conflit, la hausse des taxes sur les achats en criée fixée par l'EPR. Décidée en novembre dernier et mise en place le 1er avril, cette hausse oscillait entre 1 et 3 % selon le type de poissons.
Les mareyeurs et les poissonniers accusaient le port de ne pas les écouter et avaient décidé de boycotter purement et simplement la criée de Sète.
De ce fait les pêcheurs de Sète ne pouvaient plus vendre leurs prises et ne sortaient plus. L’accord conclu a permis aux es chalutiers de reprendre la mer ce matin.

La CCI lance Achat-Sete.com

 
 


Olivier Oddi,
président de la CCI Sète, Frontignan, Mèze

 

Jeudi 17 avril, La CCI proposait à une assemblée d'entrepreneurs et de partenaires son nouveau service en ligne : Achat-sete.com

La mise en place de cette plateforme, innovante et performante, dédiée à la promotion des commerces et des services du Bassin de Thau est une des 14 propositions que le président Oddi se proposait de concrétiser pendant sa mandature. C’était aussi une des recommandations retenue par le livre blanc du commerce, résultant de la grande enquête menée en 2013 auprès des commerçants des 14 communes de la circonscription de la CCI de Sète.

L’objectif d’Achat-Sete est d’accompagner la démarche des commerçants sur Internet en leur assurant une présence sur le web et une visibilité auprès du grand public. 
Différentes options sont posibles, allant du simple référencement gratuit dans l’annuaire à la boutique d’e-commerce complète en passant par la page vitrine permettant de présenter son offre et ses produits sans dépenser une fortune. 
Pour faire facilement ses premiers pas sur internet, la formule du "pack Start", par exemple, est à 15 euros HT/mois (180 euros HT/an). La formation aux outils du portail est par ailleurs gratuite.
Lancé en 2000, le dispositif AchatVille est le fruit d’un projet commun pensé par la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Grenoble et la Caisse d'Epargne Rhône-Alpes, et développé par Eolas groupe Business & Decision, spécialiste du web. Aujourd’hui, au niveau national, 40 CCI l’ont adopté, 316.000 commerçants figurent dans l'annuaire et 1700 d'entre eux y présentent leur produits et services.  Dans le département de l’Hérault, Béziers et Sète figurent parmi ces pionniers, seul Montpellier, curieusement, reste en dehors de l’opération.
 Sur les 14 communes couvertes par la CCI de Sète, une trentaine de commerces ont déjà pris place sur la plateforme et 5 d’entre eux ont déjà souscrit à une formule e-commerce de vente en ligne.

Pour tout renseignement, contacter à la CCI la Conseillère au Commerce, Muriel ROCINES, par tel au 04 67 46 26 92 ou mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

» CCI de Sète Frontignan Mèze - » achat-sete.com 

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L’aménagement commercial s’organise en pays de Thau

Sur le territoire de Thau, le développement commercial est désormais fixé par le Document d’Aménagement Commercial, volet commercial du SCOT approuvé à l’unanimité en début d’année.
Organisation, maîtrise et attractivité. Ce document régule pour les 20 ans à venir l’implantation commerciale. Les futures zones d’aménagement commercial (ZACOM) autorisées sur Thau sont clairement identifiées et positionnées de manière à préserver l’équilibre du territoire.
Concrètement, la création de nouvelles zones commerciales de périphéries est limitée pour préserver le commerce de proximité en centre-ville.

En savoir plus : La  mise en oeuvre du SCOT

Le Marrakech vendu

1 240 000 €, c’est le prix auquel le ferry Marrakech a été vendu lundi soir au tribunal de Commerce de Montpellier. Les enchères ont été très disputées mais au final, ce sont les marocains de la Société Peodomo, de Casablanca qui l’a emporté.

Probable que bientôt, on reverra le Marrakech dans le port de Sète mais cette fois non plus en épave mais comme liner.

Permis à point pour la pêche

Après les voitures les bateaux de pêche.

Un décret du 24 janvier 2014 définissant les infractions à la Politique commune de la pêche vient d’introduire un système de points de pénalité pour les capitaines de navire qui commettent une infraction qualifiée de grave. Le capitaine du navire et l'armateur du bateau sont tous deux sanctionnés en cas de pêche illicite. Le décret prévoit même qu'en cas de vente du bateau, les points seront transférés à l'acheteur (pour éviter que le bateau ne change fictivement de mains lorsque le propriétaire initial n'a plus de permis).

le Comité national des pêches s'oppose fermement à cette nouvelle règlementaion. A plan local, Éric Bellone, vice-président du Syndicat des petits métiers de la pêche de Méditerranée, y voit dans un interview à notre confrère Midi Libre "une mesure qui vient, sans concertation, pénaliser les pros" et demande, comme ses collègues d’autres organisations professionnelles, le retrait du décret. A suivre, car nul doute que les politiques vont s'emparer du sujet à la veille des éléections européeenes....

 

Le permis à points des pêcheur est différent du permis automobile. Pour ce dernier, le conducteur a un capital de points (12) et il en perd en cas d’infraction au code de la route. Pour la pêche, c’est l’inverse : celui qui ne commet pas d’infraction n’a aucun point. Mais en cas de non-respect de la réglementation communautaire, il reçoit des points de pénalité en nombre proportionnel à la gravité de l’infraction. Par exemple, un manquement aux obligations de déclaration des captures entraîne 3 points de pénalité, le débarquement de poissons n’ayant pas la taille réglementaire vaut 5 points, la pêche d’un stock faisant l’objet d’un moratoire 7 points.

Les sanctions sont sévères : 2 mois de suspension de licence à partir de 18 points, 4 mois dès 36 points, 1 an pour celui qui atteint 72 points.

L’objectif affiché est de « prévenir, décourager et éradiquer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée ».

Pour effacer ses points de pénalité, le pêcheur devra attendre 3 ans ou s’inscrire dans « une démarche d’effacement », par exemple en participant à une campagne scientifique pour améliorer la sélectivité des engins de pêche ou en participant à une pêche couverte par un programme d’étiquetage écologique.

Cette nouvelle réglementation représente évidemment une nouvelle contrainte pour la profession, même si le retrait de la licence de pêche est une sanction déjà existante.

» accès au résumé du décret.

   

Fin du terminal fruitier du port de sète?

Le récent terminal fruitier ultra-moderne du port de Sète, qui a représenté un investissement de 20 millions d’euros, « est à la vente »selon Marc Chevallier, président de l’EPR Port Sud de France, gestionnaire du port de Sète.

Inauguré en juin 2011 cette installation réalisée avec le groupe italien Orsero n'a jamais vraiment fonctionné. Sans confirmer l’information, Bernard Houillier, directeur de Reefer Terminal Sète (RTS), filiale du groupe italien Orsero, propriétaire du site, déclare : « L’activité a été mise en sommeil. Faire fonctionner ce terminal a minima nous coûtait plus cher que de le fermer. »

Dès l’été 2011, la faillite inattendue du seul client, Agrexco, exportateur israélien de fruits et légumes, lâché par le gouvernement du fait de ses dettes. « Orsero n’avait pas demandé de caution au gouvernement israélien », explique Marc Chevallier. Un épisode qui a déstabilisé Orsero. Coup de grâce, en mars 2013 : l’arrêt de la ligne opérée par Cosiarma, celle-ci ayant pendant quelques mois permis à une vingtaine de salariés de RTS de faire vivre un semblant de trafic.

Aujourd’hui, Orsero cherche des repreneurs pour son site héraultais. De son côté, l’EPR Port Sud de France tente de réanimer ce vaisseau, d’une capacité annuelle de 500.000 tonnes, en écumant les salons professionnels…« La nature a horreur du vide, et ce terminal est l’un des plus beaux d’Europe ! », martèle Marc Chevallier. Orsero a en effet bâti un bijou de logistique du froid : une zone de stockage centrale de 5.841 m2 (dont 290 m2 en froid négatif) et deux zones latérales de transit, de respectivement 9.723 m2 et 7.193 m2. Sans compter 1.587 m2 de bureaux et 1395 m2 de locaux techniques. Désespérément vides. Un gâchis.

Epilogue d'une belle aventure ?

Dominique Amey l'un des derniers fabricants français de chevaux à bascule en bois massif, installé à Gigean, contraint d'arrêter son activité du fait de la règlementation !
Ce père de 5 enfants est reconnu dans le milieu du jouet artisanal français pour la qualité de ses produits. Son entreprise "Il était en bois" a fait l'objet de plusieurs reportages télévisés(TF1, France3, TV sud). 
Espérons qu'une solution soit trouvée pour sauver "Il était en bois".

Ci-dessous, la lettre de Dominique Amey adressée à ses  clients,  fournisseurs,  amis, chers collègues. 

 

Epilogue d'une belle aventure
27 de fabrication artisanale de jouets en bois

Chers clients, chers fournisseurs, chers amis, chers collègues,

27 ans de fabrication de jouets en bois et zéro blessé !
Malgré cette performance, la direction départementale de la protection des populations (anciennement répression des fraudes) estime que je mets en péril le consommateur avec les jeux et jouets que mon prédécesseur et moi-même avons fabriqué depuis 1987.
En m'imposant une mise en conformité avec la réglementation spécifique au secteur du jouet, elle me contraint de cesser mon activité de fabrication de jouets et jeux en bois. En effet, cela impliquerait que je fasse tester mes articles en laboratoire pour valider leur conformité avec les normes EN 71-1, EN 71-2 et EN71-3. Étant donné le budget élevé qu'impliquerait ce processus et la chute des ventes de 30% à noël 2013, je ne vois pas d'autres issues que de cesser mon activité de fabrication de jouets en bois.
C'est donc avec amertume que je vais me rendre cette semaine à la chambre des métiers pour clore cette belle aventure. Le jouet made in China a encore de belles années devant lui .... .

En attendant un possible heureux retour dans le monde du jouet en bois, je vais continuer à utiliser mon outil de travail en m'orientant dans la fabrication d"objets de décoration" en bois. Mon site de vente en ligne sera amené à évoluer en fonction de l'épuisement progressif du stock actuel et de l'arrivée de nouveaux articles non soumis à la norme du jouet.

Je vous remercie pour toute la confiance que vous m'avez accordée durant ces 5 dernières années. J'ai eu beaucoup de plaisir à réaliser les pièces que je vous ai livrées, j'espère qu'il était partagé. Je vous souhaite une bonne continuation et j'espère, à bientôt.

Cordialement,
Dominique Amey
www.iletaitenbois.fr