ECONOMIE

Le môle Masselin inauguré

La Région, propriétaire de l'infrastructure du port et l'ensemble de la communauté portuaire ont inauguré, le 27 mai, le môle Masselin dédié à l'accueil des passagers sur le port de Sète. Un investissement de 14,2 M€, cofinancés par la Région et le l'Europe (fonds FEDER). "Une super-plateforme dédiée aux passagers, avec deux postes à quai. L'objectif est de passer d'un trafic de 180 000 passagers par an à 300 000 d'ici 2020", indique Marc Chevallier, président de l'établissement public régional EPR Port Sud de France.

La communauté portuaire de Sète et le Président de Région Damien Alary ont inauguré le Môle Masselin.

7 mois de travaux et 14M€ ont été nécessaires pour la réalisation du chantier : destruction des anciens silos à grains, élargissement du môle, reprise des quais et aménagements permettent aujourd'hui au Port de Sète de proposer deux nouveaux quais. Ainsi, le môle Masselin peut accueillir, dans les meilleures conditions, des grands navires allant jusqu'à 220 m.

Il s'agit là de la première phase des travaux entamés par la Région pour la création d'un nouveau pôle passagers sur le port de Sète. Ce nouveau pôle permettra l'accueil de 300 000 passagers à l'horizon 2020 et plus de 600 000 à terme, contre 180 000 en 2014, avec la garantie de services de qualité pour les clients.

La seconde phase des travaux devrait débuter en 2017, avec la construction de la nouvelle gare maritime. La Région a retenu le projet proposé par l'architecte Jacques Ferrier. La gare maritime sera ouverte sur la ville et le port. Il s'agit de créer un nouveau lieu de rencontres entre sétois, touristes, commerçants et communauté portuaire. La création de parkings, restaurants et commerces durera 3 ans.

source: www.sete.port.fr

Plaidoyer pour le muscat à petits grains de nos rivages

Dans un monde évalué par le journaliste Edwy Plenel entre deux systèmes, dont l’un peine à mourir et l’autre tarde à naître, le terroir de Frontignan, Vic-la-Gardiole et Mireval paraît lui aussi, à sa micro échelle, entre deux : monde encore rural entre deux villes, Sète et Montpellier, Vins Doux Naturel , fleurons historiques, entre deux âges, modèles de production entre intensif et artisanal, coopératif et individuel, système viticole construit autour du seul muscat à petits grains blanc, dans un monde globalisé où domine la diversité des cépages.

Etat de la production : les voies d’une difficile reconversion

 

Chiffres-clés

Production globale dans l’Hérault (2013) :

  • 2250 ha, soit 2,5 % de la surface totale en vigne, 9e cépage planté dans l’Hérault
  • 20 045 hl récoltés en AOP en 2013 (Frontignan, Mireval, Lunel, Saint Jean de Minervois)

Production du terroir de Frontignan, Vic, Mireval

  • 1 cave coopérative, 1 Scop, 35 caves particulières
  • Superficies cultivées en vigne : 1 326 ha en 2012, 1 288 ha en 2013
  • Part dans la surface totale de la commune : 13 % à Mireval, 17 % à Vic, 26 % à Frontignan (2013)
  • Total vin récolté : 33 032 hl en 2012, 29 580 hl en 2013
    Mireval : 1952 hl, Vic : 7132 hl, Frontignan : 23 948 hl

Production en AOP

Sur une aire de 1 000 ha : 260 en AOP Muscat de Mireval, 797 en AOP Muscat de Frontignan
13 754 hl de Muscat de Frontignan, 3 006 hl de Muscat de Mireval en 2012 - 12 852 hl et 2 622 hl en 2013
Village charnière qui possède la particularité d’abriter les deux Appellations, Vic voit sa part progresser, assurant, en 2012, l’essentiel de la production en AOP Muscat de Mireval (2 779 hl) et 822 hl en AOP Muscat de Frontignan
Poids de la production en AOP dans la production totale : 18 % à Mireval, 35,3 % à Vic, et 61 % à Frontignan en 2013

Production d’IGP Blancs (essentiellement muscats secs) en 2013
Mireval : 81,2 %, Vic : 64,3 % , Frontignan : 34,4%

Production de vins rouges et rosé (IGP et sans IG) : 1400 hl cumulés à Vic et Mireval, 1400 hl à Frontignan en 2012, presque 3000 hl sur les trois communes en 2013

 

Tous les indicateurs marquent un fléchissement dans les trois communes en 2012 et 2013, date des derniers chiffres complets publiés. Les superficies cultivées en vigne, les volumes de vin récolté s’affaissent, au total comme en Appellations d’Origine Protégée. De façon collatérale, la production d’IGP blancs, essentiellement en muscats secs, et de rouges et rosés progresse. Ces données brutes dressent l’état de production d’un secteur viticole qui se maintient avec peine. Au tournant de l’an 2000, des options qui se présentaient n’ont pas été retenues par la profession: une AOP générique « Muscats du Languedoc », ouvrant la porte à des appellations « Villages », une AOP pour  le muscat sec, protégeant rendements, volumes et terroir de production, vin naturellement doux (sans mutage à l’alcool) écarté de l’AOP Frontignan. Ces portes fermées, comment envisager la nécessaire et difficile reconversion d’un terroir à l’encépagement unique et aux difficultés de vente du Vin Doux Naturel ? Les progrès des techniques et de l’œnologie moderne encouragent sur l’élaboration de VDN plus légers et plus aromatiques. Le niveau qualitatif des vins progresse, les récompenses pleuvent sur le terroir (Concours Général Agricole de Paris, Muscats du monde, Féminalises, Guides de vins). Mais la vague d’abandons et d’arrachages massifs sur la campagne 2014-2015 laisse à nouveau craindre le pire, après une sévère alerte en 2009. Les dizaines d’hectares partis seront-ils replantés ? Ceux qui le seront produiront-ils encore le divin nectar?

Un nouveau défi vient alourdir les difficultés de vente et de rénovation de la viticulture locale. Elle doit faire face aujourd’hui à la concurrence de productions en muscat sec à haut rendement, quand ici, le seuil en AOP est fixé à 25 hl/ha, maxima que les vignerons peinent à atteindre sur les contreforts de la Gardiole. Autant dire que le combat est perdu d’avance. Perdu, oui, si les producteurs jouent dans la même cour avec les règles du même marché et reproduisent des modèles désuets, sans capacité à se rénover.

Mais des vignerons inventifs, dynamiques et souvent en production biologique tentent depuis plusieurs années de faire connaître une autre voie : celle de productions artisanales, certes anecdotiques au regard de productions industrielles ou de volumes distribués en grande surface, mais qualitatives, naturelles, et novatrices. Ils mettent en valeur l’identité, les particularismes du cépage autochtone. Leur savoir-faire accumulé sur cette terre ouvre la voie à un travail à la fois mémoriel et communicant, autour de la singularité et de l’excellence de ce terroir originel, berceau des muscats. Avec le Vin Doux Naturel comme marqueur de leur identité vigneronne et étendard de leur culture viticole.

L’Attachement à un cépage

Car ces producteurs valeureux l’aiment, leur cépage à petits grains. Fragile, à la maturité précoce, sensible aux maladies de la vigne, il explose d’arômes pour qui sait le cultiver, le vinifier et l’élever avec soin. Il est singulier, ce cépage gorgé de sucres au point de subir les attaques, gourmandes et dévastatrices, des abeilles et des guêpes qui en aspirent le jus. Ces caractéristiques déjà décrites par les agronomes romains, notamment Pline l’Ancien nous font penser qu’un ancêtre, un proto - cépage diraient les archéologues, était bien présent et cultivé dès l’Antiquité.

L’attachement vigneron au muscat à petits grains est naturellement lié à l’intérêt et à la subsistance, le cépage étant pendant des siècles source de richesse économique, à tel point que, dès les premières mesures possibles, début XVIe siècle, il se produit plus de vin que de grains pour se nourrir sur les trois communes, fait exceptionnel dans l’histoire viticole. La renommée du Muscat grandit bien au-delà des frontières du royaume, dans toute l’Europe et le bassin méditerranéen, jusqu’aux confins de l’Inde et aux Etats-Unis. Cette renommée de vins exceptionnels, de luxe, aux vertus médicinales avérées, écrivains, philosophes, hommes politiques, scientifiques ne cessent de la célébrer, de Rabelais à Voltaire et Colette, des frères Platter aux Encyclopédistes, d’Arnaud de Villeneuve et Gui de Chauliac au Dr Guyot.

Certes, ce patrimoine viticole prestigieux et riche se rétrécit au fil des ans. Mais ces hommes –et femmes-  courageux ne cèdent pas aux menaces économiques et à la pression de l’urbanisation. Ce sont eux les agents de transmission de ce patrimoine forgé au fil de siècles dans une pratique ininterrompue d’élaboration de vins doux, et d’excellence. Un cépage hors normes dans des paysages hors normes, sur un étroit cordon littoral entre terre et mer, pour une histoire hors normes, voilà tissé un attachement culturel entre hommes et muscat à petits grains.

Ce sont ces vignerons les fers de lance du futur millésime en AOP, aux notes minérales et épicées typiques du terroir, à la prometteuse rondeur persistante en bouche. 

Ce sont ces vignerons les artisans de la diversification des productions en muscat: sec, moelleux, pétillant, assemblé en rosé muscaté, vin naturellement doux historiquement produit ici. Certains ont osé le pari de productions qualitatives en rouges,  qui ont  coexisté avec les muscats du Moyen-Age jusqu’à l’arrivée du « pinard » de l’ère industrielle.

Ce sont ces vignerons qui ont lancé le défi de la conversion en agriculture biologique sur des muscats, VDN, puis secs, il y a six ans. Conversion qui gagne les nouveaux producteurs.

Quel avenir pour le terroir?

Un patrimoine viticole pluriséculaire, vivant, bio, ressource de l’économie locale et source d’enrichissement culturel, telle est la formule gagnante que l’association Terre Apiane propose depuis bientôt quatre ans, par un regard et une action en rien passéistes ou figés. Ce patrimoine est notre plus bel écrin pour travailler à la promotion des vins, mais aussi le levier majeur pour un tourisme agricole et culturel. Ne cloisonnons pas nos esprits, tout marche ensemble : viticulture, développement économique et patrimoine intimement liés et interagissant dans les faits peuvent propulser toute une filière économique dans la lumière.

Des vignerons de Frontignan souscrivent à la démarche initiée à Vic-la-Gardiole et Mireval. L’autre grand versant viticole de Sète y répond également, avec l’entrée de producteurs d’Agde et Marseillan dans une dynamique et un cheminement originaux. Ils souscrivent tous à l’invitation lancée depuis de longs mois par Terre Apiane d’en tisser les fils ensemble, de les relier les uns aux autres pour ne pas rester coupés du monde, du vin, de la vie.

A l’heure où Frontignan célèbre justement les Muscats du monde entier, cultivons, sous quelque nom et forme qu’on lui prête (vente, oenotourisme, agro - écologie, tourisme culturel et autres) ce principe simple : faire de la rencontre d’un producteur et d’un consommateur un moment le plus agréable possible, le plus mémorable possible, le plus respectueux de son environnement possible pour que vive la vigne, le vin et le vigneron sur nos rivages créateurs de muscats, du fabuleux muscat à petits grains.

Florence Monferran,
Historienne, vigneronne
Présidente de Terre Apiane

HOP! Air France déploie sa nouvelle offre commerciale à Montpellier

Lionel Guérin, Directeur Général Délégué HOP! Air France, et Pierre Descazeaux, Directeur Général Marché France d’Air France, ont présenté le 4 juin à l’Aéroport de Montpellier-Méditerranée  la nouvelle formule HOP! Air France qui regroupe depuis le 29 mars l’ensemble du réseau des lignes au départ de Paris-Orly, dont La Navette, des lignes au départ des régions françaises, les lignes inter-régionales et vers l’Europe proche.

Cette nouvelle activité simplifiée s’accompagne d’une nouvelle offre commerciale unique et très compétitive sur le court-courrier, disponible à la vente depuis le 24 mars 2015.

HOP! Air France exploite le premier réseau domestique européen, avec plus de 600 vols par jour, un maillage très dense du territoire, avec une centaine d’avions de 48 à 212 sièges. Plus de 8 500 personnels (au sol, pilotes, hôtesses et stewards) sont au service de ses clients, partout en France.

Air France et  HOP à Montpellier

HOP! Air France propose une nouvelle offre à partir de 49 €* TTC l'aller simple au départ de Montpellier.
En 2014, le remplissage des avions s’est établi à 76,8 % en amélioration de 6,3 points. HOP! et Air France ont offert près de 1 215 000 sièges de et vers Montpellier et transporté près de 932 700 clients.
Pour la desserte Montpellier-Lyon, HOP! Air France propose 2 vols quotidiens avec des correspondances vers 23 destinations au-delà de Lyon en France et en Europe. Plus de 75 % des clients sont en correspondance au-delà de Lyon, essentiellement vers Metz-Nancy-Lorraine, Strasbourg, Rennes et Caen.
De janvier à avril 2015, le remplissage est en nette amélioration à 74,5 %, soit 4,6 points de plus comparé à la même période en 2014.

L’activité HOP! Air France à Aéroport de Montpellier-Méditerranée représente 160 vols par semaine (210 en incluant CDG) soit 7400 vols annuels (10 185 avec CDG) sur un module moyen de 119 sièges.

Au départ de l’Aéroport de Montpellier-Méditerranée :

  • 8 vols quotidiens pour Paris-Orly (5 à 7 vols le week-end) et 4 vols quotidiens pour Paris-Charles de Gaulle
  • 3 vols quotidiens pour Nantes • 2 vols quotidiens pour Lyon •
  • 1 vol saisonnier le samedi pour Lille et Bastia
  • NOUVEAUTE : une nouvelle desserte pour Amsterdam (avec KLM)

HOP! Air France en chiffres

 

  • 600 vols quotidiens vers 50 escales desservies
  • 96 avions de 48 à 212 sièges
  • Des tarifs à partir de 49 €* TTC l’aller simple
  • 13 millions de passagers transportés par an
  • 30 lignes à l’été 2015
  • 4 navettes au départ de Paris-Orly : Bordeaux, Marseille, Nice et Toulouse
  • 2 principaux hubs en France : Lyon (27 lignes) et Paris-Orly (20 lignes)
  • Plus de 8 500 salariés au service des clients, au sol comme en vol

Les clients peuvent effectuer leur réservation sur les sites internet de www.airfrance.fr et www.hop.com, appeler le centre d’appels Air France au 3654 ou le centre d’appels HOP! au 0892 70 22 22, ou encore se rendre dans un point de vente Air France ou dans une agence de voyage.

Union sacrée pour la CCI de Sète-Frontignan-Mèze

 


La réforme des CCI

Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, l'avait annoncé en 2014, il demande des "efforts considérables" aux Chambres de Commerces et d'Industrie. Ces dernières verront, dès 2015, leurs ressources baisser de 17% (213 millions d'euros) sans compter un prélévement "exceptionnel" de 500 millions d'euros sur leur fonds de roulement ce qui réduit à néant leur capacité d'investissement. D'autres mesures d'économies sont envisagées pour 2016 et 2017 mais ces dernières devraient être rendues aux entreprises sous forme  d'un allègement des taxes qui financent les CCI.

Dans ce contexte de restrictions budgétaires, la réforme territoriale du réseau des CCI était inévitable.

Ainsi le nombre de chambres de commerce régionales passera de 21 actuellement à 13,  autant que le nombre de régions prévues par la réforme territoriale. Une mesure en cohérence avec les compétences économiques confiées aux régions.

Ces CCI régionales chapeauteront les CCI Territoriales (CCIT) comme aujourd'hui à ceci près que seules les CCI territoriales ayant au moins 10.000 ressortissants seront conservées. Les autres seront fermées ou subsisteront sous forme de CCI Locales (CCIL) qui continueront leurs actions de terrain mais perdront la maîtrise de leur budget (et seront donc soumises aux choix politiques des CCI régionales).

La CCI de Sète Frontignan-Méze, n'ayant que 6700 ressortissants, perdra donc son statut de CCI territoriale (CCIT). Le seul enjeu restant est donc d'éviter sa disparition et de conserver au minimum le statut de CCI locale (CCIL) .

La CCI de Sète-Frontignan-Mèze emploie 18 personnes. Son budget est de 2 millions d'euros (hors opérations financés par le niveau régional).
Olivier Oddi et son équipe ont considérablement renouvelé les méthodes de gestion et de travail de l'institution. En 5 ans, ils ont peu à peu apurés les comptes. Entre autres ils ont réduit les créances douteuses de 12 millions d'euros à moins de 3 millions et surtout ils sont parvenus à produire un exercice bénéficiaire ce qui n'était plus le cas depuis des années.
La formation, l'apprentissage et le soutien aux créateurs d'entreprises sont des points forts de la CCI du pays de Thau. Cela se traduit par des diplômés répondants aux besoins du tissu économique local et un dynamisme entrepreneurial que souligne une augmentation nette de 200 entreprises/an en moyenne depuis 2010.

   

 La réforme territoriale des chambres de commerce et d'industrie est lourde de conséquences. Pour celles ayant moins de 10.000 ressortissants, elles risquent purement et simplement de disparaître .
La CCI de Sète-Frontignan-Mèze étant concernée, les principaux élus du Pays de Thau, toutes tendances confondues, font bloc autour de son président, Olivier Oddi, pour faire face à la menace.  Ils viennent de signer un courrier au préfet pour obtenir le statut de CCI Locale qui permettrait à la CCI du pays de Thau de poursuivre son action.

Lors de la conférence de presse donnée ce lundi 8 juin, le Président Oddi a d'abord rappelé les spécificités du territoire de sa CCI et les nombreuses "pépites" qu'il contient :

  • un port en eaux profonde, appelé à être le grand port méditerranéen de la future grande région
  • un étang source d'activités et de richesses nombreuses : tourisme, conchyliculture, sports...
  • un littoral pourvu de stations balnéaires de qualité : Frontignan, Marseillan et Sète avec ses propres plages
  • le premier établissement thérmal de France à Balaruc-les-bains
  • un vignoble, producteur de vins reconnus et ouvert à l'oenotourisme
  • etc.

François Commeinhes, président de Thau agglo, a évoqué la piste du rattachement de Marseillan au territoire de la CCI de Sète. Une piste qui aurait le soutien d'Yves Mchel, le maire de Marseillan et vice-président en charge du développement économique de Thau agglo. Une idée qui semble de bons sens. Même la CCI de Béziers dont dépend actuellement Marseillan ne s'y opposerait pas car elle envisage de son coté un rapprochement avec Narbonne.

Pour le député Denaja,  la réforme de l'organisation consulaire comporte des aspects posififs comme le principe de mutualiser les moyens pour plus d'efficacité, mais encore faut-il pouvoir agir sur le terrain au quotidien aux cotés notamment des petites entreprises. Pour cette raison, le maintien d'une CCI locale va dans le sens de l'intérêt général et impose l'union sacrée des élus du territoire. "Une proposition de bon sens qui va dans le bons sens" renchérit Jean-Baptiste Giordano.
Le président de Thau agglo rappelle pour sa part que les CCI locales répondent pleinement aux besoins des  intercommunalités puisqu'elles peuvent contractualiser avec les établissements publics de coopération intercommunale (en clair les agglos , les communautés de communes, ou les métropoles).

"Il s'agit d'un combat" insiste François Liberti "pour préserver tout ce que représente la proximité, celle du monde du travail, celle de l'activité économique et celle de l'action politique. Beaucoup de services publics sont déjà partis, cette démarche auprès du préfet doit aboutir sinon il ne restera plus rien".

Pierre Bouldoire le premier vice président du Conseil Départemental est plus offensif encore. "Un déni de la CCI locale serait insultant. Il signifierait que le Pays de Thau  avec toutes ses richesses et ses atouts n'aurait pas les hommes et les femmes capables de les  gérer et qu'il faudrait aller chercher les compétences ailleurs."

De fait, on voit mal comment la CCI de la méga-région pourrait se passer d'une CCI locale à Sète. Il y a de l'arrogance à vouloir tout gérer, loin du terrain et de ses besoins. Va-t-on piloter la labellisation de la tielle depuis Toulouse?
Sur un plan moins anecdotique, le rôle joué par la CCI de Sète, encore tout récemment pour le développement des croisières, montre assez l'importance des acteurs locaux. Leur refuser de participer à la prise des décisions qui les concernent serait une faute. Espérons que le préfet entende nos élus, qui pour une fois alignent leurs efforts dans la même direction.

Jacques Carles 

 

Ceux qui soutiennent la démarche

Les présents ce lundi 8 juin, auprès d'Olivier Oddi, président de la CCI de Sète-Frontignan-Mèze:

  • Christian Assaf, député de la 8ème circonscription de l'Hérault.
  • Pierre Bouldoire, premier vice-président du Conseil Départemental et maire de Frontignan
  • François Commeinhes, sénateur-maire de Sète et président de Thau agglo
  • Sébastien Denaja, député de la 7ème circonscription de l'Hérault.
  • Jean-Baptiste Giordano, conseiller régional
  • François Liberti, conseiller départemental pour le canton de Sète
  • Valérie Rouveirol, représentant Frédéric Roig, député de la 4ème circonscription

 Les absents excusés:

  • Yves Michel, vice président de Thau agglo et maire de Marseillan
  • Christophe Morgo, conseiller départemental et maire de Villeveyrac
  • Yves Pietrasanta, président de la Communauté de Communes du Nord du Bassin de Thau (CCNBT)
 

Frontignan : développement des productions halieutiques

La Région Languedoc-Roussillon  réaménage sur le Port de Frontignan l’espace permettant l’implantation d’activités dans le domaine de la pêche, de la conchyliculture, de la transformation des produits de la mer et du transport maritime.

Ce parc d’aitivités économiques accueille une quinzaine d'entreprises. Les deux dernières implantations concernent l’entreprise conchylicole Médithau et Les Poissons du Soleil pour  l’exploitation d’alevins. Un espace public dédié aux pêcheurs sera livré été 2015 intégrant 2 ha de terre-plein et un quai qui permettra de libérer certains quais du centre de Sète. L’aménagement de cette zone sera finalisé avec la réalisation d’une nouvelle aire de carénage équipée d’une élévateur de 400 t et d’un second de 50 t destiné à la pêche, à la plaisance, à la grande plaisance, aux navires fluviaux et de servitudes maritimes.

 

 

Développement des productions halieutiques à Frontignan : 5,6 M€ d’investissements

Pour répondre aux objectifs de développement économique de la Région, l’Établissement Public Régional Port Sud de France, gestionnaire du site, a engagé l'aménagement global de la zone de Frontignan qui s'étend sur 17 hectares.

Ce projet d'aménagement comporte une requalification des accès, des voies de circulations et des réseaux (eaux, électricité) alimentant les parcelles disponibles pour accueillir de nouvelles entreprises. Il intègre également la création d'une zone de stockage pour le matériel des pêcheurs ainsi qu'un ponton de 120 mètres qui permettra d’accueillir 2 thoniers ou 4 chalutiers. Il sera livré par la Région fin août 2015.

La zone portuaire de Frontignan compte encore aujourd'hui 17 000 m2 d'espaces disponibles pour accueillir des entreprises de la filière pêche et aquaculture. Les candidatures sont sélectionnées par appels à projets au vu de leur contribution au développement économique pour le territoire régional (création d'emplois et de valeur ajoutée).

De nombreuses entreprises hébergées sur la zone

La zone portuaire de Frontignan héberge aujourd'hui une quinzaine d'entreprises du secteur halieutique (Poissons, du soleil, Médithau, Medipêche, Scotto, Pêcheries Occitanes,Maredoc, Express marée...) qui représentent près de 150 emplois et près de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Parmi les dernières entreprises hébergées sur site :

LES POISSONS DU SOLEIL - Effectif : 38 personnes - Chiffre d'affaires : 10 millions d'euros.

Les « Poissons du Soleil » est une entreprise fleuron des entreprises halieutiques régionales, appartenant au groupe AQUALANDE. Pionnière en matière d'élevage de poissons marins en Méditerranée, ses travaux de recherche sur la reproduction et l'élevage du bar, de la daurade et du maigre ont contribué à la domestication de ces espèces et au développement de la pisciculture en Méditerranée telle que nous la connaissons aujourd'hui. Sa stratégie permanente de Recherche & Développement, d'innovation et de diversification de ses productions lui a conféré un statut de leader méditerranéen en pisciculture marine avec un positionnement reconnu sur les biotechnologies marines.
L'entreprise produit des alevins de bar, daurade et maigre certifiés Label Rouge destinées aux fermes d'élevage de Méditerranée, avec trois quarts de la production exportés vers les pays de Méditerranée orientale ou du Maghreb.À Balaruc-les-Bains, l'écloserie de l'entreprise produit chaque année 30 millions d’alevins de 0,5 à 2 grammes.

Avec la région elle a pu implanter sur le port de Sète-Frontignan une unité permettant de pré-grossir ces alevins jusqu'au stade 2-10g grammes et de les expédier par bateau-vivier à ses clients.
Ce projet représente un investissement de plus de 2 M€. Il a été soutenu par la Région (207 048 €), l’Etat (103 524 €), le Département de l’Hérault (103 524 €) et les crédits du Fonds Européen pour la Pêche (414 097 €). 5 Ce nouveau site a pour objectif de produire 20 millions d’alevins pré-grossis par an, qui contribuera à faire du groupe AQUALANDE, le 3ème plus gros producteur de poissons de la Méditerranée. Il contribuera également à faire du port de Sète la porte d'expédition sur la Méditerranée de l'ensemble des alevins produits par les entreprises du groupe AQUALANDE auquel l'entreprise appartient.

 MEDITHAU - Effectif : 48 personnes - Chiffre d'affaires : 11 millions d'euros

Cette entreprise conchylicole implantée à Marseillan est la 1ère entreprise conchylicole régionale. Elle « tire vers le haut » l'ensemble du bassin de production conchylicole régional.
Fortement innovante, elle a notamment développé à l'échelle industrielle la production d'huître haut de gamme sur des tables conchylicoles équipées de dispositifs de relevage des productions à l'énergie solaire. Ce système permet de reproduire l'effet des marées pour améliorer la qualité des coquillages.
MEDITHAU poursuit son développement en relocalisant ses activités de type industrielles de traitement de moule (lavage, purification, conditionnement et expédition) sur le port de Sète-Frontignan. Ce repositionnement permettra à l'entreprise de relancer son potentiel de développement tout en réduisant son impact sur la lagune de Thau, milieu  confiné et par conséquent fragile. Elle s'est implantée à Frontignan en reprenant les locaux de 3 000 m2 de l'entreprise MEDI-PECHE sur le port de pêche à Frontignan.

MEDITHAU a bénéficé d'un soutien de la Région qui a investi, depuis 2005, 1,2 million d'euros dans le développement de l'entreprise contribuant à générer plus 8 millions d'euros d'investissement total et à créer 28 emplois.

MEDIPECHE - Effectif : 20 personnes - Chiffre d'affaires : 20 millions d'euros
Cette entreprise de mareyage spécialisée dans le traitement du thon vient de céder ses locaux à MEDITHAU. Elle est aujourd'hui hébergée par l'hôtel d'entreprise SIMYRA, le temps de préparer sa relocalisation sur le territoire régional.

Enfin face à la crise de mortalité des huîtres, le Comité Régional de la Conchyliculture de Méditerranée (CRCM) présidé par Philippe ORTIN prévoit de créer une écloserie d'huître de souche méditerranéenne, plus résistantes car adaptées aux conditions d'élevage local. Si les conclusions des études en cours sont positives, ce projet pourrait voir le jour en 2016.

rontignan : une zone portuaire longtemps laissée à l'abandon aujourd'hui qui renaît grâce à l'investissement de
la Région.

La zone de Frontignan du port de Sète a été créée par l’État il y a près de 30 ans afin d'y regrouper les activités de pêche. Jamais terminée, cette zone est très longtemps restée partiellement désaffectée (peu d'entreprises installées et de nombreux espaces vacants non aménagés).
Un port conchylicole y a été créée pour accompagner le développement de la production de moules sur filières en mer, au large de Frontignan sur les concessions du site « des Aresquiers ».

 

Les MOF à Montpellier

Les Meilleurs Ouvriers de France Section Hérault et Languedoc Roussillon à l'honneur à Montpellier

La Chambre des Métiers de Montpellier, rue St Lazare, procédera à la remise des diplômes et Médailles des Meilleurs Apprentis de France le jeudi 21 Mai 2015 à 17h, en présence de Monsieur LOPEZ, Président de la Chambre des Métiers, d’un représentant du Département, de représentants de l’Académie, de la Chambre de Commerce et de la Chambre d’Agriculture, de Madame ABEN, Présidente de la Légion d’Honneur, du Vice-Président Mr PIC et de plusieurs Chefs d’Etablissements (Lycées et CFA).

Le Concours MAF s’adresse aux jeunes Apprentis (Lycées professionnels et CFA) en CAP ou BAC Pro, avec une limite d’âge de 21 ans.

Des sujets de hautes tenues techniques et/ou comportementales leur sont proposés. Les jeunes exposent leurs travaux à la perspicacité de jurys de professionnels (Métallerie, Installation Thermique, Carrelage, etc...) ou exécutent des prestations devant des jurys (Coiffure, Métiers de Bouche, Esthétique, etc...). 

Cette année, à ce jour, 85 candidats dans l’Hérault, avec 39 médailles départementales, 21 médailles régionales ont participé au concours et 5 candidats furent sélectionnés pour les finales nationales.

16 Métiers ont été concernés (Barman – Installateur Thermique -  Installateur Sanitaire - Hygiène des Locaux - Cuisine Froide - Desserts de Restaurant – Maintenance Automobiles – Maintenance Motocycles – Peinture Revêtement – Soins Esthétiques – Coiffure – Maintenance Matériel Agricole -  Installations Electriques – Carrelage - Maçonnerie – Travaux Paysagers) pour 22 Etablissements concernés.

La Société nationale des Meilleurs Ouvriers de France - 1500 Meilleurs Ouvriers de France dans les 200 métiers couverts par le concours - se donne les moyens de faire prospérer et de donner de la visibilité à tous les Meilleurs Ouvriers de France à travers les activités de communication et d’événementiel au niveau national ou en régions. Leur devise est "Etre MOF c'est être innovant".

Le sénateur Commeinhes débat sur l'huître triploïde

Le sénateur François Commeinhes est intervenu cette semaine lors du débat sur les "Risques inhérents à l'exploitation de l'huître triploïde" initié par le groupe écologiste lors d'une question ouverte avec débat au Sénat. Le sénateur de l'Hérault a interpellé le gouvernement et répercuté les préoccupations des professionnels à propos de ces huîtres issues d'écloserie, "dépendants d'un double approvisionnement en naissains", insistant sur le fait qu'un étiquetage spécifique pourrait nuire à la commercialisation du produit alors que rien dans la législation n'impose une telle mention.

» téléchargez l'intégralité du texte de l'intervention en cliquant sur ce lien ou visionnez la vidéo sur le site du Sénat

Initiative Thau: bilan 2014

Initiative Thau fait partie du 1er réseau associatif de financement et d’accompagnement à la création d’entreprises en France. En 2014 Initiative Thau a permis de soutenir la création, la reprise et le développement de 49 entreprises, représentant 105 emplois créés ou maintenus en une seule année.

Un rôle grandissant de soutien aux entrepreneurs
En 2014, année marquée par un environnement économique fragile, la plateforme Thau a confirmé son rôle stratégique de soutien local de l’économie et des territoires en accompagnant, grâce au prêt d’honneur sans intérêts ni garanties, la création, la reprise ou la croissance de 49 entreprises. 12 des projets financés sont des créations d’entreprise (37% du total), 22 des projets de reprise (59% du total), et 2 des opérations de développement ou de croissance (4% du total).

Une action efficace en faveur de l’emploi
Parallèlement, sur le terrain de l’emploi, dans un contexte de hausse du chômage, l’action de la plateforme a été particulièrement performante avec 105 emplois créés ou maintenus la même année par les entreprises accompagnées.
71 % des entrepreneurs bénéficiaires d’un prêt d’honneur délivré par les plateformes étaient des demandeurs d’emploi.

Plus de 700 000 euros injectés dans le territoire
Le montant total des prêts sans intérêts ni garanties accordés aux entrepreneurs a atteint 723 500 € en 2014, dont 607 000 € de prêts d’honneur Initiative et 116 500 € de prêts Nacre (dispositif public réservé aux demandeurs d’emploi).
L’attribution de ces prêts d’honneur dont le montant moyen s’élève à 12 387 €, continue de créer un important effet de levier sur prêt bancaires. Ces dernières font confiance aux projets des créateurs soutenus par le réseau : 1 € de prêt d’honneur entraîne en moyenne 7 € de financements bancaires associés.
En 2014, ce sont ainsi 4.5 Millions d’€ de prêts bancaires qui ont été accordés en complément des prêts d’honneur. Au total, ce sont ainsi plus de 5.2 Millions d’euros injectés dans l’économie.

Au-delà du soutien financier, un accompagnement vers la réussite
La plateforme Initiative ne couvre pas uniquement le financement des projets : forts de son équipe composée de 3 salariés et 75 bénévoles, dont 10 marraines et parrains, 185 chefs d’entreprise dont 58 nouveaux entrepreneurs de l’année ont pu être accompagnés en 2014 pendant la préparation de leur dossier puis pendant toute la durée de remboursement de leur prêt.

Conjugué au soutien financier, cet appui humain de la plateforme permis aux entreprises créées d’afficher, en moyenne, un taux de pérennité de 97 % après 3 ans d’existence. Ce chiffre, nettement supérieur à la moyenne nationale s’explique par le bon dimensionnement des plans de financement et par la qualité de l’accompagnement. Ce taux est à 72%, à 5ans.

Initiative Thau tiendra son Assemblée Générale à, Thau agglo à partir de 18h le 9 juin

Perspective écho du pays sétois

 La CCI de Sète-Frontignan-Mèze vient de publier son dernier numéro de "Perspective éco" qui fait le bilan de l’économie sétoise.

 

L'édito de "Perspective éco"
par le Président de la CCI de Sète-Frontignan-Mèze

La stagnation de l’économie a entraîné une perte de confiance qui freine la consommation et les nouveaux projets. Les résultats du Pacte de responsabilité et de solidarité tardent à venir pour les entreprises qui font toujours face à de lourdes charges. Avec les TPE et les pépites qu’il possède, notre territoire ne peut que compter sur l’énergie motrice et la capacité d’imagination de ses chefs d’entreprises pour surmonter la crise et résister pour durer. Et j’ai confiance.

Olivier Oddi,
Président de la CCI de Sète-Frontignan-Mèze

 

   

 Un contexte économique toujours tendu. Du mieux espéré en 2015, après le climat économique particulièrement maussade de 2014.

Les résultats de cette dernière enquête révèlent une situation économique encore difficile pour les entreprises du Bassin de Thau, mais la tendance semble plus favorable au deuxième semestre 2014. Seul le secteur de la construction donne le sentiment de s’enfoncer dans la crise. Les entreprises continuent de s’adapter au contexte économique en opérant des arbitrages dans leurs décisions d’investir, en ajustant leurs effectifs salariés au volume d’activité et en maintenant leurs prix de vente pour rester compétitives. Dans ce contexte, les trésoreries sont tendues et la rentabilité des entreprises est mise à rude épreuve. Les entrepreneurs tentent de conserver le moral et de se projeter de manière plutôt positive quant à l’avenir de leur entreprise. 

Les "plus" :

  • L’industrie qui fait preuve de résistance
  • Une activité portuaire sur Sète en hausse au deuxième semestre 2014
  • L’adaptation des entreprises aux conditions économiques difficiles

Les "moins"

  • La baisse du nombre de chantiers qui impacte fortement la construction
  • L’incidence des mauvaises conditions économiques sur l’emploi
  • La baisse des investissements

» détails sur "Perspective écho"
disponible en lecture écran sur Thau-info en cliquant sur ce lien.

Les artisans doivent avoir accès aux marchés publics

C'est le sens de la convention de partenariat qui a été signée entre ACM, l'Office public de l'habitat de Montpellier Méditerranée métropole, 1er bailleur social du Languedoc Roussillon et la CAPEB de l'Hérault.

C'est pour cela que ACM qui gère un budget d'investissement annuel d'environ 100 millions d'euros pour 945 logements en chantier en 2015 et la CAPEB de l'Hérault se sont rapprochés afin d'établir une convention de partenariat qui doit permettre une meilleure utilisation des règles de la commande public, permettant aux artisans de répondre aux consultations lancées par ACM.

En effet, ACM s'est attaché à définir des règles de bonnes pratiques visant à clarifier les procédures de mise en concurrence définies dans le Code des marchés publics en vigueur.

La CAPEB et ACM mettront en place des réunions ayant pour but de trouver des pistes de simplification des dossiers de consultation des entreprises de façon à permettre aux artisans de répondre aux consultations d'ACM dans de meilleurs conditions.

La CAPEB s'engage aussi à accompagner ses adhérents artisans dans la réponse aux consultations d'ACM et favorisera la mise en place de groupements d'entreprises dans certains cas pour pouvoir répondre à certains marchés publics.

Cette convention a été signée le 21 avril par Robert Cotte, Président d'ACM, Claudine Frêche, Directrice Générale d'ACM, et Bernard Maurin, Président de la CAPEB Hérault. 

Un point important aussi pour les artisans ACM réglera les factures des travaux réalisés par les entreprises dans le cadre des marchés publics dans les 15 jour suivants la réception de la situation de travaux ou de la facture après bien sur envoi par la maîtrise d'oeuvre du certificat de paiement.

L'artisanat du Bâtiment dans l'Hérault représente 10 500 entreprises inscrites au répertoire des métiers de l'Hérault sur un total de 23 500 entreprises artisanales, soit 46 % du total et plus de 35 000 actifs incluant : chefs d'entreprise, salariés, apprentis, et conjoints collaborateurs.

source: www.capeb-herault.fr

L'U.V.E de Thau agglo : une usine exemplaire

En augmentant ses capacités de traitement et en améliorant sa performance énergétique au service de nouveaux industriels, l’Unité de Valorisation Énergétique (UVE) des déchets – SETOM - de la Communauté d’agglomération du bassin de Thau utilise depuis Décembre 2014 un modèle performant de valorisation des déchets et d'écologie industrielle. Deux ans de travaux de modernisation et la construction d’un nouveau réseau de livraison de vapeur, permettent aujourd’hui à cette unité d’être plus économique, plus écologique, plus sûre et plus attractive.

C'est dans ce cadre que mercredi 15 Avril, Urbain Loustalan, Directeur adjoint, proposait aux nombreux chefs d'entreprises concernés, une visite approfondie de l'Usine.

Grâce à un premier réseau vapeur déjà fonctionnel, le taux global de valorisation de la vapeur issue de la combustion des déchets était de 20%. Pour optimiser les performances de l’UVE SETOM qui génère aujourd’hui 100 000 tonnes de vapeurs saturées, la Communauté d'agglomération du bassin de Thau a souhaité construire un nouveau réseau de livraison de vapeur de 1,5 km de long . Sa mise en service, permet d'alimenter un nouveau client industriel : SAIPOL, spécialiste de la trituration des graines oléagineuses et du raffinage des huiles végétales, qui s’est engagé à acheter un minimum de 33 000 MWh de vapeur par an. A la clé, une performance énergétique globale de l'UVE SETOM qui doit atteindre 60% et ainsi renforcer l’attractivité économique de ce site de traitement qui est entré dans le cercle vertueux de l'économie circulaire.

Forte de ses certifications et des formations techniques suivies par le personnel, l'UVE dispose également de tous les moyens en matière de sécurité, de fonctionnement, et de prévention des risques environnementaux. En effet, le site se positionne très en dessous des seuils d'autorisation concernant les poluants, et présente des résultats sur ses impacts environnementaux très satisfaisants. Elle vient également d'obtenir l'autorisation d'exploiter 44 500 tonnes de déchets, contre 42 000 tonnes jusqu'à présent, ce qui peut lui permettre d'importer et d'exploiter de la matière provenant de l'extérieur.

Lors de la visite du site, Urbain Loustalan nous présentait la Salle de Contrôle, zone stratégique de l'usine permettant de gérer les intervetions éventuelles depuis la phase d'accueil des déchets jusqu'à la transmission au réseau SAIPOL. Le pontier, qui accueille les véhicules et gère les déchets, facilite leur traitement depuis cette même salle. L'incinération de 5 tonnes de déchets par heure permet la valorisation thermique (vapeur) et l'extraction des résidus recyclables ou non, leur stockage et leur traitement : L'injection de bicarbonate et de coke de lignite puis le passage dans le filtre à manches, ainsi que la présence d'analyseurs, garantissent une sortie en cheminée des rejets gazeux contrôlée.

L'UVE s'est engagée au respect de la biodiversité au niveau de son site en développant des espèces de flores locales, en installant un hôtel à insectes, ainsi que trois ruches permettant la production de miel. Cet engagement bénéficie à l'ensemble des activités agricoles alentours, en participant activement à la pollinisation.

Le tri, à titre individuel, permet un meilleur traitement des déchets ménagers.
C'est pour cela qu'Urbain Loustalan continue d'insister sur la sensibilisation de chacun à cette pratique.

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