Education

Salon européen de l'Éducation la Semaine de l'éducation

La 20e édition du Salon européen de l'Éducation a lieu du 23 au 25 novembre 2018. Le ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse - en partenariat avec le Cned, Canopé, l’Onisep et le Service civique - propose, cette année, sur son stand, un parcours d’exposition et un plateau radio consacrés à la thématique "L'orientation : les clés de la réussite". L'entrée est libre et gratuite.

Informations pratiques

Paris Expo Porte de Versailles

Pavillon 7 niveau 3

Du vendredi 23 au dimanche 25 novembre 2018 de 9h30 à 18h00

 

Le Salon européen de l'éducation se déroule au Parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris. Il accueille chaque année 500 000 visiteurs en moyenne, essentiellement des élèves cherchant des informations sur leur orientation. 

Cette année, le ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse et ses partenaires proposent un espace commun d'exposition permettant aux visiteurs de :

  • Se renseigner sur l’actualité des politiques éducatives avec notamment des informations sur le nouveau baccalauréat 2021, la voie professionnelle, Parcoursup, l’accompagnement des élèves dans la construction de leur projet professionnel ;
  • Participer à des animations autour de l’éducation artistique et culturelle ;
  • Construire un projet d’études à distance avec le Cned ;
  • Échanger avec des jeunes du service civique, anciens ou en mission, pour discuter de leur engagement.

Un plateau radio placé au cœur de ce stand permet à chacun d'écouter des experts débattre et discuter de thèmes divers comme Parcoursup, le nouveau baccalauréat, le service civique, la transformation du lycée professionnel, le climat scolaire, les formations à distance, etc. 

Le  ministère  propose  également  un  parcours  de  visite  dédié aux métiers de l’enseignement, qui permet d’échanger avec les représentants des Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ÉSPÉ) et des enseignants présents sur le salon de l’orientation.

Le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et le ministère de l’Enseignement supérieur présentent Parcoursup sur un stand dédié dans l’espace "Universités". Des permanents référents sur le sujet y répondent aux questions des visiteurs.

Salon européen de l'Éducation

 

 Retrouvez le programme complet ainsi que toutes les informations pratiques sur le site du Salon européen de l'éducation.

Accéder au site du Salon européen de l'éducation

En savoir plus
Sites à consulter

Onisep
Toute l'information sur les métiers et les formations
www.onisep.fr

Cned
Se former tout au long de la vie
www.cned.fr

Canopé
Le réseau de création et d'accompagnement pédagogiques
www.reseau-canope.fr

Éduscol
Portail national d'informations et de ressources pour les professionnels
www.eduscol.education.fr

Service Civique
Une mission pour chacun au service de tous
www.service-civique.gouv.fr

Erasmus +
Le programme européen pour l'éducation, la formation, la jeunesse et le sport
info.erasmusplus.fr

OFQJ
Générateur d'opportunités pour les 18-35 ans dans leur projet de mobilité professionnelle outre-Atlantique
www.ofqj.org

OFAJ
Organisation internationale au service de la coopération franco-allemande
www.ofaj.org

la réforme de l'organisation territoriale des ministères chargés de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur...

Pour les ministères chargés de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'innovation, cette réforme vise à améliorer la gouvernance territoriale des politiques publiques pour assurer un meilleur service aux usagers. Elle a pour ambition d’affirmer la capacité d'action des recteurs, de développer une gestion des ressources humaines de proximité et de rendre l'organisation des services déconcentrés cohérente avec la carte régionale.

Le Ministère précise :

Améliorer la gouvernance des politiques éducatives

L’organisation territoriale des services déconcentrés de l'éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation a récemment évolué avec la création en 2016 de dix-sept régions académiques, dont neuf ont aujourd’hui un périmètre pluri-académique.

Après plus de deux ans de fonctionnement, il apparaît, au terme d’une phase de concertation menée au printemps et en s’appuyant sur les recommandations du rapport de la mission Weil, Dugrip, Luigi et Perritaz "La réorganisation territoriale des services déconcentrés des ministères de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation", que, si cette évolution a constitué une première étape utile, elle demande désormais à être approfondie pour mieux adapter l’action des deux ministères aux nouveaux périmètres régionaux, tout en améliorant, dans une logique de subsidiarité, le pilotage des politiques éducatives au plus près du terrain. 

L’ampleur des réformes engagées impose que les ministères soient dotés d’une gouvernance plus lisible et plus efficace dans les territoires. 

L’objectif de la réforme qui s’engage est donc d’améliorer la gouvernance des politiques éducatives et de formation, afin d’apporter un meilleur service aux élèves, à leur famille, et aux étudiants, à travers :

  • Une meilleure articulation entre tous les niveaux d’administration territoriale : académique, départemental et infra départemental. La nouvelle organisation reposera en effet sur une responsabilité accrue de l’échelle infra-académique (département, circonscription du premier degré), au plus près des réalités territoriales ; le rôle de pilotage pédagogique des DASEN et des inspecteurs territoriaux sera renforcé. En parallèle, la gestion des ressources humaines de proximité sera développée. 
  • Un renforcement des capacités d’action des recteurs, afin d’éclairer sur les choix à opérer dans le cadre d’un dialogue annuel avec les établissements auxquels ils doivent concourir aux côtés des administrations centrales ; la ministre, Frédérique Vidal, a engagé une expérimentation de ce dialogue de gestion avec quelques établissements. L’articulation avec les services de l’État chargés de la recherche (D2RT) doit être renforcée.
  • Une cohérence renforcée avec la carte des régions administratives, afin d’assurer l’unité de la parole de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation vis-à-vis des partenaires, qu’il s’agisse des autres services de l'État ou des collectivités régionales qui exercent de larges compétences en termes d’enseignement scolaire (construction et entretien des lycées, carte des formations, information sur les métiers, transport scolaire...) et d’enseignement supérieur.
  • Une meilleure prise en compte des spécificités des territoires : par exemple, un vice-chancelier ayant également rang de recteur pourra seconder le recteur, chancelier des universités, dans les futures académies où l’intensité de l’enseignement supérieur et de la recherche le justifie.  

 

Education nationale: grève et manifs contre les suppressions de postes

Technologie Salle De Classe L'Éducation Ap

 AFP : 12 nov 2018

La grève contre les suppressions de postes dans l'Education était suivie lundi par près d'un enseignant sur deux dans le second degré et un sur quatre dans le primaire selon les syndicats, le ministère ne recensant que 10% de grévistes dont certains ont défilé dans plusieurs villes en France.

"25% des enseignants du premier degré sont en grève pour exiger un autre budget et une autre politique éducative", a indiqué à la mi-journée le Snuipp-FSU, premier syndicat dans le primaire.

Du côté des enseignants du second degré (collège et lycée), "près d'un sur deux est en grève", a recensé le Snes-FSU, premier syndicat dans le secondaire, jugeant que "c'est un mécontentement profond qui s'exprime".

En savoir plus : https://www.afp.com/fr/infos/334/

Violences scolaires, harcèlement, provocation au suicide : quels recours pour la victime ?

Violences, harcèlement scolaire, provocation au suicide en milieu scolaire... Les fiches pratiques de Service.public.fr vous guident dans vos démarches pour obtenir les conseils utiles, alerter les services compétents et saisir la justice.

Alerter les services de l'Éducation nationale

Si votre enfant est victime de harcèlement scolaire, de violences scolaires, de provocation au suicide , il faut d'abord prévenir la direction de l'établissement, qui pourra prendre des mesures, et saisir la Direction académique des services de l'Éducation nationale (Dasen) , notamment pour demander un éventuel changement d'établissement.

Obtenir des conseils

La victime peut aussi obtenir conseils et écoute auprès de services dédiés :

  • « Non au harcèlement » au 3020 : ce service accueille les jeunes ou les parents, victimes ou témoins de harcèlement à l'école. Il est ouvert tout au long de l'année du lundi au vendredi de 9h à 20h et le samedi de 9h à 18h, sauf les jours fériés, appel et service gratuits depuis un téléphone fixe ou mobile ;
  • « Net Écoute » au 0800 200 000 : pour poser vos questions de façon anonyme et confidentielle sur le harcèlement en ligne. Ce service est ouvert du lundi au vendredi de 9h à 19h, appel et service gratuits.

Elle peut aussi contacter une association du réseau d'aide aux victimes de violence scolaire France Victimes

Saisir la justice

La victime peut porter plainte auprès du commissariat de police ou de la brigade de gendarmerie.

Pour des faits commis par un mineur, la loi prévoit une peine de prison pouvant aller de 6 mois en cas de harcèlement jusqu'à 3 ans et demi pour un cas de violence scolaire et une amende maximale de 7 500 €.

Jeudi 8 novembre 2018 : journée nationale de lutte contre toutes les formes de harcèlement

Dans le cadre de la journée nationale de lutte contre toutes les formes de harcèlement, le ministère s'engage dans une politique volontariste en quatre axes prioritaires pour que l’École demeure un lieu de la confiance, du respect d’autrui et du bien-être. Tous ces éléments constitutifs d’un climat scolaire serein doivent permettre à tous les élèves de s’épanouir dans leurs apprentissages et de développer le meilleur d’eux-mêmes.

 
 

Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse précise : "La lutte contre le harcèlement à l’école est un défi majeur car le harcèlement est la négation même de notre idéal d’école : une école de la confiance où l’on vient avec bonheur, où chacun respecte autrui, où l’on cultive en pratique les valeurs de la République. Tous les enfants doivent se rendre à l’école en confiance, confiance dans leurs camarades et en eux-mêmes. C’est le sens profond de ce que j’appelle  "l’école de la confiance".

Les phénomènes de harcèlement ne sont pas nouveaux, mais ils ont pris une nouvelle ampleur, notamment avec internet. C’est pourquoi, cette année, nous avons particulièrement insisté sur le cyberharcèlement et que, par la mesure d’interdiction du portable au collège, ainsi que par la montée en puissance de l’éducation aux médias, nous envoyons un signal clair pour un usage réfléchi et raisonné des réseaux sociaux.

Éradiquer le harcèlement de nos établissements nécessite une politique volontariste qui réponde à plusieurs enjeux.
C’est d’abord celui de la sensibilisation. C’est pourquoi la journée du 8 novembre est aussi importante car elle permet, grâce à la mobilisation de toutes les institutions d’éducation et des associations, de sensibiliser les élèves, les personnels, et, au-delà, la société entière à la question du harcèlement. Sur cette question la solution dépend en effet de l’unité du monde adulte."

le Plan d'actions pour la protection de l'École

Pour le Ministère de l'Education Nationale :

Dans le contexte de l'émotion suscitée par l'agression du lycée Branly de Créteil et dans la perspective de la rentrée des vacances de la Toussaint, Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, a réuni ce mercredi 31 octobre les recteurs d'académie sur le thème de la sécurité à l'école.

Depuis 17 mois, un travail important a été accompli, notamment pour professionnaliser le traitement des incidents. Une cellule ministérielle de veille et d'alerte a été mise en place et permet d'améliorer les signalements des faits. Cela a permis une connaissance plus précise et des interventions ciblées.

Le ministre souhaite maintenant approfondir ce sillon par des mesures complémentaires afin de mener une lutte résolue contre les violences et les incivilités à l'école qui touchent avant tout les plus fragiles.

Plan d'actions pour la protection de l'École - 31 octobre 2018

Un climat scolaire apaisé, indispensable aux apprentissages, passe par l'unité de tous les acteurs, l'exercice serein de l'autorité, l'approfondissement et la systématisation des réponses apportées en cas de manquement aux règles de la vie commune.

Trois cercles sont à distinguer : la classe, l'établissement et l'environnement de l'établissement. Les mesures avancées aujourd'hui relèvent de l'Éducation nationale et concernent les deux premiers cercles.
 

Dans la classe

  • systématiser le signalement de chaque incident et en assurer le suivi. Sur un cahier, le plus souvent numérique, les professeurs inscrivent chaque fait et l'administration la réponse qu'elle y apporte
     
  • le bilan annuel des incidents et des sanctions, ainsi rassemblés sur un seul document, est présenté au conseil d'administration
     
  • les professeurs sont soutenus et doivent être accompagnés dans leurs démarches en cas d'agression
     
  • les formations à l'exercice de l'autorité sont développées et proposées aux professeurs et aux personnels d'encadrement
     
  • une enquête directe auprès des professeurs et des personnels est mise en place à grande échelle pour disposer, dans les prochains mois, d'un état des lieux précis des atteintes aux personnes.

 
Dans l'établissement

  • l'organisation des conseils de discipline est simplifiée pour permettre une réponse plus rapide. Composé actuellement de 14 membres et convoqué au minimum 8 jours avant sa réunion, il est proposé qu'il soit dorénavant composé de 6 membres et que le délai de convocation soit raccourci
     
  • les sanctions sont mieux ajustées en fonction des faits : retenues, exclusion, responsabilisation qui établit un lien entre la nature du fait et la sanction. Les mesures de responsabilisation (remise en état de peinture ou du matériel dégradé, etc) représentent aujourd'hui 1 % des sanctions prononcées, alors même que leur valeur pédagogique est évidente. Des partenariats avec le monde associatif sont des leviers essentiels pour développer ces dispositifs
     
  • une période probatoire est instaurée après une exclusion : durant cette période, chaque jour, l'élève fait le point sur sa journée avec le CPE ou le chef d'établissement
     
  • un personnel de direction "dédié" sur les enjeux de sécurité sera nommé pour les établissements qui le nécessitent
     
  • à la demande du chef d'établissement et de la communauté éducative, un policier ou un gendarme, lorsque le contexte le nécessite, pourra assurer une permanence.

Enfin, s'agissant de l'environnement de l'établissement, qui relève d'autres ministères, des collectivités locales et de l'ensemble de la société, s'ouvre une concertation qui vise à renforcer l'unité des institutions de la République autour de l'école.

  • Elle sera conduite par un recteur, un parlementaire et un maire, appuyés par un membre de l'Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche.
     
  • Elle portera en particulier sur 3 dimensions :
    - la sécurisation des abords des établissements, avec le renforcement des liens avec les forces de sécurité publique et les collectivités territoriales
    - la responsabilisation des familles et le soutien à la parentalité
    - la mise en place de structures conçues pour élèves les plus difficiles, notamment les "polyexclus".
     ,
  • Elle aboutira avant le 15 décembre
     

 

 

Mesures contre la violence à l'école

La présence de policiers dans certains cas

 AFP

Pour lutter contre la violence à l'école, le gouvernement a promis vendredi un arsenal de mesures sécuritaires, n'excluant pas de faire entrer les forces de l'ordre au sein des établissements scolaires lors de "moments de tension".

Les ministres de l'Education, Jean-Michel Blanquer, de l'Intérieur, Christophe Castaner, et de la Justice, Nicole Belloubet, ont réuni vendredi matin un "comité stratégique" afin de mettre en œuvre un plan d'actions, demandé par Emmanuel Macron.

Le chef de l'Etat avait exigé des "mesures" après la publication d'une vidéo, au cours du week-end dernier, d'un élève menaçant son enseignante avec un pistolet factice dans un lycée de Créteil (Val-de-Marne), un incident qui a suscité l'indignation tout au long de la semaine.

En savoir plus : https://www.afp.com/fr/infos/334/

Prochaines étapes de la réforme éducative

Le Gouvernement a présenté une communication relative aux prochaines étapes de la réforme éducative en Conseil des ministres, le 24 octobre 2018.

 

"Une loi pour l’école de la confiance"

Le projet de loi pour l’école de la confiance prévoit en particulier l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire à 3 ans, concrétisant ainsi un engagement du Président de la République. Cet abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire viendra consacrer la place de l’école maternelle dans le système éducatif français et contribuera aussi à la justice sociale en luttant contre la première des inégalités : celle devant le langage.

La loi pour l’école de la confiance porte aussi des dispositions qui devraient permettre d’innover pour s’adapter aux besoins des territoires, d’améliorer la politique de ressources humaines de l’éducation nationale, de simplifier le système éducatif et de renforcer son efficacité.

Le projet de loi engage notamment l’évolution de la formation des professeurs. Dans ce cadre, une attention particulière est portée à l’attractivité et aux conditions d’entrée dans le métier, avec la mise en place d’un parcours de pré-recrutement qui confiera des missions éducatives puis d’enseignement à des étudiants intéressés par le métier de professeur. Concrètement, l’éducation nationale proposera dès la 2e année de licence à des étudiants issus de milieu défavorisé la possibilité de préparer les concours d’enseignement dans des conditions optimales.

"Leviers de transformation"

Pour consolider un grand service public de l’éducation au XXIe siècle, l’éducation nationale s’appuie sur plusieurs leviers de transformation, présentés notamment dans le cadre du processus de transformation "Action publique 2022".

Pour cela, l’éducation nationale développe une véritable culture de l’évaluation. À côté des évaluations internationales et des évaluations des acquis des élèves, le projet de loi pour l’école de la confiance prévoit la création d’une instance nationale d’évaluation des établissements scolaires, dans une logique d’audit portant aussi bien sur les enjeux de ressources humaines, budgétaire et pédagogique que sur la sécurité, le climat et la qualité de la vie scolaire.

Pour atteindre les objectifs fixés, le levier des ressources humaines est essentiel. Dans ce domaine, il s’agit de passer d’une gestion statutaire de masse à une logique de personnalisation, de responsabilisation et de valorisation des parcours des professeurs. Cela se traduit par l’expérimentation d’une politique de ressources humaines de proximité dans la moitié des académies à la rentrée 2018. Cela se traduira aussi par l’augmentation significative des postes à profil, pour lesquels le recrutement est confié au chef d’établissement.

Une autre condition de transformation est l’évolution de la relation aux territoires pour apporter des réponses mieux adaptées aux besoins des élèves et de leurs familles. La carte territoriale de l’éducation nationale évolue pour aboutir, au 1er janvier 2020, à 13 académies métropolitaines qui auront le même périmètre territorial que les régions. Le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse proposera en outre, au printemps 2019, une nouvelle approche de l’allocation des moyens pour mieux répondre aux défis des territoires, dans l’éducation prioritaire comme en milieu rural.

Source : Gouvernement.fr

Premiers résultats des évaluations nationales des acquis des élèves de CP et de CE1

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La maîtrise des savoirs fondamentaux par tous les élèves de l'école primaire est une priorité absolue. Alors que la difficulté scolaire est souvent le reflet d'inégalités sociales, elle demande une réponse vigoureuse de l'ensemble des acteurs de l'éducation et au-delà de la société tout entière, dans un esprit d'élévation générale du niveau des élèves et de justice sociale.

Les évaluations nationales des acquis des élèves de CP et de CE1, qui se sont déroulées en classes entre le 17 septembre et le 28 septembre, participent de cette ambition de lutte contre la difficulté scolaire.

Élaborées de manière rigoureuse par l'Éducation nationale, avec l'appui du Conseil scientifique de l'éducation nationale, testées auprès de plus de 12 000 élèves et de leurs enseignants, elles ont permis à tous les élèves de bénéficier des mêmes exercices fondés sur des critères transparents et objectifs. C'est l'égalité entre les élèves qui s'en trouve ainsi renforcée.

Jusqu'au 14 octobre, les professeurs ont renseigné les réponses de leurs élèves, ce qui leur a permis d'accéder à un profil précis des compétences de chacun d'entre eux, nécessaires pour un bon apprentissage de la lecture et des mathématiques.

Les premiers résultats bruts, fondés sur l'analyse à la fois d'un échantillon représentatif, mais aussi sur les évaluations saisies à la date du 4 octobre, soit 75 % du total, font en particulier apparaître les difficultés rencontrées en matière de maîtrise de la langue ou de mathématiques.

Ainsi, en début de CP, 23 % des élèves ont des difficultés à reconnaître les lettres et le son qu'elles produisent. En revanche, seuls 8 % ont des difficultés à reconnaître les nombres dictés.
En début de CE1, 30 % des élèves lisent moins de 30 mots par minute, alors que l'objectif national est de 50 mots. De même, 49 % d'entre eux ont des difficultés pour effectuer des additions et des soustractions et 57 % ont des soucis pour résoudre des problèmes.

Ces premiers résultats concordent avec les données issues des enquêtes internationales comme PISA, PIRLS ou Timss.

Les évaluations nationales de CP et de CE1 permettent en revanche d'identifier les difficultés scolaires avant qu'elles ne s'enracinent. Elles constituent donc une aide pour les professeurs et un levier pour faire progresser les élèves.

Le ministre de l'Éducation nationale précisait : "ces tests sont représentatifs du niveau réel des élèves. "Ces tests ont été conçus par les meilleurs spécialistes des différents domaines et de manière scientifique. Ils n'ont pas été créés pour faire échouer les élèves, mais dans un esprit de bienveillance".

Ainsi, les professeurs vont désormais pouvoir restituer les résultats à chaque famille de manière individuelle et mettre en place des stratégies d'accompagnement pour répondre à l'ensemble des besoins identifiés.

Pour cela, les professeurs peuvent s'appuyer sur les ressources spécifiques mises en ligne sur le site Eduscol pour faire progresser les élèves dans chacune des compétences visées. Ces ressources s'enrichiront chaque trimestre grâce aux retours des professeurs.

La Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance du ministère publiera en janvier prochain une analyse approfondie des résultats de ces évaluations.

C'est en identifiant au plus tôt les leviers de réussite des élèves que l'on pourra éviter ce qui est constaté souvent tard au travers des évaluations internationales. Les évaluations sont donc un outil décisif au service de la réussite des élèves.
 
 

En savoir plus
Page à consulter

L'évaluation des acquis des élèves du CP au lycée

  • L'évaluation des élèves : trois objectifs
  • Les évaluations des acquis des élèves par niveau
  • Des aides pour les enseignants
  • Le calendrier des évaluations nationales
  • Les évaluations nationales des élèves sont conçues pour garantir la protection des données personnelles des élèves

L'évaluation des acquis des élèves du CP au lycée