Histoire de Sète

Sète 1944 : vengeance allemande

Contraints d’abandonner leurs positions sur Sète après le débarquement en Normandie, les allemands ont fait sauter une partie de la ville et du port. Les destructions furent gigantesques et il faudra des années pour tout reconstruire.

 

-Le Mole dévasté

 

-La Grand Rue au dessus de la Marine

 

-le pont de la Civette a disparu et la rue Nationale (actuelle rue Euzet) saccagée

 

Les ponts furent les cibles privilégiées des nazis

Paul Valery à Sète

C’était le 13 juillet 1935 :répondant à l’invittation de ses amis sétois, Paul Valéry est revenu à Sète. Après avoir été reçu en Mairie, il a gagnéle Collège où il fit toutes ses études. En costume d’académicien, le poète fut accueilli par les élèves et leurs professeurs sans la grande cour du Bahut. Puis, il prononça un discours, tappelant sa jeunesse et vantant l’importance des études littéraires.

 

-Valery lors de sa réception à l’Académie Française

 

La maison natale de Paul Valery, située au bas de la rampe de la Marine, et qui fut détruite par les allemands en 1945.

La Begum sétoise

Née à Sète en 1906, fille d'un conducteur de tramway et d'une couturière installés dans la Grand-Rue, Yvonne Labrousse, changea son prénom en Yvette en étant élue Miss France en 1924. Sa beauté la fit remarquer par le richissime Aga Khab qui l'épousa en 1926.
En 1959, invitée par municipalité de Gaston Escarguel, elle revint à Sète, retrouvant les lieux de sa jeunesse.
Elle est décédée en 2000 dans sa somptueuse villa de la Cote d'Azur où elle avait reçu en 1958 les jouteurs de la Lance Sportive venus jouter à Monaco.

Cette en 1774

Le plan de la ville et du port de Cette en 1774 selon J. Jefferys (source : musée Paul Valéry de Sète)

Cette en 1846 : La plus vieille photo de Sète


C’est la première photo prise à Sète. Ce daguerréotype date de 1846 et est l’œuvre de Claude Choiselat et Stanislas Ratel, deux pionniers de la photographie. On voit au premier plan le Pont de la Saunerie (devenu plus tard « de la Savonnerie »), les bateaux de pêche à droite sur le quai de la Marine et, en face, les bateaux de commerce sur le futur quai Aspirant Herber.

Un commentaire explicatif d'Ernest Puerta 

  Cette photographie, assez rare je l’ai découverte dans un ouvrage intitulé « La photographie une passion française » qui a été publié en 1999 par   Roger Théron, né à Sète en 1924   et patron durant de longues années du célèbre journal Paris Match.
 Roger Théron a été également l’un des plus anciens collectionneurs de photographies du XIX ème siècle  et dans cet ouvrage j’ai trouvé cette photographie très émouvante car elle est sans doute le cliché le plus ancien connu de Sète, il date de 1846 alors que l’invention de la photographie n’a été révélée au grand public qu’en août 1839.
Photographe à mes heures j’avais eu l’envie non pas d’essayer de produire à l’identique 168 ans plus tard une image semblable mais plutôt de rendre un hommage photographique à Messieurs Choiselat et Rattel, auteurs de cette photographie, voilà ce que j’ai fait  :

Sète en 1883

Cette photo prise en 1883 a été retrouvée par Gustave Brugidou, président de la Société d’Etudes, dans les collections de la Bibliothèque Nationale. Elle fait partie d’un Portfolio de 40 photos titré « Les Travaux publics de la France » édité par J. Rothschild. Elle appartenait de 1898 à 1977 au collectionneur Georges Sirot avant d’ètre acquise par la BNF/

Cette 1900

La Belle Époque cettoise

-Café du Marché

-Corniche

-Esplanade

-étang vu de St Clair

-étang vu du Château-Vert

-Halles

--ND de la Salette

-vue de St Clair

Cette 1900 :Plagette et Pointe

Les deux quartiers de pêcheurs étaient très actifs en 1900. Ces vieilles photos en témoignent ey, finalement, ces deux endroits emblématiques du vieux Cette n’ont guère changé.

Cette 1900 :Issanka

Aujourd’hui bien oublié et délaissé, le parc d’Issanka était dans les années 1900 le lieu de promenade préféré des sétois. Ils s’y rendaient en charrettes, à pieds pour les plus pauvres, en vélocipède, en auto pour les plus aisés mais tous y venaient passer une journée sous les arbres, au bord de la Vène. Un hôtel-restaurant était ouvert ainsi qu’un dépôt de carburant. Il y avait aussi un autobus qui reliait Sète à Gigean via Issanka.
Une belle animation y régnait, loin de la fournaise estivale de Sète. Puis les joies de la plage vinrent concurrencer cette pratique. Les dernières animations eurent lieu dans les années 60 avec la fête du parti communiste.

Cette 1900 : Fêtes et cérémonies

En 1900, tout se passait surtout dans la rue. Les obsèques, entre autres évènements, étaient un véritable spectacle avec ses logs cortèges qui attiraient autant de monde que les Corsos ou la fête foraine.

-Cortège funèbre sur la Marine

Sète la Singulière
par Louis Bernard Robitaille

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Ouvrage sur l'histoire de Sète

Sète la Singulière

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon