Pêche

Enquête du Cepralmar

Enquête du Cepralmar autour de la valorisation des produits pêche et conchyliculture - Appel à participation

Le Cepralmar réalise un travail d’enquêtes, avec l’appui de la Région Occitanie, en vue d’appuyer les professionnels de la pêche et de la conchyliculture dans la valorisation de leurs produits. La participation est ouverte à tous pour permettre d'avoir une vision précise.

Trois questionnaires sont proposés autour des produits de la pêche et de la conchyliculture :

Consommation & perception
Identité
Image & notorieté

A Bouzigues, une nacelle, un livre et deux associations à l'honneur

Ce mardi 2 avril 2019 à Bouzigues avaient lieu, la présentation de l’ouvrage « GRACCHUS BABEUF des bateaux et des hommes » et la signature de la convention de partenariat entre Sète agglopôle méditerranée et l’association des Amis du Musée de l’Etang de Thau  à 17h au Musée de l’Etang de Thau – quai du Port de Pêche à Bouzigues.babP1210272

Le GRACCHUS BABEUF  est une élégante embarcation à fond plat, initialement appelée "À nous deux", qui était immatriculée à Sète et pratiquait la petite pêche sur l’étang de Thau. L’association des voiles latines de l’étang de Thau  l’a restaurée et regréée de sa voile latine, avant de l’amarrer au ponton du musée de l’Étang de Thau, dans le port de pêche de Bouzigues, sachant que depuis la fin de l’année 2009 elle est inscrite aux Monuments historiques.
Gracchus Babeuf, qui n’a pas subi de transformations irréversibles au cours de sa carrière, est à ce jour l’unique nacelle de ce type à naviguer encore à la voile et à la rame sur l’étang de Thau.

(Pour information, François Noël Babeuf, connu sous le nom de Gracchus Babeuf, né le 23 novembre 1760 à Saint-Quentin et mort guillotiné à Vendôme le 27 mai 1797 et fut un révolutionnaire français. Il forma la « Conjuration des Égaux » contre le Directoire et fut exécuté.)

La nacelle fut construite en  1954 au Chantier Joseph Buonomo de Mèze,  le propriétaire actuel étant l'Association Voile Latine de Sète et du Bassin de Thau, Bruno MATALON en étant le patron. Il la fait naviguer régulièrement à partir de  Bouzigues.

En 2001 l'étrave est changée au chantier de la Plagette et en 2014 une partie du bordage et quelques membrures sont remplacées par André Buonomo à Mèze avec l'association Voile Latine de l'étang de Thau. (voir vidéo en bas de page)

Des précisions sur les nacelles : http://thau-infos.fr/index.php/commune/bouzigues/27410-la-nacelle-du-gabarit-a-la-barque-de-toutes-les-peches

Ce mardi, François Commeinhes; Président de Sète Agglopôle étant excusé car présent aux Obsèques d'Agnès Varda, Eliane Rosay, Maire de Bouzigues et Alain Vidal, Vice-Président de Sète Agglopôle délégué au Patrimoine se faisaient un plaisir de fêter ces deux événements qui assurent un développement des liens entre Bouzigues et Sète Agglopôle.
Ils précisaient : "Il se passe toujours quelque chose au musée de l’étang de Thau et plus largement dans le réseau patrimoine de Sète agglopôle méditerranée. Si nous sommes tous réunis ici aujourd’hui, c’est pour deux occasions un peu spéciales, d’une part pour renouveler notre partenariat avec les « amis du musée de l’étang de Thau » et pour fêter avec v la parution du livre « Gracchus Babeuf » des barques et des hommes aux éditions du Mont. car les élus de Sète agglopôle méditerranée, sont conscients que l’activité et le dynamisme d’un territoire repose sur les force vives de la société civile. Dans le domaine de la culture et du patrimoine, souvent cela est représenté par le tissu associatif qui fédère jeunes et moins jeunes autour d’une passion commune. Ces personnes s’engagent, militent, innovent, elles sont force de propositions à nous de les entendre, de les accompagner dans leurs projets et de les soutenir."

Car autour du Musée Ethnographique de l’étang de Thau, qui est un musée de femmes et d’hommes de l’archipel de Thau, deux associations gravitent « les amis du musée de l’étang de Thau » et « les voiles latines de l’étang de Thau ».babP1210281

Pour la première c’est un soutien indéfectible de la vie et de l’activité du musée avec sa participation active au programme de médiation, le site internet « vivre avec l’étang », des projets éducatifs, la représentation du beau territoire de SAM au-delà de ses frontières, et, dernièrement, la parution du livre « GRACCHUS BABEUF des bateaux et des hommes ».

La deuxième est la cheville ouvrière de la transmission des traditions, d’un savoir-faire, d’un savoir vivre l’étang. On leur doit la plupart des barques qui sont accostées, dans ce petit port de Bouzigues, qui font partie des collections du musée. Ils les restaurent, les entretiennent dans la pure tradition de la charpenterie marine.

Alain Vidal rajoutait donc : "Pour tous leurs projets, nous les soutenons, nous leur donnons, à notre mesure, un coup de pouce tant nous sommes conscients qu’un patrimoine qui ne vit pas et qui ne se transmet pas meurt."

Une convention a donc été conclue. Elle était signée ce mardi soir en vue de proposer un programme d'animation et de promotion annuel du musée ainsi que la valorisation et le développement du pôle multimédia. Durée de 1 an, renouvelable par tacite reconduction sur 3 ans.

Quand au livre « GRACCHUS BABEUF des bateaux et des hommes » il conte l'histoire de la renaissance de la barque de l’étang. Il  est maintenant édité grâce aux « éditions du Mont ».

"Ce petit livret va maintenant voyager, être sur les catalogues des librairies de toute la France et au-delà même peut-être dans les pays anglophones car il y a une traduction anglaise. Écrit par Juliette Mézenc  et illustré par Pierre Lebris deux créateurs de notre territoire, ce livre va ainsi transmettre notre patrimoine et nos valeurs à de nombreux lecteurs."

A travers ce livre outre l'histoire de la nacelle, c'est aussi l'histoire de sa restauration et de l'amitié par une équipe de passionnés au travers de témoignages de Christian Dorques, André Buonomo, Bruno Matalon, Bérénice et Francky Goni, c'est donc l'histoire d'une aventure humaine.

Avant de partager le verre de l'amitié, Juliette Mézenc lisait quelques extraits de l'ouvrage pour le plus grand plaisir d'un public passionné ou néophyte.

babP1210291Pierre Le Bris dédicaçait le livre pour ceux qui le désiraient tandis qu'il faisait bon revenir sur ce partage entre patrimoine, culture, tradition, histoire et bien-sûr Lagune de Thau... Qui a permis de mémoriser cette restauration, une belle renaissance et un témoignage pour les jeunes générations et celles à venir.

Pour en savoir plus sur les amis du musée de l’étang de Thau :

https://www.facebook.com/pages/category/Nonprofit-Organization/Les-Amis-du-Mus%C3%A9e-de-lEtang-de-Thau-1319180038120625/

Sur les voiles latines de l’étang de Thau :

http://voilelatinesete.info/

http://thau-infos.fr/index.php/commune/echos/33436-les-voiles-latines-de-sete-et-du-bassin-de-thau-une-longue-histoire

Les caractéristiques du  GRACCHUS BABEUF:babP1210288

Longueur entre perpendiculaires : 6.94 m  
Largeur au maître-bau : 2.05
Coefficient : 3.417
Type de gréement : Latin

Mât :
Quête : verticale
Matériaux : bois
Fixation : Etambrai dans un banc
Antenne :
Matériaux : bois
Voiles :
Matériaux : Coton

 COQUE
Nature de la coque : bois

Fond : Sole - 5,50 m x 1,35 m - 22 pans - 12 membrures
Tonture : importante
Pontage : bateau ouvert
Etrave : sortante
Etambot : sortant
Teumo : teumos avant et arrière
Barre : franche
Safran : 2,80 m
 

 

 

 

 

Assises de la Pêche et des produits de la Mer, 2019

Prenez connaissance des premiers noms d’intervenants annoncés au programme des prochaines Assises

 

LES PREMIERS INTERVENANTS DE CETTE 10e ÉDITION

 

Ministère de l’agriculture, Direction des pêches maritimes et de l’aquaculture (DPMA), France Filière Pêche, Comité national des pêches maritimes et des élevages marins, Comité national de la conchyliculture mais aussi, bien sûr, les comités régionaux… Tous seront présents ainsi que les principaux acteurs professionnels et scientifiques des filières pêche et produits de la mer : FranceAgriMer, pôle Aquimer, Coopération maritime, Nutrifish… Prenez connaissance des premiers noms d’intervenants annoncés au programme des prochaines Assises de la pêche et des produits de la mer.

 

Les 12 et 13 septembre prochains, ces acteurs majeurs prendront la parole sur des actualités qui vous sont essentielles : le Brexit, la gestion des ressources, la consommation ou encore la formation des générations futures. 

 

Venez à Granville et participez au grand rassemblement des professionnels de la pêche et des produits de la mer. 

 

Programme et billetterie

Pêche et conchyliculture : le bassin de Thau et sa bande côtière à Marennes Oléron

 
Pêche et conchyliculture : le bassin de Thau et sa bande côtière à Marennes Oléron
 

Les Groupes d'Actions Locaux liés à la mise en oeuvre des actions du DLAL FEAMP (Fonds européens pour les affaires maritimes et la pêche) dont fait partie le SMBT se sont réunis mi- avril à Marennes-Oléron pour échanger sur l'état d'avancement de ce programme, ses forces et faiblesses, les retombées pour les filières et les territoires ainsi que sur les perspectives pour fin 2020. Un journal spécial a été créé pour l'occasion où chaque groupe local a été invité à mettre en lumière un projet sur son territoire. Sur Thau et sa bande côtière, c'est le projet SAS terre et mer de création d'une entreprise d'insertion à la Criée d'Agde qui a été présenté.  

 
 
 

Assises de la pêche et des produits de la mer

 

CONNAISSEZ-VOUS LES THÉMATIQUES 2019 ?

 

 

Les 12 et 13 septembre prochains, les acteurs de la pêche et des produits de la mer se réuniront à Granville pour deux journées majeures pour l'ensemble de la filière. 6 thématiques principales seront abordées dans le cadre des tables rondes :

  • « Des innovations pour valoriser la matière première »
    L’importance des labellisation, l’utilisation des déchets, des coproduits et de certains rejets : une meilleure valorisation de la matière première est plus que jamais cruciale pour l’avenir des filières.

     
  • « Les aquacultures croisées »
    Les associations de différentes aquacultures complémentaires peuvent tout à la fois être bénéfiques sur le plan environnemental et sur le plan économique.

     
  • « Prendre en compte l’impact environnemental des filières »
    Les acteurs des filières pêche et produits de la mer sont bien placés pour analyser, puis prendre des mesures, afin de gérer leur impact environnemental.

     
  • « Flottes, formation, commercialisations : les problématiques spécifiques de l’Outre-mer »
     
  • « Rentrer dans le métier : la parole aux jeunes »
    Alors que les problématiques de recrutement, d’attractivité, se posent de manière de plus en plus aigüe, donner la parole à des jeunes qui s’apprêtent ou viennent de rentrer dans le métier, afin de tenter de dépasser les incompréhensions générationnelles.

     
  •  « Répondre aux attaques contre l’image des filières »
    Qu’il s’agisse de la presse écrite, audiovisuelle ou des réseaux sociaux, les légitimes préoccupations environnementales débouchent parfois sur des attaques violentes et disproportionnées contre la pêche ou les produits de la mer. Des attaques désormais régulières qui nécessitent de savoir y répondre, à court comme à long terme.

 

Et vous, que ferez-vous les 12 et 13 septembre ?

 

Je participe à l'édition 2019Innovation - Aquaculture - Environnement - Outre-mer - Emploi

Assises de la Pêche et des produits de la mer

Le rendez-vous des professionnels de la pêche : 12 & 13 septembre 2019 à Granville.

 

Inscription en ligne ouverte

Chaque année depuis 2010, les Assises de la pêche et des produits de la mer réunissent l'ensemble des acteurs de la filière pêche, de la production à la distribution en passant par la transformation. Pendant deux jours, des centaines de décideurs issus des secteurs public et privé se retrouvent afin d'aborder les enjeux qui les concernent, partager leurs expériences et apporter leur vision.

 

En 2018, les Assises de la pêche et des produits de la mer, qui se sont déroulées pour la première fois sur les bords de la Méditerranée, à Sète, avaient réuni plus de 400 professionnels et près de 50 intervenants. L'édition 2019 des Assises de la pêche et des produits de la mer se déroulera en Normandie à Granville, les 12 et 13 septembre.

La Pêche et les produits de la mer : une filière d'excellence pour la Normandie.

  • 1e région française en production conchylicole ainsi que pour les coquillages et la production de saumon d'élevage.
  • 2e région française pour la pêche maritime avec 628 bateaux et 2 200 marins.
  • Au total, la pêche et l'aquaculture représentent plus de 24 000 emplois directs et indirects.

La Ville de Granville est le 1er port coquiller de France en tonnage (9 940 tonnes de poissons et coquillages en 2015 pour un montant total de 17,5 millions d'euros)

Granville Terre & Mer Communauté de Communes accueille 52 navires, 200 marins, 41 exploitants en conchyliculture (200 emplois en équivalent temps plein pour un chiffre d'affaires de 11 millions d'euros) et une usine de transformation « Granvilmer », coopérative réunissant 220 bateaux adhérents.

Un rendez-vous ouvert à tous les acteurs de la filière de la pêche et des produits de la mer : les producteurs et organisations de producteurs, les mareyeurs, les entreprises de transformation, le secteur de la distribution (grossistes, GMS, restauration collective, restauration, groupements de poissonneries...), les entreprises de services (conseil, certification, services financiers...), les administrations françaises et européennes, les collectivités locales ainsi que les organisations non gouvernementales.

 

Les grandes thématiques qui seront débattues durant les deux journées de réflexions sous forme de conférences, tables-rondes, ateliers :

  • « Des innovations pour valoriser la matière première » L'importance des labellisations, l'utilisation des déchets, des coproduits et de certains rejets : une meilleure valorisation de la matière première est plus que jamais cruciale pour l'avenir des filières.
  • « Les aquacultures croisées » Les associations de différentes aquacultures complémentaires peuvent tout à la fois être bénéfiques sur le plan environnemental et sur le plan économique.
  • « Prendre en compte l'impact environnemental des filières » Les acteurs des filières pêche et produits de la mer sont bien placés pour analyser, puis prendre des mesures, afin de gérer leur impact environnemental.
  • « Flottes, formations, commercialisations : les problématiques spécifiques de l'Outre-mer »
  • « Rentrer dans le métier : la parole aux jeunes » Alors que les problématiques de recrutement, d'attractivité, se posent de manière de plus en plus aigüe, donner la parole à des jeunes qui s'apprêtent ou viennent de rentrer dans le métier, afin de tenter de dépasser les incompréhensions générationnelles.
  • « Répondre aux attaques contre l'image des filières » Qu'il s'agisse de la presse écrite, audiovisuelle ou des réseaux sociaux, les légitimes préoccupations environnementales débouchent parfois sur des attaques violentes et disproportionnées contre la pêche ou les produits de la mer. Des attaques désormais régulières qui nécessitent de savoir y répondre, à court comme à long terme.

 

Les inscriptions sont ouvertes depuis le site www.assisesfilierepeche.com

Tarifs de 130 €/ HT jusqu'au 20 mai 2019

VALDORA : Un projet de valorisation des DORADES de dévalaison.

valDorades vivier (Copier)

 

Il y a quelques jours se tenait, au lycée de la Mer de Sète, une réunion concernant le bilan du projet VALDORA qui consiste à conserver vivantes des dorades capturées au moment de leur migration saisonnière en octobre.

"Les apports en poissons pêchés sont, à cette période, très importants sur les criées et trois pêcheurs professionnels ont décidé depuis l’an dernier de conserver un certain nombre de dorades vivantes pour en décaler la vente en décembre, au moment des fêtes. C’est un choix audacieux."

 L’an dernier les trois comparses (Robert Rumeau, Denis Talano et Kevin Henri) soutenus par des institutions (le Cépralmar comme porteur du projet) ainsi que par des élèves du lycée de Mer ont mis sur pieds leurs techniques de capture, de transfert et de conservation dans des viviers de l’entreprise « Murex Coquillages » de Sète.valVivier Murex (Copier)

 Après quelques rectifications quant à la méthode de capture mais aussi quelques créations, dont le système novateur de la cage associée au filet traditionnel, le projet a été relancé cette année encore.

 La problématique, pour rendre le projet rentable, a été de faire en sorte que ces poissons soient considérés comme « sauvage » car non nourris durant leur conservation. Ce qui fut fait.

Cette année, aucune nourriture n’a été donnée aux dorades durant les trois mois de vivier. De plus, selon le cahier des charges, il n’a été administré aucun traitement durant cette période de captivité.

 A la différence de la première tentative, il y a eu cette fois-ci peu de mortalité, de l’ordre de 4%.

 A la fin de cette période de captivité, aidés par les services de l’Ifremer de Palavas, les pêcheurs ont eu le plaisir de constater que les pertes en poids des dorades étaient insignifiantes, de l’ordre en moyenne de 3,5%.valdCage dorade Robert (Copier)

 Pour l'année 2018, cette pêche a concerné 60 individus de 256g à 976g.

 L’abattage avant les ventes en criées de Sète et d’Agde a été réalisé de manière « classique » pour une vente, cette année, de 170kg.

Valdora pesage (Copier)

 Comme l’an dernier, les prix fluctuent selon les apports du jour mais globalement les prix des grosses dorades ont tourné autour de 17 euros, soit entre 12 et 29 euros le kg.

 "Après de tels résultats plutôt encourageants, une ou plutôt des questions demeurent, celle, entre autre, de la rentabilité d’une telle pêche. Car s’il y a une volonté de pérenniser cette technique, il va bien falloir investir dans du matériel dont les cages avec un prix à l’unité avoisinant les 4.000 euros HT. Mais aussi envisager l’aménagement d’un site dédié pour conserver les poissons. Toutes ces questions restent encore en suspens et devront être tranchées par les professionnels eux-mêmes soutenus par leurs partenaires."

Des partenaires nombreux : le Cépralmar;, l’Ifremer, les poissons du Soleil, le Lycée de la Mer, l’association Valdora.

Et des partenaires financiers : l’Europe, l’Union Européenne, le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, la Région Occitanie, le Département de l’Hérault, Sète Agglopôle.

 Autre amélioration à envisager dans le cadre d’une meilleure rentabilité, monter la possibilité des charges en vivier supérieur à 15kg/m3.

 Toutes ces questions devront trouver réponse mais en attendant les 3 professionnels se disent satisfaits et se proposent de renouveler cette technique de pêche l’an prochain et peut-être même de l’étendre à une autre espèce de poissons fréquentant les eaux de l’étang de Thau, le loup.

 Jean-Marc ROGER.

 

 

 

 

 

Immersion dans la criée de Sète

La criée de Sète a été construite en 1966. Elle est le fruit de l’imagination de l’architecte Jean LE COUTEUR à la demande de l'ex CCI de Sète, alors gestionnaire du port.criDSC_0309 (16)

Jean Le Couteur est l’urbaniste et l’architecte en chef de la station balnéaire du Cap d’Agde, issu du projet interministériel décidé par le général de Gaulle pour l’aménagement du littoral du Languedoc-Roussillon.

Ce jeudi 20 juillet, la Région Occitanie Languedoc-Pyrénées qui a en charge le Port de Sète-Frontignan Méditerranée proposait une visite de la criée commentée par son Directeur des quais de débarquements au départ des lots retenus par les acheteurs du jour. La criée peut être visitée quelquefois au moment de la vente via l’Office du tourisme de Sète.

La particularité de Le Couteur ayant été une prédilection pour l’utilisation du béton en s’inspire également des lieux pour la réalisation de ce monument, la criée de Sète s'inspire de l'envol d'une mouette, oiseau emblématique d’un port de pêche. Le port de Sète est le 1er port de pêche de méditerranée française et le 20ème en France sur 43 ports. Afin de répondre aux besoins des professionnels de la pêche, il est équipé de structures et d’infrastructures spécifiques : une halle à marée et du matériel permettant la mise en vente des produits de la mer conformément aux différentes dispositions réglementaires ainsi que l’accueil de ses clients des quais d’amarrage, avec alimentation en fluides et zone de stockage d’équipement, dédiés aux professionnels de la pêche. Une aire de carénage pour des navires allant jusqu’à 180 tonnes. Un système de production et de vente de glace paillette alimentaire.

La criée emploie 8 salariés permanents et quelquefois des intérimaires sur le site. Elle est une criée publique et son statut juridique est un établissement public à caractère administratif.

Le port de pêche a la particularité d’être dans le centre-ville de Sète, résultat de la culture de l’activité halieutique de la ville depuis plusieurs siècles. Cela est pratique dans ce sens mais pose de multiples problèmes aux acheteurs qui sont pris plusieurs fois dans la journée, dans le flot de la circulation. Comme le précise le Directeur "L'idée fera peut-être son chemin mais le premier essai a eu pour résultat un centre de traitement surtout réservé aux ostréiculteurs, entre Sète et Frontignan." Il s'agit d’une zone d’activité, située dans la ZIFMar, sur laquelle cohabitent des établissements conchylicoles, aquacoles, mareyeurs, centre de congélation, transporteurs ou encore une pépinière d’entreprise. Une partie des terrains de cette zone est alimentée en eau de mer brute. Les lots sont attribués suite à des appels à projet à des établissements travaillant les produits de la mer.

Quant à la criée, dès 1967, celle de Sète a été une vitrine du savoir-faire en matière de vente aux enchères des produits de la mer. Première criée d'Europe à être informatisée en 1967. Les enchères ne se font plus à la voix et à la main levée mais à l'aide d'un écran d’affichage pour le vendeur et d'un bouton d’achat pour chaque acheteur. Elle a servi d'exemple pour d'autres criées (Port de Bouc, Arcachon, etc.), Il s'agit d'enchères descendantes et remontantes partir d'un prix relatif de départ (souvent celui de vente de la veille).

Elle fut la première à gérer en temps réel l'encours des acheteurs (en montant avec délai de paiement) puis le système de vente a continué d’être amélioré, notamment en 2009 en offrant la possibilité de faire remonter les enchères, afin de garantir le prix le plus juste, avec une cadence rapide de 700 lots à l'heure. Pour l'achat à distance, la criée a mis en place l'achat programmé en temps réelle ou en temps différé suite à de nouvelles réglementations Le vendeur, après avoir qualifié un lot (nom du navire, de l’espèce, de la taille, la qualité, le jour de la pêche, etc.), attribue un prix de départ pour les enchères.

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Le lot est alors présenté à la vente : le prix diminue. Les acheteurs, équipés de télécommande, acquièrent le lot en appuyant sur le bouton d'achat : ainsi le produit est attribué au plus offrant. Si il y a égalité entre 2 ou plusieurs acheteurs, le prix remonte. Le lot est vendu au plus offrant. Car la Criée de Sète a beaucoup de succès avec ses produits frais. On peut y trouver 90 espèces dont merlus, Daurades et poulpes.... Pour acheter, pas besoin d'agrément, il faut juste une caution. Que l'on soit Restaurateur, Mareyeur, Poissonnier, détaillant, de Sète ou d'ailleurs l'on peut s'inscrire et opter pour une option d'achat. La plupart des villes de France sont desservies avec 3 sociétés de transport pour les acheteurs à distance. En cas de « collision », c’est-à-dire si plusieurs acheteurs veulent un lot au même prix : l'enchère devient montante (le prix remonte). L'acheteur qui appuie le plus longtemps sur son bouton d'achat remporte l’enchère, à un prix plus élevé.

Ce principe de vente à la particularité de permettre une cadence de vente très rapide. Ainsi, la halle à marée de Sète vend par heure, pour un total d'environ 2000 lots par jours. La qualité et la fraîcheur des produits vendus sont ainsi garanties.

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Pour répondre aux besoins des pêcheurs et des acheteurs, la criée de Sète vend la production par lots qui sont identifiés. Dès qu'ils ont été triés, les produits de la pêche sont déposées en chambre de congélation et sont proposées dans des bacs de 30 l. Une fois la vente effectuée, les lots seront couverts de glace, préparées pour les acheteurs qui n'auront plus qu'à récupérer les lots achetés sur des palettes. Pas de temps perdu, que des produits frais. Car le port de pêche de Sète c'est le port d'attache d'une flotte diversifiée : des thoniers, plus de 17 chalutiers qui ramènent 200 jours par an, maximum, entre 500 kg et 1 tonne de poissons, chacun.

Mais quotidiennement, la criée vend le produit de la pêche des chalutiers ainsi que plus d'une cinquantaine de petits métiers. Il faut savoir que les patrons pêcheurs sétois sont organisés :

En prud’homie : spécificité méditerranéenne. A la tête de la prud’homie sont élus des prud’hommes pour des mandats de 3 ans (2 prud’hommes par type de métier : thonier, chalutier, petits métiers) avec à leur tête un prud’homme Major. Ceux-ci jugent des différends et des contestations qui naissent entre pêcheurs dans l’exercice de leur métier, sans qu’il y ait lieu de faire un procès.cri

En coopératives maritimes : d’avitaillement et de matériel, mais aussi en coopérative maritime de pêche. Ces coopérations permettent aux professionnels de pouvoir répondre à leur besoins collectifs et favorisent un fonctionnement optimal de leurs professions par une centralisation des achats

En organisation de producteurs : la Sa.Tho.an. A un rôle de porte-parole/représentation politique auprès des partenaires institutionnels, gestion des quotas de pêches pour le thon rouge, aide à la valorisation des produits de la pêche, aide dans la recherche d’innovation des techniques de pêche.

Il faut savoir que Sète a vécu une époque de gloire pour la pêche dans les années 95 avec 21 millions d'euros de vente, du poisson et de nombreux chalutiers. Avec la raréfaction des espèces, avec les contraintes européennes, après des difficultés, il semblerait que le monde de la pêche devienne plus optimiste. Tous produits confondus la moyenne des prix est de 5€ par Kilo, à la criée qui tourne à 11 millions d'euros par an.

La criée propose donc, le plus souvent, des produits issus de la pêche artisanale. Les bateaux inscrits en criée ne sortent qu’à la journée, ce qui permet de présenter à la vente des produits de grande qualité et de fraîcheur exceptionnelle. En principe les produits les plus vendus en criée sont : Merlu, Baudroie (lotte), Daurade, Poulpe, Rouget, Anchois, Encornet/calamar, Capelan, Sole, Loup (bar).

Grâce à son emplacement singulier, entre mer et étang, certains produits ont une saisonnalité bien marquée. Aux mois d’octobre et novembre, les poissons sortent de l’étang de Thau pour aller frayer au large, après s'être engraissé pendant quelques mois. Le plus connu des poissons pratiquant cette migration est la daurade.

L’offre est alors forte en criée pour ce produit. Le retour dans l’étang de ces poissons a lieu courant Août. Les poissons ont alors passé du temps en mer et reviennent s'engraisser dans l'étang.

Le printemps est la saison des sars, produit recherché par les restaurateurs. Il s'agit d'un poisson réputé pour la finesse de sa chair.

De façon générale il y a un pic d’apport, toutes espèces confondues, à l’automne, c'est à dire de mi-septembre à mi-décembre.

Pour le thon rouge, c'est particulier. Les thoniers senneurs et des petits métiers sétois pêchent le thon rouge dans le strict respect de la réglementation internationale. Ainsi leurs saisons de pêche sont encadrées par des arrêtés ministériels, des observateurs sont embarqués sur les senneurs, les contrôles en mer et à quais sont quotidiens, etc. Chaque année, le comité scientifique de l'ICCAT fixe les quotas de pêche en fonction de l'état du stock de thon rouge. Chaque thon pêché est identifié par une bague de marquage attachée au niveau de la queue du poisson. Cette bague gage que le poisson a bien été pêché dans le total respect de la règlementation. Grâce à la mise en place de ces quotas de pêche et à leur respect, les stocks de thon rouge sont aujourd'hui reconstitués. Les pêcheurs, senneurs et petits métiers, sont les premiers impactés par cette évolution. La pérennité de leur métier est ainsi assurée. La marque collective Thon Rouge de Ligne est une preuve de la prise de conscience des pêcheurs et de leur volonté de s'engager dans une pêche durable et responsable.

Actuellement la criée de Sète accueille quotidiennement plus de 50 acheteurs. (ouverte entre 15 h 30 et 19 h, à l'heure à laquelle les bateaux sont de retour de la pêche). La première moitié est constituée de détaillants et la seconde de grossistes et courtiers. Une fois les lots achetés, ils sont pris en charge par les acheteurs eux-mêmes ou par des sociétés de transport spécialisés dans les produits de la mer. La qualité des produits vendus est ainsi conservée, ce qui permet aux acheteurs de la criée d'expédier à leur clientèle des produits pêchés le jour même.

Une autre vente possible, celle sur sur convoyeur de bacs de 30 litres (un bac = un lot) avec vente en chambre froide de palette de plusieurs bacs 30 l ou de plusieurs caissettes (dédiées au poisson pélagique). Ce système permet de répondre à la demande des mareyeurs et courtiers en matière de vente de poisson pélagique dont le marché s’organise autour de lots de plus d'une centaine de kilos. Cela permet par ailleurs de fluidifier la vente de poisson sur convoyeur en cas de forte prise d’une seule et même espèce (bogue, capelan, maquereau, daurade).

On le voit, tout en s'adaptant aux contraintes et aux lois, la criée fait au mieux en respectant les lois et en essayant de tenir compte de la protection des espèces, pour garantir aux pécheurs avec les nombreux petits métiers des revenus convenables. Il en va de la bonne santé de la pêche à Sète.

Ouverture de la pêche et règles à respecter

Pêcheur, Poissons, Mer Du Nord, Les Eaux

 

La pêche en eau douce sur les cours d'eau, canaux, lacs, étangs et plans d'eau de 1re catégorie (principalement peuplés de truites) est ouverte depuis le 9 mars 2019. Connaissez-vous les conditions à respecter pour pouvoir pêcher dans la rivière à côté de chez vous par exemple ?

Il faut remplir 3 conditions principales :

  • justifier d'une adhésion à une association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique (AAPPMA) qui délivre une carte nominative contre paiement d'une cotisation annuelle (démarche à effectuer en ligne sur www.cartedepeche.fr )
  • acquitter la redevance pour la protection du milieu aquatique correspondant au mode de pêche pratiqué (cette redevance, d'un montant de quelques euros, est intégrée dans le prix de vente des cartes de pêche) ;
  • obtenir l'autorisation du propriétaire détenteur du droit de pêche.

Sur les cours d'eau de 1re catégorie, la fermeture de la pêche est prévue le dimanche 15 septembre 2019.

  À savoir :

Tout pêcheur est tenu de respecter la réglementation de la pêche en eau douce (temps et heures de pêche, procédés et modes de pêche, taille et nombre de captures...) sous peine de sanctions pénales. Il s'agit principalement de contraventions de 3e classe punies d'une amende pouvant aller jusqu'à 450 €.

Services en ligne et formulaires

Pêche en méditerranée : "l’Europe nous a entendus"

Banc De Poissons, Sous L'Eau

 

Après les votes du Conseil européen et du Parlement en janvier, était ouverte la période de négociation finale, appelée trilogue, avec la Commission européenne, pour aboutir à un nouveau  règlement  de plan de gestion  pêche en Méditerranée Ouest. Alors que le texte initial, proposé l’an passé par la Commission européenne, mettait en péril à terme notre pêche de chaluts et nos criées, les efforts engagés par tous les acteurs ont payé.

François Commeinhes commente ainsi : «  Sur les trois axes majeurs nous concernant, la méditerranée a réussi à se faire entendre.  Toutefois, il faut avoir conscience que les professionnels seront encore  lourdement mis à contribution  pour appliquer ce plan qui demande, une nouvelle fois, changements de pratiques et efforts drastiques, notamment sur les journées de pêches autorisées. Mais ce compromis préserve l’essentiel. »

Ainsi, le Conseil des Ministres adoptera le 15 février,  puis le Parlement le 19 février, les dispositions suivantes :

Sur  la réduction de l’effort de pêche : 

-              Moins 10% la première année,

-              Moins 30% maximum au total de la 2e à la 5e année (donc -40% max sur 5 ans) ;

Sur la zone de fermeture : 

La contrainte des  100m  de profondeur est maintenue, mais combinée à une distance de 6 miles des côtes de l'isobathe. Cela signifie que pour le plateau continental,  soit la zone Languedocienne, la contrainte des 100 m, qui se situe à 54 miles du port de Sète, ne s'appliquera pas.

Sur la durée maximale de pêche journalière : 

Alors que les premiers votes fixaient cette durée à 12h, le texte bientôt adopté étend cette durée de 15 h avec dérogations jusqu'à 18 h pour temps de trajets. 

François Commeinhes commente : « « Le projet initial, porté par la commission européenne, de plan de gestion de la pêche méditerranéenne pour les chalutiers, acteurs économiques essentiels pour une ville portuaire telle que Sète,  niait la réalité de nos chaluts.  Même si le dispositif reste imparfait – notamment pour la fermeture spatio-temporelle pour protéger les juvéniles de merlu-  et mérite une attention de tous les instants quant à son application,  le dialogue que nous avons pu nouer avec le Ministère, les instances européennes et les professionnels a pu porter ses fruits, il s’agit là de réelles convergences entre les décisions de l'Union et les acteurs de terrain, telles que j’ai pu les appeler de mes vœux lors du Grand Débat à Souillac, et une vraie prise en compte de spécificités de la pêche en Méditerranée, via les décisions sur la zone de fermeture ou la durée maximale journalière. Je salue ici les efforts des professionnels de la pêche et serai toujours à leur côté, notamment pour les accompagner dans l’application de ce nouveau plan  »