courrier des lecteurs

Huguette remercie les Gilets Jaunes

À méditer…

"D'une copine du BdT

Le mouvement des gilets jaunes a fait prendre conscience à moult intellectuels, politiques de tous bords, militants écologistes, que la pensée vivante s'ancrait dans le réel. Pas de pensée réelle qui ne prenne ses racines dans le vécu. Or, celle des penseurs institutionnels est hors-sol. En tant que telle, comme les plantes, elle s'étiole, dépérit, reproduit toujours les mêmes schémas.

Nous vivons toujours sous l'emprise du dogme académique qui coupe le monde social en deux :

  • les penseurs d'une part qui, seuls, détiendraient la suprématie de la pensée, tel Descartes enfermé dans sa chambre, et traceraient pour le commun des mortels les contours du monde et la route à suivre.
  • les travailleurs d'autre part, qui n'ont pas le temps de penser et sont là pour mettre en acte les programmes que l'on leur aura concoctés.

Un monde coupé en deux : ceux qui pensent et ceux qui agissent, un monde qui ne peut se comprendre.

L'irruption des gilets jaunes a fait vaciller ces certitudes et met en lumière que la pensée ne peut être qu'agissante et que, seul le vécu nous met en mouvement. La pensée abstraite, désincarnée, tourne à vide, ou pire, engendre des monstres.

Bien sûr, on savait tout cela et des "penseurs" ont, depuis des décennies, essayé d'opérer cette "révolution copernicienne" de la pensée et d'attirer l'attention : "Économistes atterrés", "Empêcheurs de tourner en rond"…

Mais la pensée enfermée dans les livres reste lettre morte : elle ne prend vie que si, ceux qui agissent, se l'approprient, la nourrissent, la transforment.

Le mouvement des gilets jaunes a surpris toute une classe bien pensante : non seulement celle-ci n'a pas le monopole de la pensée, mais sa pensée est racornie et tourne à vide. Les gilets jaunes nous réapprennent à penser.

Merci les gilets jaunes."

Huguette.

45 premiers signataires pour une "Tribune" : "Sète, poursuivons l’histoire" ! (2)

45 premiers signataires pour une "Tribune" : "Sète, poursuivons l’histoire"

 

"Sète, poursuivons l’histoire !
Nous, Sétoises et Sétois, engagés dans la vie économique, culturelle, sportive ou associative de Sète, amoureux de notre ville,
Nous qui écoutons depuis quelques semaines les prophètes du changement qui prétendent s’engager pour notre avenir sans comprendre les enjeux du présent,
Nous qui voyons les ambitieux de tous bords répéter des contre-vérités, s'agiter et peindre notre ville de noir à des fins purement électorales,
Ceci alors que Sète rayonne plus que jamais…"


"Nous Sétoises et Sétois, issus d’horizons divers, à l’image de Sète, ville-port, île singulière et plurielle, ouverte sur le monde, qui s'est construite au cours de son histoire, par un brassage de populations,
Nous voyons Sète revivre depuis quinze ans tout en préservant et chérissant la force de ses traditions et de son patrimoine,
Sète, bijou exceptionnellement riche d’espaces verts et bleus auxquels nous sommes farouchement attachés, de la forêt des Pierres Blanches jusqu’aux plages du lido en passant par nos parcs et jardins, l'étang de Thau et nos canaux,
Sète, que nous aimons voir aussi dynamique, devenue à nouveau destination recherchée du tourisme, de la plaisance, de la culture et du sport,
Sète, veillant sur ses habitants de tous âges, en s’équipant de nouveaux espaces, services et structures publiques, de zones économiques et autres dispositifs innovants en faveur de l’emploi et de la formation,
Sète, vivante, forte de sa vitalité associative, ville citée en exemple pour avoir su résister au fléau national bien connu de désertification que connaissent tant de villes dites « moyennes »,
Nous, Sétoises et Sétois, fiers de notre ville, fiers d’y vivre et soucieux de la préserver,
Nous sommes soudés par la même volonté de poursuivre le chemin et travailler ensemble, à apporter les solutions adaptées répondant aux paramètres du quotidien d’une Sète d’aujourd’hui, attractive, belle, audacieuse, accueillante, attentive à tous, chevillée à son histoire et à son authenticité,
C’est pourquoi, nous, Sétoises et Sétois, nous nous reconnaissons dans les valeurs et le travail portés par notre maire, François Commeinhes, rassembleur, ouvert, libre, humaniste, fort de sa profonde connaissance et expérience des enjeux économiques, environnementaux, sociaux, patrimoniaux et culturels de notre territoire,"


"Nous partageons sa vision optimiste pour notre ville, une Sète, apaisée, équilibrée, confiante, et lui apportons notre soutien pour écrire la suite de notre histoire commune."

 

Les 45 premiers signataires :
1. Victoria ANTIA, 25 ans, kinésithérapeute
2. Valérie ARFEL, 46 ans, bénévole associative
3. Margaux AUGE, 26 ans, infirmière
4. Jean-Marc AUGE, 52 ans, patron de bar
5. Juliette ARBIEU, 27 ans, juriste
6. Christelle ARNAVON, 46 ans, attachée commerciale
7. Hugues BARTHES, 55 ans, directeur commercial
8. Eric BENSAID, 46 ans, chef d’entreprise
9. Azeddine BERGHEUL, 44 ans, auxiliaire de vie sociale
10. Arnaud BIBOLLET, 43 ans, média applicateur
11. Benjamin BLANC, 40 ans, artisan
12. Ludovic BORG, 38 ans, employé de régie
13. Mathieu BOYE, 38 ans, directeur artistique
14. Tony BOSC, 31 ans, ouvrier en bâtiment
15. Romain BOULIERAC, 31 ans, analyste financier
16. Simon CASELLI, 31 ans, marin pêcheur et docker
17. Alain CAZAU, 66 ans, retraité de la territoriale
18. Edith CUBEDO, 31 ans, commerçante
19. Cédric DELAPIERRE, 43 ans, cadre territorial
20. David GARNIER, 43 ans, infirmier
21. Nicole GERMAIN, 73 ans, retraitée éducation nationale
22. Sylvain DOMINGUEZ, 37 ans, infirmier
23. Adrien ESCARGUEL, 19 ans, étudiant
24. François ESCARGUEL, 58 ans, avocat
25. Yvan FOUQUET, 68 ans, retraité
26. Alexis GIRARDOT, 34 ans, infirmier
27. Vincent GUILLOT, 31 ans, auditeur
28. Cendrine IMPARATO, 46 ans, agent territorial
29. Thomas JAUBERT, 33 ans, chef de projet digital
30. Thomas QUINTIN, 30 ans, responsable communication
31. Cédric LICCIARDI, 31 ans, employé de commerce
32. Romain LOMBARDO, 31 ans, infirmier
33. Viviane MORELLO, 79 ans, retraitée commerçante
34. Chantal MONVOISIN, 66 ans, retraitée
35. Svetlana MOUSSAIEVA, 34 ans, intérimaire
36. Vladislav NEVENCHANY, 25 ans, adjoint de direction
37. Gabriel de POUZILHAC, 41 ans, restaurateur
38. Manuel PIGEYRE, 35 ans, fonctionnaire territorial
39. Myriam REYNAUD, 53 ans, juriste
40. Emmanuelle ROBERT, 36 ans, directrice pédagogique
41. Eva ROCA, 31 ans, médecin
42. Tom SABATIER, 21 ans, étudiant
43. Frédéric TAILLAN, 47 ans, consultant
44. Manon VALENTIN, 26 ans, commerciale
45. Nabil ZEROUAL, 40 ans, chargé de mission sports

C'était Chirac.

chiracimages 

 Les couvertures des magazines de la semaine dernière nous rappellent, par delà une actualité dramatique, que la disparition de Jacques Chirac a été un grand moment d'émotion nationale. Ce qui est quelque peu étonnant pour qui a suivi l'actualité des trente dernières années. Et si, pour J. Chirac, le pouvoir n'avait été qu'un moyen d'exprimer sa personnalité ?

 

Alors, gaulliste ? Peut-être, si on ne retient du gaullisme que le nationalisme et le principe de l'autorité de l’État. Côté nation, qui dit mieux ? Cadet de Saumur, engagé en Algérie et devant être persuadé par des proches de soutenir le général de Gaulle. Car l'armée, c'est l'action, la camaraderie. Il a fallu que Chirac père rappelle au fiston que l'ENA ouvrait d'autres perspectives. Avec tout autant (en principe) le souci du bien commun et l'action de la puissance publique. Version Vème République, avec quelques louches d'autoritarisme. On a oublié le Chirac qui, en 1975, a laissé pourrir plus d'un mois une grève des postiers. Un fonctionnaire, cela doit obéir, pas revendiquer. D'ailleurs, les fonctionnaires coulent des jours heureux à la retraite : "Ils ont la Préfond !" Peu importe qu'il n'existe pas de trésor caché où puiseraient les services publics pour les retraités. Peu importe le niveau des salaires et des retraites : les fonctionnaires devraient être comme les militaires : "Heureux de servir !" N'a-t-il pas connu lui, dans sa jeunesse, la vie des gens modestes ? Il a été pilotin à bord d'un cargo, il a vendu des hamburgers en Amérique. Alors…

 

chiracsalon agri-1L'armée, la vie aventureuse mettent au contact des réalités et forgent un solide pragmatisme tel que le pratiquait Georges Pompidou avec qui Jacques Chirac avait des liens quasi filiaux. C'est le natif de Montboudif qui le lancera à l'assaut de la Corrèze, terre alors de gauche. Le jeune chargé de mission à Matignon représentera à Paris les préoccupations des Corréziens (pas très loin du clientélisme) et y apprendra la comédie de la représentation politique : les postures physiques, les doigts en "V", les lunettes pour faire plus sérieux, la mise en scène de l'hyper activité. Et, ce qui ne gâte rien, le "toca la mano" et les tournées de bistrots. Le reste est affaire de tactique et, après tout, de ce que les Français, comme les Corréziens veulent bien entendre. Bien sûr, en 1974, Chirac a torpillé la candidature du gaulliste Chaban Delmas au profit de celle de Giscard d'Estaing qui s'était opposé à de Gaulle en 1969.

Mais Chaban n'était-il pas un agité, voulant tout bouleverser ? En 1986, les Français étaient déçus de la gauche. Et bien, on leur a servi du Thatcher ! Il faut savoir ce que l'on veut. Encore une fois, ce qui compte, ce sont les préoccupations des Français. Alors, très sérieusement, on protège le littoral et, plus tard, on lance un plan anti cancer.

 

La fracture sociale ? On ne peut pas grand-chose (la faute à l'Europe) et puis le Grand Jacques est si humain, si sympathique. On lui pardonne tout, même ses frasques et ses trafics. On peut parier que le premier président inquiété par la justice finira, à ce train là, au Panthéon.

Hervé Le Blanche

En quelque sorte un manifeste pour un Sète à venir.

Ici et maintenant.

 

Cela pourrait être l'aphorisme de José Cohen désireux de mettre en œuvre, concrètement à Sète, ses idées sur un des grands problèmes de notre époque : le changement climatique. Pour cet ancien haut fonctionnaire qui a beaucoup travaillé en région sur l'habitat, il y a urgence car "notre trajectoire actuelle conduit à un changement radical à court terme du climat". Il ambitionne, face au réchauffement climatique, de porter Sète en avant-garde.

"Selon lui, Sète est "rebelle, attachée à son passé, mais ouverte, lucide, solidaire" et "peut jouer facilement sa partition". Article de foi ? Pas seulement. Car, lors des entretiens "menés, à l'occasion du Grand Débat, sur les marchés de Sète à la demande de la municipalité, si les solutions semblaient en partie entre les mains des institutions, la part de responsabilité de chacun n'était pas niée". Au fil des entretiens, apparaissaient les changements nécessaires dans la vie quotidienne et d'abord dans le domaine de la consommation : chauffage, alimentation bio, transports en commun. Ces comportements souhaités à notre époque par ceux qui sont sensibles aux méfaits du changement climatique en cours, mais à la problématique redoutable. On peut veiller à sa consommation d'électricité, utiliser les transports en commun ou aller à pied. Mais se déplacer en vélo risque d'être problématique dans le centre de Sète. Quant à consommer bio dans une ville de 50 000 habitants pratiquement dépourvue de terroir, cela pourrait être un rude défi. De même qu'aménager le déplacement en ville qui devrait devenir "plus fluide, plus écologique, plus économique".

 

"Mais quand l'action individuelle atteint ses limites , les institutions – et ici la municipalité – peuvent actionner d'autres leviers. Ainsi, "on peut aider à l'équipement en appareils performants, coûteux, promouvoir une restauration scolaire durable, systématiser les labels écolos pour tous les projets". Et, face aux radiations solaires chaque année plus intenses, "faire des villes de la fraîcheur, plus végétalisées...tout en maîtrisant les ressources en eau nécessaires aux activités humaines (viticulture)". Et José Cohen parle d'expérience : "Dans plusieurs postes que j'ai occupés au nord comme au sud, la HQE (haute qualité environnementale) était devenue de mise pour les établissements scolaires, les logements et les routes…" Si on le comprend bien, il faut prouver le mouvement en marchant. Les sceptiques et d'abord les pollueurs se rendront alors compte de leur intérêt bien compris. Et puis, ils peuvent faire un pari tel celui que Pascal proposait aux athées, "mieux vaut se comporter comme si on y croyait car, si c'était vrai et que nous n'ayons rien fait, ce serait la destruction de l'Humanité". L'action de la municipalité est une bonne base, mais il faut aller plus vite, plus loin. Car "tout cela joue sur le mieux vivre local et l'objectif mondial de limiter les dégâts".

 

Selon J. Cohen, "les communes, au plus près du terrain, sont là où se gagnera le combat". Sera-t-il entendu afin d'engager la lutte, ici et maintenant ?

Ici et maintenant.

Hervé Le Blanche

 

A propos de la convivialité du mobilier urbain

Carole HannequinherCapture
"Sète, qui se veut une ville développant le lien social, vient d'installer dans ses rues piétonnes du centre ville des sièges individuels fixes, éloignés d'au moins 30 mètres les uns des autres. Intriguées par cette situation, quelques personnes de bonne volonté ont tenté, le 25 septembre dernier, de trouver des usages plus collectifs, favorisant la conversation et le lien social. Malgré leur ingéniosité, après de multiples tentatives illustrées ci-dessous, leur conclusion est que la convivialité n'est pas évidente avec ce mobilier urbain... 
Dommage ! il est tout neuf !"

Avec Christian Puech "VOLLEY-BALL UN EURO VOLLEY PASSIONNANT"

par Christian Puech, ancien joueur du Muc, de l’Arago et de Barcelone.

"L’équipe de France nous a régalé, elle a tout donné, tant lors de ses sept victoires, que lors de ses trois défaites au Final Four à Paris. Au cours des premiers matches nous avons réussi presque comme à l’entrainement toutes les combinaisons et attaques possibles, notre niveau de jeu et d’engagement collectif étant supérieur à ceux de nos malheureux adversaires. Contre l’Italie, sèchement battu, notre domination n’était plus aussi flagrante dans tous les secteurs du jeu. C’était un avertissement sans frais."

Mais la partialité et la logorrhée du commentateur des matches à Montpellier- a fini par accréditer dans l’esprit des nombreux néophytes l’idée que notre équipe allait avec autant de facilité emporter le titre de champion d’Europe. (Certes, il n’est pas interdit de s’extasier sur les smatches de nos puissants attaquants, mais y a quelques décennies des volleyeurs parisiens comme Baquet ou Courtin, plantaient des ballons dans les trois mètres du terrain adverse qui remontaient jusqu’au plafond de Coubertin, sans que les commentateurs n’en fassent tout un plat).

C’est dans ce contexte, qu’en demi-finale contre la Serbie, bien que nous ayons fait un bon match, nos attaquants, Boyer compris, ont été confronté à des bloqueurs clairvoyants, à des attaquants et serveurs en nombre alternant puissance, vista et finesse déstabilisante ; de plus ils n’ont pas été maladroits en défense l’un de nos point forts. Bref, nous sommes tombés devant une équipe très expérimentée, rude à la besogne comme le sont toutes les équipes des pays de l’est et surtout intraitable aux moments décisifs en fin de chaque set ; la marque d’un professionnalisme, par ailleurs d’une étonnante modestie dans la victoire. Si nous avions été un peu supérieurs dans tous ces secteurs, nous aurions pu élever notre niveau de jeu et emporter la victoire. C’est le fond du sujet. Contre la Pologne, pour la médaille de bronze, l’étude du match conduit presque, selon moi, aux mêmes conclusions, pourtant les polonais ont perdu de nombreux points au service. Cependant, avec quelques progrès dans les compartiments de jeu précités notre « rêve » deviendra réalité.

En définitive nous avons réalisé un très bon Euro, de quoi être fier. Nous avons même gagné trois ou quatre places dans la hiérarchie européenne. Il faut tout de même se rappeler que nous sommes restés des décennies à la 7 ème ou 8 ème place derrière les pays de l’Est, même si en 2015 nous avons gagné l’Euro. D’ailleurs, la finale de l’Euro d’aujourd’hui opposa la Serbie à la Slovénie, le troisième étant la Pologne, et c’est par « accident «  que les Russes n’étaient pas dans le dernier carré du continent.

Le sport de niveau international ne devrait pas être une compétition où s’affrontent les égos et les chauvinismes exacerbés par les ambitions électorales, c’est d’abord une école de la vie qui m’a beaucoup aidée dans mes périples aux quatre coins du monde. Certes, « on peut toujours aller plus haut .. », (voir Midi-libre du 30 septembre dernier), encore faut-il savoir perdre sans « frustration » ou « catastrophisme » et gagner avec modestie. J’ai été à bonne école. Naguère, l’été, on s’affrontait l’après-midi avec les joueurs du MUC ou de l’Arago, sur la plage de Palavas, devant les Coquilles, où sur celle du Kalinka à Sète. Un soir une équipe gagnait le lendemain elle perdait, c’était excellent pour la formation d’un état d’esprit. ( Je joue encore en rond une partie de l’année après les Coquilles pour me garder en forme avec quelques anciens joueurs. (Bernard Parena ou Teulade, ne sont jamais loin). Christian Puech

(Avec Buchel de Sète et Duca de Marseille, nous avons été les premiers volleyeurs internationaux sollicités par des clubs de Barcelone. En remportant la League ou le championnat contre le réal de Madrid, nous avons apporté une once d’espérance de plus aux Catalans espagnols).

La canicule juin 2019 ....et LES AUTRES !!

Un de nos lecteurs au sujet de l'épisode caniculaire de ce début d'été 2019 :

 "Voilà ce que l'on pouvait lire dans un journal anglais, le Ampshire Advertiser from Southampton, le 17 juillet....1852 !

 Vous pouvez trouver le fac simile sur internet."

Dry Plant, Heatwave, Climate, Dead

"En 1132 en Alsace les sources se tarirent et les ruisseaux s’asséchèrent. Le Rhin pouvait être traversé à pied. En 1152 la chaleur était si intense que l’on pouvait faire cuire des oeufs dans le sable. En 1160, à la bataille de Bela (en Hongrie), un grand nombre de soldats moururent en raison de la chaleur excessive."

"En 1276 et 1277, en France, la récolte d’avoine et de seigle fut totalement détruite par la chaleur. En 1303 et 1304 la Seine, la Loire, le Rhin et le Danube pouvaient être traversés à pied. En 1393 et 1394 un grand nombre d’animaux tombèrent morts et les récoltes anéanties en raison de la chaleur."

"En 1440 la chaleur fut excessive. En 1538, 1539, 1540 et 1541 les rivières européennes étaient littéralement asséchées. En 1556 il y eut une sécheresse généralisée dans toute l’Europe. En 1615 et 1616 la canicule s’abattit sur la France, l’Italie et les Pays-Bas. En 1646 il y eut en Europe 56 jours consécutifs de grandes chaleurs. En 1676 des canicules à nouveau. Les mêmes évènements se reproduisirent au XVIIIe siècle. En 1718 il n’y eut aucune pluie entre les mois d’avril et octobre. Les récoltes furent brûlées, les rivières asséchées et les théâtres fermés à Paris par ordre du Préfet de police en raison des températures excessives. Le thermomètre enregistra 36 degrés Réaumur (45 degrés C) à Paris. Dans les jardins de la banlieue arrosés les arbres fruitiers fleurirent deux fois pendant la saison.

En 1723 et 1724 les températures étaient extrêmes. En 1746 l’été fut particulièrement chaud et sec et les récoltes furent littéralement calcinées. Pendant plusieurs mois il n’y eut aucune pluie. En 1748, 1754, 1760, 1767, 1778 et 1788 les chaleurs d’été furent excessives. En 1811, l’année de la comète, l’été fut très chaud et le vin très bon y compris à Suresnes. En 1818 les théâtres parisiens restèrent fermés pendant un mois en raison des chaleurs excessives, la chaleur avait atteint 35 degrés C. En 1830, alors que des combats avaient lieu, le thermomètre afficha des températures de 36 degrés C les 27, 28 et 29 juillet. En 1832, lors de l’insurrection du 6 juin, le thermomètre releva une température de 35 degrés. En 1835 la Seine était presque à sec. En 1850, au mois de juin, au cours de la seconde épidémie de choléra de l’année le thermomètre afficha 34 degrés".

Il s'agit bien d'un extrait de journal de 1852 et non pas de je ne sais quel site complotiste.

Je vous mets en pièce jointe l'interview de l'historien Emmanuel Le Roy Ladurie, parue dans Libération lors de la canicule de 2003, (et rediffusé en août 2018) au sujet de celle de 1718 qui aurait fait 700 000 morts ! Libération précise que son livre "Histoire du climat depuis l'an mil" (Flammarion 1967) reste la référence en la matière, ce qui est plutôt un bon point de la part de ce journal qui ne porte pas vraiment les climato-réalistes dans son cœur... Édité en 1967, à une époque où on ne parlait pas encore de réchauffement climatique, l'éminent auteur de ce livre ne peut pas être accusé de vouloir prendre le contre-pied de la tendance d'aujourd'hui. Vous pouvez le trouver sur internet pour 9 €. A ce prix là, il ne faut pas se priver de s'instruire.

Libération, serait donc devenu complice des climato-réalistes, ceux qui osent rappeler l'importance des cycles naturels sans accuser uniquement le CO2, gaz à effet de serre partiellement d'origine anthropique ? Ceux qui font remarquer qu'à une époque où il n'y avait pas encore le moindre soupçon de début de révolution industrielle (avec son CO2, gaz vital, que l'on nous présente pourtant comme un polluant), il y avait déjà eu de très nombreuses vagues de chaleurs extrêmes ainsi que des sècheresses catastrophiques, entrainant des centaines de milliers de morts... 

"Je ne comprends plus rien au sujet de la relation CO2/températures qu'on nous assène pourtant comme étant un dogme indiscutable, et vous ?"

"C'est vrai que nous avons vécu une très forte et inhabituelle canicule, mais à l'évidence il n'y a rien de nouveau sous le soleil !

"PS : amusez-vous à taper "sècheresse 1718" sur Google et vous en saurez beaucoup plus. A moins que vous ne vouliez rester sur la certitude que la canicule actuelle est un phénomène exceptionnel qui n'a encore jamais eu d'antécédents, car provoqué par l'activité humaine."

Réaction de Rudy Llanos suite au décès de Jacques Chirac:

Réaction de Rudy Llanos suite au décès de Jacques Chirac:

 
"Il a été celui qui a donné une leçon aux Américains, celui que tous les Français aimaient pour son ouverture vers l'autre !
Il laisse à la France les valeurs de la République en héritage."

"RIP Monsieur le président !"

 

La planète brûle, selon Christian Puech, à cause du réchauffement climatique mais pas uniquement

La planète brûle.

 

Selon Christian Puech,

"Il y a plus d’incendies dans le bassin de Thau qu’en Amazonie !en comparaison des superficies."

"Il y a plus de déchets apparents, mais aussi recouverts en Occitanie, qu’en Amazonie."bruleCapture

"J’invite Mme Brune Poirson, Secrétaire d’Etat à la transition écologique à venir prendre sur le terrain la mesure de la situation dans le bassin de Thau, faute de pouvoir m’accompagner en Amazonie brésilienne, vu l’état des relations diplomatiques que notre gouvernement entretient avec ce pays.

Que chez nous les feux se déclarent autour des agglomérations et par jours de grands vents est tout de même un indice ? Pourtant les pompiers et services des Eaux et Forêts font leur travail. Que ces déchets soient devenus un véritable fléau en Occitanie alors que les services concernés font leur travail, est révélateur d’un certain état d’esprit en lien avec notre société de consommation. Il s’agit maintenant de la protection des personnes et des biens et de nos dernières terres arables ou forêts fragilisées par ces évènements et des 20% de biodiversité restants que ces incendies détruisent.

Sont en cause selon moi, le réchauffement climatique intercontinental dû à notre modèle de civilisation et de développement sans limite ni respect du vivant. 47 degrés à l’ombre à Montbazin au plus chaud de l’été. Pour les vomissures de la société de consommation, c’est aussi le gouvernement, après les précédents, qui est en cause. Mais cette situation est localement aggravée par d’autres facteurs comme :

-Le prix à payer pour les dépôts aux déchetteries est un frein pour certaines entreprises. Ces décharges sauvages étant constituées de troncs d’arbres, végétaux, mobilier, containers et déchets de démolitions inflammables déposées sur landes et garrigues près des agglomérations. Ces déchets sont parfois jetés dans la Vène à Montbazin, résurgence qui alimente en eau le bassin de Thau.

-Le laisser aller de certains responsables complétement dépassés et souvent dépourvus de moyens pour rechercher les responsables. Ils invoquent l’incivilité et le fait que ces dépôts sont sur des terrains privés. Pourtant la législation forestière s’applique aussi sur les terrains privés et ces terrains ont un propriétaire dont le nom figure sur le cadastre des mairies. (

-le libre accès aux garrigues et parc naturel à partir des déviations et routes, par les voitures et camping-car. (Alors que cet accès est souvent interdit l’été dans le massif de l’Estérel, par exemple).

- la pression foncière qui engendre une politique mortifère de terre brûlée autour des agglomérations en vue probablement de l’appropriation des terres, landes, pour divers projets  personnels ou immobiliers, mitage ; etc. selon des langues vipérines ? Et cela fait plus de vingt ans que des déchets s’accumulent. Il a fallu le drame de Signes, la mort du maire pour faire déborder le verre et libérer la parole chez d’autres élus menacés, insultés. (Voir Midi-Libre Sète du 12/09/19, p. 1, 3 et région)

Mes propositions localement : répertorier et retirer autour des villages et si possible aux frais des responsables, les décharges apparentes ou qui ont été recouvertes de terres pour les dissimuler. Fermer par une barrière l’accès de certains massifs forestiers aux véhicules, le préfet en a le pouvoir. Accentuer la surveillance policière par drones et la vigilance par les écologistes. Enfin , gratuité des déchetteries pour les auto entrepreneurs, etc

J’invite localement à la protection des dernières terres arables, forêts et garrigues fragilisées par le réchauffement qui entourent encore nos agglomérations. Je rappelle qu’un temps infini est nécessaire pour que s’épanouisse devant nos yeux un beau chêne vert, mais quelques secondes d’incendie sont suffisantes pour que la vie et la spiritualité qu’il porte et enfante, chez certains d’entre nous, disparaissent à jamais. Et avec lui toute la biodiversité qui l’habite et l’entoure.

J’invite à respecter notre mère la terre, l’air, l’eau, les résurgences, les étangs, la mer nourricière ; un environnement sain est nécessaire pour nous permettre de «  reprendre racine « avec la nature, comme mes amis les indiens d’Amazonie nous y invitent.

Face aux périls qui nous attendent, j’invite donc à la sobriété et à la frugalité de nos modes de vie personnels et collectifs. Cette adaptation rapide est la clé de la survie de notre espèce. Bien sûr « Témoins au bout du monde » appelle à la mobilisation contre l’inaction du gouvernement en matière climatique et sociale le 21 septembre à Montpellier. Christian Puech, président de l’association « Témoins au bout du monde » (Facebook) http://christianpuech.wordpress.com 11 septembre 2019.'

Culture ? Vous avez dit culture ?

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M. Bez, directeur de la galerie Dock-Sud, devrait se prénommer David. Encore qu'il fronde des forces incommensurablement plus puissantes que le Goliath biblique qui, après tout, n'était qu'un homme. Mais l'appel au bon sens de martin Bez se double d'un appel au respect du "bien vivre au quotidien à Sète" et d'une dénonciation des "fossoyeurs de la culture". Excessif ?

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 Pas tant que cela aux yeux d'amoureux de l'Ile singulière. Car enfin, le bon sens, dont chacun paraît-il est pourvu, n'est-il pas choqué des conséquences de l'évolution socio-économique de Sète : voies urbaines congestionnées, stationnement difficile, trottoirs encombrés (même quand on les a élargis) par des flux excessifs de piétons ou de cyclistes cherchant en vain une voie de circulation. Les halles, le dimanche, submergées par une marée humaine qui les rend peu accessibles, affichant des prix décourageant le chaland sétois ordinaire. Et que dire des "oursinades", des fêtes de la tielle ? Comment sont produites ces milliers de tourtes fourrées au poufre ? Sont-elles encore vraiment des tielles ? Martin s'enflamme en prononçant son réquisitoire. Quant au "bien vivre au quotidien", il semble bien, comme disait Brassens (Brave Margot), que "seuls les vieux racontent à leurs petits-enfants" que Sète était une ville à taille humaine où la bonne humeur, les échanges, les loisirs simples faisaient sa réputation. Et les prix des denrées, outre leur authenticité, faisaient les modestes.

 La marchandisation de la société, un marketing agressif ont changé cela. Il est tout à fait symptomatique que la réponse aux accusations du galeriste (et de ceux qui le soutiennent) soit venue non de l'adjoint à la culture, mais de l'adjointe au tourisme (Midi Libre 08/09/2019). La série "Demain nous appartient", diffusée sur TF1 à une heure de grande écoute fait cliqueter le tiroir caisse publicitaire de la dite chaîne. La ville récolte de cette manne 6 millions d'euros par an et 400 emplois. On ne précise pas quels types d'emplois. Quand tinte le tiroir caisse chez Bouygues et certains Sétois, on nous parle de culture populaire. N'y a-t-il pas mieux à faire pour le peuple qu'attirer son argent par une série télévisée ? Et comme le champ de la culture est vaste, on pourrait parler d'architecture. Sète est paraît-il une "cité maritime de caractère". Or, que voit-on surgir rue de la Savonnerie, à Villeroy, aux Salins ?

Des parallélépipèdes que l'on retrouve à Montpellier ou ailleurs. Dans le passé, on a raillé Napoléon III, esprit fumeux disait-on.

Il a transformé Paris et c'est sous son règne qu'à Sète on a aménagé le jardin du Château d'eau et bâti les halles, voulues comme "un palais du peuple".

C'est aussi cela la culture, comme tout ce qui peut élever l'esprit humain.

 

"Lors du siècle d'or de l'Empire romain (Ier siècle ap.J.C.), il y eut Martial, Horace, Ovide et les combats de l'amphithéâtre. Du pain et des jeux pour le peuple. Et la culture ?"

Hervé Le Blanche

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Un lecteur au sujet des ponts, à Sète

Martine Vassal et son équipage inquiet au sujet des ponts :

"Depuis vendredi 16 août, un pont (il semble que ce soit celui de la gare, d’après les services appelés) est en panne, ce qui interdit tout passage mer/étang. Aucune intervention de dépannage n’aura lieu avant lundi. La durée de ce dépannage étant aléatoire, aucune date n’a pu être obtenue pour une ouverture des ponts. En attendant de pouvoir rejoindre notre port d’attache dans l’étang, nous sommes contraints de patienter en mer, en payant une place de port à la journée jusqu’à une date indéterminée en nous demandant comment faire face à nos obligations, professionnelles pour les uns et familiales pour les autres."
"A signaler, notre passage étang/mer, au départ avait déjà dû être reporté au 9 août en raison d’une panne de ponts les jours précédents..."