courrier des lecteurs

Message des "Gilets Jaunes et Handicaps" du Bassin de Thau

"Au moins 13 millions de personnes vivent avec un handicap (visible ou invisible) sur 67 millions de
français. En 2002, l'INSEE annonçait le chiffre de 12 millions basé sur l'enquête HID (Handicaps,
Incapacités, Dépendance), mais nous pouvons largement l'augmenter d'au moins 1 million vue la croissance
de la population française. 13 millions de français luttent contre ou avec leur maladie (je vous laisse libre
choix) ! 13 millions de personnes sont ignorées, oubliées, invisibles pour ne pas dire jetées aux bans de la
société !"gileCapture

"Je ne viens pas vers vous en tant que porte-paroles ou représentante des handicapés de France, je viens vers
vous en tant que femme ayant un handicap dit invisible, en tant que maman, en tant que gilet jaune.
Pourquoi pas un peu de moi avant de parler de mon implication dans le mouvement ?
Après 40 années de souffrance, en 2015, une psychiatre montpelliéraine a posé des mots sur mon « mal
être ». Depuis, je vis, j'évolue dans ce cercle que j'appelle ma famille = les handicapés. Pour moi le handicap
ce n'était pas cela. C'était toutes ces personnes dont on voit la différence. Mais je me suis remémoré une
période où j'exerçais au secrétariat d'une école. Il y avait un petit garçon, qui au premier abord semblait
« normal » (que ce mot n'est pas beau car c'est quoi la normalité ?). En fait il avait été diagnostiqué autiste.

J'avais eu l'occasion de discuter avec la maman qui m'avait expliqué les problèmes quotidiens avec les
administrations, le combat pour scolariser son enfant, la souffrance de supporter l'oeil des autres parents qui
qualifiaient ce petit bout de 5 ans de capricieux, de fou et j'en passe. Je n'avais pas compris à ce moment là
ce que cela représentait. Dans mes différentes démarches administratives je n'avais rencontré que des
personnes bienveillantes, qui n'ont jamais jugé mon handicap qui est le handicap psychiatrique : je suis
bipolaire et borderline.


2017, les élections sont là. Cette personne pour qui des millions de personnes ont votée, cette personne est
celle qui va avoir en charge nous français, notre pays et l'Europe. J'avais compris dès le départ, qu'une
personne sortant du milieu bancaire ne pourrait pas traiter les gens humainement. Oubliez-vous les
problèmes que vous rencontrez avec vos banques lors de demandes particulières ? Les français ont
commencé, financièrement, à sombrer.


Le 17 novembre 2018, la France a grondé. J'ai grondé. Ce fut le début de la révolte. J'ai enfilé mon gilet
jaune et j'ai commencé à me battre. Mais au fil des semaines, en lisant les tracts, je me suis rendu compte
que les handicapés n'étaient notés nulle part. Que dans les revendications, les handicapés étaient les oubliés.
Cela m'a mis en colère. Alors j'ai intégré un 1er groupe facebook dont j'ai été porte-paroles. J'ai pu
communiquer, entre autre, avec des femmes et des hommes ayant un handicap invisible. Le handicap
psychiatrique, celui qui est le mien, se résumait à 2 personnes.


J'ai décidé il y a quelques jours, de créer mon propre groupe de gilets jaunes handicapés. Je ne suis pas
porte-paroles des handicapés de France, je porte juste MA parole, MON ressenti. J'estime que nous avons
une double peine : porter notre handicap + porter toutes les injustices telles qu'elles soient. J'explique dans
toutes les AG Gilets Jaunes et lors des débats, ce que les handicapés subissent comme injustices. Des
exemples, des doléances j'en ai listé un grand nombre, cette liste n'est pas exhaustive. Je vous laisse la lire.
Il faut savoir que peu d'handicapés ont un emploi fixe. Ceux qui ont un handicap invisible sont plus impactés
d'après ce que j'ai pu constater, conforté par ma propre expérience. Le handicap que l'on ne voit pas est
souvent assimilé à « faire du cinéma ». J'en veux pour exemple la fibromalgie : elle est pour la médecine une
maladie que je qualifierai « d'imaginaire ». Le handicap psychiatrique est souvent assimilé à la folie. Je crie
à la honte, à la méchanceté et l'incompréhension de l'homme.


Mon travail quotidien est la communication. Il faut que les français connaissent ce que les handicapés
endurent. Il faut que les français se battent avec nous. Il y a le combat à petite échelle, comme je fais moi
(avec bien d'autres ainsi que les associations), mais il y surtout VOUS les médias qui puissiez nous aider car
c'est VOUS que les gens écoutent. C'est VOUS qui êtes le relais. C'est VOUS qui êtes notre vitrine. J'ai crée
un flyer que je distribue lors des manifestations les samedis à ceux qui acceptent de les prendre. C'est en
multipliant les petites actions que l'on devient un être humain à part entière et que les choses peuvent
avancer.


J'interpelle aussi les politiques, là est ma différence. Ma bipolarité y est certainement pour beaucoup. Je suis
Gilet Jaune A-politique, A-syndicat - et - je suis Gilet Jaune Handicapée qui elle, par tous les moyens, se bat
pour faire valoir ses droits, les droits de sa famille.
Je suis citoyenne française. Je veux vivre et non survivre. Je suis Valérie, en handicap invisible, maman et
gilet jaune qui se bat contre (ou avec à vous de voir) la maladie (invisible), l'injustice, l'indifférence."
Valérie Dumas

 

Les revendications : Liste des besoins (non exhaustive)
• Ne plus prendre en compte les revenus du conjoint pour le calcul de l'AAH.
• Cumul de l'AAH et la pension d'invalidité, et non plus au prorata.
• Traitement des dossiers déposés en MDPH dans un délai inférieur à 3 mois et renouvellement
automatique pour les maladies et handicaps incurables.
• Structures scolaires adaptées aux enfants handicapés.
• Augmentation du nombre d'AVS et leur remplacement lors d'absence, durant toute la scolarité.
• Professeurs formés à l'accueil et enseignement des enfants «différents» (autisme, trisomie, trouble
du comportement etc...)
• Reconnaissance totale des maladies peu connues, rares ou invisibles.
• Meilleure prise en charge par la CPAM des différents besoins des enfants en handicap.
• Attribution de l'AAH à toutes personnes quel que soit le handicap.
• Cumul retraite et/ou pension de reversion, d'invalidité et AAH.
• Droit à la prime de noël CAF bien que l'AAH soit perçue.
• Revalorisation AAH et pension d'invalidité au minimum du SMIC sans conditions.
• Revalorisation Allocation d'Education de l'Enfant Handicapé et complément (AEEH).
• Revalorisation des APL et accord systématique pour obtenir un logement adapté.
• Augmentation de la Prestation Compensation du Handicap (PCH).
• Aides financières accordées pour l'emploi d'une aide ménagère, l'acquisition de matériel et la
réalisation de travaux dans les maisons et appartements.
• Meilleure reconnaissance des parents ou proches aidants.
• Droits bancaires identiques à ceux des valides (droit aux crédits etc...).
• Annulation de l'impôt sur la pension d'invalidité.
• Suppression du remboursement de l'ASI lors d'une succession.
• Accessibilité de tous les lieux publics aux personnes handicapées.
• Aide au maintien d'une vie sociale quel que soit le handicap.
• Plus de places dans les lieux de vie pour les personnes handicapées et /ou dépendantes, quel que
soit l'âge.
• Points de rdv pour des activités ludiques.
• Plus de centres de reconversions professionnelles dans chaque région.
• Amende sévère pour les entreprises refusant les handicapés.
• Augmentation du prix du PV lors du non respect des stationnements handicapés.
• Plus de places handicapées à format adapté aux fauteuils.
• Stage de sensibilisation aux handicaps pour les personnes se garant sur les places handicapées

 

https://www.facebook.com/groups/371150983472851/

Un courrier de Christian Puech à propos de La puissance de la « non-violence active »

 Lettre de Paul, gilet jaune, adressée à Christian Puech, figure des écologistes à partisans.

"J’avais été étonné de voir un « géant » brandir la photo d’un indien d’Amazonie en voie d’extinction lors des marches pour le climat à Montpellier, avant le 17 novembre 2018 début de la révolte des gilets jaunes. Nous avons été depuis des milliers à le voir ou à l’entendre, parfois dans les radios et journaux (1). Si pour nous l’Amazonie est à l’autre bout du monde, pour les pas et l’esprit de synthèse de ce « géant » çà semble la porte à côté.

Quelle ne fut pas ma surprise de le voir aussi sur le rond-point que nous tenions avec les gilets jaunes au péage de Sète, prêcher la non-violence active, y compris lors des assemblées citoyennes de Montpellier à Odysseum ou au Peyrou. Nombre d’ entre nous ne connaissaient cet homme discret et modeste que par son prénom : Christian. En fait, il prêchait la non-violence presque partout dans le midi, tout en effectuant un reportage photos-vidéo informel. Un ami gilet jaune qui l’avait entendu, me dit  : » C’est le «  Lanza del Vasto », des gilets jaunes, faisant référence à la lutte des paysans du Larzac en 1975. Ayant bien connu cette lutte cela ne m’a pas paru idiot.

J’ai fini par demander à Christian quel était pour lui le lien entre toutes ces luttes et ces évènements ? Voici le résumé de notre conversation que je lui ai communiqué. Pour ce grand voyageur, « l’humanité entière est confrontée à un système financier déréglé, brutal, prédateur et injuste, dont les conséquences sur la biodiversité en voie d’extinction, sont indissociables de celles sur la diversité culturelle, intellectuelle. Comme devrait être indissociable l’harmonie de l’homme avec la nature ». Tout était dit, ou presque.

Revenons donc sur l’histoire politique de la révolte des paysans du Larzac et sur ses enseignements, qui rapprocherait Christian, les gilets jaunes et Lanza del Vasto.

En 1975, tracteurs et fourches contre chars : quel combat inégal ! C’est un peu pareil aujourd’hui pour les G.J. confrontés aux gaz lacrymogènes, flash ball et moyens des forces de Police du gouvernement en partie responsable de la révolte sociale suites aux taxes pétrolières et gazières… Quant aux choix des moyens de lutte sur le Larzac, les maoïstes et non-violents s’opposaient aussi au début du conflit, comme c’est le cas encore aujourd’hui entre les non violents et les extrêmes. Les coups tordus provocateurs de l’armée et le plasticage de la ferme des Guiraud enflammaient aussi les esprits révoltés, comme aujourd’hui les deux milles blessés, dont 145 gravement atteints ou infirmes.

Mais sur le Larzac Lanza del Vasto venait de fonder «  l’Arche » en occupant des terres. Et l’écrivain très actif prêchait aux paysans révoltés la non-violence active. Et, c’est en choisissant in fine, ce moyen de lutte que les paysans du Larzac ont bénéficié de l’immense soutien populaire, qui a contraint le gouvernement à abandonner ses projets. « Lanza a légitimé notre action » reconnaîtra José Bové. Voilà un exemple édifiant de lutte historique active mais non violente.

Quant aux liens qui pourraient exister entre l’engagement de Christian et ceux de Lanza del Vasto, voici quelques points de concordance figurants sur Internet. Lanza est le grand écrivain philosophe que l’on connaît, chantre de la non-violence, artiste, grand voyageur, auteur de bestseller : « Le pèlerinage aux sources ». Quant à Christian, beaucoup moins connu en France, il n’est autre que Christian Puech, également écrivain, artiste photographe, explorateur en Himalaya, (justement aux sources du Ganges parcourues par Lanza), féru de mysticisme tibétain, écologiste et défenseur des droits humains. Il y a tout de même bien là quelques points communs dans le parcours de ces deux hommes."

 

 

 

La sarl cinéma Chaplin en colère

Grégory Sauerborn, gérant de la sarl cinéma Chaplin, est exploitant de deux cinémas indépendants à Paris dont un fêtera ses 10 ans cette année. Sa volonté initiale et constante depuis janvier 2018 fut d’acquérir le Comoédia de Sète mais d'après lui :

" les négociations, déjà bien avancées, ont été interrompues sans motif valable et cohérent et sans m’en informer."

Film, Projecteur, Projecteur De Cinéma

Il n'est pas content sur la conduite des négociations avec la Mairie de Sète et suite au contexte de ces derniers mois, il souhaite affirmer son soutien total au projet de multiplexe de Frontignan. Il a toujours rêvé d’avoir un cinéma dans le sud de la France, région si chère à son coeur et dans laquelle il vit depuis plusieurs années maintenant. C’est pour cette raison que lorsque l’occasion s’est présentée, il ne pouvait qu’être optimiste, lui, Grégory Sauerborn, exploitant de salles de cinémas indépendants à Paris
Pour lui,  ce projet ne se réalisera pas :

Il précise : "Les négociations concernant l’acquisition du cinéma de Sète par ma société étant déjà avancées avec l’actuel propriétaire, mais mon dossier ayant été refusé (avant même d’avoir été réceptionné), le fait que je n’ai pas été informé directement de la suite des négociations ni de la préemption de la mairie et enfin le fait que le projet de l’actuel exploitant soit similaire au mien alors que mon projet a été réfuté, me permet de constater le comportement peu professionnel de la mairie de Sète. En effet, on peut ici parler de rupture abusive des pourparlers, les négociations étant avancées et mon projet ayant été rejeté sans justification de bonne foi. Par conséquent, le 13 novembre dernier, j'ai envoyé un courrier en LRAR à la mairie de Sète avec comme objet « rupture abusive de pourparlers » exprimant ainsi mon mécontentement, restant également et sans surprise, sans réponse à ce jour."



Jean-Luc BOU s'exprime au sujet de la grève à Saipol à Sète

Jean-Luc BOU Conseiller municipal: «Puissance Sète» De la ville de Sète

Candidat aux élections européennes sur la liste de Ian Brossat: «Pour l’Europe des gens contre l’Europe de l’argent»"

Au sujet de la grève à Saipol à Sète

"Je souhaite apporter mon soutien total et entier aux salariés de la Saipol du site de production de biocarburants de Sète, en grève depuis le vendredi 1ier février, comme dans d'autres usines du même groupe en France. Il y a un an, une directive européenne ultra libérale supprimant la taxe anti dumping et entrainant une importation massive de plus d’un million de tonnes de biocarburant de soja en provenance d’Argentine faisait planer une menace de chômage technique sur les salariés et même une fermeture du site. Fermeture qui aurait entrainé une perte de trafic portuaire de 30%, avec des conséquences sociales catastrophiques par les suppressions d’une centaine d’emplois directs.Depuis, les salariés ont entendu les demandes réitérées de la direction concernant des sacrifices nécessaires à la survie de l’entreprise et au sauvetage de la centaine d’emplois directs. Dans le même temps, ils ont découvert que les cadres supérieurs du groupe s’étaient octroyé des augmentations de salaires conséquentes. Sacrifices pour les uns, bonus et gratifications pour les autres: ils dénoncent cette injustice et réclament l’ouverture de négociations salariales. Il est grand temps que la direction retrouve le chemin du dialogue et de la raison."

Communiqué de Myriam Roques au sujet de l'implantation d'un supermarché LIDL

Communiqué de

 Myriam Roques

 

Conseillère Régionale Rassemblement National Occitanie.
 

"L'union sacrée pour tuer les commerçants de la corniche à Sète"

"A l'exception notable du Rassemblement National qui n'y siège pas, tous les politiques ont été d'accord lors de la dernière Commission départementale d'aménagement du territoire (CDAC) pour autoriser l'implantation d'un supermarché LIDL de 1 423 m2, rue de la Chasse aux papillons. Oui tous. Même le Département et la Région ont dit oui ! Une nouvelle fois, la Gauche fait alliance avec François Commeinhes. Pire, ce vote est en contradiction totale avec ce que l'on entend, tant chez Kléber Mesquida que chez Carole Delga, au sujet du maintien des commerces de proximité et du « manger local ». Car nous savons bien que ce qui caractérise cette enseigne allemande n'est pas la vente de produits issus de notre terroir. Au-delà de ces considérations alimentaires, environnementales et sanitaires, c'est la survie économique des commerces de la Corniche dont il est question avec ce vote. Or, au nom de l'argent roi et avec la complicité de la Droite et de la Gauche, c'est tout un quartier qui va mourir, en perdant son âme !"

 

"LETTRE OUVERTE A M. OLIVIER CARMES" concernant le projet de Marina pour Yacht de luxe

"LETTRE OUVERTE A M. OLIVIER CARMES" concernant le projet de Marina pour Yacht de luxe

Par Olivier ALLERA

Résident de Sète

 

"Le 29 janvier 2019"

 

"Monsieur,"

 

"Je fais suite à la réunion publique du 23 janvier dernier et souhaite vous faire part de la grande frustration que j’ai ressentie à cette occasion."

La réunion a été ouverte par la levée de nombreux points d’importance par vos voisins d’estrade. Je vous ai cru à l’écoute vous voyant noter ce que je croyais être des réponses. J’ai alors regretté que la parole ne vous fut pas donnée avant qu’elle ne le soit à la salle. Cependant mes regrets se sont vite estompés lorsque j’ai compris que vous n’aviez de fait pas d’éléments précis à apporter aux attentes de votre auditoire.

Vous avez présenté ce projet de Marina pour super-yacht comme une opportunité pour le développement du Port de Sète, pour les commerces sétois, l’activité économique, l’emploi etc…

Je ne vais pas reprendre chaque point mais quand même, rien de nouveau sur les impacts environnementaux depuis les premières alertes lancées par le collectif fin 2017 !

Concernant l’emploi vous annoncez une prévision de 50 emplois possibles sur 5 ans, 100 sur 10 ans… Qui rendra compte en cas d’échec? Vous avez d’ailleurs convenu que cette estimation n’était assurée en aucune manière. Vous avez montré votre déception relative au « SANSOUCI STAR » sur ce point. Qui peut véritablement imaginer que ce projet soit créateur d’emplois locaux dans ces proportions ? Vous même n’y croyez pas puisque vous ne vous y engagez pas.

L’investissement d’IGY Marina serait de 5 millions d’€ toujours sur 5 ans. Les travaux d’aménagements seraient en cours pour une ouverture mi-2019.

Que sait-on des prévisions de fonctionnement pour cette première année ? Rien, pas un chiffre, pas un engagement de la part du partenaire.

La seule chose qui soit certaine est l’engagement de la Région à hauteur de 2M€  pour les amenées électriques entre autre.

 

Permettez moi un moment de fiction : la Région aménage le bassin Orsetti en temps et en heure comme elle sait le faire, IGY Marina sécurise la zone (barrières et caméras), construit une guérite d’accueil le tout pour quelques dizaines de milliers d’€, elle respecte donc son contrat d’investissement progressif. Les magnifiques infrastructures sportives et « business center » viendront plus tard peut être, comme vous le savez. Cette année si pour quelque raison que ce soit (climatique, économique, sociale…) pas un seul superyacht n’envisage d’hiverner à Sète que se passera-t-il ?

IGY Marina attendra pour voir et négociera la location du linéaire de quai. La zone sera contractuellement indisponible pour la petite plaisance, ce qui constituera un manque à gagner cruel pour notre port alors que les aménagements seront fonctionnels.

 

Changeons de regard, je vous sais optimiste et moi aussi je le suis. Vous nous annoncez une possibilité d’accueil de 10 superyachts, soit, les voilà, même si IGY Marina annonce 21 places sur son site web….

IGY Marina pourra facturer 1000€ par nuitée ce qui correspond au bas mot à un ordre de grandeur de 3M€ par an de CA pour cette entreprise. La région quant à elle recevrait 250 000€ la première année et 500 000€ les années suivantes pour la location de linéaire de quai et les contraintes de fonctionnement du site. Vous n’avez pas contesté ces chiffres d’ailleurs.

 

Vous qui êtes un excellent technicien et suffisamment bon gestionnaire pour avoir fait croitre l’activité du port de Sète ces dernières années, ne trouvez vous pas cet accord un peu déséquilibré ?

N’est ce pas encore un Partenariat Public Privé où les bénéfices sont privés et les dépenses mutualisées ?

Vous sentez-vous à l’aise de soutenir un tel projet où la seule transparence est la rhétorique avancée lors de cette réunion publique qui pourtant drainait beaucoup d’attentes, désormais déçues?

Vous avez convenu, que ce projet rentrait dans un ensemble avec le contrat « container » signé avec P&O, une sorte de donnant/donnant (vous préférez win/win je crois !). Vous déclarez aujourd’hui que le contrat P&O est désormais caduque, plus rien ne vous oblige donc à poursuivre le second avec autant de détermination et d’urgence en l’absence de toute garantie, précision, et je dirais, de préparation.

 

Soyons clair ce projet est mal né. Les travaux devaient commencer en janvier 2017 au quai d’Alger vous vous en souvenez ?  Suite aux remarques du collectif auto-organisé et agissant pour le bien commun uniquement, ce projet fut déplacé sans nouvel appel d’offre, sans remise en cause d’autres points que sa localisation, toutes choses restant égales par ailleurs donc.

Et c’est là que le bât blesse, les choses ne sont plus égales, les citoyens s’informent ou essaient de s’informer sur les projets qui impacteront leur vie quotidienne. L’intérêt collectif doit prévaloir sur les intérêts particuliers qu’ils soient français ou américains.

 

A ce sujet, quand bien même ce projet serait attrayant pour la Région, pourquoi ne pas le structurer autour de votre équipe actuelle. M. LUAIS, directeur du port de plaisance, a démontré ses capacités à gérer la transformation du Mole Saint Louis, à organiser les emplacements pour des yachts jusqu’à 40 à 50 m le long des quais ou au bassin du midi, à travailler en bonne intelligence avec son administration, à remplir ses obligations. Il a déclaré lors de la réunion ne pas avoir les moyens structurels pour mener à bien ce genre de projet, soit, alors pourquoi ne pas envisager une avancée étape par étape avec un contrôle local ? Quitte à ne pas avoir d’assurance de succès autant que ce projet soit dans les mains des opérateurs locaux, c’est peut être la seule garantie que des emplois sétois seront créés.

Pourquoi s’arque bouter sur un projet mal ficelé, où quoi qu’il arrive la collectivité est perdante au profit d’une structure dont les sources sont guidées par l’optimisation fiscale et la recherche du profit à court terme dans la négation des populations locales.

Vous voulez parler  hélicoptère, voyez les photos du site web IGY Marina, vous aurez la réponse, et l’image de la femme sur ce site, vous la trouvez en phase avec les préoccupations actuelles et locales ?

Pourquoi tant d’obstination pour un projet si fragile?

Vous aimé prononcer le nom de votre partenaire à l’anglaise et vous avez raison, permettez moi à mon tour ce jeu de mot IG WHY ?

La réponse se trouve-t-elle dans des intérêts particuliers ? Lesquels mis à part celui de pouvoir s’enorgueillir d’amener un partenaire étasunien dans notre bonne ville de Sète ? Errare humanum est, perseverare diabolicum.  

 

Je cesse là car j’ai encore mille questions à vous poser puisque vous n’avez répondu à aucune d’entre elles en détail lors de la réunion publique.

 

Pour conclure je vous demande simplement pour l’intérêt collectif à long terme de bien vouloir retravailler ce projet avec les parties prenantes locales, d’envisager des solutions alternatives d’investissement et de gestion. Si les travaux sont déjà en cours et inexorables comme déclaré par le représentant de la Région, soit, ils ne seront pas perdus pour la Région ni pour le Port le cas échéant, mais de grâce pas de précipitation.

 

Je vous remercie d’avoir entendu ma requête jusqu’à son terme et je souhaite que vous la preniez en compte par souci de transparence et de respect de la chose commune. 

 

Avec mes respectueuses salutations

 

Olivier ALLERA

Résident à Sète

 

Contribution au débat national

La crise que nous vivons est (très schématiquement) permet de mettre en relief un très ancien divorce net entre les élites et le reste de la population et un clivage entre centre et périphérie. Nul n’en connaît l’issue mais elle pourrait déboucher sur un régime populiste menaçant le MSF (modèle social français) auquel je suis très attaché car il est plus égalitaire que ceux de nos voisins, Allemagne et Angleterre compris. C’est pourquoi je considère l’impôt dont je m’acquitte comme une contribution normale à son fonctionnement, sans pour autant le juger parfait. Il me semble possible en effet de mieux aider les plus démunis tout en diminuant la pression fiscale. Pour cela l’Etat doit agir sur un mode quasi chirurgical, en particulier dans quatre domaines : -la répartition de l’impôt sur le revenu des ménages, -la fiscalité des grosses sociétés étrangères et les fraudes aux prestations sociales, -la dette publique, -le soutien au développement économique.

1° Faisant partie de la minorité de français (42%) payant l’impôt sur le revenu , je propose qu’il soit étendu à tous, de manière proportionnelle aux revenus. Cela permettrait de diminuer une pression exagérée sur les petites classes moyennes salariées (les plus nombreuses et faciles à ponctionner) et surtout, aiderait chaque citoyen à réaliser que les services gratuits dont il bénéficie ont un coût (accessoirement que les dégradations du samedi soir sont généralement acquittées non par les casseurs mais par chacun en tant que contribuable).

2° Le consentement à l’impôt, indispensable, semble s’effriter. Pour le restaurer je suggère d’agir sur deux fronts : Celui de l’impôt des grosses entreprises étrangères qui y échappent (en particulier les GAFA) et celui des fraudes aux prestations sociales. Deux mesures complémentaires, la première plus économique, la seconde plus symbolique car de faible rendement financier. Pour l’impôt sur les sociétés étrangères implantées en France, la bonne échelle étant celle de l’Europe, c’est le vote aux prochaines élections européennes qui peut permettre d’obtenir la convergence européenne indispensable au résultat souhaité. J’espère que tous les citoyens en colère iront voter, y compris ceux en uniforme couleur citron. Mais il me paraît aussi nécessaire de s’attaquer à une autre cause profonde de tension sociale et de perte du sens civique à savoir la fraude aux prestations sociales qui provoquent chez les gens modestes qui n’en bénéficient pas un sentiment d’injustice, une perte de confiance dans nos institutions.

3° Actuellement, chaque année nous payons 43 milliards € d’intérêts d’une dette qui pèsera demain encore sur nos enfants, c’est le 3° poste de dépenses du budget de l’Etat ! Ne serait-il pas préférable d’utiliser cette somme pour financer les dépenses en faveur -par exemple- de la grande dépendance, des hôpitaux, de l’apprentissage professionnel ou de l’investissement productif ? Pour éliminer cette dette il faudrait que l’Etat cesse de vivre au dessus de ses moyens. C’est envisageable, au prix de décisions impopulaires et de quelques années d’efforts de la part de chacun y compris du consentement de la classe politique dans son ensemble. Une telle diminution du train de vie de l’Etat implique plus de contrôle des dépenses (par une augmentation des moyens et prérogatives de la Cour des Comptes et des Chambres Régionales), une réduction drastique du millefeuille administratif , une accélération de la rationalisation de la carte hospitalière, une amélioration de l’efficacité de la formation professionnelle et des Universités (décharger cette institution de son rôle de stockage de jeunes chômeurs) etc.

4° Enfin, pour vaincre un chômage endémique et dégager le grain à moudre nécessaire au maintien de notre MSF, il faudrait que l’Etat et les Collectivités territoriales soutiennent l’activité économique. Or pour des motifs politiciens ce n’est pas toujours le cas. Je constate que, dans le Bassin de Thau où le taux de chômage est le double du taux national, le soutien à l’activité portuaire en particulier ne fait pas consensus si l’on en juge par l’ampleur de l’opposition au projet Grande Plaisance, actuellement porté par l'E. P. R. Port Sud de France. J’en ignore les motivations mais si c’était pour des motifs politiciens (liés aux prochaines municipales) cela illustrerait une pratique démagogique de la politique qui contribue au désenchantement et à la colère populaire qui s’exprime en ce moment.

Pierre Boiral
29 janv. 2019

Courrier des lecteurs

Cette rubrique est ouverte à nos lecteurs qui souhaitent s'exprimer et se veut une contribution au débat démocratique. Elle est ouverte à la diversité  d'opinion et d'expression. Toutefois ne seront pas publiés les messages redondants, de nature publicitaire ou promotionnelle, contraires à l’ordre public ou aux bonnes mœurs, violents, racistes, révisionnistes, faisant l’apologie des crimes de guerre, injurieux ou grossiers, contraires aux droits d’auteur ou droits voisins, au droit applicable aux bases de données, au droit des marques, au droit à l’image, au droit au respect de la vie privée ou qui enfreindraient toute autre disposition législative ou réglementaire en vigueur

 

Ras le bol des gilets jaunes

Tout d'abord ça fait du bien de s'exprimer mais pas pour dire n'importe quoi ni propager des messages erronés, des contre vérités ou même pire des messages de haines. Sur ce point je trouve personnellement que le mouvement gilet jaune a beaucoup fait progresser la société française sur le mauvais chemin. Quand on sème la haine on la récolte à long terme. Il faut aussi en finir avec la facilité de tout vouloir et son contraire. Je vois dans ma région des motards faire vroum vroum avec leur gilet jaune sur des motos valant des petites fortunes rien que pour payer l'essence poins chère ... le retraité qui hurle contre le niveau de la retraite de sa femme mais qui pour cela ne sort que le petit 4x4 japonais et laisser la grosse berline allemande au garage ... quand j'avais dix huit ans je faisais des études alors que bien d'autres allaient au baloche et se plaignent aujourd'hui de n'avoir jamais gagné le salaire d'un cadre ni sa retraite... Que dire du ferronnier qui a fermé son entreprise pour prendre sa retraite tout en gardant son outil de production pour travailler "au noir" et que l'on retrouve sur le rondpoint d'Annonay (07) hurlant contre sa pauvre retraite; s'il avait cotisé à une complémentaire au lieu de faire du black alors d'autres auraient de meilleures retraites et lui aussi.

Je suis étonné que quelques milliers de français mécontents arrivent à faire plus de bruit que des milions d'autres qui commencent à en avoir marre que l'on donne une image pareille de leur pays. Les français ont une relation particulière avec l'argent. Ils n'aiment pas les entreprises qui réussissent chez nous car elles gagnent de l'argent et ils se plaignent de celles qui ferment puisqu'elles n'en gagnaient pas... Quand les chinois auront acheté les grandes entreprises françaises les gilets jaunes s'en plaindront aussi mais ce sera en partie grâce à leur manque de lucidité.

Avoir des gilets jaunes aux prochaines européennes ? Surtout pas puisqu'ils sont contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre. Je connais beaucoup de gens, plutôt de la mouvance socialiste, qui auraient bien envie d'aller habiter un autre pays aujourd'hui ... nous en avons ras le bol de ces quelques milliers de personnes qui pourrissent la vie de millions de français.

Pierre Schmelzle

 

Bonjour les gilets jaunes

J’en ai ras le bol de votre mouvement. On dirait un repas de famille au cours duquel tout le monde s’engueule, personne ne s’écoute et tout le monde repart avec son opinion en pensant que l’autre est un con…
C’est contreproductif ce que vous faites : vous cassez tout (car désolée, mais il y a des gilets jaunes qui cassent tout, on les a vu à la tv), ce sont donc nos primes d’assurance qui vont augmenter. Vous hurlez Macron démission, sans doute pour mettre Marine Le Pen à sa place … Super ça fait rêver comme en Italie, aux USA, au Brésil, en Turquie ou en Hongrie.
Vous demandez moins d’impôts et de taxes mais aussi plus d’écoles de transport en commun, d’hôpitaux, de meilleures retraites… Cherchez l’erreur!
Vous emmerdez les gens qui bossent, vous bloquez l’économie du pays, vous ruinez des petits commerces qui font la moitié de leurs chiffres d’affaires pour Noël, avec comme conséquence l’explosion des ventes sur Internet pour les géants comme Amazon qui ne payent pratiquement rien en France. Génial!
On vous a entendu, j’étais d’accord au début, vous allez trop loin. Vous mettez en danger la démocratie, toutes les révolutions ont amené des fachos au pouvoir, c’est peut-être votre souhait?
Vous n’avez pas compris que la seule issue pour vous, vos enfants, vos voisins, vos concitoyens, la France et le monde c’est de consommer moins parce que la planète explose de toutes nos conneries et dans quelques années vos arrières petits-enfants vous montreront du doigt.
A ce propos pouvez-vous arrêtez de brûler des pneus, c’est polluant, pensez à vos enfants qui respirent cette odeur; et puis si vraiment vous voulez continuer votre mouvement ouvrez tous les péages de France, là vous vous attaquerez au grand capital, car franchement la petite fleuriste de l’avenue Kleber, elle est comme vous, elle tire aussi le diable par la queue.
La négociation, c’est l’art de passer d’un rapport de force a un rapport d’intelligence, on a vu que vous étiez forts pour bloquer, montrez-nous que vous êtes intelligents.
Je suis du même milieu social que vous, je connais les fins de mois difficiles, (un peu moins maintenant car mes enfants travaillent) mais je n’oublie pas que j’habite dans un pays où je peux me faire soigner, où les enfants vont à l’école dans de bonnes conditions, où j’aurai quand même une retraite (même si, au vu des simulations, je suis déçue du montant).
J’ai 59 ans et j’en ai marre de votre mouvement, derniers trucs, arrêtez de dire que vous parlez au nom de tous les français, vous ne parlez pas pour moi.

Géraldine Mercier

 

Relisons Zola

Brigitte Sené nous fait parvenir ce beau texte de Zola qui incite à la réflexion:

"Jeunesse, jeunesse ! Souviens-toi des souffrances que tes pères ont endurées, des terribles batailles où ils ont dû vaincre, pour conquérir la liberté dont tu jouis à cette heure. Si tu te sens indépendante, si tu peux aller et venir à ton gré, dire dans la presse ce que tu penses, avoir une opinion et l’exprimer publiquement, c’est que tes pères ont donné de leur intelligence et de leur sang. Tu n’es pas née sous la tyrannie, tu ignores ce que c’est que de se réveiller chaque matin avec la botte d’un maître sur la poitrine, tu ne t’es pas battue pour échapper au sabre du dictateur, aux poids faux du mauvais juge. Remercie tes pères, et ne commets pas le crime d’acclamer le mensonge, de faire campagne avec la force brutale, l’intolérance des fanatiques et la voracité des ambitieux. La dictature est au bout." - Emile Zola, Lettre à la jeunesse ,1897

Réactions à la lettre du Président

Lettre fleuve que personne ne va lire. Dommage . De toute façon je dirai ce qu j'ai envie de dire, lettre de cadrage ou pas ! Il faut participer à ce débat plus utile que de bruler les radars.
Loïc Denand

La lettre de Macron est beaucoup trop longue. C'est illisible.  Bravo Thau-info pour votre étude qui résume bien le sentiment des citoyens (publiée en rubrique initiatives citoyennes)
Annie Laurent

A la lecture de votre lettre, je ne peux hélas que constater que, soit M. Macron vous n avez pas reçu ma lettre pourtant moi j'ai eu l'accusé de réception soit vous n'avez pas eu le temps de la lire. Vous ne parlez nullement des retraités qui sont pressés comme des "citrons", vous voulez que se soit le peuple français qui se positionne sur l immigration alors que c'est l'Europe qui l'impose. Comme Ponce Pilate les décisions ne seront pas de votre fait mais celles de la" foule haineuse" Ne croyez vous pas que dans nôtre pays il n'y a pas assez de misère? Ne vaut il pas d'abord en priorité se pencher sur les femmes et enfants vivant dans la rue, les "vieux" mal traités dans les EPADH où chez eux par manque de moyens Je pense que votre lettre est un coup de communication et que rien ne changera à part la colère d'un peuple
Marialys Caramel

Arrêtons d'être bornés. Soyons efficaces! Toute violence, physique ou verbale,  ne mène à rien sauf à l’inverse du but recherché. Il faut à tout prix participer à ce débat pour faire vraiment bouger les choses.
Gérard Mercier