courrier des lecteurs

La planète brûle, selon Christian Puech, à cause du réchauffement climatique mais pas uniquement

La planète brûle.

 

Selon Christian Puech,

"Il y a plus d’incendies dans le bassin de Thau qu’en Amazonie !en comparaison des superficies."

"Il y a plus de déchets apparents, mais aussi recouverts en Occitanie, qu’en Amazonie."bruleCapture

"J’invite Mme Brune Poirson, Secrétaire d’Etat à la transition écologique à venir prendre sur le terrain la mesure de la situation dans le bassin de Thau, faute de pouvoir m’accompagner en Amazonie brésilienne, vu l’état des relations diplomatiques que notre gouvernement entretient avec ce pays.

Que chez nous les feux se déclarent autour des agglomérations et par jours de grands vents est tout de même un indice ? Pourtant les pompiers et services des Eaux et Forêts font leur travail. Que ces déchets soient devenus un véritable fléau en Occitanie alors que les services concernés font leur travail, est révélateur d’un certain état d’esprit en lien avec notre société de consommation. Il s’agit maintenant de la protection des personnes et des biens et de nos dernières terres arables ou forêts fragilisées par ces évènements et des 20% de biodiversité restants que ces incendies détruisent.

Sont en cause selon moi, le réchauffement climatique intercontinental dû à notre modèle de civilisation et de développement sans limite ni respect du vivant. 47 degrés à l’ombre à Montbazin au plus chaud de l’été. Pour les vomissures de la société de consommation, c’est aussi le gouvernement, après les précédents, qui est en cause. Mais cette situation est localement aggravée par d’autres facteurs comme :

-Le prix à payer pour les dépôts aux déchetteries est un frein pour certaines entreprises. Ces décharges sauvages étant constituées de troncs d’arbres, végétaux, mobilier, containers et déchets de démolitions inflammables déposées sur landes et garrigues près des agglomérations. Ces déchets sont parfois jetés dans la Vène à Montbazin, résurgence qui alimente en eau le bassin de Thau.

-Le laisser aller de certains responsables complétement dépassés et souvent dépourvus de moyens pour rechercher les responsables. Ils invoquent l’incivilité et le fait que ces dépôts sont sur des terrains privés. Pourtant la législation forestière s’applique aussi sur les terrains privés et ces terrains ont un propriétaire dont le nom figure sur le cadastre des mairies. (

-le libre accès aux garrigues et parc naturel à partir des déviations et routes, par les voitures et camping-car. (Alors que cet accès est souvent interdit l’été dans le massif de l’Estérel, par exemple).

- la pression foncière qui engendre une politique mortifère de terre brûlée autour des agglomérations en vue probablement de l’appropriation des terres, landes, pour divers projets  personnels ou immobiliers, mitage ; etc. selon des langues vipérines ? Et cela fait plus de vingt ans que des déchets s’accumulent. Il a fallu le drame de Signes, la mort du maire pour faire déborder le verre et libérer la parole chez d’autres élus menacés, insultés. (Voir Midi-Libre Sète du 12/09/19, p. 1, 3 et région)

Mes propositions localement : répertorier et retirer autour des villages et si possible aux frais des responsables, les décharges apparentes ou qui ont été recouvertes de terres pour les dissimuler. Fermer par une barrière l’accès de certains massifs forestiers aux véhicules, le préfet en a le pouvoir. Accentuer la surveillance policière par drones et la vigilance par les écologistes. Enfin , gratuité des déchetteries pour les auto entrepreneurs, etc

J’invite localement à la protection des dernières terres arables, forêts et garrigues fragilisées par le réchauffement qui entourent encore nos agglomérations. Je rappelle qu’un temps infini est nécessaire pour que s’épanouisse devant nos yeux un beau chêne vert, mais quelques secondes d’incendie sont suffisantes pour que la vie et la spiritualité qu’il porte et enfante, chez certains d’entre nous, disparaissent à jamais. Et avec lui toute la biodiversité qui l’habite et l’entoure.

J’invite à respecter notre mère la terre, l’air, l’eau, les résurgences, les étangs, la mer nourricière ; un environnement sain est nécessaire pour nous permettre de «  reprendre racine « avec la nature, comme mes amis les indiens d’Amazonie nous y invitent.

Face aux périls qui nous attendent, j’invite donc à la sobriété et à la frugalité de nos modes de vie personnels et collectifs. Cette adaptation rapide est la clé de la survie de notre espèce. Bien sûr « Témoins au bout du monde » appelle à la mobilisation contre l’inaction du gouvernement en matière climatique et sociale le 21 septembre à Montpellier. Christian Puech, président de l’association « Témoins au bout du monde » (Facebook) http://christianpuech.wordpress.com 11 septembre 2019.'

Culture ? Vous avez dit culture ?

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M. Bez, directeur de la galerie Dock-Sud, devrait se prénommer David. Encore qu'il fronde des forces incommensurablement plus puissantes que le Goliath biblique qui, après tout, n'était qu'un homme. Mais l'appel au bon sens de martin Bez se double d'un appel au respect du "bien vivre au quotidien à Sète" et d'une dénonciation des "fossoyeurs de la culture". Excessif ?

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 Pas tant que cela aux yeux d'amoureux de l'Ile singulière. Car enfin, le bon sens, dont chacun paraît-il est pourvu, n'est-il pas choqué des conséquences de l'évolution socio-économique de Sète : voies urbaines congestionnées, stationnement difficile, trottoirs encombrés (même quand on les a élargis) par des flux excessifs de piétons ou de cyclistes cherchant en vain une voie de circulation. Les halles, le dimanche, submergées par une marée humaine qui les rend peu accessibles, affichant des prix décourageant le chaland sétois ordinaire. Et que dire des "oursinades", des fêtes de la tielle ? Comment sont produites ces milliers de tourtes fourrées au poufre ? Sont-elles encore vraiment des tielles ? Martin s'enflamme en prononçant son réquisitoire. Quant au "bien vivre au quotidien", il semble bien, comme disait Brassens (Brave Margot), que "seuls les vieux racontent à leurs petits-enfants" que Sète était une ville à taille humaine où la bonne humeur, les échanges, les loisirs simples faisaient sa réputation. Et les prix des denrées, outre leur authenticité, faisaient les modestes.

 La marchandisation de la société, un marketing agressif ont changé cela. Il est tout à fait symptomatique que la réponse aux accusations du galeriste (et de ceux qui le soutiennent) soit venue non de l'adjoint à la culture, mais de l'adjointe au tourisme (Midi Libre 08/09/2019). La série "Demain nous appartient", diffusée sur TF1 à une heure de grande écoute fait cliqueter le tiroir caisse publicitaire de la dite chaîne. La ville récolte de cette manne 6 millions d'euros par an et 400 emplois. On ne précise pas quels types d'emplois. Quand tinte le tiroir caisse chez Bouygues et certains Sétois, on nous parle de culture populaire. N'y a-t-il pas mieux à faire pour le peuple qu'attirer son argent par une série télévisée ? Et comme le champ de la culture est vaste, on pourrait parler d'architecture. Sète est paraît-il une "cité maritime de caractère". Or, que voit-on surgir rue de la Savonnerie, à Villeroy, aux Salins ?

Des parallélépipèdes que l'on retrouve à Montpellier ou ailleurs. Dans le passé, on a raillé Napoléon III, esprit fumeux disait-on.

Il a transformé Paris et c'est sous son règne qu'à Sète on a aménagé le jardin du Château d'eau et bâti les halles, voulues comme "un palais du peuple".

C'est aussi cela la culture, comme tout ce qui peut élever l'esprit humain.

 

"Lors du siècle d'or de l'Empire romain (Ier siècle ap.J.C.), il y eut Martial, Horace, Ovide et les combats de l'amphithéâtre. Du pain et des jeux pour le peuple. Et la culture ?"

Hervé Le Blanche

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Un lecteur au sujet des ponts, à Sète

Martine Vassal et son équipage inquiet au sujet des ponts :

"Depuis vendredi 16 août, un pont (il semble que ce soit celui de la gare, d’après les services appelés) est en panne, ce qui interdit tout passage mer/étang. Aucune intervention de dépannage n’aura lieu avant lundi. La durée de ce dépannage étant aléatoire, aucune date n’a pu être obtenue pour une ouverture des ponts. En attendant de pouvoir rejoindre notre port d’attache dans l’étang, nous sommes contraints de patienter en mer, en payant une place de port à la journée jusqu’à une date indéterminée en nous demandant comment faire face à nos obligations, professionnelles pour les uns et familiales pour les autres."
"A signaler, notre passage étang/mer, au départ avait déjà dû être reporté au 9 août en raison d’une panne de ponts les jours précédents..."

Les Amoureux de la Vie Solidarité SDF pour intervenir en temps de canicule

Janine Léger (Accueil Migrants Cimade de Sète) précise :
 
Il y a plusieurs années, un groupe de personnes a créé un collectif nommé Les Amoureux de la Vie Solidarité SDF.
 
Ses membres organisent des maraudes dans la ville et distribuent couvertures, vêtements, repas et boissons chaudes ou fraîches, selon la saison. 
Sans subvention aucune et animés du seul désir d'éviter le pire à des personnes en grande difficulté, ils battent le pavé plusieurs fois par semaine pour leur venir en aide et sont bien connus des personnes de la rue, comme des structures qui ont compétence pour les accompagner.canicCapture
 
 
"Il y a trois jours, devant l'épisode de forte chaleur que nous avons connu, une de ces bénévoles a lancé un appel sur les réseaux sociaux afin de collecter des bouteilles d'eau fraîches à distribuer pour prévenir le risque de déshydratation encouru par les personnes de la rue qui y sont particulièrement exposées. Rien de bien compliqué ni de très onéreux: juste des bouteilles à remplir avec de l'eau pour les placer dans un congélateur avant distribution."
 
"Aussi quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que seulement trois personnes en trois jours avaient répondu à cet appel !!!
Mais où sont donc passés tous ceux qui s'émeuvent à bon compte, y compris parmi des Elu(e)s locaux, du sort des personnes sans domicile fixe et qui s'indignent de façon si virulente sur les réseaux sociaux "qu'on s'occupe des étrangers mais pas des SDF" ?
Je m'étonne qu'ils n'aient pas encore répondu à une demande selon leur souhait.
Nul doute, s'ils nous lisent, qu'ils vont le faire toutes affaires cessantes, conformément à leurs déclarations d'intentions."
 
Il suffit d'appeler le 06 43 39 33 09.

Janine Léger (Accueil Migrants Cimade de Sète)

Message de Christian Puech à propos des températures extrèmes

 

ththDSC_2308Message de Christian Puech à propos des températures extrêmes

"Photo prise ce jour 28 juin 2019 à 14h., montrant la température du thermomètre qui se trouve à l'ombre contre le mur de mon habitation situé à 15 km de Montpellier et autant de Sète,   entre vignes et garrigues. ( Et pas dans un creux, mais à 90 m. au-dessus du niveau de la mer ).  Ce thermomètre est fiable,  puisqu'en général la température annoncée par les médias sur Montpelier-ville,   est toujours chez moi en campagne inférieure d'environ trois degrés.

En 2018, lors des Marches pour le climat que mon association "Témoins au bout du monde" a co-organisées à Montpellier, je lançais publiquement  l'avertissement suivant -étant par mes pérégrinations sur la planète  assez bien informé sur  la vitesse des changements climatiques actuels- : "Cet été à Montpellier dans les rues  on avait l'impression de passer sous un grill, l'an prochain on sera sur le grill ».

( Preuve, le compte rendu datée d’un tiers sur Facebook à : "Témoins au bout du monde").


Mes prévisions étaient hélas justes. Même en Éthiopie je n'ai jamais eu  47 degrés, en dehors du désert du Danakil.
Le record de température  me semble battu, du moins  dans ce coin de France.
Le réchauffement climatique, l’écologie  ne sont pas exclusivement l’affaire des partis politiques, c’est l’affaire de tous. Et en premier lieux de la société civile qui doit  s’organiser, se mobiliser: notre vie et celle de ses enfants sont  menacés à court terme! Nous en sommes là, mes amis.  Je suis aujourd’hui  comme hier à votre disposition pour co-organiser à Montpellier dès demain cette mobilisation apartisane."              

 

   Christian Puech

Aurélien-Bertrand SABATIER a soutenu sa thèse

"Aurélien-Bertrand  SABATIER , professeur à l 'Université Ochanumizugoshi de TOKYO ( Japon ),fils de Henri SABATIER ( SETE ) et de Danielle PONTHET ( LYON )a soutenu sa thèse de doctorat en études de l'Asie et ses diasporas intitulée 
:
     " la disparition de Hiraoka Kimitaké et la naissance de l'écrivain Mishima Yukio : du lyrisme à  l' ironie"
 
Le titre de Docteur lui a été conféré , par le Jury ( avec ses félicitations ) le 20 juin dernier à l'Université Jean Moulin-Lyon3 , à LYON 7ème .
 

Henri LOISON A PROPOS D'UN REFERENDUM D'INITIATIVE PARTAGEE

REFERENDUM D'INITIATIVE PARTAGEE

Henri LOISON A PROPOS D'UN REFERENDUM D'INITIATIVE PARTAGEE :

"Vous pouvez si vous le souhaitez participer au référendum d'initiative partagée concernant la loi visant à affirmer le caractère de service public national de l'exploitation des aérodromes de Paris en cliquant sur  referendum.interieur.gouv.fr"

"Il vous suffit de vous munir de votre carte d'électeur et de votre carte nationale d'identité en cours de validité.

Vous pouvez à juste titre vous demander les raisons d'une telle initiative de ma part, pour la première fois des groupes parlementaires ont choisi de s'unir pour ce référendum.

Vous devriez vous rappeler que l'on a demandé à ces mêmes groupes parlementaires de soutenir une révision constitutionnelle sur l'accès à l'eau pour tous et à la création d'un service national de l'eau s'appuyant sur des agences de l'eau plus nombreuses avec un fort soutien financier pour les collectivités territoriales.

L'eau vaut bien des avions mais s'il faut commencer par les avions, pourquoi pas. Alors soutenons ce référendum d'initiative partagée en souhaitant son succès et de nouvelles causes à défendre contre les privatisations des services essentiels pour nos vies quotidiennes dans le cadre d'une prise de conscience collective."

"L'eau n'est pas une marchandise, l'avion..."

Pierre Cazenove au sujet de l'affluence record à la déchetterie de POUSSAN/MONTBAZIN

Pierre Cazenove au sujet des Embouteillages à la déchetterie et, particulièrement ce vendredi 31 mai 2019

"Il fallait voir ce vendredi, suite à la fermeture du jeudi de l'ascension, la file impressionnante de véhicules en tout genre, venus déposer les déchets recyclables à la déchetterie de POUSSAN/MONTBAZIN. L'affluence record a créé des problèmes de circulation et de manœuvres dans cette déchetterie située sur une portion de l'ancienne voie ferrée de l'Intérêt local de l'Hérault."

"Toutefois, malgré l'embouteillage tout s'est passé normalement grâce à la bonne volonté des employés de la déchetterie qui commencent à avoir l'habitude de ce genre de situation. Il faut dire que celle-ci est plutôt mal conçue, ne permettant pas une circulation aisée des véhicules , qui pour la plupart tractent une remorque. L'entrée et la sortie se faisant par le même accès étroit cela ne permet pas le croisement des véhicules qui doivent attendre à l'extérieur."dechetIMAG0356

"Une file d'attente parfois impressionnante se forme alors sur cette petite route de plus en plus fréquentée par des automobilistes se rendant à Montbazin."

"Signalons que cet ancien chemin de vigne qui constitue l'unique accès à la déchetterie est très "pittoresque" voire dangereux, avec un revêtement défoncé par endroit (les gros camions qui viennent chercher les bennes y sont pour quelque chose) et des zones de croisement improvisées sur les vignes riveraines ! Que l'on vienne du côté de Poussan par la RD119e2 ou du côté de Gigean par la RD119, c'est vraiment le parcours du combattant !"

"Il faut le reconnaître cette déchetterie qui commence à dater est désormais insuffisante pour la population des deux villages concernés. Il est urgent qu'une nouvelle déchetterie voit la jour, en espérant qu'elle sera mieux adaptée à tout point de vue : sécurité, accès et capacité....etc."dechetIMAG0354 (2)

Les séries (pas) d’ici

 

Les séries tournées dans l’Hérault et plus généralement dans le sud de la France se multiplient. L’apparition régulière de ces productions est au moins aussi prévisible que leurs intrigues interchangeables. Mais là n’est pas leur problème majeur.

 

Un beau décor

Il faut bien se rendre à l’évidence : notre région, et ses plus de 300 jours d’ensoleillement, n’est envisagé que comme simple décor par les boîtes de productions. La mise en avant des particularités du territoire sont quasi-inexistantes. Le point le plus évident est, bien-entendu, l’accent local mais nous y reviendront.

Mais d’autres points, peut-être plus mineurs, ont aussi des conséquences. Les ressorts de l’histoire n’ont souvent aucun lien avec le territoire. Quand ils en ont un se sont vraiment des éléments présentés comme folklorique ou portant tout bonnement préjudice à la région. Dans les séries policières s’il y a des huîtres de l’étang de Thau ou du vin de Faugères… ils sont empoisonnés.

 

Malama Ka’Aina (*)

C’est encore plus vrai pour les langues régionales. Les élites parisiennes aiment à se gloser de l’impérialisme culturel des USA et la manière dont elles se traduisent au cinéma et les séries télévisées. Mais chaque épisode d’une série américain comme Hawaï-5-0 a un titre dans la langue originelle des hawaïens.  A quand des titres en Occitan pour des séries françaises ?

 

Tous les accents ne sont pas égaux

Mais avant d’envisager des titres en Occitan la simple question de l’accent reste majeure. Ce marqueur régional est systématiquement absent des productions locales. Enfin pas tous les accents… L’accent, ou plutôt les accents, du Sud et les expressions typiques des régions du sud de la France sont systématiquement gommés. Mais ce n’est pas le cas de toutes les spécificités locales.

Certains voudraient nous faire croire que ce gommage est la règle de toutes productions nationales au nom d’une certaine homogénéisation.  Pourtant, pendant que les personnages des séries tournées dans le Sud échangent des dialogues polissés avec l’accent pointu la Capitaine Marleau balade son accent et ses expressions du ch’nord dans sa série éponyme.

 

Tant qu’on a le soleil…

Ces productions pourraient continuer à frustrer les locuteurs de la langue Occitane et pourraient même continuer à ignorer l’accent et les expressions du sud au prétexte qu’elles souhaitent s’adresser à un large public. Mais le prétexte du soleil fera, plutôt tôt que tard, long feu. Demain il ne suffira plus de bénéficier des avantages du territoire sans le mettre en valeur.

Le tourisme a dû passer par cette transformation. Le tourisme de masse qui déversait de façon, apparemment discontinue, des flots de touristes avides de soleil sur les côtes méditerranéennes a fait long feu. Il a fallu passer à un tourisme qualitatif mettant en avant l’histoire, la géographie, la culture et le patrimoine local.

Gageons que les maisons de production cinématographiques et télévisuelles (re)découvriront prochainement ces mines d’or de situations, de scénarios et de personnages que sont les traditions occitanes

 

(*) « Malama Ka’Aina » signifie « Respecter le territoire » en langue hawaïenne et était le titre du deuxième épisode de la série.

Par http://www.sport-tambourin-cd34.com

Que sont les intellectuels devenus ?

Michelle Godard, Gilet Jaune du début et jusqu'à la fin… pose la question :

"Morts, tous ces intellectuels de haute volée, accompagnateurs des mouvements sociaux ; Pierre Bourdieu auteur de la Misère du Monde ; Robert Castel, la Métamorphose de la question sociale ; Michel Foucault, Surveiller et Punir, centre de réflexion sur le système pénal ; Erwin Goffman sur les institutions totalitaires ; Hannah Arendt, sur la condition de l’Homme moderne, et bien d’autres encore qui manquent cruellement pour donner la réponse à la vulgate de Luc Ferry, Michel Apathie et autres « experts  journalistiques » des médias télévisés vociférant leur dégoût « des pauvres, des classes laborieuses, des sans dents, des barbares dans la ville ».

Bien sûr, nous avons entendu Emmanuel Todd, nous dire « qu’avec les Gilets Jaunes, il était à nouveau fier d’être français ». Et aussi l’académicienne Danièle Sallenave qui vient d’écrire un recueil « Jojo, le Gilet Jaune », tendre et intelligent sur notre  mouvement.

Mais quel silence intellectuel parmi « l’intelligentsia française », quel silence parmi le monde artistique, quel silence parmi les élites des sciences sociales, qui sont foudroyés par le mouvement historique des Gilets Jaunes tant ils sont déconnectés de notre monde !

La dialectique absente de toute exigence démocratique est remplacée par un discours partisan aux ordres du pouvoir par les médias, un silence médusé des artistes, et intellectuels. Les seules réponses aux Gilets Jaunes viennent  du gouvernement : insultes,  violences policières, mensonges d’état, arrestations multiples, incarcérations, peines et amendes honteuses et disproportionnées.

Et pourtant, la lame de fond contestataire des Gilets Jaunes, traverse toute notre société et au-delà, dans sa forme, dans son fond et dans le soutien de la population.

C’est en effet, le seul mouvement hors partis et syndicats, qui pour la première fois dans l’histoire, nous parle non seulement de justice sociale et de justice fiscale, mais aussi de démocratie.

C’est aussi le seul mouvement qui remet en cause tout le système capitaliste et qui revendique des aspirations fortes en faveur du climat.

Mais pour toutes ces raisons, c’est également, le mouvement qui subit les pires attaques, meurtrières, handicapantes à vie, par la brutalité de sa répression policière.

C’est enfin, la pire répression judiciaire, jamais vue à l’encontre des Gilets Jaunes criminalisé(e)s, fiché(e)s, par une police et une justice qui nous rappelle VICHY. Et l’on ose nous traiter de « peste brune » sans qu'aucun de nos « esprits » ou artiste ne se lève.

Il y a bien, BRIGITTE FONTAINE, la rebelle, qui courageusement  écrit une lettre à Macron. Merci à elle.

Alors, vous les intellos, les artistes, comment pouvez-vous rester sans rien dire, sans rien faire ?

Êtes-vous devenus des robots, des marionnettes aux ordres vous aussi ?

Jusqu’à quand allez-vous rester sans voix, ou bien avez-vous rejoint les autres polichinelles médiatiques ?

NB : au moment où je finis d’écrire, je reçois deux appels : un d’intellectuel et un d’artiste…"

Une fable sur les Gilets Jaunes imaginée par Christian Puech

"Une des photographies les plus symboliques de la lutte des gilets jaunes"

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"Envoyé par Jupiter, dieu romain symbole de la « barbarie »  de notre modèle de civilisation, un habile berger par sa jeunesse et une riche mise en scène avait séduit des brebis pourtant surtaxées. Elles étaient désemparées après un demi-siècle de laisser aller envers un système globalisé devenu destructeur de l’homme et de la nature. Ce dernier faisait 80.000 morts prématurées par an dans le pays et ne laissait pas de temps pour « Vivre ». Ce berger leur avait laissé espérer la Lune, que l’herbe, l’eau, l’air, le lait des mères seraient moins pollués et même la fin de l’injuste destin expiatoire de leurs agneaux.

 La tonte déjà très excessive venait juste de s’achever, qu’il en ordonnait une autre pour gratter cinq euros alors que l’hiver s’annonçait. Les mères bêlaient nuit et jour, les béliers donnaient de la corne. Aucun d’eux n’oubliera : il faut souvent se méfier de ceux qui prétendent faire votre bonheur malgré vous !

 A la croisée des chemins les animaux fragilisés se concertèrent sur leur commune infortune. La solidarité aidant libéra la parole avec son cortège de justes insatisfactions. Pour se démarquer et se reconnaître dans les manifs du samedi, ils se couvrirent de fleurs jaunes.Du jamais vu chez brebis domestiquée par l’homme, son plus sournois et rationnel prédateur.Si toutes n’étaient pas blanches, elles n’avaient rien des « loups » qui abusaient du système financier mondialisé. Les autres animaux soutenaient à 80% les brebis.

 C’était au pays des Droits humains un âge obscur et prétentieux où l’animal et la nature n’avaient  aucun droit que l’homme se doive de respecter. Une époque où la vérité rarement appréciée, n’était pas bonne à dire, toujours masquée derrière l’universalité de nos valeurs. Jamais bergers de Jupiter aussi savants n’avaient servi sur la planète système aussi destructeur et injuste. Et les intellectuels s’étaient tu.

 Pour mater les brebis le berger leur envoya ses chiens noirs caparaçonnés, crachant des vapeurs brûlantes de « cyanure », usant d’armes interdites par les droits humains en démocratie.Pour assurer leur gamelle ces derniers crevaient des yeux, brisaient des pattes, arrachaient des oreilles, embastillaient au moyen de lois liberticides, des « barbouses » cassaient. Le berger accusait par ruse les agneaux de tous les crimes pour les décrédibiliser sans même débattre. Déstabilisé par la contestation il proposa un débat national dépourvu de diagnostic sur les causes du changement climatique et de la révolte sociale, et donc faux pour ces animaux. Puis ses « premiers de cordée » entrèrent sans respect dans les bergeries faisant d’interminables propagandes du système usé jusqu’au trognon. Mais le rapport bénéfice risque restait très controversé chez la majorité des brebis pleines de bon sens.

« Travailler, consommer et la fermer en attendant le couteau du boucher, on veut plus ça pour nos agneaux » clamaient les brebis par monts et par vaux. Afin de prendre leur destin en main, elles n’hésitaient plus à affronter Jupiter, son système, son berger et ses chiens vingt samedi durant. Mais quel mode de vie et de développement alternatif possible en pareil monde? Que devaient-elles abandonner ? Que devaient-elles garder ? Nombre d’entre-elles n’avaient jamais eu le temps ou les moyens de penser à un système alternatif possible entre les extrêmes.

 

Dans la fable de la Fontaine, un agneau avait soif, il fut dévoré : « La raison de plus fort est toujours la meilleure ». Dans cette moderne et maladroite interprétation, les agneaux ont faim, sont assoiffés de justice, de vérité, de liberté, de fraternité : que risque -t-il leur arriver ?

Si la photographie et ces bafouilles ont pour vous du sens, vous touchent ou vous concernent, faites les connaitre aux autres peuples à genoux.

La photo signée est en vente 1 euro et le bénéfice ira aux plus graves des 2000 brebis blessées s’ils le souhaitent, et aux Indiens d’Amazonie qui défendent au péril de leur vie notre mère nature et la biodiversité.

Christian Puech.

Voir Facebook  : « Témoins au bout du monde «, l’assoc.  de Christian Puech peut être contactée  et soutenue. Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Voir aussi sur : http://christianpuech.wordpress.com"