courrier des lecteurs

La position d'Alain Badiou, philosophe, sur la pandémie virale…

"J’ai toujours considéré que la situation actuelle, marquée par une pandémie virale, n’avait rien de bien exceptionnel. Depuis la pandémie (virale aussi) du Sida, en passant par la grippe aviaire, le virus Ebola, le virus Sars 1, sans parler de plusieurs grippes, voire du retour de la rougeole, ou des tuberculoses que les antibiotiques ne guérissent plus, nous savons que le marché mondial, combiné à l’existence de vastes zones sous-médicalisées et de l’insuffisance de discipline mondiale dans les vaccinations nécessaires, produit inévitablement des épidémies sérieuses et dévastatrices (dans le cas du Sida, plusieurs millions de morts). Hormis le fait que la situation de la pandémie actuelle frappe cette fois à grande échelle l’assez confortable monde dit occidental – fait en lui-même dépourvu de signification novatrice, et appelant plutôt des déplorations suspectes et des âneries révoltantes sur réseaux sociaux –, je ne voyais pas qu’au-delà des mesures de protection évidentes et du temps que mettra le virus à disparaitre dans l’absence de nouvelles cibles, il faille monter sur ses grands chevaux. 

Au demeurant, le vrai nom de l’épidémie en cours devrait indiquer qu’elle relève en un sens du « rien de nouveau sous le ciel contemporain ». Ce vrai nom est SARS 2, soit « Severe Acute Respiratory Syndrom 2 », nomination qui inscrit en fait une identification « en second temps », après l’épidémie de SARS 1, qui s’était déployée dans le monde au printemps 2003. Cette maladie avait été nommée à l’époque « la première maladie inconnue du XXIe siècle ».  Il est donc clair que l’épidémie actuelle n’est aucunement le surgissement de quelque chose de radicalement nouveau, ou d’inouï. Elle est la deuxième du siècle dans son genre, et situable dans sa filiation. Au point même que la seule critique sérieuse adressée, aujourd’hui, en matière prédictive, aux autorités, est de n’avoir pas sérieusement soutenu, après Sars 1, la recherche qui aurait mis à la disposition du monde médical des moyens d’action véritables contre Sars 2. C’est du reste une critique grave, qui dénonce une carence de l’Etat dans son rapport à la science, rapport essentiel dans la situation présente. Mais ceci est passé…

En attendant, je ne voyais donc rien d’autre à faire que d’essayer, comme tout le monde, de me séquestrer chez moi, et rien d’autre à dire que d’exhorter tout le monde à faire de même. Respecter sur ce point une stricte discipline est d’autant plus nécessaire qu’elle est un appui et une protection fondamentale pour tous ceux qui sont les plus exposés : bien sûr, tous les soignants, qui sont directement sur le front, et qui doivent pouvoir compter sur une ferme discipline, y compris des personnes infectées ; mais aussi les plus faibles, comme les gens âgés, notamment en Ephad ; et encore tous ceux qui vont au travail et courent ainsi le risque d’une contagion. Cette discipline de ceux qui peuvent obéir à l’impératif « rester chez soi » doit aussi trouver et proposer les moyens pour que ceux qui n’ont guère ou pas de « chez eux » puissent cependant trouver un abri sûr. On peut ici penser à une réquisition générale de certains hôtels, et à la constitution de « brigades » de jeunes volontaires pour assurer par livraisons le ravitaillement, comme cela s’est déjà fait, par exemple à Nice.

Ces obligations sont, il est vrai, de plus en plus impérieuses, mais ne comportent pas, du moins à un premier examen, de grands efforts d’analyse ou de constitution d’une pensée neuve. Elles sont de l’ordre de ce qui fut nommé « le secours populaire ».

Mais voici que vraiment, je lis trop de choses, j’entends trop de choses, y compris dans mon entourage, qui me déconcertent par le trouble qu’elles manifestent, et par leur inappropriation totale à la situation, à vrai dire simple, dans laquelle nous sommes. Trop de gens qui, comme me le fait remarquer Elisabeth Roudinesco, songent moins à combattre efficacement la tragédie qu’à en jouir.

Ces déclarations péremptoires, ces appels pathétiques, ces accusations emphatiques, sont d’espèces différentes, mais toutes ont en commun, outre justement une secrète jouissance, un curieux mépris de la redoutable simplicité, et de l’absence de nouveauté, de la situation épidémique actuelle.  Ou bien elles sont inutilement serviles au regard des pouvoirs, qui ne font en fait que ce à quoi ils sont contraints par la nature du phénomène. Ou bien elles nous ressortent la Planète et sa mystique, ce qui ne nous avance en rien. Ou bien elles mettent tout sur le dos du pauvre Macron, qui ne fait, et pas plus mal qu’un autre, que son travail de chef d’Etat en temps de guerre ou d’épidémie. Ou bien elles crient à l’événement fondateur d’une révolution inouïe, dont on ne voit pas quel rapport elle soutiendrait avec l’extermination d’un virus, dont du reste nos « révolutionnaires » n’ont pas le moindre moyen nouveau. Ou bien elles sombrent dans un pessimisme de fin du monde. Ou bien elles s’exaspèrent sur le point que le « moi d’abord », règle d’or de l’idéologie contemporaine, ne soit en la circonstance d’aucun intérêt, d’aucun secours, et puisse même apparaitre comme complice d’une continuation indéfinie du mal.

On dirait que l’épreuve épidémique dissout partout l’activité intrinsèque de la Raison, et qu’elle oblige les sujets à revenir aux tristes effets – mysticisme, fabulations, prières, prophéties et malédictions – dont le Moyen Âge était coutumier quand la peste balayait les territoires. Du coup, je me sens quelque peu contraint de rassembler quelques idées simples. Je dirais volontiers : cartésiennes.

Convenons pour commencer par définir le problème, par ailleurs si mal défini, et donc si mal traité.

Une épidémie a ceci de complexe qu’elle est, toujours, un point d’articulation entre des déterminations naturelles et des déterminations sociales. Son analyse complète est transversale : il faut saisir les points où les deux déterminations se croisent, et en tirer les conséquences. 

Par exemple, le point initial de l’actuelle épidémie se situe très probablement sur les marchés dans la province de Wuhan. Les marchés chinois sont encore aujourd’hui connus pour ce qui s’y trouve exposé, notamment leur goût de la vente en plein air de toutes sortes d’animaux vivants entassés. L’hypothèse à ce jour la plus fiable est que c’est là que le virus s’est trouvé à un moment donné présent, sous une forme animale elle-même héritée des chauves-souris, dans un milieu populaire très dense, et avec une hygiène quelque peu rudimentaire.

La poussée naturelle du virus d’une espèce à une autre transite alors vers l’espèce humaine. Comment exactement ? Nous ne le savons pas encore, et seules des procédures scientifiques nous l’apprendront. Stigmatisons au passage tous ceux qui lancent, sur les réseaux d’internet, des fables typiquement racistes, étayées sur des images truquées, selon lesquelles tout provient de ce que les chinois mangent des chauve-souris quasiment vivantes.

Ce transit local entre espèces animales jusqu’à l’homme constitue le point d’origine de toute l’affaire. Après quoi seulement opère une donnée fondamentale du monde contemporain : l’accès du capitalisme d’Etat chinois à un rang impérial, soit une présence intense et universelle sur le marché mondial. D’où d’innombrables réseaux de diffusion, avant évidemment que le gouvernement chinois soit en mesure de confiner totalement le point d’origine – en fait, une province entière, quarante millions de personnes – ce qu’il finira cependant par faire avec succès, mais trop tard pour que l’épidémie soit empêchée de partir sur les chemins – et les avions, et les bateaux – de l’existence mondiale.

Un détail révélateur de ce que j’appelle la double articulation d’une épidémie : aujourd’hui, Sars 2 est jugulée à Wuhan, mais il y a de très nombreux cas à Shangaï, majoritairement dus à des gens, chinois en général, venant de l’étranger. La Chine est donc un lieu où l’on observe le nouage, pour une raison archaïque, puis moderne, entre un croisement nature-société sur des marchés mal tenus, de forme ancienne, cause ponctuelle de l’apparition de l’infection, et une diffusion planétaire de ce point d’origine, portée, elle, par le marché mondial capitaliste et ses déplacements aussi rapides qu’incessants.

Après quoi, on entre dans l’étape où les Etats tentent, localement, de juguler cette diffusion. Notons au passage que cette détermination reste fondamentalement locale, alors même que l’épidémie, elle, est transversale. En dépit de l’existence de quelques autorités trans-nationales, il est clair que ce sont les Etats bourgeois locaux qui sont sur la brèche.

Nous touchons là à une contradiction majeure du monde contemporain : l’économie, y compris le processus de production en masse des objets manufacturés, relève du marché mondial. On sait que la simple fabrication d’un téléphone portable mobilise du travail et des ressources, y compris minières, dans au moins sept états différents. Mais d’un autre côté, les pouvoirs politiques restent essentiellement nationaux. Et la rivalité des impérialismes, anciens (Europe et USA) et nouveaux (Chine, Japon…) interdit tout processus d’un Etat capitaliste mondial. L’épidémie, c’est aussi un moment où cette contradiction entre économie et politique est patente. Même les pays européens ne parviennent pas à ajuster à temps leurs politiques face au virus

En proie eux-mêmes à cette contradiction, les Etats nationaux tentent de faire face à la situation épidémique en respectant autant que faire se peut les mécanismes du Capital, bien que la nature du risque les oblige à modifier le style et les actes du pouvoir.

On sait depuis longtemps qu’en cas de guerre entre pays, l’Etat doit imposer, non seulement bien sûr aux masses populaires, mais aux bourgeois eux-mêmes, des contraintes considérables, et ce pour sauver le capitalisme local. Des industries sont quasiment nationalisées au profit d’une production d’armements déchaînée mais qui ne produit sur le moment aucune plus-value monétisable. Quantité de bourgeois sont mobilisés comme officiers et exposés à la mort. Les scientifiques cherchent nuit et jour à inventer de nouvelles armes. Nombre d’intellectuels et d’artistes sont requis d’alimenter la propagande nationale, etc.

Face à une épidémie, ce genre de réflexe étatique est inévitable. C’est pourquoi, contrairement à ce qui se dit, les déclarations de Macron ou de Philippe concernant l’Etat redevenu soudain « providence », une dépense de soutien aux gens hors travail, ou aux indépendants dont on ferme la boutique, engageant des milliards d’argent de l’Etat, l’annonce même de « nationalisations » : tout cela n’a rien d’étonnant, ni de paradoxal. Et il s’ensuit que la métaphore de Macron, « nous sommes en guerre », est correcte : Guerre ou épidémie, l’Etat est contraint, outrepassant parfois le jeu normal de sa nature de classe, de mettre en œuvre des pratiques à la fois plus autoritaires et à destination plus globale, pour éviter une catastrophe stratégique. D’où qu’il utilise aussi le lexique fané de la « nation », dans une sorte de gaullisme caricatural, qui est aujourd’hui dangereux, vu que le nationalisme fait partout le lit d’une extrême droite revancharde.

Toutes ces rhétoriques sont une conséquence tout à fait logique de la situation, dont le but est de juguler l’épidémie – de gagner la guerre, pour reprendre la métaphore de Macron – le plus sûrement possible, tout en restant dans l’ordre social établi. Ce n’est nullement une comédie, c’est une nécessité imposée par la diffusion d’un processus mortel qui croise la nature (d’où le rôle éminent des scientifiques dans cette affaire) et l’ordre social (d’où l’intervention autoritaire, et elle ne peut être autre chose, de l’Etat).

Qu’apparaissent dans cet effort de grandes carences est inévitable. Ainsi le manque de masques protecteurs, ou l’impréparation concernant l’étendue du confinement hospitalier. Mais qui donc peut réellement se vanter d’avoir « prévu » ce genre de choses ? A certains égards, l’Etat n’avait pas prévu la situation actuelle, c’est bien vrai. On peut même dire qu’en affaiblissant, depuis des décennies, l’appareil national de santé, et en vérité tous les secteurs de l’Etat qui étaient au service de l’intérêt général, il avait plutôt fait comme si rien de semblable à une pandémie dévastatrice ne pouvait affecter notre pays. En quoi il est très fautif, non seulement sous sa forme Macron, mais sous celle de tous ceux qui l’ont précédé depuis au moins trente ans. Et il est bien possible que la question du démantèlement et de la privatisation des services publics – qui est aussi la question de la propriété privée, donc du communisme – soit rénovée, dans l’opinion, par la crise épidémique.

Mais en attendant, il est tout de même juste de dire ici que personne n’avait prévu, voire imaginé, le développement en France d’une pandémie de ce type, sauf peut-être quelques savants isolés. Beaucoup pensaient probablement que ce genre d’histoire était bon pour l’Afrique ténébreuse ou la Chine totalitaire, mais pas pour la démocratique Europe. Et ce n’est sûrement pas les gauchistes – ou les gilets jaunes, ou même les syndicalistes – qui peuvent avoir un droit particulier de gloser sur ce point, et de continuer à faire tapage sur Macron, leur cible dérisoire depuis toujours. Ils n’ont, eux non plus, absolument rien envisagé de tel. Tout au contraire : l’épidémie déjà en route en Chine, ils ont multiplié, jusqu’à très récemment, les regroupements incontrôlés et les manifestations tapageuses, ce qui devrait leur interdire aujourd’hui, quels qu’ils soient, de parader face aux retards mis par le pouvoir à prendre la mesure de ce qui se passait. Nulle force politique, en réalité, en France, n’a réellement pris cette mesure avant l’Etat macronien et sa mise en place d’un confinement autoritaire.

Du côté de cet Etat, la situation est de celles où l’Etat bourgeois doit, explicitement, publiquement, faire prévaloir des intérêts en quelque sorte plus généraux que ceux de la seule bourgeoisie, tout en préservant stratégiquement, dans l’avenir, le primat des intérêts de classe dont cet Etat représente la forme générale. Ou, autrement dit, la conjoncture oblige l’Etat à ne pouvoir gérer la situation qu’en intégrant les intérêts de la classe, dont il est le fondé de pouvoir, dans des intérêts plus généraux, et ce à raison de l’existence interne d’un « ennemi » lui-même général, qui peut être, en temps de guerre, l’envahisseur étranger, et qui est, dans la situation présente, le virus Sars 2.

Ce genre de situation (guerre mondiale, ou épidémie mondiale) est particulièrement « neutre » sur le plan politique. Les guerres du passé n’ont provoqué de révolution que dans deux cas, si l’on peut dire excentriques au regard de ce qu’étaient les puissances impériales : la Russie et la Chine. Dans le cas russe, ce fut parce que le pouvoir tsariste était, à tous égards, et depuis longtemps, retardataire, y compris en tant que pouvoir possiblement ajusté à la naissance d’un capitalisme véritable dans cet immense pays. Et il existait par contre, avec les bolcheviques, une avant-garde politique moderne, fortement structurée par des dirigeants remarquables. Dans le cas chinois, la guerre révolutionnaire intérieure a précédé la guerre mondiale, et le Parti communiste chinois était déjà, en 1937, lors de l’invasion japonaise, à la tête d’une armée populaire qui avait fait ses preuves. En revanche, dans aucune des puissances occidentales la guerre n’a provoqué de révolution victorieuse. Même dans le pays vaincu en 1918, l’Allemagne, l’insurrection spartakiste a été très rapidement écrasée. C’est une rêverie inconsistante et dangereuse d’imaginer que le capitalisme contemporain, qui jouit de l’effondrement partout de l’hypothèse communiste, et qui peut donc se présenter comme la seule forme  historique possible des sociétés de classe contemporaines,  puisse être sérieusement mis en péril par ce qui se passe aujourd’hui.

La leçon de tout cela est claire : l’épidémie en cours n’aura, en tant que telle, en tant qu’épidémie, aucune conséquence politique notable dans un pays comme la France. A supposer même que notre bourgeoisie pense, au vu de la montée des grognements informes et des slogans inconsistants mais répandus, que le moment est venu de se débarrasser de Macron, cela ne représentera absolument aucun changement notable. Les candidats « politiquement corrects » sont déjà dans la coulisse, comme le sont les tenants des formes les plus moisies d’un « nationalisme » aussi obsolète que répugnant.

Quant à nous, qui désirons un changement réel des données politiques dans ce pays, il faut profiter de l’interlude épidémique, et même du – tout à fait nécessaire – confinement, pour travailler, mentalement comme par écrit et par correspondance, à de nouvelles figures de la politique, au projet de lieux politiques nouveaux, et au progrès transnational d’une troisième étape du communisme, après celle, brillante, de son invention, et celle, forte et complexe, mais finalement vaincue, de son expérimentation étatique.

Il faudra aussi en passer par une critique serrée de toute idée selon laquelle des phénomènes comme une épidémie ouvrent par eux-mêmes à quoi que ce soit de politiquement novateur. En sus de la transmission générale des données scientifiques sur l’épidémie, seules ne garderont une force politique que des affirmations et convictions nouvelles concernant les hôpitaux et la santé publique, les écoles et l’éducation égalitaire, l’accueil des vieillards, et autres questions du même genre. Ce sont les seules qu’on pourra éventuellement articuler à un bilan des faiblesses dangereuses de l’Etat bourgeois mises en lumières par la situation actuelle.

Au passage, on dira courageusement, publiquement, que les prétendus « réseaux sociaux » montrent une fois de plus qu’ils sont d’abord – outre le fait qu’ils engraissent les plus grands milliardaires du moment – un lieu de propagation de la paralysie mentale bravache, des rumeurs incontrôlées, de la découverte de « nouveautés » antédiluviennes, quand ce n’est pas de l’obscurantisme fascisant.

N’accordons crédit, même et surtout confinés, qu’aux vérités contrôlables de la science et aux perspectives fondées d’une nouvelle politique, de ses expériences localisées – y compris concernant l’organisation des classes les plus exposées, singulièrement les prolétaires nomades venus d’ailleurs – comme de sa visée stratégique."

Alain Badiou.


Alain Badiou est un philosophe, romancier et dramaturge français d'inspiration marxiste né le 17 janvier 1937 à Rabat (Maroc). Des détails ICI.

L’action de Didier Sabatier le papa de Manon Tisseur

L’action de Didier Sabatier le papa de Manon Tisseur
Le (Semi Marathon sur son balcon) diffusé en direct sur le groupe Je suis né à SETE a permis de récolter des fond pour offrir des repas , depuis jeudi et durant 12 jours, le personnel de l'hôpital St Clair de Sète se verra offrir 30 repas par jour préparés par Inlove2food, restauratrice sétoise, grâce aux 1320€ de la cagnotte récoltés lors de son action.
Bravo à Didier et à Manon pour cette belle action.

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Message de Jean-Claude Agullo, Poussannais : mes pensées

Message de Jean-Claude Agullo, Poussannais
 
"Imaginons que la France soit un navire, à bord, il faut un commandant ou un timonier, appelez le comme vous voudrez, qui le barre. Il faut aussi un état-major pour l'assister, l'aider, le conseiller, et puis un équipage pour préparer la manoeuvre, animer la vie à bord, et faire tourner les hélices.
Enfin dans les cabines, les passagers qui bien ou mal supportent supportent les décisions prises sur la passerelle.
Mais que l'on soit de droite ou de gauche, ou bien du centre, peut-on supposer ou penser un seul instant que les responsables de ce navire foncent sciemment droit sur l'iceberg pour le couler?
 Il n'est pas l'heure de diviser les Français par des manoeuvres bassement politiciennes, ceux qui ne sont pas aux commandes devraient se poser la question: Que ferais-je si j'y étais ?
Rendons grâce à nos soignants,nos pompiers, nos policiers, nos gendarmes, nos militaires, nos caissières, et d'autres encore qui oeuvrent pour nous aider à survivre. 
C'est par l'unité et la tolérance que nous arriverons à vaincre cette étrange et terrible maladie qui nous impacte tant. 
    Soyons fiers d'être Français."

Secteur associatif: courrier d'une lectrice

"J'ai lu avec attention votre article publié le 17 mars intitulé: "Là, c'est la guerre", Aide à Domicile... du point de vue d'une entreprise de services d'aide à domicile, où 60 auxiliaires de vie interviennent auprès de 350 personnes fragiles.

Je suis moi-même auxiliaire de vie sociale, diplômée d'état, salariée depuis 15 ans dans une association à but non lucratif, adhérente au Syndicat Départemental de l'Action Sociale Force Ouvrière, dont je suis la trésorière adjointe, également en charge du secteur de l'Aide à Domicile sur le plan départemental, en équipe au plan régional, et au plan national, je suis membre du Conseil de la Fédération Nationale de l'Action Sociale Force Ouvrière, laquelle m'a mandaté Négociatrice pour la Branche de l'Aide, de l'Accompagnement, des Soins et Services à Domicile, je négocie en équipe.

Je viens par ce mail me faire le relais de témoignages de salariés du secteur associatif sur la gestion de la crise sanitaire que nous subissons de plein fouet aujourd'hui, en soulignant que le secteur est déjà fragilisé par des conditions de travail très dégradées et par de faibles salaires.

Assaillie depuis lundi d’appels de salariés désemparés par le manque d’informations, livrés à eux même parce que soit la direction n’avait pas de réponse à leurs questions, soit elle était injoignable, s’adaptant comme ils le peuvent aux nouvelles conditions de travail, certains en détresse parce qu’obligés de travailler et effrayés à l’idée de contracter la maladie et de la transmettre à leur conjoint atteint de cancer ou de maladie chronique invalidante, j’informe et rassure autant que je peux.

A l’heure du confinement renforcé pour limiter la propagation du virus, les salariés de l’aide à domicile se déplacent toutes les heures ou demi-heures. D'une  association à l’autre, dans un même réseau d’employeur, la situation de ces salariés est différente concernant le matériel de protection distribué et les consignes d’utilisation : à peu près tout le monde est équipé de gants et savon, mais concernant les masques, tout le monde n’en a pas, ou travaille simplement avec un ou deux masques (situation lundi)… les consignes d’utilisations sont inexistantes par endroit: comment le met-on ? Combien de temps faut-il le porter ? Comment l’élimine-t-on, comme un déchet ménager ou comme un déchet médical potentiellement contaminé et contagieux ? Dans une association, la consigne est de le porter une demi-journée et on le jette, sans préciser où, dans une autre on laisse le salarié se débrouiller seul, et dans une autre, on est très précis, on le met sans le toucher en utilisant les élastiques, on le porte 24h, on l’enferme en le prenant par les élastiques dans un sac hermétique pour une durée de 48h, car le virus reste actif 24 h, et… on peut le remettre… Une partie de la consigne étant écrite, l’autre orale. Le problème de pénurie semble ici avoir été résolu ! Ailleurs, depuis avant-hier, on commence à équiper les salariés de vrais masques respiratoires FFP2, mais sans consigne d’utilisation… Les salariés s’inquiétant car ils entendent partout qu’il y a pénurie de ces masques, qu’ils sont réservés en priorité aux personnes en contact avec des malades… ils s’interrogent légitimement car aucune information supplémentaire ne leur est donnée.

Concernant l’organisation du travail, dès lundi, la consigne donnée était  " on n’intervient plus pour le ménage, on ne se concentre que sur les actes essentiels : aide à la toilette, lever, coucher, médicaments, repas et courses" . Il en ressort que les « agents à domiciles » ne sont plus sensés travailler, restent en activité les « employés à domicile » et les « auxiliaires de vie sociale » qui préviennent les bénéficiaires par téléphone des modalités d’interventions. Certains se rendent toutes fois au domicile des bénéficiaires pour les rassurer, mais sans kit complet de protection ni formation pour appliquer le protocole de désinfection, ils deviennent des vecteurs potentiel du Covid 19. Ainsi, en pratique, dans beaucoup d’association, cette organisation est laissée à la bonne appréciation de ces deux catégories de salariés, le personnel administratif étant d’origine en surcharge de travail, il gère souvent à distance aujourd'hui, et se retrouve plus que débordé. D’une façon qui semble admise, le personnel « agent à domicile » spécialisé dans l’aide au ménage, ne travaille plus, mais par endroit, la consigne n’est pas bien passée, les administratives n’ont pas eu le temps de modifier les plannings, si bien que des salariés qui auraient dû rester chez eux sont allés travailler sans protection par crainte de perte de salaire, ce sont les représentants du personnel, lorsqu'ils assurent leur rôle, qui vérifient que les consignent soient bien passées et qui viennent compléter le travail de l'administratif, mais pas toujours, parfois, ils semblent avoir désertés.

La question de la rémunération est une réelle source de stress et d’angoisse. Pour les salariés au SMIC, 100% du salaire pris en charge, pour les autres 84%... soit une différence de prise en charge entre les deux de 16%, cette question m’a été posée: « Aujourd'hui, si je suis payée moins de 16% au-dessus du smic, vais-je percevoir moins que le smic si demain je ne travaille pas du tout? ».

Hier soir, j’ai été sollicitée par un représentant du personnel qui travaille dans une grosse structure où l’employeur veut mettre en place une procédure de chômage partiel.

Un sentiment d’insécurité est palpable : nous intervenons au domicile des personnes, sans véritable protection ni information, nous nous heurtons au secret médical, en action de travail, nous pouvons exercer notre droit de retrait, mais si nous suspectons un danger grave et imminent, pour cela, il faut le constater sur place, avoir pénétré dans le domicile d’une personne possiblement infectée, plus que jamais une majorité du  personnel de terrain se sent isolé, certains utilisent le mot menacé, mais admet être tiraillée entre ne pas vouloir abandonner les personnes aidés et se protéger. Nous n’avons pas encore atteint le pic de contamination et beaucoup ont pris conscience que dans très peu de temps, nous allons nous retrouver sur le même front que les soignants sans aucune préparation…. En 2015, un décret autorisait les aides à domicile à pratiquer la pose de sonde endo-trachéale, aux informations nationales, on voit du personnel infirmier formé en urgence à ce geste, on sait que la maladie entraîne des troubles graves de la respiration, on connait le problème de place dans les établissements…. Le mot réquisition se murmure déjà dans des associations. Nous ne pouvons nous empêcher de faire le lien entre tout ça..

Le projet de loi d’urgence sanitaire ne contredit pas cette rumeur, il tend à confirmer nos craintes et n’est pas du tout rassurant pour l'avenir de notre secteur.

Enfin, les aides à domicile du milieu associatif regrettent une fois de plus que l'on parle aussi peu de leur secteur, et que les rares fois où l'on en parle, on en brosse un tableau au couleurs pastels, ce qui n'est pas la réalité.

En espérant que ce récit retienne votre attention, je me tiens volontiers à votre disposition pour de plus amples renseignements."

"Cordialement,"

"Geneviève Debilliers"

ECOLOGIE ET DROITS HUMAINS PLANETAIRES DU GLOBAL AU LOCAL

Message de Christian Puech : ambassadeur pour l’Amazonie de la ville de Montpellier

ECOLOGIE ET DROITS HUMAINS PLANETAIRES

DU GLOBAL AU LOCAL

L’explorateur Christian Puech ambassadeur pour l’Amazonie de la ville de Montpellier, si les écologistes, associés aux Partis et Mouvements qui les soutiennent, gagnent les élections municipales.

La liste « Choisir l’écologie » soutenue par EELV , Génération écologie et le Parti animaliste, conduite par Coralie Mantion ; la liste « Rassemblement des écologistes et de la gauche » soutenue par les Insoumis de Montpellier, les Radicaux de Gauche et le groupe Confluence, conduite par Clotilde Ollier ; la liste « La gauche qui nous ressemble » soutenue par le PS, le PC et le Parti Radical de Gauche, conduite par Michaël Delafosse ; la liste de l’Union Populaire Républicaine conduite par Kamy Nazarian, viennent de décider qu’en cas de victoire aux municipales, l’explorateur, écrivain et photographe Christian Puech, né à Montpellier, est engagé internationalement pour l’homme et la nature, il est président de l’association « Témoins au bout du monde », et sera désigné lors du premier ou deuxième conseil municipal de la ville, comme ambassadeur non rémunéré pour l’Amazonie et les peuples en voie de disparition qui y survivent encore. Et cela, malgré les exactions, parfois l’ethnocide génocidaire, la déforestation, l’agrobusiness, la spoliation et la dégradation de leurs dernières terres nourricières dont ils sont les victimes au Brésil…Faits qui contribuent au réchauffement climatique planétaire, entre autres. (D’autres candidats aux municipales de Montpellier devraient se joindre aux signataires).

Avec certains de ces peuples l’explorateur a vécu un temps. Christian Puech est l’auteur du documentaire : » Peuples et cultures en voie de disparition : Huaoranis d’Amazonie équatorienne ». Il a été accrédité par les Nations -Unies pour la 12 éme session des droits des peuples autochtones. Dans cette période fratricide entre candidats pour gagner la mairie de Montpellier, c’est encourageant et légitime que sur son nom ces Partis et mouvements aient pu s’accorder. On retrouvera Christian Puech samedi à la 9 ème marche pour le climat que Témoins au bout du monde co organise. Il sera probablement un médiateur utile pour faciliter au 2 ème tour la convergence des listes en vue de gagner les municipales.

 









La rue du Parc à Sète sinistrée de Colissimo

Les riverains de la rue du Parc à Sète sont excédés par le comportement de LA POSTE qui n'assure plus les livraisons de COLISSIMO et CHRONOPOST.

Le facteur courrier, avec son tricycle électrique, dépose un faux avis de passage demandant aux clients d'aller à la poste centrale chercher leur colis !

Les motifs sont récurrents :"inaccessible", "pas d'accès 4 roues", "absent" etc... Arguments inacceptables sachant que les résidents empruntent quotidiennement la rue avec leurs véhicules (Berlingo, Kangoo, Partner, 208, 308 etc... sans oublier certains véhicules de chantier...).

Nous estimons que c'est à La Poste de s'organiser comme le font plusieurs enseignes qui livrent à domicile et non pas aux clients de le faire.

Coronavirus : la mauvaise expérience de Maître Isabelle Perrein auprès du service des urgences de MONTPELLIER

La mauvaise expérience de Maître Isabelle Perrein auprès du service des urgences de MONTPELLIER

 

"Je suis rentrée de SINGAPOUR depuis le 15 février. Mon fils a déclaré des symptômes de grippe depuis le lundi 24 février. J’ai commencé par essayer de le prendre en charge toute seule. N’y arrivant pas j’ai fait appel à mon médecin généraliste lequel m’a indiqué ne pouvoir lorsqu’un patient présentait un potentiel risque de CORONA VIRUS. J’ai donc suivit ses conseils et ceux du ministère de la santé et ait téléphoné une première fois aux urgence vendredi matin ces derniers devaient ma rappeler. N’ayant pas de nouvelles j’ai réitéré mon appel vendredi soir vers 20h, après avoir été transférée de médecin en médecin, j’ai obtenu au bout d’une heure de négociation à ce qu’il soit pris en charge dans la WE. Lundi soir à 21H n’ayant toujours pas été rappelée, j’ai réitéré mon appel en marquant fermement mon mécontentement ….même discours….je monte donc dans les tours et les menaces de faire part de leur défaillance à la presse il m’est répondu « je vous en prie Madame faite le, nous manquons de moyen », je monte d’un cran et les menace de déposer mon fils au milieu des urgences au risque de contaminer tout le service…..Il m’est répondu si vous faite cela il sera mis dans un box en isolement et sera pris par le service des maladie infectieuses….A la fin de la conversation il m’a été indiqué que mon appel serait transféré au service des maladies infectieuses demain matin… car le soir le service ne prend en charge que les urgences."

 

"En bref au XXI la France est en incapacité de prendre en charge une crise sanitaire, rien ne sert de respecter la règle, mieux vaut prendre le risque de débouler aux urgences et de contaminer des malades et des soignants, en période de crise sanitaire, le service des maladies infectieuses ne tourne pas 24h/24 pour essayer de faire face à la demande."

 

"C’est une honte…."

Isabelle Perrein

 

BIO, A CONSOMMER AVEC MODERATION ?

Pour Michel Vigroux de Villeveyrac :

"Il est probable qu’en mangeant bio on mange plus sain, même si l’agriculture raisonnée Française est une des plus exemplaire à travers le monde. Cependant le Bio a ses limites. En tant qu’agriculteur, je sais que si je veux produire du blé sans engrais ni désherbant mon rendement pourra baisser jusqu’à -30%."

Vegetables, Garden, Mushrooms, Paprika

"Je sais aussi, qu’à cause des labours, mon bilan carbone sera très mauvais et pourtant la lutte contre les rejets de gaz à effet de serre est bien une priorité. Je sais que les labours profonds détruisent la biomasse. Je sais que du fait de ces labours profonds, conjugués à de fortes pluies, mes sols subiront l’érosion et participeront donc à ces inondations mêlées de boue qui envahissent les villages en aval. Et puis enfin je comprends bien que la raréfaction de la production va participer à l’inflation du prix des aliments de première nécessité (pain, pâte…). La catégorie de la population avec un bon pouvoir d’achat, qui achète bio (avec bonne conscience !), va entraîner tous ces désagréments. C’est l’autre catégorie de la population qui n’a rien demandé et qui a du mal à finir la fin des mois qui paiera plus cher pour les produits de première nécessité."

"Donc pour ceux, qui en ont les moyens, mangez bio, oui mais avec modération."

Boulevard chevalier de Clairville

"Boulevard Chevalier de Clairville C'est au service des Clairville, dans le Périgord, que ma mère a passé la majorité de sa vie, plus de cinquante cinq ans. Au quotidien et pour les grandes occasions elle s'occupait de la préparation et de la confection des repas. Le dernier des Clairville, Edmond, était régulièrement félicité parses hôtes pour son talent à avoir su choisir une telle cuisinière. " Edmond, vous avez l'art de savoir vus entourer d'un personnel de qualité". Cette phrase aurait pi être inscrite en exergue sur la grille du château tellement elle fut prononcé de fois en ce lieu. A la mort d'Edmond, le château est revenu à un lointain cousin qui l'a immédiatement mit en vente. Tristesse de l'époque!! Edmond n'a jamais eu d'enfants ...si...un...moi!

Avec ma mère. Conçu un soir d'automne périgourdin. Ni Edmond ni ma mère n'avait l'âme délurée mais les longues soirées de novembre peuvent avoir sur les personnes les plus "honnêtes" des effets inattendus. j'ai porté le nom de mon père officiel- décédé alors que j'avais 22 ans - jusqu'à la mort d'Edmond. En héritage, il m'a donné dans son testament, l'autorisation de porter le nom de Clairville accolé à mon patronyme officiel.

Je m'appelle Charles Delamarque-de Clairville. A Soixante huit ans, ma mère est venu habiter Sète où sa soeur avait il y a bien longtemps, avec son époux, crée un café devenu localement célèbre.

L'histoire est bien curieuse qui permet et provoque des rencontres improbables. Ainsi ma mère s'est retrouvé dans la ville dont le chevalier de Clair Ville ancêtre de celui qui est le père de son unique enfant, fut un des créateurs. Ma mère est aujourd'hui bien âgée et j'ai décidé de lui rende visite-cela fait plusieurs mois que je ne l'ai pas embrassé car la pression du temps nous emprisonne souvent.

Ingénieur, architecte et concepteur, je travaille sur des chantiers un peu partout dans le mode et e métier me passionne. Il ya cinq siècle environ, l'entreprise de mon aïeul fut pour le moins aussi passionnante. Son art le conduisit à beaucoup voyager et à participer à la création d'oeuvres d'une grande beauté... Sète... le canal du Midi...

J'ai pris hier soir l'avion à Bombay. A Paris j'ai changé d'aéroport et ce matin je me retrouve à Fréjorgues où une voiture de location m'attend. Elle va me permettre d'aller retrouver ma mère qui habite un petit appartement au 18 boulevard du Chevalier de Clairville.

Elle a simplement changé de lieu sans vraiment changer d'espace. Elle m'attend, après avoir concocté pour moi un de ces merveilleux plats dont elle a le secret. J'arrive triplement chez moi, chez ma mère, dans le boulevard qui porte mon nom et dans la ville que cet aïeul a contribué à créer. Mon choix d'ingénieur urbaniste n'est peut-être pas tout à fait l'effet du hasard."

Henri Blain

Appel pour la 9 ème marche pour le climat du 14 mars 2020, par Christian Puech

« Témoins au bout du monde ».

temainCapture 

Appel pour la 9 ème Marche planétaire pour le climat

et contre l’inaction, l’attentisme ou la complicité de nombreux dirigeants du monde .

Montpellier 14 mars 2020, départ du Peyrou à 14 heures.

Le soja dans nos assiettes révèle les liens entre des intérêts économiques et financiers croisés et l’ethnocide génocidaire des indiens Guarani Kaiowa du Brésil, entre autre, avec accaparement de leur dernières terres nourricières, déforestation, incendies en Amazonie et donc réchauffement climatique global.

http://montpellier-infos.fr/index.php/culture/beaux-arts/expos/19753-ode-a-la-nature-christian-puech

47 degrés à l’ombre dans nos garrigues au cœur de l’été. La flore et la faune se meurent, des vignes, des buis, des chênes vert brûlent, du jamais vu chez nous depuis des millénaires.

C’est à la société civile apartisane de s’engager à Montpellier avec « Témoins au bout du monde ». Nous étions 18.000 marcheurs le 16 mars 2019, un an après, nous serons encore là, la veille des élections municipales, plus déterminés que jamais.

Christian Puech. Contact :

Témoins au bout du monde ,

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Michel Vigroux de Villeveyrac s'exprime à propos des Terres Agricoles :

Michel Vigroux de Villeveyrac s'exprime à propos des Terres Agricoles :

"J'ai vu par hasard sur Antenne 2 une énième émission à charge contre les agriculteurs : « Tout compte fait » à  propos de la ZNT (zone de non traitement). Une émission de la même cuvée que « Catch Investigation » présentée par Elise Lucet."

"J’inverse le problème. Je propose aux Maires qui bâtissent au milieu des terres agricoles : des écoles, maisons de retraite ou lotissements, de prévoir dans l’acquisition du foncier une bande supplémentaire de 150mètres inconstructible.  Pour le coup il n’y aurait plus de problème de voisinage. Ce n’est pas l’Agriculteur qui serait spolié par 150 mètres incultivables mais les « bétonneurs » qui devraient prévoir et financer l’incidence de leur décision !

Il faut savoir que 150mètres autour d’un village représentent une très grande surface. Si on interdit aux agriculteurs de les cultiver, qui va entretenir cette surface ? Avec quels matériels et quels personnels ?  Les mairies bien sûr ! Avec vos impôts.

Multiplier cette zone de 150 mètres par chaque ville et village, retirerait des millions d’hectares en production.

Petit rappel, chaque 10 ans l’équivalent d’un département Français en terre agricole disparait sous le bitume et le béton (lotissements, zones industrielles et artisanales, infrastructures du type autoroute, LGV, contournements des villes et village etc.)

Par ailleurs ces surfaces sont imperméabilisées,  ce qui accentue les inondations en hiver et la sécheresse en été.

Comme parallèlement la population ne cesse d’augmenter. Comment on fait pour la nourrir ?

Peut-être avec le bio ? Eh bien non ! Puisque le bio sans pesticide et engrais produit moins encore et à un prix non accessible à tous.

Ah si j’ai une idée. C’est, lorsqu’on n’aura plus d’Agriculteur en France, d’avoir recours aux pays qui n’ont pas les mêmes standards de production que nous et qui seront capables de nous adresser des produits plus dangereux que ceux de notre agriculture si décriée,

Par ailleurs espérons que les personnes qui soutiennent ces Maires ne sont pas des pollueurs qui voyagent en avion ou roulent en SUV par exemple!"

 Michel Vigroux (Villeveyrac).