courrier des lecteurs

Les séries (pas) d’ici

 

Les séries tournées dans l’Hérault et plus généralement dans le sud de la France se multiplient. L’apparition régulière de ces productions est au moins aussi prévisible que leurs intrigues interchangeables. Mais là n’est pas leur problème majeur.

 

Un beau décor

Il faut bien se rendre à l’évidence : notre région, et ses plus de 300 jours d’ensoleillement, n’est envisagé que comme simple décor par les boîtes de productions. La mise en avant des particularités du territoire sont quasi-inexistantes. Le point le plus évident est, bien-entendu, l’accent local mais nous y reviendront.

Mais d’autres points, peut-être plus mineurs, ont aussi des conséquences. Les ressorts de l’histoire n’ont souvent aucun lien avec le territoire. Quand ils en ont un se sont vraiment des éléments présentés comme folklorique ou portant tout bonnement préjudice à la région. Dans les séries policières s’il y a des huîtres de l’étang de Thau ou du vin de Faugères… ils sont empoisonnés.

 

Malama Ka’Aina (*)

C’est encore plus vrai pour les langues régionales. Les élites parisiennes aiment à se gloser de l’impérialisme culturel des USA et la manière dont elles se traduisent au cinéma et les séries télévisées. Mais chaque épisode d’une série américain comme Hawaï-5-0 a un titre dans la langue originelle des hawaïens.  A quand des titres en Occitan pour des séries françaises ?

 

Tous les accents ne sont pas égaux

Mais avant d’envisager des titres en Occitan la simple question de l’accent reste majeure. Ce marqueur régional est systématiquement absent des productions locales. Enfin pas tous les accents… L’accent, ou plutôt les accents, du Sud et les expressions typiques des régions du sud de la France sont systématiquement gommés. Mais ce n’est pas le cas de toutes les spécificités locales.

Certains voudraient nous faire croire que ce gommage est la règle de toutes productions nationales au nom d’une certaine homogénéisation.  Pourtant, pendant que les personnages des séries tournées dans le Sud échangent des dialogues polissés avec l’accent pointu la Capitaine Marleau balade son accent et ses expressions du ch’nord dans sa série éponyme.

 

Tant qu’on a le soleil…

Ces productions pourraient continuer à frustrer les locuteurs de la langue Occitane et pourraient même continuer à ignorer l’accent et les expressions du sud au prétexte qu’elles souhaitent s’adresser à un large public. Mais le prétexte du soleil fera, plutôt tôt que tard, long feu. Demain il ne suffira plus de bénéficier des avantages du territoire sans le mettre en valeur.

Le tourisme a dû passer par cette transformation. Le tourisme de masse qui déversait de façon, apparemment discontinue, des flots de touristes avides de soleil sur les côtes méditerranéennes a fait long feu. Il a fallu passer à un tourisme qualitatif mettant en avant l’histoire, la géographie, la culture et le patrimoine local.

Gageons que les maisons de production cinématographiques et télévisuelles (re)découvriront prochainement ces mines d’or de situations, de scénarios et de personnages que sont les traditions occitanes

 

(*) « Malama Ka’Aina » signifie « Respecter le territoire » en langue hawaïenne et était le titre du deuxième épisode de la série.

Par http://www.sport-tambourin-cd34.com

Lettre aux Gilets Jaunes par Michel Negrell

Lettre aux Gilets Jaunes par Michel Negrell

"Les gilets jaunes ont raison, ont mille fois raison. Leur protestation est légitime, absolument."

Et pourtant, il y a, pour moi, une gêne à aller plus loin que le soutien.

Pourquoi ce combat n’arrive - t-il pas à être le mien ?

J’essaye de m’en expliquer dans la lettre ci-dessous. Elle s’adresse principalement aux salariés actifs, retraités, sans salaires, du mouvement des gilets jaunes.

On a raison de se révolter contre nos dirigeants politiques quel qu’ils soient et quel que soit leur responsabilité territoriale, de l’Etat central à la Commune. Il est juste de se révolter quand on enregistre un appauvrissement régulier, une dégradation de son niveau de vie au regard d’un enrichissement régulier et exponentiel de la classe dirigeante.

Mais cela est loin d’être suffisant.

La revendication majeure de « l’augmentation du pouvoir d’achat » me semble au-dessous des exigences du moment. Ce n’est pas le « pouvoir d’achat » qu’il faut revendiquer c’est le pouvoir qu’il faut prendre. Oui, le pouvoir politique ! Prendre le pouvoir politique, tout le pouvoir.

Pour prendre le pouvoir, il ne suffit pas de dégager les politiques actuels. Et de faire jouer les institutions qui les ont nommés. Il s’agit de s’en passer, des politiques et de leurs institutions y compris électorales. Ni plus ni moins. Pourquoi ? Parce qu’ils sont corrompus. Ils le sont essentiellement par leur mensonge qui les constitue. Mensonge de se déclarer au service de tous et d’être au service de quelques-uns. Ils sont au service de la clique des actionnaires et des propriétaires des moyens de s’enrichir.

Il ne suffit pas de chasser les personnels politiques, il convient de déposséder les propriétaires nationaux et internationaux des moyens de production de la richesse.

La source de nos malheurs politiques réside dans la propriété privée des moyens de production. Là est le nœud à trancher. L’initiative populaire n’est pas dans un « référendum citoyen » mais dans l’appropriation collective et égalitaire des richesses et de ses moyens à les produire.

L’organisation de la vie politique, avec ou sans référendum, n’est pas propice à donner une once de pouvoir aux travailleurs qui, rappelons-le, sont les seuls producteurs des richesses.

Ce qui plombe le mouvement des gilets jaunes c’est tous ces partisans d’une survie, pitoyable, misérable, à consommer.

Ce qui plombe le mouvement des gilets jaunes c’est tous ces petits patrons en leur sein qui ne rêvent que d’une chose, le retour aux satisfactions économiques des années 70 – 80 du temps où la bourgeoisie les choyés car elle avait besoin du soutien électorale de la classe moyen, de la petite bourgeoisie.

Les fractions inférieures de la classe moyenne, vivier des gilets jaunes, sont aujourd’hui économiquement sacrifiées par la bourgeoisie qui les trouve inutiles et couteuses. Elles s’en offusquent. Pourtant elles sont voués, parla classe dirigeante, à intégrer le prolétariat, la classe de ceux et celles qui ne vivent que de leur force de travail, où qui s’y essayent.

Aujourd’hui, les fractions inférieures de la classe moyenne qui dirigent le mouvement des gilets jaunes, par ses revendications et ses modes d’action, refusent l’inéluctable, refusent de perdre les miettes de l’exploitation organisée par la bourgeoisie. Les revendications réduites à obtenir les facilités dont on vient d’être privé correspondent à une ligne politique réactionnaire. Ne demandons pas à être ce que nous avons été (avec facilités financières ou plein emploi), prenons ce qui nous revient : le pouvoir.

C’est en tant que prolétaire c’est-à-dire d’exploité, que vous pouvez avoir une vision juste de la situation, et pour commencer à identifier vos véritables ennemis et à les traiter efficacement.

N’oubliez pas ce que vous êtes : Des prolétaires avec ou sans travail, autochtones ou étrangers.

Que les petits patrons, ces prolétaires à venir, rejoignent un combat conduit, en fin, par les prolétaires que vous êtes.

Enfin, pitié ! Laissez tomber le drapeau tricolore et La Marseillaise. Deux symboles depuis longtemps tomber dans le camp des populistes (de surcroît nationalistes et colonialistes) qui gouvernent au nom du peuple et sans lui. Ces symboles forts inquiétants ne sont pas innocents. Ils rappellent un temps récent et belliqueux où l’étranger était l’ennemi pour faire oublier l’exploitation du capital."

Michel Negrell Le 8 mai 19

Que sont les intellectuels devenus ?

Michelle Godard, Gilet Jaune du début et jusqu'à la fin… pose la question :

"Morts, tous ces intellectuels de haute volée, accompagnateurs des mouvements sociaux ; Pierre Bourdieu auteur de la Misère du Monde ; Robert Castel, la Métamorphose de la question sociale ; Michel Foucault, Surveiller et Punir, centre de réflexion sur le système pénal ; Erwin Goffman sur les institutions totalitaires ; Hannah Arendt, sur la condition de l’Homme moderne, et bien d’autres encore qui manquent cruellement pour donner la réponse à la vulgate de Luc Ferry, Michel Apathie et autres « experts  journalistiques » des médias télévisés vociférant leur dégoût « des pauvres, des classes laborieuses, des sans dents, des barbares dans la ville ».

Bien sûr, nous avons entendu Emmanuel Todd, nous dire « qu’avec les Gilets Jaunes, il était à nouveau fier d’être français ». Et aussi l’académicienne Danièle Sallenave qui vient d’écrire un recueil « Jojo, le Gilet Jaune », tendre et intelligent sur notre  mouvement.

Mais quel silence intellectuel parmi « l’intelligentsia française », quel silence parmi le monde artistique, quel silence parmi les élites des sciences sociales, qui sont foudroyés par le mouvement historique des Gilets Jaunes tant ils sont déconnectés de notre monde !

La dialectique absente de toute exigence démocratique est remplacée par un discours partisan aux ordres du pouvoir par les médias, un silence médusé des artistes, et intellectuels. Les seules réponses aux Gilets Jaunes viennent  du gouvernement : insultes,  violences policières, mensonges d’état, arrestations multiples, incarcérations, peines et amendes honteuses et disproportionnées.

Et pourtant, la lame de fond contestataire des Gilets Jaunes, traverse toute notre société et au-delà, dans sa forme, dans son fond et dans le soutien de la population.

C’est en effet, le seul mouvement hors partis et syndicats, qui pour la première fois dans l’histoire, nous parle non seulement de justice sociale et de justice fiscale, mais aussi de démocratie.

C’est aussi le seul mouvement qui remet en cause tout le système capitaliste et qui revendique des aspirations fortes en faveur du climat.

Mais pour toutes ces raisons, c’est également, le mouvement qui subit les pires attaques, meurtrières, handicapantes à vie, par la brutalité de sa répression policière.

C’est enfin, la pire répression judiciaire, jamais vue à l’encontre des Gilets Jaunes criminalisé(e)s, fiché(e)s, par une police et une justice qui nous rappelle VICHY. Et l’on ose nous traiter de « peste brune » sans qu'aucun de nos « esprits » ou artiste ne se lève.

Il y a bien, BRIGITTE FONTAINE, la rebelle, qui courageusement  écrit une lettre à Macron. Merci à elle.

Alors, vous les intellos, les artistes, comment pouvez-vous rester sans rien dire, sans rien faire ?

Êtes-vous devenus des robots, des marionnettes aux ordres vous aussi ?

Jusqu’à quand allez-vous rester sans voix, ou bien avez-vous rejoint les autres polichinelles médiatiques ?

NB : au moment où je finis d’écrire, je reçois deux appels : un d’intellectuel et un d’artiste…"

Une fable sur les Gilets Jaunes imaginée par Christian Puech

"Une des photographies les plus symboliques de la lutte des gilets jaunes"

web

 

"Envoyé par Jupiter, dieu romain symbole de la « barbarie »  de notre modèle de civilisation, un habile berger par sa jeunesse et une riche mise en scène avait séduit des brebis pourtant surtaxées. Elles étaient désemparées après un demi-siècle de laisser aller envers un système globalisé devenu destructeur de l’homme et de la nature. Ce dernier faisait 80.000 morts prématurées par an dans le pays et ne laissait pas de temps pour « Vivre ». Ce berger leur avait laissé espérer la Lune, que l’herbe, l’eau, l’air, le lait des mères seraient moins pollués et même la fin de l’injuste destin expiatoire de leurs agneaux.

 La tonte déjà très excessive venait juste de s’achever, qu’il en ordonnait une autre pour gratter cinq euros alors que l’hiver s’annonçait. Les mères bêlaient nuit et jour, les béliers donnaient de la corne. Aucun d’eux n’oubliera : il faut souvent se méfier de ceux qui prétendent faire votre bonheur malgré vous !

 A la croisée des chemins les animaux fragilisés se concertèrent sur leur commune infortune. La solidarité aidant libéra la parole avec son cortège de justes insatisfactions. Pour se démarquer et se reconnaître dans les manifs du samedi, ils se couvrirent de fleurs jaunes.Du jamais vu chez brebis domestiquée par l’homme, son plus sournois et rationnel prédateur.Si toutes n’étaient pas blanches, elles n’avaient rien des « loups » qui abusaient du système financier mondialisé. Les autres animaux soutenaient à 80% les brebis.

 C’était au pays des Droits humains un âge obscur et prétentieux où l’animal et la nature n’avaient  aucun droit que l’homme se doive de respecter. Une époque où la vérité rarement appréciée, n’était pas bonne à dire, toujours masquée derrière l’universalité de nos valeurs. Jamais bergers de Jupiter aussi savants n’avaient servi sur la planète système aussi destructeur et injuste. Et les intellectuels s’étaient tu.

 Pour mater les brebis le berger leur envoya ses chiens noirs caparaçonnés, crachant des vapeurs brûlantes de « cyanure », usant d’armes interdites par les droits humains en démocratie.Pour assurer leur gamelle ces derniers crevaient des yeux, brisaient des pattes, arrachaient des oreilles, embastillaient au moyen de lois liberticides, des « barbouses » cassaient. Le berger accusait par ruse les agneaux de tous les crimes pour les décrédibiliser sans même débattre. Déstabilisé par la contestation il proposa un débat national dépourvu de diagnostic sur les causes du changement climatique et de la révolte sociale, et donc faux pour ces animaux. Puis ses « premiers de cordée » entrèrent sans respect dans les bergeries faisant d’interminables propagandes du système usé jusqu’au trognon. Mais le rapport bénéfice risque restait très controversé chez la majorité des brebis pleines de bon sens.

« Travailler, consommer et la fermer en attendant le couteau du boucher, on veut plus ça pour nos agneaux » clamaient les brebis par monts et par vaux. Afin de prendre leur destin en main, elles n’hésitaient plus à affronter Jupiter, son système, son berger et ses chiens vingt samedi durant. Mais quel mode de vie et de développement alternatif possible en pareil monde? Que devaient-elles abandonner ? Que devaient-elles garder ? Nombre d’entre-elles n’avaient jamais eu le temps ou les moyens de penser à un système alternatif possible entre les extrêmes.

 

Dans la fable de la Fontaine, un agneau avait soif, il fut dévoré : « La raison de plus fort est toujours la meilleure ». Dans cette moderne et maladroite interprétation, les agneaux ont faim, sont assoiffés de justice, de vérité, de liberté, de fraternité : que risque -t-il leur arriver ?

Si la photographie et ces bafouilles ont pour vous du sens, vous touchent ou vous concernent, faites les connaitre aux autres peuples à genoux.

La photo signée est en vente 1 euro et le bénéfice ira aux plus graves des 2000 brebis blessées s’ils le souhaitent, et aux Indiens d’Amazonie qui défendent au péril de leur vie notre mère nature et la biodiversité.

Christian Puech.

Voir Facebook  : « Témoins au bout du monde «, l’assoc.  de Christian Puech peut être contactée  et soutenue. Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Voir aussi sur : http://christianpuech.wordpress.com"

 

 

 

Pour Jacqueline Licalsi, Comment faire passer l'intérêt général de sa ville avant son égo...

"Comment faire passer  l'intérêt général de sa ville avant son égo.."

"Maire de la ville de Frontignan depuis 25 ans, 1er Vice Président du Conseil Départemental de l'Hérault, Vice Président de SÈTE agglopole méditerranée, Président du Sivom du canton de Frontignan et enfin Président  de la gestion de l'eau sur le canton de Frontignan !         

Si le maire de Frontignan avait eu la sagesse de ne pas se présenter à la présidence de la grande Agglo contre le maire de Sète qui est une ville de 45.000 habitants contre 23.000 pour Frontignan, notre ville aurait obtenue la 1ère vice-présidence de la grande Agglo et également ses subventions...

Quoi de plus normal que le maire de la plus grande ville en ait la présidence. Prenons l'exemple de Montpellier, Agde et La Grande Motte. 

Quand à la prochaine élection de la grande Agglo, lire le Midi Libre du 27 Avril 2019, faudrait-il que le Maire de Frontignan soit réélu. C'est loin d'être fait et 25 ans c'est extrêmement long dans ces temps mouvementés...

Méditons, méditons !"

Par

Jacqueline LICALSI
La Droite Républicaine

 

Jean Pierre CHOQUER veut de l'aide pour son projet d'éolienne "révolutionnaire" à VOILURE TOURNANT

Il veut faire connaître son projet d'éolienne "révolutionnaire" à VOILURE TOURNANTE et informer sur la levée de fonds qu'il a faite récemment.

"Devenu mal voyant depuis trois ans, j'ai été dans l'obligation de laisser en stand by ce projet.
Les caractéristiques de cette éolienne sont les suivantes:
* Ne produit aucun bruit
* Peut être installée au niveau du sol y compris plat
* Peut être discrète, cachée derrière des haies d'arbres ou d'arbustes
* Peut être enterrée ou semi-enterrée, intégrée ou sur le toit d'un immeuble
* Produit 2 fois plus de puissance pour une même dimension qu'une hélice traditionnelle
* Peut fonctionner lors d'une tempête
* Fonctionne avec un vent très faible à partir de 4 Km/H
* Peut alimenter une maison individuelle pour toutes les fonctions sauf le chauffage, délivrant 350 W avec une hélice de 3 m de diamètre
* Une petite installation complémentaire photovoltaique suffira en complément pour alimenter cette maison en électricité toute l'année
Il sera proposé a chaque contributeur ayant donné au moins 10 €, un dossier de construction permettant à chacun de réaliser cette éolienne.
Les pièces usinées seront proposées dans un catalogue."

Jean Pierre CHOQUER
6 quai de plaisance - 34340 Marseillan plage
Tél : 04 67 01 62 70

Demande de levée de fonds chez : LEETCHI et LE POT COMMUN

Message des "Gilets Jaunes et Handicaps" du Bassin de Thau

"Au moins 13 millions de personnes vivent avec un handicap (visible ou invisible) sur 67 millions de
français. En 2002, l'INSEE annonçait le chiffre de 12 millions basé sur l'enquête HID (Handicaps,
Incapacités, Dépendance), mais nous pouvons largement l'augmenter d'au moins 1 million vue la croissance
de la population française. 13 millions de français luttent contre ou avec leur maladie (je vous laisse libre
choix) ! 13 millions de personnes sont ignorées, oubliées, invisibles pour ne pas dire jetées aux bans de la
société !"gileCapture

"Je ne viens pas vers vous en tant que porte-paroles ou représentante des handicapés de France, je viens vers
vous en tant que femme ayant un handicap dit invisible, en tant que maman, en tant que gilet jaune.
Pourquoi pas un peu de moi avant de parler de mon implication dans le mouvement ?
Après 40 années de souffrance, en 2015, une psychiatre montpelliéraine a posé des mots sur mon « mal
être ». Depuis, je vis, j'évolue dans ce cercle que j'appelle ma famille = les handicapés. Pour moi le handicap
ce n'était pas cela. C'était toutes ces personnes dont on voit la différence. Mais je me suis remémoré une
période où j'exerçais au secrétariat d'une école. Il y avait un petit garçon, qui au premier abord semblait
« normal » (que ce mot n'est pas beau car c'est quoi la normalité ?). En fait il avait été diagnostiqué autiste.

J'avais eu l'occasion de discuter avec la maman qui m'avait expliqué les problèmes quotidiens avec les
administrations, le combat pour scolariser son enfant, la souffrance de supporter l'oeil des autres parents qui
qualifiaient ce petit bout de 5 ans de capricieux, de fou et j'en passe. Je n'avais pas compris à ce moment là
ce que cela représentait. Dans mes différentes démarches administratives je n'avais rencontré que des
personnes bienveillantes, qui n'ont jamais jugé mon handicap qui est le handicap psychiatrique : je suis
bipolaire et borderline.


2017, les élections sont là. Cette personne pour qui des millions de personnes ont votée, cette personne est
celle qui va avoir en charge nous français, notre pays et l'Europe. J'avais compris dès le départ, qu'une
personne sortant du milieu bancaire ne pourrait pas traiter les gens humainement. Oubliez-vous les
problèmes que vous rencontrez avec vos banques lors de demandes particulières ? Les français ont
commencé, financièrement, à sombrer.


Le 17 novembre 2018, la France a grondé. J'ai grondé. Ce fut le début de la révolte. J'ai enfilé mon gilet
jaune et j'ai commencé à me battre. Mais au fil des semaines, en lisant les tracts, je me suis rendu compte
que les handicapés n'étaient notés nulle part. Que dans les revendications, les handicapés étaient les oubliés.
Cela m'a mis en colère. Alors j'ai intégré un 1er groupe facebook dont j'ai été porte-paroles. J'ai pu
communiquer, entre autre, avec des femmes et des hommes ayant un handicap invisible. Le handicap
psychiatrique, celui qui est le mien, se résumait à 2 personnes.


J'ai décidé il y a quelques jours, de créer mon propre groupe de gilets jaunes handicapés. Je ne suis pas
porte-paroles des handicapés de France, je porte juste MA parole, MON ressenti. J'estime que nous avons
une double peine : porter notre handicap + porter toutes les injustices telles qu'elles soient. J'explique dans
toutes les AG Gilets Jaunes et lors des débats, ce que les handicapés subissent comme injustices. Des
exemples, des doléances j'en ai listé un grand nombre, cette liste n'est pas exhaustive. Je vous laisse la lire.
Il faut savoir que peu d'handicapés ont un emploi fixe. Ceux qui ont un handicap invisible sont plus impactés
d'après ce que j'ai pu constater, conforté par ma propre expérience. Le handicap que l'on ne voit pas est
souvent assimilé à « faire du cinéma ». J'en veux pour exemple la fibromalgie : elle est pour la médecine une
maladie que je qualifierai « d'imaginaire ». Le handicap psychiatrique est souvent assimilé à la folie. Je crie
à la honte, à la méchanceté et l'incompréhension de l'homme.


Mon travail quotidien est la communication. Il faut que les français connaissent ce que les handicapés
endurent. Il faut que les français se battent avec nous. Il y a le combat à petite échelle, comme je fais moi
(avec bien d'autres ainsi que les associations), mais il y surtout VOUS les médias qui puissiez nous aider car
c'est VOUS que les gens écoutent. C'est VOUS qui êtes le relais. C'est VOUS qui êtes notre vitrine. J'ai crée
un flyer que je distribue lors des manifestations les samedis à ceux qui acceptent de les prendre. C'est en
multipliant les petites actions que l'on devient un être humain à part entière et que les choses peuvent
avancer.


J'interpelle aussi les politiques, là est ma différence. Ma bipolarité y est certainement pour beaucoup. Je suis
Gilet Jaune A-politique, A-syndicat - et - je suis Gilet Jaune Handicapée qui elle, par tous les moyens, se bat
pour faire valoir ses droits, les droits de sa famille.
Je suis citoyenne française. Je veux vivre et non survivre. Je suis Valérie, en handicap invisible, maman et
gilet jaune qui se bat contre (ou avec à vous de voir) la maladie (invisible), l'injustice, l'indifférence."
Valérie Dumas

 

Les revendications : Liste des besoins (non exhaustive)
• Ne plus prendre en compte les revenus du conjoint pour le calcul de l'AAH.
• Cumul de l'AAH et la pension d'invalidité, et non plus au prorata.
• Traitement des dossiers déposés en MDPH dans un délai inférieur à 3 mois et renouvellement
automatique pour les maladies et handicaps incurables.
• Structures scolaires adaptées aux enfants handicapés.
• Augmentation du nombre d'AVS et leur remplacement lors d'absence, durant toute la scolarité.
• Professeurs formés à l'accueil et enseignement des enfants «différents» (autisme, trisomie, trouble
du comportement etc...)
• Reconnaissance totale des maladies peu connues, rares ou invisibles.
• Meilleure prise en charge par la CPAM des différents besoins des enfants en handicap.
• Attribution de l'AAH à toutes personnes quel que soit le handicap.
• Cumul retraite et/ou pension de reversion, d'invalidité et AAH.
• Droit à la prime de noël CAF bien que l'AAH soit perçue.
• Revalorisation AAH et pension d'invalidité au minimum du SMIC sans conditions.
• Revalorisation Allocation d'Education de l'Enfant Handicapé et complément (AEEH).
• Revalorisation des APL et accord systématique pour obtenir un logement adapté.
• Augmentation de la Prestation Compensation du Handicap (PCH).
• Aides financières accordées pour l'emploi d'une aide ménagère, l'acquisition de matériel et la
réalisation de travaux dans les maisons et appartements.
• Meilleure reconnaissance des parents ou proches aidants.
• Droits bancaires identiques à ceux des valides (droit aux crédits etc...).
• Annulation de l'impôt sur la pension d'invalidité.
• Suppression du remboursement de l'ASI lors d'une succession.
• Accessibilité de tous les lieux publics aux personnes handicapées.
• Aide au maintien d'une vie sociale quel que soit le handicap.
• Plus de places dans les lieux de vie pour les personnes handicapées et /ou dépendantes, quel que
soit l'âge.
• Points de rdv pour des activités ludiques.
• Plus de centres de reconversions professionnelles dans chaque région.
• Amende sévère pour les entreprises refusant les handicapés.
• Augmentation du prix du PV lors du non respect des stationnements handicapés.
• Plus de places handicapées à format adapté aux fauteuils.
• Stage de sensibilisation aux handicaps pour les personnes se garant sur les places handicapées

 

https://www.facebook.com/groups/371150983472851/

Un courrier de Christian Puech à propos de La puissance de la « non-violence active »

 Lettre de Paul, gilet jaune, adressée à Christian Puech, figure des écologistes à partisans.

"J’avais été étonné de voir un « géant » brandir la photo d’un indien d’Amazonie en voie d’extinction lors des marches pour le climat à Montpellier, avant le 17 novembre 2018 début de la révolte des gilets jaunes. Nous avons été depuis des milliers à le voir ou à l’entendre, parfois dans les radios et journaux (1). Si pour nous l’Amazonie est à l’autre bout du monde, pour les pas et l’esprit de synthèse de ce « géant » çà semble la porte à côté.

Quelle ne fut pas ma surprise de le voir aussi sur le rond-point que nous tenions avec les gilets jaunes au péage de Sète, prêcher la non-violence active, y compris lors des assemblées citoyennes de Montpellier à Odysseum ou au Peyrou. Nombre d’ entre nous ne connaissaient cet homme discret et modeste que par son prénom : Christian. En fait, il prêchait la non-violence presque partout dans le midi, tout en effectuant un reportage photos-vidéo informel. Un ami gilet jaune qui l’avait entendu, me dit  : » C’est le «  Lanza del Vasto », des gilets jaunes, faisant référence à la lutte des paysans du Larzac en 1975. Ayant bien connu cette lutte cela ne m’a pas paru idiot.

J’ai fini par demander à Christian quel était pour lui le lien entre toutes ces luttes et ces évènements ? Voici le résumé de notre conversation que je lui ai communiqué. Pour ce grand voyageur, « l’humanité entière est confrontée à un système financier déréglé, brutal, prédateur et injuste, dont les conséquences sur la biodiversité en voie d’extinction, sont indissociables de celles sur la diversité culturelle, intellectuelle. Comme devrait être indissociable l’harmonie de l’homme avec la nature ». Tout était dit, ou presque.

Revenons donc sur l’histoire politique de la révolte des paysans du Larzac et sur ses enseignements, qui rapprocherait Christian, les gilets jaunes et Lanza del Vasto.

En 1975, tracteurs et fourches contre chars : quel combat inégal ! C’est un peu pareil aujourd’hui pour les G.J. confrontés aux gaz lacrymogènes, flash ball et moyens des forces de Police du gouvernement en partie responsable de la révolte sociale suites aux taxes pétrolières et gazières… Quant aux choix des moyens de lutte sur le Larzac, les maoïstes et non-violents s’opposaient aussi au début du conflit, comme c’est le cas encore aujourd’hui entre les non violents et les extrêmes. Les coups tordus provocateurs de l’armée et le plasticage de la ferme des Guiraud enflammaient aussi les esprits révoltés, comme aujourd’hui les deux milles blessés, dont 145 gravement atteints ou infirmes.

Mais sur le Larzac Lanza del Vasto venait de fonder «  l’Arche » en occupant des terres. Et l’écrivain très actif prêchait aux paysans révoltés la non-violence active. Et, c’est en choisissant in fine, ce moyen de lutte que les paysans du Larzac ont bénéficié de l’immense soutien populaire, qui a contraint le gouvernement à abandonner ses projets. « Lanza a légitimé notre action » reconnaîtra José Bové. Voilà un exemple édifiant de lutte historique active mais non violente.

Quant aux liens qui pourraient exister entre l’engagement de Christian et ceux de Lanza del Vasto, voici quelques points de concordance figurants sur Internet. Lanza est le grand écrivain philosophe que l’on connaît, chantre de la non-violence, artiste, grand voyageur, auteur de bestseller : « Le pèlerinage aux sources ». Quant à Christian, beaucoup moins connu en France, il n’est autre que Christian Puech, également écrivain, artiste photographe, explorateur en Himalaya, (justement aux sources du Ganges parcourues par Lanza), féru de mysticisme tibétain, écologiste et défenseur des droits humains. Il y a tout de même bien là quelques points communs dans le parcours de ces deux hommes."

 

 

 

La sarl cinéma Chaplin en colère

Grégory Sauerborn, gérant de la sarl cinéma Chaplin, est exploitant de deux cinémas indépendants à Paris dont un fêtera ses 10 ans cette année. Sa volonté initiale et constante depuis janvier 2018 fut d’acquérir le Comoédia de Sète mais d'après lui :

" les négociations, déjà bien avancées, ont été interrompues sans motif valable et cohérent et sans m’en informer."

Film, Projecteur, Projecteur De Cinéma

Il n'est pas content sur la conduite des négociations avec la Mairie de Sète et suite au contexte de ces derniers mois, il souhaite affirmer son soutien total au projet de multiplexe de Frontignan. Il a toujours rêvé d’avoir un cinéma dans le sud de la France, région si chère à son coeur et dans laquelle il vit depuis plusieurs années maintenant. C’est pour cette raison que lorsque l’occasion s’est présentée, il ne pouvait qu’être optimiste, lui, Grégory Sauerborn, exploitant de salles de cinémas indépendants à Paris
Pour lui,  ce projet ne se réalisera pas :

Il précise : "Les négociations concernant l’acquisition du cinéma de Sète par ma société étant déjà avancées avec l’actuel propriétaire, mais mon dossier ayant été refusé (avant même d’avoir été réceptionné), le fait que je n’ai pas été informé directement de la suite des négociations ni de la préemption de la mairie et enfin le fait que le projet de l’actuel exploitant soit similaire au mien alors que mon projet a été réfuté, me permet de constater le comportement peu professionnel de la mairie de Sète. En effet, on peut ici parler de rupture abusive des pourparlers, les négociations étant avancées et mon projet ayant été rejeté sans justification de bonne foi. Par conséquent, le 13 novembre dernier, j'ai envoyé un courrier en LRAR à la mairie de Sète avec comme objet « rupture abusive de pourparlers » exprimant ainsi mon mécontentement, restant également et sans surprise, sans réponse à ce jour."



Jean-Luc BOU s'exprime au sujet de la grève à Saipol à Sète

Jean-Luc BOU Conseiller municipal: «Puissance Sète» De la ville de Sète

Candidat aux élections européennes sur la liste de Ian Brossat: «Pour l’Europe des gens contre l’Europe de l’argent»"

Au sujet de la grève à Saipol à Sète

"Je souhaite apporter mon soutien total et entier aux salariés de la Saipol du site de production de biocarburants de Sète, en grève depuis le vendredi 1ier février, comme dans d'autres usines du même groupe en France. Il y a un an, une directive européenne ultra libérale supprimant la taxe anti dumping et entrainant une importation massive de plus d’un million de tonnes de biocarburant de soja en provenance d’Argentine faisait planer une menace de chômage technique sur les salariés et même une fermeture du site. Fermeture qui aurait entrainé une perte de trafic portuaire de 30%, avec des conséquences sociales catastrophiques par les suppressions d’une centaine d’emplois directs.Depuis, les salariés ont entendu les demandes réitérées de la direction concernant des sacrifices nécessaires à la survie de l’entreprise et au sauvetage de la centaine d’emplois directs. Dans le même temps, ils ont découvert que les cadres supérieurs du groupe s’étaient octroyé des augmentations de salaires conséquentes. Sacrifices pour les uns, bonus et gratifications pour les autres: ils dénoncent cette injustice et réclament l’ouverture de négociations salariales. Il est grand temps que la direction retrouve le chemin du dialogue et de la raison."

Communiqué de Myriam Roques au sujet de l'implantation d'un supermarché LIDL

Communiqué de

 Myriam Roques

 

Conseillère Régionale Rassemblement National Occitanie.
 

"L'union sacrée pour tuer les commerçants de la corniche à Sète"

"A l'exception notable du Rassemblement National qui n'y siège pas, tous les politiques ont été d'accord lors de la dernière Commission départementale d'aménagement du territoire (CDAC) pour autoriser l'implantation d'un supermarché LIDL de 1 423 m2, rue de la Chasse aux papillons. Oui tous. Même le Département et la Région ont dit oui ! Une nouvelle fois, la Gauche fait alliance avec François Commeinhes. Pire, ce vote est en contradiction totale avec ce que l'on entend, tant chez Kléber Mesquida que chez Carole Delga, au sujet du maintien des commerces de proximité et du « manger local ». Car nous savons bien que ce qui caractérise cette enseigne allemande n'est pas la vente de produits issus de notre terroir. Au-delà de ces considérations alimentaires, environnementales et sanitaires, c'est la survie économique des commerces de la Corniche dont il est question avec ce vote. Or, au nom de l'argent roi et avec la complicité de la Droite et de la Gauche, c'est tout un quartier qui va mourir, en perdant son âme !"