Environnement

Le scandale de la friche industrielle de la Mobil à Frontignan

Pierre Bouldoire veut une vraie dépollution 

Vendredi 29 avril le Conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques (CODERST) se réunissait à Montpellier pour donner son avis sur le projet d’arrêté préfectoral concernant la réhabilitation complémentaire des terrains de l'ancienne raffinerie de Frontignan, un établissement classé protection de l’environnement (ICPE).
Un avis favorable au projet de l’arrêté préfectoral a finalement été rendu contre la recommandation de la commune de Frontignan la Peyrade. Bien que le CODERST ne soit qu’une instance consultative, cet avis est surprenant car il retient uniquement l’argumentaire du groupe Exxon Mobil responsable de la contamination des sols. Il ne prend pas en compte l’intérêt de la population ni les arguments de la ville pour obliger l’industriel à assumer pleinement ses responsabilités.

Vue générale du site depuis le Nord

 

 Le Scandale d’Exxon Mobil à Frontignan

En 2015 le groupe ExxonMobil a réalisé un Chiffre d’affaire de 234 milliard d’euros ce qui lui permis de générer un cash-flow de 29 milliards d’euros et un bénéfice net de 14 milliards d’euros.

Le groupe Exxon-Mobil a tiré profit pendant des décennies de la raffinerie dont il était propriétaire à Frontignan. Pendant toutes ses années, par négligence et pour maximiser ses bénéfices, le groupe Exxon Mobil, n’a pas pris les dispositions nécessaires pour éviter la pollution des sols qu’il occupait.


Lorsque la rentabilité du site a décliné, l’industriel a purement et simplement arrêté l’exploitation et licencié le personnel. Il lui a fallu ensuite 4 ans pour démanteler son usine et rendre le terrain théoriquement "réutilisable pour de nouveaux usages".

En 1992 la ville de Frontignan la Peyrade fait l’acquisition de ce terrain en vue de le valoriser et développer de nouvelles activités. Très vite elle se rend compte que, malgré les assertions et documents fournis par l’industriel, la dépollution des sols n’a été réalisée que très superficiellement et très partiellement. La ville réussit à faire revenir autour de la table l’industriel responsable de cet état de fait. Une longue bataille commence face à un groupe qui dispose de moyens financiers et de moyens de pression colossaux. La ville va néanmoins réussir à lui imposer de produire un premier plan de dépollution. Hélas la démonstration sera faite que ce plan était très largement insuffisant pour être en règle avec la législation et par rapport à ce qu'il est souhaitable pour la santé des habitants de la commune.

En 2013 la préfecture constate que les pollutions significatives avérées dans les sols (hydrocarbures, plomb, PCB) et la nappe phréatique (phase pure d’hydrocarbures) présentent un risque pour l’Environnement avec le canal du Rhône tout proche et pour les futurs usagers du site. En 2015, le tribunal administratif fixe l'objectif de la remise en état : rendre de nouveau le terrain propice pour un usage "industriel ou équivalent “.
Enfin en juin 2015 : Exxon Mobil remet un nouveau plan, avec 15 mois de retard. Un plan encore une fois a minima.


En 2016, après des années de controverses, d’études sans fin et de réponses dilatoires de la part du groupe Exxon Mobil, la réalité apparait enfin au grand jour grâce à une étude approfondie mandaté par la ville auprès d’un cabinet d’expertise indépendant. Non seulement la pollution des sols et des eaux souterraines est telle que le terrain est incompatible même avec un usage industriel mais les terres de la friche industrielle sont imprégnées d’au moins 4200 tonnes d’hydrocarbures dont certains sont particulièrement toxiques : hydrocarbures aromatiques polycycliques, benzène, toluène, éthylbenzène, xylène, etc..
L’imprégnation est en outre très sévère puisque que cette pollution se retrouve jusqu’à 3,5 mètres de profondeur. La présence de métaux lourds (plomb, arsenic) est également avérée. Enfin on retrouve d’autres polluants liés aux équipements, au process ou aux matériaux de construction de l’ancienne usine (PCB, MTBE, amiante, etc.)  

   


Le point de vue de Pierre Bouldoire, maire de Frontignan la Peyrade
exposé lors de la conférence de presse tenue à Frontignan ce lundi 2 mai

 Un programme de dépollution largement insuffisant

Pierre Bouldoire estime que “les choses ont favorablement évolué ces dernières années” et qu’il y a de “très bonnes choses” qui ont été présentées au CODERST. En particulier le projet d’arrêté ”reconnaît la pollution et désigne le responsable”. Par contre le programme de dépollution retenu correspond “à la moitié de ce qu'il faut faire”.
Le Maire clame donc son insatisfaction. Il déplore les insuffisances répétées de l’industriel et l’absence de proposition concrète pour résoudre un problème très dommageable pour sa commune et ses habitants.

Une situation qui pénalise les finances de la ville

L’absence de dépollution suffisante par EXXON MOBIL a en outre des conséquences financières importantes pour la Ville: depuis l’achat du site en 1992 par la collectivité, les coûts directs et les manques à gagner liés à l’impossibilité de louer les terrains contaminés s’élèvent à 108 millions d’euros soit 27 années de budgets d’investissement de Frontignan la Peyrade

La réalité  exige une action à la hauteur du problème à traiter

Depuis 2013, la ville est assistée dans ses démarches auprès du groupe Exxon-Mobil et des services de l'état par le cabinet EODD, une société d’ingénierie reconnue pour son expertise dans ce domaine.
Pierre Bouldoire alerté des retards de l’industriel pour présenter un nouveau plan de dépollution et constatant que le CODERST n’avait pu être réuni “dans les temps où il fallait” a commencé “à penser que quelque chose n'allait pas dans le bon sens”. Il a donc demandé au cabinet EODD d’expertiser tous les documents que l'industriel avait fourni et de faire des prélèvements sur le terrain "pour que concrètement on sache de quoi on parle". Les résultats sont édifiants. Alors qu’il ne devait rester que quelques "traces d’hydrocarbures", en 2015, le site est toujours fortement pollué (voir encadré ci-contre).

Pollueur, payeur

Pour Pierre Bouldoire, la loi est claire. "Elle ne dit pas il faut dépolluer jusqu'à tel seuil, mais elle dit il faut dépolluer autant qu'on peut en fonction des moyens financiers que le pollueur a à sa disposition, c'est à dire qu'on ne peut pas imposer à un pollueur de dépolluer en mettant en danger la vie de sa propre entreprise."
Le Maire estime que le plan examiné vendredi dernier par le CODERST représente une dépense entre 18 et 22 millions d'euros pour l'industriel et il estime « qu'il en faut 3 ou 4 fois plus autour de 70 millions d'euros, ce qui ne représente, pour Exxon Mobil, que 0,5% de son bénéfice annuel mais qui, pour la Ville correspond à des décennies d’investissements."
Pour l'anecdote, le procureur de New York a mis en accusation le groupe Exxon pour avoir payer entre 50 et 70 millions à un cabinet corrompu afin de produire des faux rapports pour prouver que l'industrie pétrolière n'était pour rien dans le réchauffement climatique. "Nous leur demandons la même somme pour garantir la santé des gens de Frontignan la Peyrade" remarque Pierre Bouldoire.

L’état doit défendre l’intérêt des citoyens

Au vu des données objectives du dossier, tous les éléments pour qu’un scandale éclate sont réunis. La pression des associations et de la population commence à être perceptible. Si aucun des responsables de Mobil n’habitent à Frontignan pas plus que la plupart de membres du CODERS, le maire et les élus ne suivent pas le dossier à distance, ils sont confrontés au problème tous les jours.
"Ce que je demande, moi, à ces pollueurs, c'est de laisser les lieux aussi propres en sortant qu'ils les ont trouvés en rentrant et si ils ne le font pas par conviction qu'ils le fassent par politesse, ils en ont les moyens" tempête Pierre Bouldoire avant de poursuivre : "Je ne voudrais pas que dans quelque années ma responsabilité soit mise en cause comme celui qui a laissé faire alors qu'il savait. Aujourd'hui je sais, j'ai demandé à savoir, plus que ce m'en dit l'industriel, plus que ce que m'en disait les services de l'état et il y 20 ans j'ai pris un engagement écrit avec les Frontignanais, j'ai juré, qu'il y avait des sujets sur lesquels j'utiliserai toutes mes capacités pour qu'ils aient satisfaction et notamment celui là.
Je demande donc au préfet de prendre un arrêté plus contraignant celui qu'a proposé le CODERST afin de dépolluer 100% du terrain et non pas uniquement 60% des terres comme c'est prévu actuellement. Je veux également que la procédure soit validée selon la norme AFNOR qui doit être respectée et qui précise quels sont les documents à produire pour suivre le plan de dépollution (et éviter que l'industriel ne s'affranchisse de ces obligations).
Je demande cela au préfet pour préserver la santé des Frontignanais et pour utiliser ces terrains afin d'y implanter une activité économique, créer de l'emploi et, entre autres, construire une nouvelle gare"
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Mobilisation générale

Le groupe Exxon Mobil avec ses 234 milliard d’euros de chiffre d’affaires pèse lourd, il représente environ 1000 fois le budget de la grande région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées ! Cette puissance financière colossale l’autorisera t-elle à se comporter comme un voyou. Après avoir tiré profit pendant des décennies de son usine, après avoir liquidé ses actifs industriels et licencié ses salariés quand la rentabilité faiblissait, osera-t-il aussi nous laisser en héritage une terre contaminée en profondeur et inutilisable.
Il en va de l’image du groupe Exxon-Mobil et les consommateurs jugeront mais il en va aussi de la crédibilité des pouvoirs publics à défendre les citoyens et l’environnement autrement qu’en parole.
Madame Royal, la ministre de l’environnement, est venue récemment pour Escale à Sète et les 350 ans du port. Elle aurait pu aussi venir à Frontignan et voir une des friches industrielles les plus polluées de France, mais cela lui a été déconseillé par les services de l'Etat. Ce n’est peut-être que partie remise car Pierre Bouldoire "en appelle à la ministre de l’Environnement " pour que les conditions soient créées pour que cette friche si endommagée puisse redevenir "une source de richesses et d’activités économiques porteuses d’emplois ".
Pierre Bouldoire demande également aux députés de se mobiliser « autant que faire se peut " rappelant "le pacte de Thau" qu’il avait alors proposé au moment de la campagne des législatives et qu’ils avaient passé ensemble.
"Nous avons des femmes et des hommes politiques, de droite ou de gauche, prêts à faire la démonstration que la politique ce n'est pas que des mots" affirme-t-il, ajoutant que "le développement durable ne peut pas être qu’une affaire de de communication".
"Nous ne sommes pas des actionnaires de Exxon Mobil et je ne suis pas là pour défendre les intérêts d'Exxon", conclue-t-il et "je demande à tous ceux qui sont en capacité de faire évoluer ce dossier de le regarder de près. Nous sommes confrontés au cynisme d'un industriel qui défend ses intérêts de façon outrancière".

A.Sanfilippo /J.Carles

Le ramassage des escargots est soumis à une réglementation

Lors des dernières pluies dans notre région on pouvait voir au bord de la route des ramasseurs d’escargots mais il faut savoir que le ramassage des escargots est soumis à une réglementation stricte.


 

On ne ramasse pas librement les escargots, que se soient l’hélix pomatia, l’hélix aspersa ou le Zonite algirius. Un arrêté ministériel de 1979 instaure pour eux un cadre précis : lorsque leur coquille a un diamètre inférieur à 3 cm, le ramassage de l'escargot est strictement interdit. Lorsqu'il excède cette taille, l'interdiction ne couvre que la période du 1er avril au 30 juin. De plus ramasser des escargots avant le 30 juin appauvri la ressource, c’est leur période de reproduction (quelques fois la période va jusqu’à fin aout…) Le petit gris pond une moyenne de 85 œufs dans un petit trou creusé 4 à 8 cm sous terre, il est adulte à 2 ans mais peut vivre plus de 5 ans s'il n'est pas dévoré par un prédateur.
Alors si vous voulez en ramasser encore l’année prochaine, abstenez-vous à ces périodes, il en va de nos prochaines « cueillettes »… Et puis n’oubliez pas qu’en cas de contrôle et d’amende, il s’agit d’infractions au code de l’environnement, des délits d’atteinte aux espèces animales ou végétales sont passibles de 6 mois de prison et jusqu’à 9 000 euros d’amende… De quoi vous donner une « indigestion d’escargots » !
A noter que cette réglementation peut être renforcée par un décret préfectoral ou communal.

  • Hélix pomatia (escargot de bourgogne)
  • Hélix aspersa (escargot petit gris)
  • Zonite algirius ou escargot peson ou plus trivial « mange-merde »

Georges Cantin

Plus d’info sur :  www.legifrance.gouv.fr et sur Thau-info en rubrique sciences

BRESCOU, royaume des oiseaux de mer !


 

 

L'équipe de l'Aire Marine Protégée de la côte agathoise a procédé avec Fabien Vallès, ornithologue local bénévole très compétent, au comptage des nids et œufs de goélands leucophées dans le fort et sur la plage. Résultat : une dizaine de nids seulement pour l'instant dont la trentaine d'œufs sera prochainement stérilisée par le service environnement afin de limiter l'expansion de cette espèce devenue envahissante et prédatrice d'autres espèces patrimoniales.

Nous avons aussi pu observer des sternes caugek qui viennent se nourrir sur la côte, alors qu'elles vont bientôt nicher sur le lido de Sète. Bien d'autres oiseaux font la richesse de notre site, également classé Natura 2000 Côte languedocienne, tels le fou de Bassan, le rare cormoran huppé, la sterne naine, la mouette mélanocéphale et parfois même des petits pingouins !

Espèces dont la direction du milieu marin de la ville d'Agde va assurer localement le suivi scientifique régulier et que vous pourrez observer lors de prochaines sorties naturalistes à bord des bateaux promenades du Cap d’Agde ou du Grau d’Agde.

Renaud Dupuy de la Grandrive
Directeur de la Gestion du Milieu Marin
Ville d'Agde

Les sorties des sentinelles de la mer

  Sentinelles de la mer

La préservation des espaces marins, lagunaires et littoraux du Languedoc-Roussillon nous concerne tous !
Les Sentinelles de la mer est un programme créé et porté par le CPIE BT qui consiste à relayer des programmes en sciences participatives en mer, lagune et littoral autour de la région Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées.
Une phase de test a été lancée en 2015 avec 3 programmes :
Hippo-THAU qui a pour but d’étudier les hippocampes et syngnathes de la lagune de Thau et leur environnement (voir le site web). BioLit qui recense des déchets échoués sur le littoral et étudie le contenu des laisses de mer (voir le site web). MedObs-Sub basé sur l’observation de la biodiversité, des paysages, des pollutions, des espèces exotiques et des usages subaquatiques (voir le site web).
Le public a montré un grand intérêt pour les Sentinelles de la mer et s’est beaucoup mobilisé lors des sorties. L’objectif de l’année 2016 est de relayer d’autres programmes sur la façade Méditerranéenne occidentale pour créer et rassembler une véritable communauté d’observateurs régionaux.
Sentinelles de la mer permet la sensibilisation du public à la protection et à la valorisation du patrimoine naturel marin, tout en faisant découvrir leur territoire aux sentinelles. Tous les usagers de la mer qu’ils soient professionnels ou amateurs, de passage ou résidents, peuvent trouver un programme correspondant à leur activité et contribuer à la science.


Qu’est-ce que la science participative ?

La science participative désigne l’ensemble des programmes de collecte de données, d’observations et d’informations impliquant la participation du grand public, pour une finalité scientifique ou de gestion.
Elle sert à alimenter des études en données « de terrain », les observations, pour l’avancée de la science. Les données récoltées peuvent aussi servir à des collectivités ou des gestionnaires d’espaces naturels pour la mise en place de plans de gestion sur une espèce particulière, sur une pollution, une dégradation du paysage etc.

   

Sortie hippothauUne sortie Sentinelles de la Mer a eu lieu samedi dernier, en lien avec le programme Hippo-Thau. 20 plongeurs ont participé aux plongées au Ponton de la Bordelaise, à Frontignan. Hippocampes, syngnathes et lièvres de mer ont pu être observés et recensés.

crédit photo : Patrick Louisy

JMZH en mer !

La LPO Hérault et Cap au large (membres du CPIE BT) ont organisé une sortie en mer à l'occasion des Journées Mondiales des Zones Humides. Parti au large de Sète, l’équipage du voilier Laisse dire a parcouru le bord des lagunes héraultaises à la recherche d'oiseaux marins.
Puffins yelkouan, Fous de Bassan, Pingouins torda ont pu être observés.
La sortie a été organisée en lien avec le programme Sentinelles de la mer qui relaye les projets de sciences participatives en mer et lagunes. Les observations ont donc été saisies sur le site Faune L-R pour contribuer à la science.

» pour en savoir plus et connaître le calendrier des sortie, consultez le site du CPIE Bassin de Thau

Jardiner autour de Thau

Ce jeudi 15 avril, Yves Pietrasanta et Yves Michel, les deux vice-présidents du Syndicat mixte du bassin de Thau (SMBT) ont présenté à la presse, dans le cadre du programme "vert demain" deux nouveaux outils pour sensibiliser le public aux bonnes pratiques en terme de jardinage éco-responsable et économe en eau.


 
 

Syndicat mixte du bassin de Thau (SMBT)

Le Syndicat mixte du bassin de Thau regroupe 2 intercommunalités (122.000 habitants) qui forment le territoire de Thau :

  • Thau Agglomération : 8 communes Balaruc-les-Bains, Balaruc-le-Vieux, Frontignan, Gigean, Marseillan, Mireval, Sète, Vic la Gardiole
  • La Communauté de Communes du Nord du Bassin de Thau : 6 communes Bouzigues, Loupian, Mèze, Montbazin, Poussan, Villeveyrac.

Le Syndicat mixte du bassin de Thau est administré par un Comité syndical de 35 délégués représentant les 2 intercommunalités, selon la répartition des sièges suivante

  • Thau Agglo : 28 délégués titulaires et 8 suppléants
  • CCNBT : 7 délégués titulaires et 2 suppléants

François Commeinhes, sénateur-maire de Sète et président de Thau agglo, assure aussi la présidence du SMBT. La vice-présidence est assurée par Yves Pietrasanta, président de la CCNBT et par Yves Michel, maire de Marseillan et vice-président de Thau agglo.

   
       
 

Le programme Vert demain

Initié dans le cadre du plan d’actions du site Natura 2000 étang de Thau, le programme Vert Demain vise à réduire l’usage des pesticides et à favoriser les pratiques hydro-économes dans l’objectif de protéger ce patrimoine environnemental exceptionnel qu’est la lagune de Thau. Acquisition de matériel de désherbage alternatif, pratiques hydroéconomes, plantations d'essences méditerranéennes, etc…

Les Communes du bassin de Thau ont toutes adhéré à ce programme et se sont engagées dans une gestion raisonnée de leurs espaces verts et de leurs voiries. Ce geste fort contribue à préserver la qualité des eaux.

Le programme Vert Demain est piloté par le Syndicat mixte du bassin de Thau en partenariat avec le Syndicat mixte des Etangs Littoraux et avec le soutien financier de l’Europe, l’Etat, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée et la Région Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon


Le changement de pratiques dans les espaces verts implique l’acquisition de matériel adapté.

Le programme Vert demain
s'étend aux jardiniers amateurs

Objectif: favoriser l’échange de bonnes pratiques pour réduire l’usage des pesticides et diminuer la consommation en eau d’arrosage. Le public retrouvera tous les conseils utiles sur l’application et la page facebook « Jardiner autour de Thau ». Expérimentés ou débutants, passionnés ou curieux de découvrir de nouvelles pratiques … les jardiniers amateurs ont un rôle important à jouer dans le développement d’un jardinage respectueux de l’environnement.
Mal dosés, utilisés à mauvais escient… les produits employés par les particuliers pour désherber ou lutter contre les maladies et ravageurs polluent les sols et par effet de ruissellement le patrimoine environnemental exceptionnel qu’est la lagune de Thau.
L’enjeu est de taille : un gramme de produit suffit à contaminer 10 000 m3 d’eau, soit l’équivalent de trois piscines olympiques ou un fossé de 10 km de long. Or, les quantités utilisées par les particuliers sont souvent disproportionnées au regard des besoins.

   

"La qualité des eaux de la lagune de Thau est  un défi essentiel à relever pour garantir un avenir durable au territoire" ont rappelé Yves Pietrasanta et  Yves Michel. Ils ont donc insisté sur la nécessaire prise de conscience de tous pour agir au quotidien pour la préservation de notre environnement.

L’étang de Thau est en effet classé site Natura 2000 depuis 2006 au titre des directives «Habitats» et «Oiseaux». Le réseau Natura 2000 est un ensemble de sites naturels européens identifiés pour la rareté ou la fragilité des espèces sauvages, animales ou végétales et de leurs habitats. La Lagune de Thau est un écrin écologique. D’une superficie de 7000 hectares, elle est la plus grande lagune de la région. Dotée d’une vocation de pêche et de cultures marines, elle représente un patrimoine environnemental, économique et social exceptionnel. Riche en zones humides, la lagune de Thau est un site de repos et de nidification pour de nombreux oiseaux dont des espèces très rares comme la sterne caugek (40% des effectifs européens). Avec plus de 196 espèces de végétaux aquatiques, elle se place aux premiers rangs de la biodiversité à l’échelle du bassin méditerranéen. La qualité des eaux de la lagune est donc un défi essentiel à relever pour garantir un avenir durable au territoire.

Apprenons à jardiner sans pesticides

Savez-vous que les eaux de cuisson sont un désherbant de premier choix ? Que le persil près des rosiers protège contre les pucerons ? Que le purin d’ortie est un très bon fertilisant ? Pour aider les jardiniers amateurs à se familiariser avec les bonnes pratiques de jardinage éco-responsable, le Syndicat mixte du bassin de Thau lance l’application et la page Facebook Jardiner autour de Thau. Cette action s’inscrit dans le cadre du programme Vert Demain qui vise à réduire l’usage des pesticides et favoriser les pratiques hydro-économes.
Expérimentés ou débutants, passionnés ou curieux de découvrir de nouvelles pratiques … les jardiniers amateurs ont un rôle important à jouer dans le développement d’un jardinage respectueux de l’environnement.
Mal dosés, utilisés à mauvais escient… les produits employés par les particuliers pour désherber ou lutter contre les maladies et ravageurs polluent les sols et par effet de ruissellement le patrimoine environnemental exceptionnel qu’est la lagune de Thau.
L’enjeu est de taille : un gramme de produit suffit à contaminer 10 000 m3 d’eau, soit l’équivalent de trois piscines olympiques ou un fossé de 10 km de long. Or, les quantités utilisées par les particuliers sont souvent disproportionnées au regard des besoins.
Afin de sensibiliser le public aux bonnes pratiques en terme de jardinage éco-responsable et économe en eau, le Syndicat mixte du bassin de Thau lance deux nouveaux outils :

 

L’application pour tablette et smartphone "Jardiner autour de Thau"

Recueil de bonnes pratiques, cette application délivre de nombreux conseils pour un jardinage éco-responsable.
Quelles plantes choisir pour son jardin? Comment réduire la venue des mauvaises herbes ? Comment lutter contre les insectes nuisibles sans polluer l’environnement ?… Une foule de conseils utiles est délivrée pour aider le particulier à jardiner sans pesticides tout en réduisant sa consommation en eau d’arrosage en privilégiant les espèces adaptées au climat du bassin de Thau.
Les enfants ne sont pas oubliés. La rubrique « à vous de jouer ! » leur permet d’acquérir de la connaissance sous la forme d’un "memory" ludique et attractif.
Les personnes qui auront téléchargé l’application recevront des conseils utiles adaptés aux saisons par voie de notification.

Disponible sur Apple store et Google play

 

 

 

La page Facebook Jardiner autour de Thau

Ouverte à tous, cette page vise à favoriser l'échange de bonnes pratiques entre jardiniers du territoire. Comment tailler ses oliviers? Quelles espèces méditerranéennes privilégier? Trucs et astuces pour réduire sa consommation en eau... Elle est interactive. Chacun peut consulter ou partager les conseils utiles à la pratique d'un jardinage éco-responsable ou les événements organisés autour du jardin. Le Syndicat mixte du bassin de Thau remercie les associations de jardiniers amateurs du territoire qui lui ont permis de collecter la connaissance nécessaire pour animer la page : Sète, côté jardin, Les jardins de Vic, La motte cassée à Mèze, l’agenda 21 de Marseillan, le foyer rural de Bouzigues, l'AVH - foyer occupationnel Jean Piaget... Des échanges avec le magazine Mon jardin, ma maison, la pépinière Filippi et le Jardin Antique Méditerranéen permettront également de relayer les conseils utiles auprès du public.

» la page Facebook "Jardiner autour de Thau"

 

 
Les pelouses gourmandes en eau sont remplacées par des espèces méditerranéennes.

Yves Pietrasanta, ingénieur chimlste de formation, a également rappelé qu'il est à présent techniquement possible d'éliminer tous les produits toxiques qui sont encore rejetés dans la nature grâce à la recherche qui a mis au point les produits bio-sourcés nécessaires. De même certains récipient ou petits matériels plastiques contenant du biphénol A ou des phtalates doivent être proscrits car les substituts existent. Pour ce faire, il faut "s'opposer aux groupe de pression" qui peuvent freiner cette évolution.

Yves Michel et Yves Pietrasanta, conscients des incertitudes qui pèsent sur l'avenir du SMBT avec la fusion des deux agglos qui forment le territoire de Thau ont enfin tenu à souligner le travail remarquable des équipes qui œuvrent au sein de cette structure.  Quelles que soient les évolutions d'organisation qui pourraient intervenir,  les compétences reconnues de ces équipes seront toujours nécessaires.

Loupian et la garrigue : toute une histoire…

La garrigue, représentant à la fois une zone géographique, un paysage et un habitat naturel, est un véritable patrimoine, façonné par l’Homme et ses activités. Tout autour de Loupian, cet espace naturel est caractérisé par un sol calcaire sur lequel se développe une végétation basse résistante à la sécheresse représentée par des espèces emblématiques telles que le thym (thymus vulgaris) ou du romarin (rosmarinus officinalis).

Depuis plusieurs siècles, le pastoralisme, c’est à dire l’élevage (ovin et caprin dans la garrigue) utilisant des ressources végétales spontanées pour le pâturage, a modelé la végétation des garrigues et par conséquent, a eu un effet sur la faune qui lui est associée. Malgré les enjeux patrimoniaux, culturels et écologiques qui lui sont rattachés, la déprise pastorale entraîne la fermeture de ces milieux qui tendent naturellement à évoluer vers un stade plus arbustif et arboré. Actuellement, cette expansion forestière couplée à l’extension urbaine de certaines communes sont deux menaces majeures pour ce milieu.

Pour pallier ces menaces, l’agenda 21 de Loupian œuvre pour la mise en valeur de ces espaces. Il a pour mission de mettre en réseau des personnes aux parcours divers qui portent un intérêt particulier à nos garrigues, à leur avenir et à la transmission des connaissances à ce sujet. Mais aussi de chercher à redynamiser les activités pouvant être générées par la garrigue.
De plus, un partenariat avec les étudiants du Master 2 Ingénierie en Ecologie et Gestion de la Biodiversité de l’université Montpellier II, dans le cadre de leur unité d’enseignement, a permis à ces derniers, grâce à des enquêtes de terrain, d’évaluer le résultat d’activités professionnelles participant à la préservation de nos garrigues, afin d’identifier les clés de la réussite de projets, pour savoir si ils sont durables et transposables. Et l’ensemble des rapports effectués par les étudiants permettront d’aboutir à la rédaction d’un « cahier des bonnes pratiques » pour la garrigue. Bonnes pratiques dont nous avions déjà esquissé et évoqué la réalisation lors du comité de pilotage de la Région, car n’oublions pas que Loupian fait partie du Réseau Départemental Agenda 21, et du réseau Agenda 21 de la CCNBT. Les Agendas 21 ont été mis en place en 1992, lors de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (appelée également sommet « planète Terre ») tenue à Rio de Janeiro. Ce sont des prescriptions, des recommandations, tout un ensemble de dispositifs que l’on doit mettre en place pour respecter et améliorer notre environnement, notre cadre de vie, un plan d’action pour un développement durable. La démarche est globale et repose sur trois piliers : économique, social et environnemental. Dans le cadre du chapitre 28 de cet agenda 21, ratifié par 173 pays, les collectivités territoriales sont appelées à mettre en place un programme d’agenda 21 à leur échelle.
La démarche repose sur plusieurs principes, la concertation, la tolérance, la participation, la citoyenneté personnelle et collective, la transversalité, et une approche temporelle (on agit aujourd’hui pour demain) et tout en gardant une dimension territoriale (carpent tua poma nepotes comme disait Virgile).

Ainsi en 2008, après un an d’enquêtes (dont un questionnaire distribué aux habitants) et de rédaction, un groupe de travail de Loupian constitué de citoyens, d’acteurs du territoire, d’élus et de techniciens a pu officialiser l’Agenda 21 adapté à la commune. Après réunions et consultations des habitants, il a été décidé d’un enjeu principal : « préservation et valorisation du patrimoine naturel de Loupian ». A partir de là se sont dégagées des stratégies qui se sont déclinées en plans d’action en cohérence avec le conseil municipal.

à suivre...
Serge Allié

Le Département de l’Hérault toujours opposé à l’exploitation de gaz de schiste

Le 28 janvier dernier, le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val d’Oise) annulait l’abrogation du permis de recherche d’hydrocarbures attribué en  2010 à deux sociétés du groupe Total pour une zone de recherche concernerait une grande partie des départements de la Drôme, de l’Ardèche, du Gard, de l’Aveyron, de la Lozère et de l’Hérault.
Rappelons que le gouvernement avait abrogé ce permis en octobre 2011, estimant que les sociétés de Total restaient floues, notamment sur l’emploi de la fracturation hydraulique, une technique interdite par la loi du 13 juin 2011.

La Ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, a décidé, le 30 janvier 2016, de faire appel du verdict du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, réaffirmant « sa détermination à faire respecter strictement l’interdiction de la fracture hydraulique dans un objectif de protection de l’environnement et de la santé ».

Le Département de l’Hérault, dont une partie du territoire est concernée par la zone de recherche, avait déjà affirmé son opposition à l’exploitation des gaz de schistes par le vote d’une motion demandant au gouvernement de prononcer un moratoire sur ces recherches et l’ouverture d’un débat public, le 24 janvier 2011.
Aujourd’hui, Kléber Mesquida, Président du Département, Député de l’Hérault réitère son opposition aux recherches d’hydrocarbures, leur exploration et leur exploitation. Une opposition motivée par des arguments concrets : « concernant les quantités d’eau à mobiliser, le choix de la région frappée de sècheresse endémique depuis plusieurs années est loin de satisfaire au principe de préservation des ressources en eau énoncé à l’article 27 du Grenelle. Par ailleurs, de nombreux problèmes de protection des captages d’eau, du fait des aquifères karstiques qui peuvent réagir de façon très violentes aux polluants, ont été identifiés dans cette même région. Enfin, ces permis sont totalement incompatibles avec les projets existants (Causses et Cévennes inscrits au titre du patrimoine mondial de l’UNESCO) ou en cours de classement de grands sites, et avec les schémas de développement du tourisme, Natura 2000 … »

Création d'un observatoire des odeurs autour du bassin de Thau

Avec plusieurs industries classées sur le territoire communal, la Ville de Frontignan la Peyrade interpelle régulièrement les services de l'état et les entreprises concernées pour lutter contre la pollution de l'air, principalement sur le quartier de La Peyrade. Ce vendredi 29 janvier, Pierre Bouldoire, premier Vice-Président du Département de l'Hérault et Maire de Frontignan La Peyrade était donc particulièrement motivé pour accueillir à la mairie annexe de La Peyrade, Yves Pietrasante, le président d'Air Languedoc-Roussillon et Anne Fromage-Mariette, la directrice de cet organisme pour le lancement officiel de l'Observatoire d'Odeurs autour autour du bassin industriel de Thau. François Commeinhes, le Sénateur-Maire de Sète et Président de Thau agglo était également présent. Thau agglo, est en effet adhérente d'Air LR depuis 2004 dans le cadre de sa compétence relative à la lutte contre les pollutions de l'air.

Pierre Bouldoire et yves Pietrasanta - création de l'Observatoire d'Odeurs du Bassin de ThauYves Pietrasanta,  un pionnier de la protection de l'environnement et Président d'Air LR
entouré de François Commeinhes et de Pierre Bouldoire.

 

Frontignan la Peyrade :
supprimons les mauvaises odeurs !

En plus d'incidents importants, comme l'effondrement du toit flottant d'un bac d'essence du dépôt d'hydrocarbure de BP-GDU, en septembre 2014, ou la fuite d'un nuage toxique de mercaptaan (un produit malodorant utilsé comme démasquant du gaz) de l'entreprise de retraitement des déchets industriels SCORI, en décembre 2013 (deux sites classés Seveso seuil haut), les habitants de Frontignan et plus particulièrement du quartier de La Peyrade, sont régulièrement incommodés par des odeurs nauséabondes et inquiétantes.

Depuis plusieurs années, la Ville recense leurs plaintes et alerte systématiquement les services de la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du logement (DREAL), Thau agglo et Air Languedo-Roussillon.
Mais les mauvaises odeurs ont empiré ces derniers mois. Le 13 octobre le Maire Pierre Bouldoire a adressé un courrier aux entreprise Hexis et Scori, installées au Mas de Kilé, ainsi qu'à Saipol et Timac Agro (Sud Fertilisants), située à Sète, leur demandant la liste des actions menées pour réduire les nuisances olfactives sur leurs sites respectifs.
De plus il souhaite que Thau agglo mette en place un groupe de travail pour faire un bilan des actions réalisées depuis l'étude menée en 2006 par le bureau EOG (qui regroupait les communes concernées, les services de l'état, Air LR, la chambre de commerce et d'industrie, l'agence de  l'eau et les industriels) et pour en proposer de nouvelles.

Très vigilante sur les questions de pollution et de qualité de l'air, Frontignan la Peyrade collabore étroitement depuis 2 ans avec Air LR . Elle a soutenu activement la création de l'Observatoire des Odeurs du Bassin de Thau.
Dans ce cadre, une réunion publique d'information a été organisé le 18 novembre 2015, suivie, le 30 novembre, d'une formation théorique des habitants inscrits pour devenir "nez", ainsi que des visites de certains des sites industriels adhérents à l'observatoire, pour apprendre à reconnaître, sur le terrain, les différentes odeurs émises par les industries du bassin de Thau.

Le site de la Ville de Frontignan la Peyrade donne une information complète pour la surveilance de la qualité de l'air et mets à disposition des internautes un formulaire d'inscription au réseau de nez Air LR.

Rappelons enfin que dans un souci d'intérêt général, Thau agglo a validé lors du bureau communautaire du 22 décembre 2015, la création et le suivi de l'Observatoire.

   

 

industriels participants

 

   

ARZF

L'association "Action Risque Zero Frontignan" (ARZF) est partie prenante du nouvel observatoire des odeurs du bassin de Thau.
Cette association régie par la loi de 1901, très active et très efficace, a vu le jour le 27 janvier 2011. Elle est née sous l’impulsion de citoyens frontignanais suite à la mise en place d’un Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) rendu obligatoire par un texte de loi issu du Grenelle de l’environnement de 2005.

Elle a a son actif, entre autres, l'action menée avec la Mairie de Frontignan la Peyrade pour amener l'industriel BP- GDH à faire le nécessaire pour réduire l’enveloppe de risque à son périmètre géographique, comme l'y obligeait le Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT).
La pollution atmosphérique, due aux établissements industriels se trouvant à la périphérie de Frontignan la Peyrade est également un sujet de préoccupation pour l’association. Francis Herrera, le secrétaire de l'association, s'est dit très satisfait de la création de cet observatoire des odeurs. "C'est une bonne chose" ajoute-t-il en substance, de voir les industriels jouer le jeu mais il faudra que les résultats soient tangibles".

   
 

Ce  nouvel Observatoire d’odeurs a été mis en place en partenariat avec les collectivités locales (Thau Agglomération, Mairie de Frontignan et Mairie de Sète, l’association Action Risque Zéro Frontignan - ARZF) et les industriels (ANGIBAUD et Spécialités, SAIPOL, SCORI, SETOM et TIMAC Agro) qui participent à hauteur de 60%.   La part de Thau agglo pour la création de l'observatoire s'élève à 7040 euros par an.

L'observatoire consiste en un réseau de riverains bénévoles, appelés « Nez », chargés de relever les nuisances olfactives perçues autour du bassin industriel. Ce réseau est complété par des signalements spontanés de nuisances olfactives effectués par les riverains. Un tel observatoire a pour objectif une meilleure identification des odeurs et de leur origine dans un contexte multi-industriel.

 

Une odeur est toujours un signal et la loi reconnaît comme une pollution « toute substance susceptible de provoquer des nuisances olfactives excessives ». Souvent, odeur et pollution toxique ne sont pas liées. Mais respirer certaines odeurs, même à des niveaux de concentration non directement toxiques, peut constituer une vraie gêne.

 

 Les « Nez » d'un observatoire citoyen

Les "nez" constituent un panel de riverains bénévoles qui renseignent en continu la présence ou l’absence d’odeurs à leur domicile, et, en cas de gêne, les caractéristiques de l’odeur ressentie (durée, intensité, ressemblance…). A ce jour 35 riverains se sont portés volontaires pour constituer le nouvel Observatoire. Ils ont suivi des séances de formation sur les odeurs et participé à des visites industrielles afin de découvrir les activités de chacun des sites industriels partenaires et de mieux identifier les odeurs pouvant être assimilées à chacune d’entre elles.

Toute personne intéressée pour intégrer l’Observatoire d’odeurs du Bassin de Thau
peut contacter AIR LR au : 04 67 15 96 60 OU Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les signalements spontanés de nuisances olfactives

Le dispositif des "nez" est complété par la possibilité pour toute personne de signaler une nuisance olfactive via le site internet d’AIR LR : www.air-lr.org/temoin-dune-pollution. Ces signalements permettent notamment une meilleure couverture géographique de la surveillance et une description approfondie des épisodes odorants.
Les informations recueillies sont ensuite traitées statistiquement (fréquence, récurrence, localisation…) et croisées avec des paramètres météorologiques (en particulier force et direction du vent), des émissions de composés olfactifs et éventuellement des mesures dans l’air ambiant. Des synthèses trimestrielles et un bilan annuel seront rendus publics et présentés régulièrement aux différents partenaires locaux.
L'an dernier, AIR LR a ainsi recueilli près de 150 signalements d’odeurs spontanés correspondant à plus de 1 500 heures perçues comme étant odorantes sur l’ensemble de la région. Les nuisances signalées sont ensuite relayées aux organismes concernés (selon les cas : DREAL, ARS, Service hygiène des communes …) afin, si possible, d’en déterminer la cause.


signalements locaux : nombre d’heures odorantes signalées en 2015

L'Observatoire d’odeurs doit permettre une meilleure identification des odeurs et de leurs origines :

  • disposer d’éléments les moins subjectifs possibles,
  • établir une cartographie, un historique et suivre l’évolution des odeurs,
  • déterminer les sources des odeurs ainsi que les liens éventuels entre les nuisances ressenties et les fonctionnement des sites industriels ainsi que les autres sources d'odeurs de la zone d'étude.
  • faciliter le dialogue entre les différents partenaires.

 

 

Air Languedoc-Roussillon l’observatoire régional indépendant de la surveillance de la qualité de l’air

Créé en 1973, AIR LR est l’organisme agréé par l’État pour la mise en oeuvre de la surveillance de la qualité de l’air et la diffusion de l’information sur les cinq départements de la région Languedoc-Roussillon.
Son fonctionnement repose sur l’adhésion et la contribution volontaire des acteurs concernés par la qualité de l'air, garantissant ainsi l’indépendance et la transparence de l’association.
AIR LR est présidé par Mr Yves Piétrasanta et regroupe environ 130 adhérents répartis en 4 collèges équilibrés : Services de l’État, Collectivités, Industriels, Associations et Personnalités.
Dans le cadre de ses missions, AIR LR accompagne les acteurs du territoire, publics et privés (élus, urbanistes, aménageurs, industriels…), afin de favoriser une meilleure prise en compte des aspects « qualité de l’air » dans les prises de décision et travaille au quotidien pour améliorer la connaissance de la qualité de l’air et diffuser largement l’information auprès des citoyens.
Tous les résultats sont publics et disponibles sur www.air-lr.org

 

Tri des déchets : laissez vous guider...

Le développement du tri des déchets est une nécessité tant pour l'avenir de notre planète (économie de ressources naturelles, réduction des gaz à effet de serre,...) que sur le plan social avec de nombreux emplois à la clé.
Mais se rappeler des consignes ou trouver le conteneur approprié, n’est pas toujours facile. C’est pourquoi Thau agglo a eu le souci d'améliorer l'accès à ce type d'informations en mettant à profit les nouvelles technologies. Baptisé tout simplement "guide du tri", le dernier outil lancé avec Eco Emballages permet de savoir dans quel conteneur jeter ses différents déchets et lorsqu'il s'agit d'un point tri collectif (c'est toujours le cas pour le verre), la position de celui situé à proximité de son domicile.
Cette initiative est un exemple parmi d'autres des nombreuses opérations menées par Thau agglo (renouvellement complet du réseau de points tri, programme de conteneurs enterrés, sensibilisation scolaire,...) pour aider tout un chacun à trier plus et mieux....alors, tous à vos smartphones !
En participant à cette démarche, Thau agglo espère faciliter le geste de tri des habitants du territoire et aider également les personnes venant d'autres régions, récemment installées ou simplement de passage, à conserver leurs bonnes habitudes en la matière... Utilisable sur l'ensemble du territoire national, l'application "guide du tri " est aisément accessible via Internet (www.consignesdetri.fr) ou les différentes plateformes pour smartphones.

Georges Cantin : un as du lombricompostage

 

Les époux Cantin font partie des 12 familles qui ont adhéré à l’opération « Foyers témoins », une expérience de réduction de déchets initiée par Thau agglo.  

Georges Cantin s’est "amusé" à calculer ce qu’il mettait dans ses lombricomposteurs : en 1 an, il a recyclé environ 200 kg de déchets ménagers !

 

   

C’ est en 2008 que Georges Cantin a commencé par hasard à s’intéresser au lombricompostage.  "Quand je dis par hasard, ce n’est pas tout à fait vrai. Il y a longtemps que je suis sensibilisé à la protection de l’environnement. En novembre 2008, je me suis équipé d’un petit lombricomposteur et j’ai acheté 500 g de vers de terre à l’INRA. Fort de cette expérience, je l’ai remplacé 2 ans plus tard par un Worm café à 3 plateaux. Chaque plateau produit 9 kg de compost. Grâce au robinet situé en bas, je récupère aussi de l’engrais liquide naturel. Il suffit de le diluer et d’arroser les plantes. Celui-là est actuellement installé dans la maison. Mais j’ai un autre composteur plus sommaire de 600 litres environ, en extérieur. Je récupère à peu près 300 litres de compost par an, et nous sommes seulement 2 personnes à la maison. En mélangeant ce compost à 2/3 de  terreau, ça permet d’avoir une terre parfaite pour le jardin".

Mais s’il est convaincu, Georges Canin tient tout de même à prévenir : "On ne peut pas mettre n’importe quoi dans un lombricomposteur. Ce n’est pas tout à fait une poubelle. Il faut s’en occuper et il faut le dire à ceux que l’expérience tente, et qui en cas d’échec, risquent de se détourner définitivement de cette excellente pratique. Les viandes, déchets de poissons, fromage, ail, oignons et agrumes sont à proscrire. Par contre, carton, papier (coupés à petits bouts), filtre et marc de café, sachets de thé, coquilles d’œufs (concassées) et épluchures en tous genres se recyclent très bien. C’est passionnant ! On démarre par hasard, mais on ne continue pas par hasard. "

Déclaration Universelle des droits de l'humanité

Les jeunes de Frontignan la Peyrade innovent pour la cérémonie des vœux

Ce samedi 16 janvier la municipalité de Frontignan la Peyrade a proposé à ses administrés une cérémonie des voeux qui sort de l'ordinaire. Cette fois pas d'élus en rang d'oignons sur une estrade mais des élus mêlés à une foule nombreuse, estimée à environ 700 personnes, répartie sur les trois niveaux de la Médiathèque d'Agglomération Montaigne au cœur de l'écoquartier de Frontignan. et qui fit la part belle Déclaration Universelle des droits de l'humanité issue de la COP 21.

 

Médiathèque Montaigne
"la culture, arme d'intelligence collective"


"Tout dépend de nous,
individuellement et collectivement"

Lucas Brouillard "Imagine"

 

 

   

Les Frontignanais et Frontiganaises sont venus en grand nombre, peut être 6 à 700 voire plus mais il était difficile d'en faire le compte exact car le public était réparti sur les trois niveaux de la médiathèque. Chaque étage était bondé et cette fois, pas d'estrade avec les personnalités en rang d'oignons. Les élus étaient mêlés à la foule. "Notre rôle, c'est aussi d'écouter" affirme Pierre Bouldoire. Ce samedi, on pouvait croiser le maire, Pierre Bouldoire, et beaucoup de conseillers municipaux mais aussi le président de Thau agglo, François Commeinhes, les maires des communes voisines comme Christophe Durand (Mireval) ou Magali Ferrier (Vic), les députés Christian Assaf et Sébastien Denaja, etc. Une proximité et une convivialité qui ont été fort appréciées.

En prévision de cette affluence, des moyens audiovisuels avaient été mis en place pour que chacun, quelle que soit sa place à l'intérieur de la Médiathèque puisse suivre en direct, sur des écrans judicieusement placés, la cérémonie.

En ouverture de cette présentation ce sont les animatrices scolaires qui ont présenté un spectacle futuriste sur une ouverture musicale de Julien Guiroa au piano et de Martine Laude au violon.

Des vœux axés vers l'horizon et la jeunesse,

Le choix, cette année, était de "mettre en avant les jeunes qui représentent l'avenir." dira la Maire. Cette jeunesse était représentée symboliquement par les élus du Conseil Municipal des jeunes qui ont lu, chacun à tour de rôle, un article de la Déclaration Universelle des droits de l'humanité issue de la COP 21.

Un fort moment d'émotion lorsque Lucas Brouillard, élu au CMJ a interprété de façon magistrale la chanson « Imagine » de John Lennon. Un grand moment de silence, de sensibilité émotionnelle qui s'est propagée dans toute la médiathèque.

Pierre Bouldoire ne fut pas insensible à ce moment. Il a remercié le Conseil Municipal des Jeunes et salué le travail de ceux qui ont su relever le défi d'organiser cet événement en très peu de temps.
Dans une allocution courte et sobre, le maire de Frontignan la Peyrade a rappelé que "le discours d'un élu ce n'est pas que des mots, c'est d'abord ses actes". Au cœur de cette médiathèque dont la construction lui doit beaucoup, il a fait un parallèle entre notre époque et celle de Montaigne qui fit prévaloir l'esprit de tolérance au 16ème siècle dans une France où "les conditions d'existence en commun étaient menacées par à peu près les mêmes choses que celles qui les menacent aujourd'hui ".
Le Maire a conclu la cérémonie en souhaitant la bonne année à ses concitoyens et en formulant le vœu que chacun reste en bonne santé tant sur la plan physique que sur le plan affectif et moral. Il a été très longuement applaudi par la population présente, visiblement satisfaite de cette nouvelle forme donnée à la cérémonie des vœux.

Organiser un tel événement pour les habitants de Frontignan la Peyrade dans un bâtiment intercommunal géré par l'agglo était un challenge. Il semble bien que ce pari ait été gagné.

A.S

REAMBULE

Rappelant que l’humanité et la nature sont en péril et qu’en particulier les effets néfastes des changements climatiques, l’accélération de la perte de la biodiversité, la dégradation des terres et des océans, constituent autant de violations des droits fondamentaux des êtres humains et une menace vitale pour les générations présentes et futures,

Constatant que l’extrême gravité de la situation, qui est un sujet de préoccupation pour l’humanité tout entière, impose la reconnaissance de nouveaux principes et de nouveaux droits et devoirs,

Rappelant son attachement aux principes et droits reconnus dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, y compris à l’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi qu’aux buts et principes de la Charte des Nations Unies,

Rappelant la Déclaration sur l’environnement de Stockholm de 1972, la Charte mondiale de la nature de New York de 1982, la Déclaration sur l’environnement et le développement de Rio de 1992, les résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies « Déclaration du millénaire » de 2000 et « L’avenir que nous voulons » de 2012,

Rappelant que ce même péril est reconnu par les acteurs de la société civile, en particulier les réseaux de personnes, d’organisations, d’institutions, de villes dans la Charte de la Terre de 2000,

Rappelant que l’humanité, qui inclut tous les individus et organisations humaines, comprend à la fois les générations passées, présentes et futures, et que la continuité de l’humanité repose sur ce lien intergénérationnel,

Réaffirmant que la Terre, foyer de l’humanité, constitue un tout marqué par l’interdépendance et que l’existence et l’avenir de l’humanité sont indissociables de son milieu naturel,

Convaincus que les droits fondamentaux des êtres humains et les devoirs de sauvegarder la nature sont intrinsèquement interdépendants, et convaincus de l’importance essentielle de la conservation du bon état de l’environnement et de l’amélioration de sa qualité,

Considérant la responsabilité particulière des générations présentes, en particulier des Etats qui ont la responsabilité première en la matière, mais aussi des peuples, des organisations intergouvernementales, des entreprises, notamment des sociétés multinationales, des organisations non gouvernementales, des autorités locales et des individus,

Considérant que cette responsabilité particulière constitue des devoirs à l’égard de l’humanité, et que ces devoirs, comme ces droits, doivent être mis en œuvre à travers des moyens justes, démocratiques, écologiques et pacifiques,

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à l’humanité et à ses membres constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde,

Proclame les principes, les droits et les devoirs qui suivent et adopte la présente déclaration :

Les principes

I

Le principe de responsabilité, d’équité et de solidarité, intragénérationnelles et intergénérationnelles, exige de la famille humaine et notamment des Etats d’œuvrer, de manière commune et différenciée, à la sauvegarde et à la préservation de l’humanité et de la terre.

II

Le principe de dignité de l’humanité et de ses membres implique la satisfaction de leurs besoins fondamentaux ainsi que la protection de leurs droits intangibles. Chaque génération garantit le respect de ce principe dans le temps.

III

Le principe de continuité de l’existence de l’humanité garantit la sauvegarde et la préservation de l’humanité et de la terre, à travers des activités humaines prudentes et respectueuses de la nature, notamment du vivant, humain et non humain, mettant tout en œuvre pour prévenir toutes les conséquences transgénérationnelles graves ou irréversibles.

IV

Le principe de non-discrimination à raison de l’appartenance à une génération préserve l’humanité, en particulier les générations futures et exige que les activités ou mesures entreprises par les générations présentes n’aient pas pour effet de provoquer ou de perpétuer une réduction excessive des ressources et des choix pour les générations futures.

Les droits de l’humanité

V

L’humanité, comme l’ensemble des espèces vivantes, a droit de vivre dans un environnement sain et écologiquement soutenable.

VI

L’humanité a droit à un développement responsable, équitable, solidaire et durable.

VII

L’humanité a droit à la protection du patrimoine commun et de son patrimoine naturel et culturel, matériel et immatériel.

VIII

L’humanité a droit à la préservation des biens communs, en particulier l’air, l’eau et le sol, et à l’accès universel et effectif aux ressources vitales. Les générations futures ont droit à leur transmission.

IX

L’humanité a droit à la paix, en particulier au règlement pacifique des différends, et à la sécurité humaine, sur les plans environnemental, alimentaire, sanitaire, économique et politique. Ce droit vise, notamment, à préserver les générations successives du fléau de la guerre.

X

L’humanité a droit au libre choix de déterminer son destin. Ce droit s’exerce par la prise en compte du long terme, et notamment des rythmes inhérents à l’humanité et à la nature, dans les choix collectifs.

Les devoirs à l’égard de l’humanité

XI

Les générations présentes ont le devoir d’assurer le respect des droits de l’humanité, comme celui de l’ensemble des espèces vivantes. Le respect des droits de l’humanité et de l’homme, qui sont indissociables, s’appliquent à l’égard des générations successives.

XII

Les générations présentes, garantes des ressources, des équilibres écologiques, du patrimoine commun et du patrimoine naturel, culturel, matériel et immatériel, ont le devoir de faire en sorte que ce legs soit préservé et qu’il en soit fait usage avec prudence, responsabilité et équité.

XIII

Afin d’assurer la pérennité de la vie sur terre, les générations présentes ont le devoir de tout mettre en œuvre pour préserver l’atmosphère et les équilibres climatiques et de faire en sorte de prévenir autant que possible les déplacements de personnes liés à des facteurs environnementaux et, à défaut, de secourir les personnes concernées et de les protéger.

XIV

Les générations présentes ont le devoir d’orienter le progrès scientifique et technique vers la préservation et la santé de l’espèce humaine et des autres espèces. A cette fin, elles doivent, en particulier, assurer un accès et une utilisation des ressources biologiques et génétiques respectant la dignité humaine, les savoirs traditionnels et le maintien de la biodiversité.

XV

Les Etats et les autres sujets et acteurs publics et privés ont le devoir d’intégrer le long terme et de promouvoir un développement humain et durable. Celui-ci ainsi que les principes, droits et devoirs proclamés par la présente déclaration doivent faire l’objet d’actions d’enseignements, d’éducation et de mise en œuvre.

XVI

Les Etats ont le devoir d’assurer l’effectivité des principes, droits et devoirs proclamés par la présente déclaration, y compris en organisant des mécanismes permettant d’en assurer le respect.

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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