Histoire de Sète

Eglise disparue

 
L'église de la Corniche et l'entrée du Lazaret ont disparu. Une nouvelle église a été construite en 1991 et le Lazaret a été transféré aux Pergolines, près de la piscine. Plusieurs immeubles HLM l'ont remplacé.

1765 : Les curieuses joutes du 25 août

On joutait à la Saint Louis dès les années 1680, quand la Communauté de Cette fut constituée. En 1765, la tradition fut respectée et le tournoi se déroula sans incident notable. Mais sa dédicace marque en fait un certain esprit "cettois" d'indifférence au pouvoir central – fut-il celui du roi – d'indépendance locale. Car, outre Saint Louis, ces joutes honoraient la cinquantième année du règne de Louis XV.
Le communiqué des consuls indique vouloir célébrer "l'époque mémorable de la cinquantième année du règne du meilleur des Rois" par une "fête des plus brillantes". Mais en 1765, Louis XV n'est plus le "Bien Aimé" pour la santé de qui l'on priait vingt ans plus tôt. Et pour cause. En 1763, le traité de Paris, à l'issue de la "Guerre de sept ans", a entraîné la perte du Canada, de la Louisiane, des territoires français en Inde. La France a conservé les "îles à sucre" dans les Caraïbes, mais ce désastre majeur a discrédité la royauté. Le régime est mis en cause. Les Parlements (cours de justice) abusent de leurs droits de remontrance, contestent le pouvoir royal. A Rouen, Paris, Pau, Toulouse, les cours de justice s'opposent au pouvoir royal. A Rennes, éclate la vilaine "affaire La Chalotais" où, mené par un ambitieux président sans scrupule (La Chalotais), le Parlement entre en révolte en 1765. Et puis, la vie privée de Louis XV est endeuillée. Madame de Pompadour, "l'amie de vingt ans" après avoir été la maîtresse en titre, est morte en 1764. Et le Dauphin, le fils de 35 ans, aimé et estimé, pâle, amaigri, brûle d'un mal mystérieux.
Alors, le roi défend aux corporations, villes, communautés ainsi qu'à ses courtisans et ses familiers de marquer le cinquantième anniversaire du début de son règne. A Cette, eh bien, il n'y aura pas de jubilé le 1er septembre mais on marque tout de même l'anniversaire. Dès la Saint Laurent, 10 août, les sociétés de jouteurs se sont qualifiées pour le tournoi en décrochant le pavois suspendu sur la façade de l'Hôtel de ville. On se bousculait, "se jetait pêle-mêle sur le pavois". Le jour de la Saint Barthélémy (veille de la Saint Louis), les deux troupes (la jeunesse et les mariés) allaient drapeaux déployés "bailler des livrées" à toutes les personnes de marque (autorités, notabilités), "à tous les gens distingués de leur suite, surtout aux dames s'il y en avait". On accrochait cocardes et rubans aux vêtements : couleur rouge et verte pour les mariés, blanche et bleue pour la jeunesse. Après le défilé aux flambeaux, au matin du 25 août, chefs, officiers, enseignes des deux camps allaient à l'Hôtel de ville recevoir les insignes de leurs fonctions (cannes, épées, écharpes). En 1765, le chef des mariés est Jean Borne (négociant connu). Celui de la jeunesse, Henri Massé. Ils sont chacun à la tête de 16 jouteurs.
Et le 25 août, "à trois heures après les vêpres", s'affrontent les chevaliers de la tintaine. En 1765, "les habitants de la ville de Cette" joutent "dans le respect dont ils sont pénétrés pour leur Auguste souverain" (!) et "avec la décence convenable" (!). Curieuses joutes.

Hervé Le Blanche

Sources :
Jean Meyer, La France moderne – Histoire de France, Hachette, T IV
Michel Antoine, Louis XV, Fayard coll Tempus
Toussaint Roussy, Relation des joutes de 1765 (archives municipales Sète)

Le Grand Hotel en 1900

Plus ancien hôtel de Sète encore en activité, le Grand Hôtel est remarquable par son architecture 1900 et son magnifique patio . Rien n’a changé depuis 1900. Un authentique monument historique .

1666 : le dessous des cartes.


Louis XIV vers 1660 au début de son règne. Le jeune roi a déjà visité nombre des ports du royaume.
 

Le 29 juillet dernier, on a célébré le 350ème anniversaire de la création officielle du port de Cette. C'est le roi, Louis XIV, qui avait suscité ce "miracle". Mais, créer un port "au Cap de Cette" mettait en jeu de gros et grands intérêts.

Les cérémonies furent spectaculaires à souhait. On eut quelque peine à poser la première pierre, mais on célébra par une médaille ce jour mémorable. Sur une face, était évoqué l'œuvre de P-P Riquet "le Moïse du Languedoc", créateur du canal des Deux Mers et du port. Sur l'autre face, des devises latines célébraient la gloire de Louis XIV, "victorieux et triomphateur", "le vainqueur et arbitre du monde". Trompettes, tambours, artillerie, explosions des boëtes et des cris de "Vive le Roy" ont salué la pose de "l'assez grosse pierre" probablement agathoise. Et pourtant, tout restait à faire sur le site d'une province périphérique du royaume où vivaient quelques dizaines de familles de pêcheurs et d'agriculteurs. Pourquoi, à coup de millions, offrir un débouché au canal de Riquet ?

Géographiquement, en Méditerranée, se croisent deux grands courants commerciaux : Europe du nord-Afrique et Moyen-Orient-Europe. Sur terre, l'île de Cette est à l'écart de la grande voie de passage Italie-Espagne (via Domitia). Créer un "havre facile et assuré" au fond du golfe du Lion correspondait toutefois à une logique stratégique : un port d'escale pour les galères du roi surveillant la Méditerranée occidentale. Le site n'était pas sans défauts. D'ailleurs, l'ingénieur hollandais Renejens avait recommandé d'établir le port, derrière le lido, dans l'étang de Thau. Le mont Saint Clair abritait des vents du ponant mais non de ceux du levant (le grec si redouté). Mais, marchands-fabricants, propriétaires fonciers avaient alerté l'Intendant : une des meilleures provinces du royaume périclitait faute de débouchés. A Montpellier, on tissait depuis le Moyen-Age des draps de laine fins. Les paysans tissaient l'hiver et le Haut Languedoc produisait des grains en abondance. Or, Colbert voulait mener une vraie guerre économique contre les autres puissances. Selon lui, le royaume devait acquérir le plus possible de numéraire. Alors, il suscita la création de ports, de compagnies de commerce. Pour Cette, ce fut la Société du Levant où les financiers de Montpellier contribuèrent beaucoup : la famille Bosc (Laurent, à l'origine du quai qui porte encore son nom ; Marc-Antoine, possesseur de plusieurs maisons à Cette). Contribuent aussi les Pouget, actionnaires de la manufacture de Villeneuvette et le grand consortium protestant des Sartre au rayonnement européen qui armeront les premiers navires partis de Cette courir "la grande aventure". Et investissent dans l'entreprise le chevalier de Clerville (4 000 livres) et…le Roy "en son particulier" (30 000 livres).

Cette devait concurrencer Cadix, Séville afin de capter les trésors de l'Amérique espagnole et exporter les draps, les grains, le sel, le pastel, le vin du Languedoc. Les médailles, l'évêque, les jouteurs, ce sont les figures des cartes du jeu. Reste le dessous des cartes.

 Hervé Le Blanche

Cette en 1845

Un des plus anciens documents sur Cette : un daguerréotype datant de 1845 ! Et déjà, une belle activité.

Cette en 1913

Pas d’autos mais un tramway, des barriques partout, voilà à quoi ressemblait l’actuel Quai de la Résistance en 1913. On voit la terrasse du Grand Café, occupé actuellement par Monoprix.

Plage Camping

Dans les années 60, la plage de Sète était devenue le plus grand camping du monde ! Sur 12 kilomètres, s’entassaient les tentes d’estivants ravis de camper gratuitement. Mais les conditions sanitaires étaient lamentables et l’Etat dut interdire le camping sur la plage sétoise. Les exploitants de campings retrouvèrent leur clientèle.

Le Souras en 1900

C’était l’époque où le Souras-Bas etait le domaine exclusif des pêcheurs. Et pour ravauder les filets, les femmes de pêcheurs s’installaient sur la rampe des Arabes où la circulation était rare, Saint-Clair n’étant pas habité…

Sète la Singulière
par Louis Bernard Robitaille

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Ouvrage sur l'histoire de Sète

Sète la Singulière

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

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"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

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